Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) :
« Le marché des fraises se redresse après une période difficile »
Après plusieurs semaines où le marché des fraises a été plutôt difficile, celui-ci s’est redressé depuis le milieu de la semaine dernière, constate Sjraar Hulsman, de la société Frankort & Koning, à Venlo. « Après un marché favorable d’avril à mai, un volume assez important est arrivé simultanément sur le marché. Les programmes fixes se sont bien déroulés, mais cela a tout de même exercé une pression à la baisse sur les prix dans le commerce du jour. »
« Les cultures locales d’autres pays, comme l’Allemagne, sont toutes entrées simultanément en pleine production. Grâce au beau temps, les producteurs n’ont pas vraiment rencontré de problèmes de qualité. Par ailleurs, à cette période, l’offre importante de melons et de fruits à noyau entraîne une forte concurrence. De nombreux détaillants ont organisé des promotions sur les fraises et optent désormais plus souvent pour d’autres produits. « Nous avons réussi à écouler l’excédent de production, grâce à la bonne qualité du produit et à notre large clientèle. »
Midzomernacht
Hulsman aborde les semaines à venir avec davantage de confiance. « Après la chute des prix sur le marché journalier, le contexte s’est amélioré depuis le milieu de la semaine dernière. En raison d’un temps un peu plus frais, la production a légèrement diminué. Les cultures de relais d’Elsanta ont été abandonnées et la variété Midzomernacht génère une demande suffisante en provenance de Scandinavie. Depuis les pays du sud, où les cultures touchent à leur fin en raison de températures trop élevées, la demande est également en augmentation. Les prix des fraises se situent actuellement entre 5 et 6,50 €/kg. »
« Jusqu’à hier encore, certains marchés au cadran mettaient aux enchères des excédents de produit emballé pour la vente au détail. Cela indique, à mon avis, un déséquilibre entre l’offre et la demande des consommateurs. Heureusement, sur le plan qualitatif, nous disposons d’excellentes fraises et nous appliquons la règle suivante : cueillies le matin, expédiées le soir même vers le client. Les producteurs néerlandais sont pour la plupart passés de la culture en pleine terre aux mini-tunnels et ne sont donc pas gênés par la pluie. De plus, on cultive de plus en plus de variétés remontantes. Chez nos voisins de l’Est, les problèmes liés à la culture en plein champ se multiplient, ce qui les incite à opter pour les produits néerlandais. »
Hulsman s’attend à une offre accrue de cultures intermédiaires cet été, avec des variétés comme Opera. « Nous disposons d’une excellente offre et le volume sur les marchés étrangers va diminuer. Après l’intégration de Fris-Co au sein de Frankort & Koning, nous savons répondre aux attentes des clients du secteur de la gastronomie en Italie et au-delà. Ces clients savent apprécier la qualité, un large assortiment et un service de qualité à un prix raisonnable. À présent, bon nombre sont séduits par nos fraises. Ces commandes ne se chiffrent pas en dizaines de palettes à la fois, mais au total, cela représente un volume intéressant. »
« Le marché des myrtilles est également resté relativement stable ces dernières semaines. Au début de la saison, le Maroc a connu de nombreux problèmes liés aux intempéries et l’Espagne n’a pas démarré très tôt. De nombreux lots se sont retrouvés sur le marché sans acheteur. Depuis plusieurs semaines déjà, le niveau de prix est d’environ 6-7 €/kg pour le produit conditionné. Les ventes se portent très bien et je m’attends à ce que nous continuions sur cette lancée dans les semaines à venir. »
Premières myrtilles néerlandaises
Cette semaine, Frankort & Koning démarre la saison néerlandaise de myrtilles. « Nous avons aussi reçu les premiers volumes en provenance de Serbie, et il y a encore des baies portugaises sur le marché. Avec les myrtilles néerlandaises, nous prévoyons de desservir principalement le marché domestique, mais un certain nombre sera également exporté. En Allemagne, après les plantations massives d’il y a quelques années, certaines cultures ont été arrachées : le coût de production y est tout simplement trop élevé, en raison de la forte hausse des salaires. »
« Le prix des groseilles a grimpé en avril pour atteindre un niveau compris entre 18 et 20 €/kg, concernant dans un premier temps la production néerlandaise, puis également les baies du Chili. Actuellement, le prix des groseilles issues des tunnels et des serres se situe entre 14 et 16 €/kg pour le produit conditionné, ce qui est normal pour cette période de l’année. Le marché des framboises a longtemps été assez difficile en raison des conditions météorologiques dans le sud. En avril, nous avons constaté une baisse des prix, puis le marché s’est stabilisé à un niveau compris entre 10 et 12 €/kg. La qualité a été assez inégale, il reste donc essentiel de vendre le produit de manière contrôlée, de ne rien laisser en stock et de proposer chaque jour des produits frais ! »
Pour plus d’informations :
Sjraar Hulsman
Frankort & Koning
Tél. : +31 773897328
s.hulsman@frankort.nl
www.frankort.nl Date de publication: jeu. 18 juin 2026