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« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie » par Berryfarm et FreshPlaza

Sil Moonen, de BerryFarm (Pays-Bas) :

« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie »

La saison des myrtilles aux Pays-Bas a démarré avec quelques difficultés. « Le problème, c’est qu’en raison de la chaleur, la plante achemine moins d’eau vers les baies, ce qui se répercute sur le rendement », explique Sil Moonen, de Berry Farm, à Roggel. « De plus, les ventes stagnent en raison de la chaleur, ce qui met d’emblée les prix sous pression. »

Le producteur dénonce l’afflux massif de myrtilles importées de pays hors de l’UE qui inondent le marché. « On trouve ici des myrtilles géorgiennes à 4,20 €/kg, alors que chez nous, les frais de récolte représentent à eux seuls à 3 €. Cela fait que les prix sont désormais dictés par les fruits provenant de pays comme la Serbie et la Géorgie, mais aussi la Turquie et le Zimbabwe, où l’on plante des myrtilles à un rythme effréné. On parle toujours beaucoup des émissions de CO₂, mais apparemment, ce n’est plus si important pour le moment. »

« Cette année encore, aux Pays-Bas, un grand producteur exploitant 60 ha a cessé son activité. Au total, cela représente environ un million de kg. Nous aussi, ainsi que d’autres producteurs, avons déjà arraché des parcelles ces dernières années, et d’autres suivront certainement. On pourrait penser qu’il devrait y avoir de l’espace pour écouler le produit sur le marché néerlandais, mais je n’en suis personnellement pas persuadé. Chaque année, c’est la même lutte pour rester compétitif. Ajouter une marge sur le coût de revient du produit local signifie être toujours trop cher. »

Auparavant, Moonen cultivait des myrtilles en Allemagne et dans le nord des Pays-Bas, mais après s’être séparé de ces exploitations, l’ensemble de sa superficie située à Leudal s’élève à 40 ha. Elle représente environ 400 000 kg de myrtilles par an. Les ventes de BerryFarm visent principalement les marchés britannique et allemand, complétées par le circuit de distribution néerlandais. « Cultiver des myrtilles, c’est comme courir un marathon. Celui qui franchit la ligne d’arrivée remporte la médaille d’or, mais beaucoup de coureurs abandonnent en cours de route. En plus, ça commence vraiment à manquer de charme. À mes yeux, les Pays-Bas sont en train de se saboter eux-mêmes avec les réglementations qu’ils s’imposent. Dans d’autres pays, on rit aux éclats quand je parle des règles sur l’azote et des exigences BENG qui s’appliquent ici aux nouvelles constructions. Mais apparemment, c’est ce que veut la classe politique. »

Pour plus d’informations :
Sil Moonen
Berryfarm.nl
Tél. : +31 475494727 / +31 653288523
sil@silmoonen.nl Date de publication: ven. 3 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

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