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Dans les Pyrénées-Orientales, une nouvelle exploitation le Clos Bleu de 10 hectares dédiée à la myrtille par FreshPlaza

Benjamin et Julie Pelissier – Le Clos Bleu

Dans les Pyrénées-Orientales, une nouvelle exploitation de 10 hectares dédiée à la myrtille

À Saint-Féliu-d’Amont, dans les Pyrénées-Orientales, Julie et Benjamin Pelissier donnent vie au Clos Bleu, une nouvelle exploitation spécialisée dans la production de myrtilles. Après deux années de préparation, le couple entame cette semaine la plantation de ses huit premiers hectares, auxquels viendront s’ajouter deux hectares supplémentaires en 2027. Les premières récoltes, elles, sont attendues pour juin 2028.

« Il y a un marché à aller chercher pour la myrtille française »
Issu d’une famille d’arboriculteurs, Benjamin Pelissier a rejoint, après sa formation, l’exploitation familiale spécialisée dans la pêche, la nectarine et la vigne, aux côtés de son père et de ses deux frères, avant de décider de voler de ses propres ailes. À ses côtés, Julie, assistante dentaire, conserve pour le moment son activité professionnelle tout en prenant en charge la partie administrative du projet. Ensemble, ils ont choisi de se lancer dans la production de myrtilles, un fruit dont ils ont rapidement perçu le potentiel commercial. « C’est un fruit gourmand, facile à manger et pour lequel il y a aujourd’hui pas mal de demande », explique le couple.

Une demande à laquelle la production française ne répond encore que partiellement, puisqu’elle couvre entre 15 et 17 % de la consommation nationale. Le marché reste en effet largement approvisionné par les importations, principalement en provenance d’Espagne, du Maroc, du Portugal et de Pologne, ainsi que du Pérou et du Chili en contre-saison. Une situation qui a conforté Julie et Benjamin dans leur choix : « La myrtille française peine encore à trouver sa place sur le marché, mais il existe un réel potentiel à exploiter, d’autant que les productions d’origine française sont de plus en plus valorisées ces dernières années. »

La possibilité de mécaniser la récolte, un critère déterminant
Outre ses perspectives commerciales, la myrtille présente un autre intérêt pour le couple : la possibilité de mécaniser la récolte. Un paramètre pris en compte dès la conception du verger et la sélection des variétés. « Ce qui nous intéressait aussi dans la myrtille, c’était l’aspect mécanisable. La plantation a d’ailleurs été pensée pour cela dès le départ », explique Benjamin Pelissier. Six variétés ont été retenues afin d’échelonner la période de récolte de juin à août. Parmi elles figurent Duke, Draper, ou encore Valor, reconnue pour ses gros fruits, sa fermeté et sa bonne conservation, ainsi que Cargo, appréciée pour sa productivité, l’homogénéité et la fermeté de ses fruits et ses qualités de conservation.

Une culture encore peu développée dans les Pyrénées-Orientales
Si les initiatives de diversification se multiplient dans les Pyrénées-Orientales, notamment autour des agrumes et des fruits exotiques, en réponse aux évolutions climatiques, la myrtille reste peu présente dans le département, particulièrement sur des surfaces de cette ampleur. Son implantation présente aussi des exigences agronomiques spécifiques. Pour Benjamin Pelissier, la principale difficulté réside dans la maîtrise de l’acidité du sol. L’irrigation devra également être ajustée avec précision, car la myrtille consomme moins d’eau que les fruits à noyau, mais elle nécessite de maintenir un sol frais sans apports excessifs. Au Clos Bleu la production sera conduite en plein champ, sur des buttes recouvertes d’une toile tissée. La plantation des 28 000 plants débute cette semaine et devrait mobiliser sept à huit personnes pendant environ un mois. Trois semaines supplémentaires sont également prévues pour l’installation du système d’irrigation.

Vente directe et circuits grossistes
Parmi les circuits de commercialisation envisagés, outre la vente directe sur l’exploitation, le couple a déjà établi des contacts avec plusieurs grossistes des Pyrénées-Orientales, du marché de Paris et de la région bordelaise. Certains se sont engagés à acheter une partie de la production en vrac, pour être ensuite conditionnés directement par les acheteurs sur leurs propres sites.

Quant aux perspectives de développement, le couple préfère ne pas brûler les étapes. « L’idée, c’est déjà de trouver une stabilité avec ces dix hectares et de bien produire. Mais nous restons ouverts à d’éventuels agrandissements voire même à la diversification. »

Pour plus d’informations :
Le Clos Bleu
leclosbleu@hotmail.com

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