4Disc : Cultivateur de coupe pour un travail du sol très superficiel en inter-rangs
À l’occasion d’une première mondiale lors d’un salon international, 4Disc présente l’InterCut, un cultivateur de coupe conçu pour le travail du sol ultra-superficiel et en surface complète dans l’espace entre les buttes. L’InterCut travaille à partir de 1 cm de profondeur grâce à des disques tranchants en rotation horizontale permanente, qui sectionnent les mauvaises herbes avec précision au niveau du collet racinaire. Le tranchant acéré, combiné à l’angle d’attaque, maintient une porosité ouverte du sol.
Le cultivateur peut être réglé de manière pratique et précise sur une profondeur de 1 à 12 cm à l’aide de broches. Les disques coupants à deux rangées sont suivis de la herse « Turn Over » à trois rangées, dont la conception angulaire spécifique permet un usage sécurisé : elle dépose les adventices de manière lâche en surface pour les faire sécher.
L’InterCut est monté sur un tracteur à voie étroite. Selon le fabricant, le travail ultra-superficiel est garanti. Le système 4Disc est économe en carburant et facile à tracter.
Harlander Landtechnik (Aresing, Allemagne) : Trappe de service hydraulique pour butteuse à asperges
En première mondiale, Harlander Landtechnik lance la butteuse à asperges SDF-168 MSL, équipée d’une trappe de service hydraulique. Ces trappes à large ouverture facilitent considérablement le nettoyage de la machine et le remplacement des batteurs. Ces opérations peuvent désormais être effectuées simplement par le haut, en passant par les trappes ouvertes.
Cela réduit considérablement le temps nécessaire à la maintenance et au nettoyage, tout en améliorant la sécurité des opérateurs. Harlander a également mis au point différentes formes et matériaux de trappes, permettant une meilleure adaptation de la butteuse aux différentes conditions de sol. Les trappes sont interchangeables et les sections latérales du carter peuvent être entièrement ouvertes. L’intérieur de la machine a été conçu sans angles morts difficiles à nettoyer.
Euro Green Tech : Récolteuse électrique EGT-ASPARAGO SE
EGT
Euro Green Tech a présenté sa dernière création : la récolteuse électrique EGT-ASPARAGO SE. Elle offre une autonomie de 16 heures de travail, réduisant considérablement l’impact environnemental par rapport aux moteurs thermiques traditionnels. Son design ergonomique et efficace permet à l’opérateur de travailler confortablement assis, en ajustant la hauteur du siège et la distance aux pédales de commande. La machine garantit une récolte précise et efficace, limitant les pertes et maximisant le rendement. La traction avant et la direction électrique améliorent l’adhérence au sol et la maniabilité. Euro Green Tech présente également la EGT-ASPARAGO SM, une version polyvalente de la SE. Ces deux modèles apportent des solutions avancées aux agriculteurs modernes, en promouvant une agriculture plus durable et responsable.
G. Dubon
Hermeler : Butteuse spéciale pour la France
Hermeler, fabricant spécialisé en asperge, a conçu une butteuse spécialement pensée pour le SIVAL, adaptée aux cultures d’asperges en double rangs implantées par certains producteurs français. Le modèle Leofan 56 ABB, variation du Leofan 56, dispose d’un écartement entre rotors de 1,80 m. Il permet de créer une butte plus haute et surtout plus large.
Hello Nature : Laphrassea, fertilisant organique à base de déjections d’insectes
Hello Nature propose Laphrassea, une source de matière organique issue de la digestion de matières végétales par des larves d’insectes. Ce produit libère progressivement de l’azote (N=3%) pour répondre aux besoins des cultures tout au long du cycle de croissance, et améliore durablement la fertilité du sol grâce à un fort potentiel de création d’humus (75% de matière organique). Laphrassea stimule l’activité microbiologique du sol grâce à la présence de bactéries bénéfiques et de chitine. Le chitosane, substance primaire utilisable en agriculture biologique, agit comme un éliciteur aux effets fongicides et bactéricides en stimulant les défenses naturelles des plantes.
Algas Pacific
Algas Pacific : La révolution des biostimulants
Algas Pacific, spécialisée dans la science marine et la biostimulation végétale, propose des solutions innovantes à base d’algues pour une agriculture durable. Ses produits ont permis une augmentation de 15 à 32% de la masse racinaire de l’asperge. En 12 ans d’expérimentations, les résultats ont montré : un meilleur enracinement, une hausse de rendement de 10 à 23%, une précocité de récolte, une meilleure résistance au stress et aux maladies, et une augmentation jusqu’à 18% de la taille, du calibre et du poids des turions. Pour Algas Pacific, la clé du succès repose sur la programmation personnalisée et l’accompagnement technique.
Innovak
Innovak : L’importance de l’évaluation racinaire
Innovak Global, déjà active depuis des années sur d’autres cultures (fruits rouges, raisin, avocat), introduit en Europe une méthode d’évaluation de la qualité racinaire grâce à la caméra minirhizotron. Un essai va débuter sur de l’asperge chez les pépinières Darbonne à Le Barp, en utilisant la technologie Pfenery à base de polyphénols d’origine végétale et un nouveau système d’observation racinaire appelé « Rhizobox ».
Centro Sur
Centro Sur : La gamme asperge
Avec sa marque LOS MONTEROS, Centro Sur ne commercialise que des asperges labellisées IGP Asperges de Huétor Tájar. En 2024, elle propose des asperges en conserve plus grosses, au goût plus doux et fruité, ainsi que des asperges vertes surgelées selon un procédé durable à base d’énergie renouvelable.
Agrivaloire
Agrivaloire : Distributeur spécialiste de l’asperge
Agrivaloire élargit sa gamme avec la nouvelle butteuse Engels Machines, les éplucheuses Tenrit Foodtec, ainsi que des couteaux et gouges. L’EcoSpader 2030, distributeur officiel en France, est une butteuse innovante qui réduit la pénibilité et respecte mieux les sols, tout en améliorant la productivité des cueilleurs. Elle réduit aussi les troubles musculo-squelettiques.
Europlastic
Europlastic : Ça chauffe sous les plastiques…
Europlastic innove avec un nouveau film thermique hautement transparent. Grâce à un tensioactif optimisant la lumière, il permet un réchauffement plus rapide et plus intense des buttes. La condensation est limitée dans le tunnel, ce qui favorise la transmission des infrarouges et accélère le démarrage de la production. Des résultats très prometteurs ont été observés en ce début de saison.
Medinbio
Medinbio : GAIA SOL en fin de récolte
En cas de lésions fongiques observées lors de la récolte, GAIA SOL permet de reprendre le contrôle. Il contient un mélange synergique de micro-organismes bénéfiques : Bacillus amyloliquefaciens & Trichoderma harzianum. Medinbio recommande une application en fin de récolte avec une irrigation abondante pour une imprégnation optimale du sol et la production de métabolites favorables à la reconstitution du sol.
Asparagus World : Quels sont les avantages et les inconvénients du goutte-à-goutte ?
Jean-Michel Bourrousse : Le goutte-à-goutte est avant tout un moyen d’économie d’eau. Le volume apporté peut être jusqu’à 50 % inférieur à celui d’une irrigation par aspersion, qui souffre de pertes par évaporation. Le système de goutte-à-goutte permet aussi de maîtriser et de localiser la fertilisation. En revanche, le goutte-à-goutte demande davantage de technicité et une surveillance des apports. Le réseau peut être enterré, posé en surface ou positionné dans le feuillage. Le tuyau enterré, placé sous la couronne, n’est utilisé que dans les sols lourds (argileux, limoneux), où l’eau peut remonter par capillarité jusqu’aux racines. En sols sableux ou bien drainés, les goutteurs doivent être posés au sol ou légèrement enterrés (5 cm). L’objectif est de mouiller une tranche de sol de 0 à 70 cm de profondeur.
AW : Quelles sont les contraintes d’usage ?
J-M. B. : Le goutte-à-goutte nécessite un bon niveau de technicité et, surtout, de l’observation. Il faut aller voir dans le sol, sous les racines, pour vérifier l’humidité et les gradients. Les sondes tensiométriques sont utiles pour cela. Le réseau de tuyauterie doit être contrôlé car il peut être endommagé par les larves d’insectes (vers fil-de-fer, etc.), les oiseaux ou même le petit gibier. La qualité de l’eau est également primordiale. L’eau de surface (rivière, lac, etc.) est généralement chargée en limons, algues et matière organique. L’eau souterraine, quant à elle, peut parfois contenir trop de calcium ou de fer. Le goutte-à-goutte nécessite donc un système de filtration performant en amont de l’installation, ainsi qu’un entretien régulier et une vérification du réseau et des conduites.
AW : Quelles sont les règles d’installation d’un système de goutte-à-goutte ?
J-M. B. : L’alimentation en eau peut se faire avec des tuyaux recyclables (épaisseur 200 microns), renouvelés chaque année, ou des tuyaux récupérables (épaisseur 1 mm) pouvant être utilisés pendant toute la durée de la culture. Le tuyau recyclable permet de disposer d’un matériel neuf chaque année mais il est plus vulnérable aux dommages. Le tuyau récupérable est plus robuste mais demande davantage de maintenance. Le nombre de lignes d’irrigation dépend de la nature du sol et du nombre de rangs de plantation, soit une, soit deux. En sol argilo-limoneux, on installe une seule ligne de goutteurs à côté du rang. En sol sableux, il est indispensable d’en mettre deux, de part et d’autre du rang. Les tuyaux sont posés au sol et légèrement enterrés (5 cm). Pour éviter les dégâts causés par les insectes, larves ou oiseaux, les tuyaux sont parfois placés dans le feuillage, ce qui peut conduire à une distribution moins homogène et nécessiter plus de temps d’installation. Une fois le système en place, il est très important de vérifier la formation du bulbe humide au niveau des racines et de suivre l’humidité du sol par des observations visuelles (à la tarière) et/ou avec des sondes tensiométriques.
Comme toutes les plantes, l’asperge est composée en grande partie d’eau. Pour s’en convaincre, il suffit de couper un turion pour voir apparaître une goutte en moins d’une minute. Pourtant, « lorsqu’il s’agit de lui fournir cet élément vital, il n’est pas nécessaire de lui donner un bain, car elle déteste avoir les pieds dans l’eau. Elle préfère une douche », explique le consultant international Christian Befve. En effet, la plante semble redouter la stagnation d’eau au niveau des racines. C’est pourquoi l’asperge apprécie les sols bien drainés. Et même si l’ampleur de son système racinaire pourrait laisser penser que cette plante est adaptée, voire résistante à la sécheresse, ses besoins en eau sont en réalité importants. Ils sont proches de l’ETP (évapotranspiration potentielle). Sous climats tempérés de l’hémisphère nord (Europe, Amérique du Nord), cela représente entre 400 et 500 mm d’avril à mi-septembre. L’asperge craint la stagnation d’eau au niveau des racines, d’où sa préférence pour les sols bien drainés. Cependant, ses besoins en eau sont importants, même si son système racinaire donne l’illusion d’une adaptation à la sécheresse. Ces besoins restent proches de l’ETP.
Éviter l’effet parapluie
C. Befve
Partout dans le monde, selon les zones de production et la technique utilisée, l’eau nécessaire au développement de la plante est apportée par trois méthodes : l’irrigation gravitaire par submersion, l’aspersion et le goutte-à-goutte. On estime que seulement 5 % des surfaces mondiales d’asperges sont conduites exclusivement en pluvial, ce qui montre bien l’importance de l’irrigation pour cette culture. Le goutte-à-goutte est le système d’irrigation le plus utilisé, représentant 70 % des surfaces, contre 15 % pour la submersion et 15 % pour l’aspersion (source : C. Befve). L’aspersion peut également être utilisée dans certaines conditions pour protéger la culture contre le gel (voir encadré). Pour être efficace, l’eau doit être apportée au niveau des racines. Or, 80 % du volume racinaire se trouve sous le feuillage. Dans le cas de la gravitaire (inondation entre les rangs) ou de l’aspersion (soumise à l’effet parapluie, l’eau ne pénètre pas sous le feuillage), l’eau n’atteint pas les racines, contrairement au goutte-à-goutte. À noter que la technique du goutte-à-goutte enterré, utilisée aux débuts de cette méthode dans les années 1980-1990, a été abandonnée partout au profit d’un goutte-à-goutte de surface. Placée au-dessus des racines, la ligne de goutte-à-goutte crée l’effet « douche » recommandé. L’aspersion localisée est une variante possible du goutte-à-goutte localisé. Dans ce cas, l’eau est distribuée par des asperseurs placés sous le feuillage. L’eau est également apportée directement sur la butte. « Cette technique est particulièrement intéressante lorsqu’on utilise de l’eau de surface ou une eau chargée en minéraux (calcium, fer), souvent source de colmatage des goutteurs », précise Christian Befve.
Le goutte-à-goutte permet une gestion fine
C. Befve
L’apport d’eau doit garantir le confort hydrique de la plante afin de permettre le développement des turions — qui seront ensuite récoltés en première phase du cycle — puis celui des tiges feuillées et du feuillage. Cette seconde phase végétative permet à la plante de stocker des réserves pour l’année suivante. L’irrigation gravitaire apporte des volumes d’eau importants de façon ponctuelle, avec une saturation du sol toutes les trois à quatre semaines. La plante puise alors dans la réserve facilement utilisable du sol, principalement constituée par le complexe argilo-humique. Cette méthode n’est efficace que dans des sols à forte capacité de rétention et elle est très limitée dans les sols sableux. L’aspersion permet d’apporter de l’eau chaque semaine selon la disponibilité et les moyens techniques (rampes, asperseurs). Cette régularité assure des apports plus homogènes et adaptés aux besoins. Le goutte-à-goutte permet d’irriguer plusieurs fois par semaine, selon les besoins de la plante et l’état des réserves du sol, mesuré par des sondes tensiométriques. La division des apports permet de maintenir un bon ratio entre le volume d’air et le volume d’eau dans le sol, ce qui favorise l’oxygénation des racines. « Ce n’est qu’avec le goutte-à-goutte qu’on peut vraiment parler de gestion de l’irrigation », affirme Christian Befve.
Confort hydrique de la plante
« Ce confort se lit directement sur la plante. Lorsqu’elle est bien hydratée, ses cladodes sont nombreux, longs et ouverts, donnant au feuillage un grand volume », indique le spécialiste. À l’inverse, une situation de stress hydrique génère des cladodes courts, resserrés, en forme de queue de renard. Par ailleurs, l’apport d’eau sur la ligne de plantation favorise le développement racinaire sous le feuillage et en profondeur, contrairement à l’aspersion et la gravitaire qui humidifient uniformément la surface du sol. Les racines ont alors tendance à se développer en surface et dans l’inter-rang, ce qui les expose aux dommages causés par les outils de buttage. « Cet impact sur le système racinaire doit être considéré comme une source de baisse du potentiel de production et de la longévité de la culture », précise Befve. La gestion de l’eau et des fertilisants avec le goutte-à-goutte se fait selon les stades physiologiques de la plante (voir aussi Quand fertiliser et comment ?).
Développement foliaire maximum
Après la récolte, lors du redémarrage de la végétation, l’irrigation et la fertilisation doivent couvrir 110 % de l’ETP durant les deux premières semaines et représenter 40 % des besoins totaux en azote (voir aussi Efficience de l’eau et effets des méthodes d’irrigation). L’eau doit être apportée à fréquence rapprochée pour favoriser la production d’un grand nombre de turions. Durant les trois semaines suivantes, les apports peuvent être plus espacés, couvrant 90 % de l’ETP, avec une alimentation minérale équivalente à 10 % de l’azote total et 20 % des besoins en potasse, magnésie, phosphore, bore et calcium. Après cinq semaines, la plante entre dans une seconde poussée végétative pour produire de nouveaux turions. Les besoins en eau sont alors très élevés — 120 % de l’ETP — car le feuillage est déjà bien développé. À ce stade, les besoins en azote atteignent 20 %. Les trois semaines suivantes nécessitent des apports moins fréquents couvrant 80 % de l’ETP, avec 10 % de l’azote et 30 % des besoins restants en potasse, magnésie, phosphore et bore.
Une troisième poussée peut survenir cinq semaines plus tard. Les besoins en eau, à 130 % de l’ETP, sont importants car la plante atteint son développement foliaire maximal. La consommation d’azote représente alors 20 % du total. Ces apports doivent être maintenus pendant trois semaines. Ensuite, l’irrigation est réduite à 70 % de l’ETP, avec des arrosages plus espacés. Les apports d’azote cessent. Durant cette phase, les apports en potasse, magnésie, phosphore et bore représentent la moitié du total, afin de permettre à la plante de constituer des réserves suffisantes.
Efficience de l’eau et effets des méthodes d’irrigation
G. Dubon
Un tableau comparatif permet d’évaluer les différentes méthodes d’irrigation d’une parcelle d’asperges, ainsi que d’une culture sans irrigation, selon plusieurs critères : efficience de l’eau, effets des pratiques culturales, contraintes techniques et coûts. Le goutte-à-goutte est le système le plus économe en eau. Par rapport à l’ETP, il permet de couvrir les besoins de la plante avec seulement 80 % de ce volume. L’aspersion, avec ses pertes par évaporation, nécessite 120 % de l’ETP. L’irrigation gravitaire, avec ses pertes par ruissellement, consomme jusqu’à 150 % de l’ETP. La consommation d’engrais est aussi liée à celle d’eau. L’application par fertigation permet de coller précisément aux besoins de la plante (base 100 %). Pour répondre aux mêmes besoins, il faut apporter 120 % d’engrais avec l’aspersion et 150 % avec la gravitaire. Notons que les parcelles non irriguées demandent elles aussi 120 % des besoins en engrais pour compenser la faible disponibilité des éléments. Les effets sur la culture sont également directs. En prenant 100 comme base pour la couverture foliaire avec aspersion, elle est de 60 avec goutte-à-goutte, et de 150 avec gravitaire.
L’apport d’eau augmente le rendement et la longévité
L’irrigation est un facteur déterminant du rendement et de la longévité d’une plantation d’asperges. D’après les données recueillies par Christian Befve, en prenant 100 comme base pour un rendement à l’hectare sans irrigation, l’irrigation gravitaire permet d’atteindre une efficacité de 130, l’aspersion 140 et le goutte-à-goutte 160. « C’est la qualité de l’apport et non sa quantité qui permet cette amélioration », indique le spécialiste (voir encadré 1). Il estime également que la durée de vie d’une plantation dépend du type d’irrigation : 6 ans sans irrigation, 8 ans en gravitaire, 10 ans en aspersion et 12 ans en goutte-à-goutte.
Investissements et coûts
C. Befve
L’irrigation d’une parcelle d’asperges représente un coût. Celui-ci est nul en cas de culture en pluvial, mais atteint 100 €/ha en gravitaire (inondation), 800 €/ha en aspersion et 1 500 €/ha en goutte-à-goutte. Cette hausse s’explique essentiellement par les investissements nécessaires dans les équipements (hors forage et canalisations). Le temps de travail est aussi à prendre en compte : on l’estime à 90 heures/hectare pour la gravitaire (préparation des parcelles, canaux), 25 heures pour l’aspersion (déplacement du matériel) et 11 heures pour le goutte-à-goutte (dont 6 heures d’installation, le reste en suivi du réseau).
Les récolteuses non sélectives coupent tous les turions, sans distinction de qualité, de longueur ou d’autres critères, tandis que les machines sélectives récoltent les turions selon des caractéristiques spécifiques.
Pour l’asperge verte, les récolteuses non sélectives coupent tous les turions, quelle que soit leur longueur, au niveau ou juste au-dessus du sol, puis les déposent dans des dispositifs de collecte.
Pour l’asperge blanche, elles coupent tous les turions, également sans distinction de longueur, juste au-dessus de la couronne dans la butte, puis transportent turions et terre sur un convoyeur, où la séparation se fait par vibration. La terre est ensuite rebuttée sur le rang de plantation, explique Drost.
Les récolteuses sélectives pour asperges vertes
Les récolteuses sélectives pour l’asperge verte nécessitent des systèmes de traitement de données avancés, capables d’identifier en temps réel les turions atteignant la longueur optimale, au milieu d’un champ où les longueurs varient fortement.
L’identification des turions est complexe dans des conditions réelles, où la vitesse et la précision sont cruciales.
Pour être intégrées dans les systèmes de production existants, ces machines doivent :
fonctionner à une vitesse et une efficacité proches de la main-d’œuvre humaine,
effectuer la coupe sans endommager les turions récoltés,
ne pas blesser les turions voisins non sélectionnés.
Ainsi, ces récolteuses doivent disposer :
d’une perception et d’un traitement de données en temps réel (à l’échelle de dizaines de millisecondes),
d’actionneurs rapides,
et de mécanismes robustes.
Avec une puissance de calcul suffisante et des données GPS précises, il serait même possible de cartographier les turions non récoltés, ce qui accélérerait la récolte ultérieure. Mais cela implique de pouvoir prédire quand un turion atteindra la bonne longueur, ce qui nécessite des données sur la vitesse de croissance et la position du turion.
Les récolteuses sélectives pour asperges blanches : un défi technique plus complexe
L’automatisation de la récolte de l’asperge blanche est plus complexe, car il faut :
préserver l’intégrité de la butte grâce à un système de guidage précis,
repérer l’emplacement exact du turion sous la terre,
le sectionner sous terre à la bonne hauteur,
et l’extraire avec un minimum de dommages.
Selon Drost, la partie guidage est relativement facile à concevoir, mais les mécanismes de coupe et d’extraction nécessitent beaucoup plus d’ingénierie pour être efficaces.
Une piste technologique explorée : l’utilisation de radars à pénétration de sol (ground-penetrating radar) pour estimer la profondeur de la couronne, et ainsi déterminer la hauteur de coupe optimale pour les machines non sélectives.
Cela permettrait de récolter des turions longs tout en minimisant les dommages à la plante.
La demande mondiale en asperges est en hausse, mais les coûts élevés et la pénurie de main-d’œuvre freinent de nombreux producteurs et suscitent un intérêt croissant pour la mécanisation de la récolte.
L’un des principaux obstacles à la mécanisation est que les cultivars actuels ont été sélectionnés pour la récolte manuelle, avec des caractéristiques qui ne se prêtent pas à la cueillette mécanique. Pour la récolte manuelle, on privilégie un haut rendement total, une excellente qualité de turion, une bonne épaisseur et une précocité améliorée.
Pour la récolte mécanique, les critères souhaités sont très différents :
émergence uniforme des turions,
meilleure compréhension des facteurs déclencheurs de la levée de dormance des bourgeons et de l’élongation des turions,
bonne connaissance de la dominance apicale au sein des couronnes,
positionnement plus homogène des turions sur le rang,
régulation de la croissance des turions,
et meilleures données sur le moment optimal pour arrêter la récolte.
Dans son article « Asparagus breeding: Future research needs for sustainable production » (Front. Plant Sci., 27 mars 2023), le professeur Daniel Drost (Université d’État de l’Utah, département des plantes, sols et climat) explique qu’une meilleure compréhension de ces aspects bénéficierait aux producteurs du monde entier.
Ce que l’on peut apprendre de la mécanisation de la récolte de la tomate
Drost rappelle que l’histoire de la mécanisation de la récolte des tomates illustre bien les enjeux pour l’asperge. Avant l’arrivée des machines, toutes les tomates étaient récoltées à la main, et il était difficile d’imaginer une récolte mécanisée.
Les chercheurs ont compris que cela nécessiterait de nouvelles variétés de tomates, capables de :
produire des fruits plus fermes pour résister à la machine,
concentrer la période de maturation sur une courte durée.
Une première avancée a été l’introduction de la variété déterminée « Red Top », suivie par les lignes VF 145, les premières variétés adaptées à la récolte mécanique, qui ont ouvert la voie à la mécanisation actuelle dans la filière tomate industrielle.
Daniel Drost
L’amélioration des pommiers a renforcé l’efficacité du travail
Dans le cas des vergers de pommiers, l’objectif principal reste d’obtenir des fruits de qualité élevée avec une productivité maximale.
Pour cela, on a sélectionné :
des porte-greffes nains,
de nouvelles formes d’arbre,
et des techniques de taille et de conduite adaptées.
Drost note que la densité de plantation a un impact plus fort que la forme de l’arbre sur la qualité, la croissance et l’interception de la lumière. La répartition de la lumière dans le feuillage est plus importante que la quantité totale de lumière reçue.
Favoriser les dards (spurs) plutôt que les pousses végétatives a significativement amélioré les performances. Les arbres à port linéaire (type axe central) captent mieux la lumière, réduisent le besoin en taille, optimisent la main-d’œuvre et diminuent les intrants (engrais, eau, produits phytosanitaires), tout en améliorant la productivité.
Moins de bourgeons pour une production simplifiée sans perte de rendement
À l’image de la tomate ou de la pomme, les sélectionneurs d’asperges doivent identifier de nouveaux types de plante, notamment des architectures de couronne plus simples, adaptées à la récolte mécanique.
Historiquement, l’amélioration génétique de l’asperge s’est concentrée sur :
la productivité,
les lignées mâles,
la résistance aux maladies,
le rendement élevé (couronnes massives, nombreux bourgeons),
et la qualité des turions.
« Des plantes plus grosses donnent plus de rendement, mais de façon aléatoire. Créer des systèmes plus simples (avec moins de bourgeons) et identifier d’autres formes végétales pourrait simplifier la production sans sacrifier les rendements », affirme Drost.
Les variétés actuelles présentent des rhizomes très ramifiés, proches de la tomate indéterminée. Elles possèdent de nombreux groupes de bourgeons, ce qui offre un fort potentiel de rendement. Mais la croissance se fait dans trop de directions, sans régularité dans la levée des bourgeons, ce qui rend la récolte mécanique inefficace.
« Il n’existe actuellement aucun moyen de réguler précisément l’émergence des turions, ni de prédire quand et où ils sortiront. Ces types de plantes sont peu compatibles avec les machines, ce qui réduit l’efficacité et augmente les coûts de récolte », déplore Drost.
Daniel Drost
Une dominance apicale plus forte : un atout pour la mécanisation
Idéalement, des asperges avec un port de croissance centralisé, moins de bourgeons secondaires ou une croissance dirigée, faciliteraient une maturation concentrée et permettraient de mieux prévoir l’emplacement des turions.
Des couronnes avec une forte dominance apicale pourraient inhiber l’apparition de bourgeons secondaires, voire les supprimer. Si l’on parvenait à identifier des rhizomes centralisés, ils pourraient être organisés en rangs étroits, avec des positions de bourgeons définies, un peu comme les pommiers à axe ou en fuseau, ce qui conviendrait à la récolte mécanique.
Cela ne résout pas encore la question de la régulation du moment d’émergence des turions, mais cela permet de contrôler leur position dans le champ.
Avec moins de bourgeons, il y aurait moins de turions par plante, mais ce déficit de rendement pourrait être compensé par une densité de plantation plus élevée.
« Les sélectionneurs doivent aller au-delà des critères classiques et chercher aussi des types atypiques, pouvant s’intégrer dans des systèmes de production non traditionnels », recommande Drost.
Tous les producteurs d’asperges peuvent en bénéficier
En résumé,
« Adapter les systèmes de production de l’asperge à la récolte mécanique nécessite une meilleure compréhension de la dominance apicale, des efforts pour synchroniser l’émergence des turions, et une sélection variétale ciblée pour la mécanisation. »
« Même dans les grandes zones de production où la récolte est encore manuelle, des changements dans l’architecture de la plante pourraient améliorer l’efficacité et réduire les coûts. »
« Bien que l’on connaisse beaucoup de choses sur la croissance de l’asperge, davantage de recherches sur la régulation de l’élongation des turions aideraient à comprendre leur dynamique et leur calendrier. »
Grâce à une collaboration renforcée entre sélectionneurs et physiologistes, il serait possible d’améliorer la productivité, d’adapter l’asperge à la mécanisation, tout en maintenant le niveau de qualité et de rendement nécessaires à un système durable et rentable.
Engels Machines offers ASverde, an asparagus harvesting assistance machine from a prototype tested in 2023. The harvester is equipped with a rear-mounted sprayer to ensure the weeding of the bed at the same time. The machine can be adjusted to regulate the application rate according to the speed of progress and at each stop (stop-and-go). The kit is equipped with a photovoltaic panel that ensures up to 80% autonomy which limits charging cycles.
Funck: recovering plastic films and ducting
The Funck Machine Company has developed a drum with a central diameter that can be reduced so that it can be easily removed from the film roll. This drum, variable in diameter thanks to a simple mechanical system, allows plastic films and flexible drip ducting to be wound. It can be used for all film setting and dispensing machines from different manufacturers.
Hermeler: Emptying the Hems of Mulch Films
SPAFO, a platform for the recovery and processing of pocket mulching films for asparagus crops, was presented for the first time at ExpoSE. The machine is designed to cut open the bags and empty them of their contents (sand, soil), so that they can be recycled. According to the manufacturer, it ensures the removal of more than 90% of soils, which limits the weight of the films for transport and facilitates their reinsertion into the reuse cycle of used agricultural plastics.
Hepro: the smallest peeler on the market
Hepro, who have mastered the vertical peeling technology for asparagus, have designed the smallest peeling machine offering self-service «peeled asparagus to go» directly from the point of sale. Intended for shops or farm shops, this very compact machine only requires an electrical outlet.
FreezeDry : Freeze Drying at Home
FreezeDry presents freeze-drying units with different capacities, from 2, 20 and 80 kg. The equipment from the agri-food industry and adapted to the scale of an SME freezes and then dehydrates all food products, fruit and vegetables, but also meat and fish. The products retain their colour and volume. The freeze-drying process takes between 10 to 50 hours depending on the size and thickness (0.5 mm/hour). The products are then sold dry.
Fardin Machine: Reducing Harvesting Time
The Italian manufacturer has taken over the activities of the Ecogreen Company constructing machines to assist with the harvesting of green asparagus. The Far-Green is equipped with two 1,000-watt electric motors and has a gearbox directly connected to the drive wheel to improve traction. Its track is adjustable in width from 1.20 to 2.20 m as well as height adjustable to be used for harvesting white asparagus, with the adaptation of a structure to lift plastics. A platform is used to store crates. The manufacturer announced time savings of 50% – compared to a traditional harvest.
Neubauer: Handling Robot
Neubauer presented a prototype for handling and crating asparagus at the grader outlet. The handling arm is equipped with a gripper able to grasp a dozen spears and place them in a box. Each arm ensures the release of 10 to 12 calibration outputs, i.e. approximately 500 kg/hour. It reduces the number of support people on the grader by replacing at least one person.
Bejo: Sirius, a late novelty
Sirius F1 (ex 3199) is a 100% male hybrid specially bred for the cultivation of late white asparagus. This variety has a very good yield with a high percentage of category 1, homogeneous in size. According to breeder Bejo, the spear is very white with a closed tip of excellent quality. The plant performs well against rust and hollow stems and purple discolouration. Sirius is also suitable for heated cultivation and completes the range with Prius, Cumulus and Cygnus.
En France, l’agrivoltaïsme est en plein essor. La loi récente relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables lui confère une définition claire et un cadre législatif. Dans ce contexte, Engie Green a développé CAMELIA, une nouvelle solution agrivoltaïque de haies solaires bifaciales verticales. Implantées en synergie avec une culture à haute valeur ajoutée telle qu’une culture d’asperges, elles permettent en priorité de protéger les cultures du vent et de diminuer leur évapotranspiration, tout en produisant de l’électricité renouvelable. La culture d’asperge est sensible aux vents forts : durant la période végétative, ils risquent de coucher les plantes, limiter le développement foliaire et générer une perte de rendement jusqu’à 15 %. Durant la récolte plein champ, les turions se tordent sous l’effet du vent dominant. Les turions tordus présentent de nombreux désavantages : fabrication de fibres côté vent, plus d’amertume, conditionnement en bottes impossible et besoin d’emballages plus grands. Sur le marché, ces asperges perdent plus de 50 % de leur valeur commerciale.
Valoriser la lumière reçue sur les deux faces
Les solutions actuelles de protection au vent, comme les microtunnels, les serres ou les haies naturelles, sont coûteuses et parfois difficiles à mettre en place. Les haies solaires CAMELIA sont composées de panneaux photovoltaïques bifaciaux, capables de valoriser la lumière reçue sur leurs deux faces. Positionnés à la verticale et orientés est-ouest, ils permettent d’obtenir une production d’électricité maximale au levant et au couchant du soleil, à la différence des panneaux solaires inclinés avec une orientation sud qui produisent majoritairement en milieu de journée.
Les haies solaires CAMELIA proposent un profil de production “à 2 bosses”, qui a l’intérêt de compléter celui des installations PV classiques pour mieux répondre aux besoins électriques et qui a aussi inspiré son nom : CAMEL (le chameau) – IA (Installation Agrivoltaïque).
En plus de l’intérêt énergétique, les bénéfices d’un point de vue physique sont multiples :
Effet brise-vent, protecteur et la diminution de l’évapotranspiration
Partage lumineux la lumière de la journée bénéficie à la culture.
Empreinte au sol limitée des haies verticales permettant de conserver toute la surface agricole.
Système d’ancrage simple, modulable et réversible.
Pas d’entrave au passage d’engins agricoles ni la mise en place de paillage ou de microtunnels.
Espace ouvert sous les panneaux permet de conserver le passage de l’air et d’implanter une bande de biodiversité.
Protection sanitaire de la culture, aération préservée.
Réduction de la vitesse des ventes dominants
À l’initiative d’Engie Green, une étude a été réalisée en 2022 par un bureau d’études spécialisé, pour caractériser cet effet de protection appliqué à une culture d’asperges et valider la résistance des haies photovoltaïques. Les simulations numériques ont permis d’établir qu’en positionnant les haies solaires perpendiculairement aux vents dominants, la vitesse de ces vents est divisée par deux sur plus de 95 % de la surface du champ et les risques de vent violents supérieurs à 80 km/h sont divisés par plus de 50. Cette solution agrivoltaïque peut bénéficier aussi aux grandes cultures fourragères et céréalières, aux PPAM et aux terres d’élevage.
Demonstrating how a small herd of robots can work together to harvest asparagus is on the horizon next season for Muddy Machines. That’s one way the AgTech and robotics company plans to use a new round of seed funding totalling £1.5 million (over €1.7m) announced in August for its Sprout harvesting robot. The company’s technology allows farmers to precision harvest crops like asparagus. It says Sprout – now on its 3rd prototype – can already drive through fields harvesting accurately for up to 16 hours a day before needing a recharge, therefore hugely increasing the picking window. The new round of funding will be used to strengthen the company’s engineering team and build capacity to cope with more widespread adoption of its technology.
It will specifically focus on building a small herd of Sprout robots for the 2023 asparagus harvest season – all communicating with each other to autonomously harvest whole fields of asparagus – as well as generating initial revenues; continuing with the development of different crop harvesting capabilities; and planning production of the next generation of lightweight, battery-powered Sprout robots. Muddy Machines was founded in 2020 by Christopher Chavasse and Florian Richter with a vision to use robots to sustainably solve pressing labour issues in farming. The company has previously won nearly £2.5m in grants from Innovate UK and DEFRA.
Sprout has the support of UK’s largest asparagus grower Cobrey Farms
Muddy Machines has been developing its Sprout robot through trials this year on Redhill Farm, in South West England. Part of Cobrey Farms, the UK’s largest growers of asparagus, the startup has been provided with a portacabin office and barn to use as a workshop there. John Chinn of Cobrey Farms said it’s generally believed that robotic selective harvesting of fruit and vegetables, such as asparagus, is still a few years away from being commercially available and viable. “However, I believe Muddy Machines may well be the first to market with their asparagus harvest robot,” he said, with harvesting of Tenderstem and courgette likely to follow a few years later. In return for its collaboration, Cobrey Farms has been promised first right of refusal on the robots for asparagus harvesting for the first two years of their commercial availability. While there’s been remarkable progress with machine learning and the ability to recognise harvestable asparagus spears – leaving young spears for another day and not trying to harvest a weed – the next challenge is to improve the mechanics of cutting them, Chinn said.
The arrival of commercially available and viable robot harvesters for asparagus won’t come soon enough in the UK, where “the situation is desperate.“ “It’s not about cutting costs of labour, but our inability to find it. We have a 12-week season and this technology is vital if we are to harvest the crop,” he said. With around 1,350 people needed each picking season at Cobrey Farms, labour is one of the biggest costs to his business and finding ways to save costs and become more efficient is crucial for survival. While farm machinery is generally getting bigger and heavier, which is bad for soil compaction, Sprout is fairly small and light, at less than half the size of the smallest car. With several robots working in one field, each using GPS navigation and communicating with each other to ensure that they do not overlap, soil compaction will be reduced, Chinn said. He is also looking at ways to provide electricity to recharge the robots by harnessing renewable energy on the farm.
Designed by the Dutch manufacturer Engels, the EcoSpader 2030 asparagus ridger was awarded one of the « Innovation-Best of 2022 » at ExpoSE. More than a ridger, the EcoSpader preserves the plant cover of the inter-row and allows an agro ecological approach by promoting the improvement of soil quality. To do this, the machine groups the volume of soil available for the mound using disks. It works the soil in depth without touching the crown in order to form a mound with a homogeneous soil to facilitate asparagus growth. The height of the mound is fixed, only its width can vary thanks to sensors and cylinders integrated into the machine. The machine can be used in plantations with an inter-row starting from 2.20 m.
Strauss : prototype of a harvesting robot
Strauss, a specialist in asparagus harvesting and packaging, presented a prototype of a robot for the harvesting of green asparagus. The harvesting arm is placed in a controlled light environment (covered cell) where asparagus (location + size) is detected using cameras. A picking arm, suspended and mobile thanks to pulleys, picks and deposits the asparagus on a conveyor tray. According to the manufacturer, the system is intended to be « rustic and efficient » and to harvest 2000 to 3000 asparagus per hour and facilitate the maintenance of the machine. The machine works autonomously on the plot and can change row by itself. By analysing the images the forecast of the next day’s harvest may be ensured. Finalisation of development and demonstrations to take place in 2023 with availability in 2024.
Ringo Plast : refrigerated boxes
The Ringo Plast Company offers insulated crates of different sizes that can contain from 5 to 10 kg of asparagus (or other produce) in order to maintain the temperature for 6 to 8 hours and preserve the freshness of the product. They can also be equipped with additional freezing plates that improve shelf life.
Böckenhoff Folien : recycled plastic films
This supplier ensures the recycling of plastic sheeting, covering films and pocket films used in asparagus cultivation. After collection, the plastic films are shredded, washed and cleaned to remove all dirt and then baled for recycling. The service is charged at 110 euros per ton of films.
Daios : tunnel ventilation
Daios, the plastic film manufacturer presented a new tunnel cover film. The cover, made of polyethylene of from 90 to 150 microns, designed for covering an 8.40m tunnel, is equipped with a 1.20m wide ventilation « box ». It consists of a perforated film and a cover film, placed at the ridge of the tunnel. This box ensures both the seal of the tunnel and its superior ventilation. According to the manufacturer, it is possible to reduce excessive summer temperatures by 5°C. The film is already available in Spain, Italy, Germany and Mexico.
Tenrit : peel your asparagus yourself
« Do it yourself », this is what Tenrit offers with this adaptation to the direct sale of its automatic asparagus peeler. The basic peeler element is equipped with an automatic asparagus feeding conveyor that starts when the first asparagus is placed on it and it has a recovery tray reduced to the size of an asparagus bunch. It will take the customer/consumer 20 seconds to peel his one-kilo bunch of asparagus.
Kesse Böhner : self-service micro-marketplace
This micro market designed in a container is the commercial evolution of self-service in a small space. The customer enters this micro store, under video surveillance, using a bank card. Once inside, the customer weighs out and pays for the products installed on the shelves and in refrigerated cabinets. Several modules exist, the 18 m2 (6x3m) one costs 60,000 euros all inclusive.
Christiaens : total harvesting of green asparagus
“Christian” is a harvester for green asparagus designed on the concept of « total harvest » already used by this manufacturer for white asparagus with his “Chris” harvester. The machine is equipped with a cutting bar, a conveyor belt and distribution for crating and sorting asparagus. All asparagus is harvested every 5 days. According to the manufacturer, the waste rate (particularly asparagus which is too short) is 20%. The loss is compensated by a harvesting yield (2 hours per hectare) and a very low harvest cost. The machine is also equipped with claws to ensure mechanical weeding.
Bejo : new late variety
Bejo 3199 F1 is a new variety from the breeding program that gave rise to Cumulus, Prius and Cygnus. Bejo 3199 F1 is a late variety that comes in the April-June production window with a medium calibre and more than 50% asparagus being 22-26mm. According to the breeder, the taste quality of Bejo 3199 F1 comes second just after the Cumulus reference.
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