Agreste
Fraise : la production attendue en hausse cette année ; les prix orientés à la baisse
Cette année la production française de fraises est serait en hausse de 3 % par rapport à 2025. Face à d’importants volumes et à la concurrence, les prix, eux, sont sous pression.
Une récolte particulièrement élevée en avril
Les surfaces implantées en fraise pour la campagne 2026 sont estimées à 3 668 hectares en France (hors DROM), soit un niveau similaire à 2025, mais en retrait de 2 % par rapport
à la moyenne 2021-2025.
La production nationale de fraises pour la campagne 2026, estimée à 75 200 tonnes, serait en hausse de 3 % sur un an et supérieure de 5 % à la moyenne 2021-2025. Dans le Sud-Ouest, principal bassin de production français, la production serait en hausse de 4 % sur un an et supérieure de 8 % à la moyenne quinquennale, en dépit d’une pression parasitaire élevée cette année.
Dans le Sud-Ouest, les fraises produites sous serres chauffées sont arrivées sur le marché avec du retard, alors que les cultures habituellement plus tardives, ont pris de l’avance. Ce décalage a entraîné une concentration des volumes récoltés sur les deux dernières semaines d’avril. Dans le même temps, les conditions météorologiques favorables ont accéléré la production dans les autres bassins français, renforçant encore la pression de l’offre sur le marché.
Un marché correct sur le début de campagne
En mars, la montée en puissance de la production française, conjuguée à l’arrivée des premières fraises espagnoles sur le marché, a accentué la pression sur les cours malgré une demande dynamique. Sur l’ensemble du mois, les prix se sont établis à un niveau inférieur de 7 % à celui de 2025, tout en restant supérieurs de 7 % à la moyenne des cinq dernières campagnes.
En avril, l’arrivée simultanée d’importants volumes en provenance des principaux bassins de production français et de pays concurrents, notamment l’Espagne et la Belgique, a continué de peser sur le marché. Les prix ont ainsi reculé de 4 % par rapport à l’an dernier, mais sont restés supérieurs de 2 % à la moyenne quinquennale, soutenus par une consommation stimulée par des conditions météorologiques chaudes et ensoleillées.
Entre janvier et mars 2026, par rapport à la même période lors de la campagne précédente, les exportations de fraises (2 700 tonnes), incluant des volumes significatifs de réexportation, et les importations (11 900 tonnes) sont en baisse respectivement de 17 % et 23 %. Le déficit des échanges extérieurs en volume (9 200 tonnes) diminue de 24 % sur un an au cours de la période considérée.
Source : agreste.agriculture.gouv.fr
Photo de la première page: © Esen | Dreamstime Date de publication: mer. 3 juin 2026