L’asperge blanche séduit de nouveaux producteurs dans le Sud-Ouest

Vue aérienne – EARL Candate 2021
Une bonne organisation et une météo propice à une montée en volume au bon moment
Fort heureusement, la météo s’est améliorée une dizaine de jours avant Pâques, ce qui a permis aux volumes de s’intensifier : « La production a bien augmenté avant Pâques, nous avons donc eu les quantités pour satisfaire les clients malgré nos craintes de départ, Pâques étant positionné très tôt dans le calendrier cette année. Tous les efforts avaient été faits au champ pour être présents en volumes pendant cette période charnière. Nous avions à ce titre incité l’ensemble de nos producteurs à butter tôt et positionner les bâches plastique rapidement pour essayer de réchauffer les buttes au maximum. Comme ils ont tous bien joué le jeu, tout le monde est arrivé en même temps et nous avons eu finalement des volumes intéressants. C’est dans ces situations que l’on perçoit la force d’un groupe ».
Des prévisions difficiles à établir
Depuis, de fortes précipitations se sont de nouveau abattues sur les parcelles, rendant les prévisions de récoltes difficiles : « Il y a encore eu entre 40 et 80mm d’eau qui sont tombées sur les parcelles ce week-end et aujourd’hui il fait 25°C. Dans ces conditions climatiques particulièrement variables, il est très difficile d’avoir une visibilité claire sur la suite de la saison. Nous gérons au jour le jour. Mais a priori, la campagne devrait se terminer fin mai/début juin ».
Une campagne de recrutement pour stabiliser la production

Aujourd’hui, Maïsadour compte 30 producteurs sur 310 hectares avec un objectif de production de 1 500 tonnes. Des données identiques à celle de l’année dernière et que le groupe compte stabiliser dans les 10 années à venir : « Nous menons une campagne de recrutement qui porte ses fruits. Notre objectif cette année était de faire une communication plus large pour élargir notre prospection. Suite à cela, nous avons eu différents appels de producteurs des Landes en polyculture qui sont intéressés pour se lancer ou relancer dans la culture de l’asperge. Ils prennent le temps de redécouvrir la production dont les techniques ont beaucoup évolué ces 15 dernières années. Cette campagne est l’occasion de leur montrer toutes les avancées qu’il y a eu dans le secteur, avec désormais des outils d’aide à la récolte qui la rende moins pénible. Malgré ces évolutions techniques qui facilitent le travail, la culture de l’asperge reste une culture exigeante et chaque projet demande réflexion puisqu’il s’agit de s’engager sur une dizaine d’année. Nous prenons donc le temps d’accompagner chaque producteur dans la construction de leur projet ».
Pour plus d’informations :
Lucie Gemain
Maïsadour
l.gemain@maisadour.com



Fleuron d’Anjou veut développer sa production d’asperges pour atteindre l’objectif de 1 000 tonnes d’ici 5 ans. C’est pour cette raison que la coopérative du Val de Loire organise le 22 mai prochain une journée portes ouvertes. Au programme ? « Parler de la production à nos producteurs et plus généralement à tous ceux intéressés par cette culture, avec également des échanges techniques et une démonstration de matériels de buttage et de récolte ».

La commercialisation cette année devrait également être facilitée par le nouveau positionnement de la loi AGEC : « Nous sommes vraiment contents de pouvoir encore vendre nos asperges dans du flow pack plutôt que du papier kraft. Il s’agit d’un réel atout lorsque l’on travaille avec les GMS et les centrales d’achat, nous permettant ainsi de faire du volume tout en garantissant la fraîcheur de nos produits ».