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New Zealand : how much nitrogen does asparagus need?

Les experts estiment que les engrais azotés doivent être appliqués durant les premières années d’implantation des cultures d’asperges, mais qu’ensuite, seul l’azote exporté lors de la récolte doit être remplacé.

De manière anecdotique, l’asperge est considérée comme une culture à faible besoin en azote, mais les pratiques agricoles en Nouvelle-Zélande ne reflètent pas toujours cela.
Par exemple, une enquête menée en 2019 auprès des producteurs de la région de Waikato a révélé une large gamme de doses appliquées, avec des apports souvent supérieurs aux quantités exportées par les cultures.

Manque de directives spécifiques pour les nitrates dans les cultures d’asperges néo-zélandaises

Il y a quelques années, LandWISE, une organisation promouvant la gestion durable des terres, a travaillé avec des maraîchers de Levin, inquiets des pertes d’azote vers le lac Horowhenua.
Ils ont mis au point un modèle simple de budget nutritionnel, adapté à la plupart des cultures.
Mais lorsque Dan Bloomer, responsable de LandWISE, a appris que les producteurs d’asperges souhaitaient également l’utiliser, il s’est rendu compte qu’aucune donnée fiable ni directive spécifique n’existait pour les asperges vertes.

À la suite de discussions avec le NZ Asparagus Council, et grâce à un financement du Rural Professionals Fund dans le cadre du National Science Challenge « Our Land and Water », un essai de gestion des nitrates a été lancé.

Certains producteurs appliquent beaucoup plus d’azote que ce qui est exporté à la récolte

Malheureusement, la participation des producteurs a été limitée à cause du confinement lié au Covid-19 et d’une saison très difficile en 2021.
Mais malgré ces difficultés, plusieurs enseignements ont pu être tirés.
Une grande variété de pratiques de gestion de l’azote a été observée, sans consensus sur une « meilleure pratique » à l’échelle de la filière.

Bloomer rapporte des témoignages allant de :
« Je ne mets pas d’azote sur mes asperges, je le garde pour mes brocolis »,
à :
« J’en mets parce que mon père en mettait. »

« Il n’existe donc pas de pratique standardisée dans la filière, » résume-t-il.

Certains producteurs appliquaient des doses bien supérieures à l’azote exporté par la culture récoltée.
Les chercheurs estiment que la quantité de NO₃-N exportée par la récolte est d’environ 12 à 13 kg NO₃-N/ha,
tandis que certains producteurs de l’essai ont déclaré appliquer 24, 55 ou même 69 kg NO₃-N/ha d’engrais azoté.

Sources :

Project report: Collaborative Research Towards Best Practice Nitrogen Management in Asparagus Cropping: Final report.

How Much Nitrogen Does Asparagus Need?

Les Britanniques réduisent leur consommation d’asperges alors que l’inflation continue de peser sur eux

Alors que les prix restent fortement élevés, le volume et la valeur des ventes d’asperges en Grande-Bretagne poursuivent leur déclin.

Les 8 365 tonnes vendues au détail au cours des 12 derniers mois représentent une baisse de 6,8 % par rapport à l’année précédente.
En comparaison, le marché des légumes dans son ensemble n’a reculé que de 2,1 %, et celui des produits frais de 2,8 % sur la même période.
Le prix moyen au kilo de l’asperge a augmenté de près de 5 %, atteignant 9,28 £ sur les 52 semaines se terminant le 3 septembre, ce qui a fait chuter la pénétration du produit pendant plusieurs mois, tombant de près de 6 % sur un an à 26,5 % des foyers britanniques.
Toutefois, cette tendance baissière semble se modérer, selon Kantar.

Les Britanniques remplacent l’asperge par des produits de base comme les pommes de terre

Les données de Kantar montrent également que l’inflation des prix a affecté la fréquence d’achat, en baisse de 3,2 %, à un peu moins de 5,3 achats par an.
Selon les experts du comportement des consommateurs, il existe une corrélation claire entre cette inflation et le désengagement des consommateurs de la catégorie.
Les acheteurs d’asperges continuent de se tourner vers des produits de base comme les pommes de terre et les carottes.

Même les acheteurs restants achètent moins qu’en 2022, avec un volume par acheteur en baisse de 1,9 %, atteignant 1,1 kg sur les 12 derniers mois — probablement lié à la baisse de la fréquence d’achat.
Cependant, le volume par panier est reparti à la hausse ces derniers mois (+1,4 % à 210 g), ce qui indique que les acheteurs mettent un peu plus d’asperges dans leur panier à chaque visite.

« La hausse des volumes vendus via des offres du type ‘Y pour X £’ a probablement contribué à la reprise du volume par achat », note Kantar.
« Nous observons que le niveau de promotions augmente dans l’ensemble de la distribution alimentaire, et cela semble aussi être le cas pour l’asperge », ajoute l’institut.

En valeur, les dépenses consacrées aux asperges fraîches au détail en Grande-Bretagne ont diminué de 2,3 % en glissement annuel, atteignant environ 77,6 millions de livres sur les 52 semaines se terminant le 3 septembre 2023, une baisse due à la diminution du nombre d’acheteurs et de visites.

L’asperge fine stimule la hausse du volume par panier

Les turions entiers représentent la plus grande part des ventes d’asperges au Royaume-Uni :

  • 57 % de la valeur
  • 70 % du volume

Ils sont suivis par les pointes d’asperges, avec :

  • 41 % de la valeur
  • 28 % du volume

L’asperge fine représente environ 3 % dans les deux cas.

Kantar rapporte que les trois sous-catégories voient leur taux de pénétration reculer.

Les Néerlandais pourraient-ils être convaincus de manger encore plus d’asperges ?

Les Néerlandais ont depuis longtemps une affection particulière pour les asperges, chaque personne consommant en moyenne près de 1 kg par an. Le pays est également reconnu pour la qualité de ses asperges, principalement destinées au marché intérieur, mais aussi exportées vers d’autres régions d’Europe et au-delà. Cependant, la superficie plantée et le volume annuel de production de l’« or blanc » aux Pays-Bas sont en baisse depuis 2018.
Lors de la rencontre internationale de l’asperge, organisée dans le cadre du salon ExpoSE dédié à l’asperge et aux fruits rouges à Karlsruhe (Allemagne), le 23 novembre 2022, Will Teeuwen, propriétaire de Teboza et producteur d’asperges de troisième génération, a dressé un état des lieux du secteur néerlandais et partagé ses perspectives.

Une concentration accrue à prévoir pour la production néerlandaise

Le nombre de producteurs d’asperges néerlandais et la surface plantée ont diminué depuis 2018.
En 2014, on comptait 800 producteurs, contre 700 en 2018 et 500 en 2021, tandis que la surface plantée est passée de 2 800 ha il y a une dizaine d’années à 3 400 ha en 2018, puis 2 900 ha en 2021.
En moyenne, chaque producteur cultive aujourd’hui environ 6 ha, avec un rendement net de 6 000 à 7 000 kg/ha.

« Je pense que nous sommes désormais dans une situation plutôt stable. Le nombre de producteurs va encore diminuer, mais la surface cultivée devrait se maintenir à ce niveau », estime Teeuwen.

La production néerlandaise est concentrée dans le sud du pays, ce qui s’explique par la présence de sols sableux et un microclimat plus chaud au printemps.
Teboza est implantée dans le Limbourg, qui fournit 63 % de la production, suivi du Brabant-Septentrional (33 %) et d’autres régions des Pays-Bas (4 %).

Une consommation globale qui stagne, mais une progression de l’asperge verte

Selon Teeuwen, la consommation d’asperges fraîches est relativement stable sur le marché néerlandais, à environ 900 g par personne en moyenne :

« Ce n’est pas mal. Il y a vingt ans, on était à 200–300 g. Donc on a bien travaillé en 20 ans, mais depuis 5–6 ans, ça stagne, ce qui constitue un défi pour faire progresser la consommation. »

Actuellement, l’asperge blanche représente 88 % des ventes aux Pays-Bas, contre 11 % pour la verte, et moins de 1 % pour la violette.
Mais l’asperge verte progresse, lentement mais sûrement :

« Les jeunes générations s’y intéressent davantage, tout comme les personnes d’origine étrangère, qui sont nombreuses aux Pays-Bas. »

L’hébergement, principal défi pour la main-d’œuvre

En 2023, le salaire horaire minimum aux Pays-Bas est de 11,75 € brut (contre 10,24 € en 2021), ce qui laisse environ 9,50 € nets après impôts.
Mais le coût réel pour l’employeur est de 17,63 € de l’heure, incluant les cotisations sociales et les retraites pour les saisonniers.

« Je pensais que nous avions les salaires les plus chers du monde, mais j’ai vu que le Canada fait très fort aussi », plaisante Teeuwen.

Les saisonniers de Teboza viennent principalement de Roumanie. Quelques-uns viennent encore de Grèce, mais leur nombre diminue.

« Notre plus grand défi aux Pays-Bas actuellement, ce n’est pas de trouver les personnes — en tant que bon employeur, nous les attirons — mais de les loger. »

La récolte robotisée encore à 3 ou 4 ans de réussite

Teboza a mené plusieurs tests de récolte robotisée dans ses champs l’année dernière.

« Malheureusement, le premier robot (le Sparter de Cerescon) a fait faillite au milieu de la saison, ce qui nous a posé problème car il a fallu retirer la machine en avril. »

Un second modèle, développé par AVL Motion, est toujours en phase de test.

« Il faudra encore un peu de temps avant que ces machines soient adaptées à la récolte à grande échelle. »

La hausse des coûts, une problématique majeure

« Le plus gros défi pour nous, producteurs d’asperges, mais aussi pour l’ensemble du secteur, c’est : comment faire face à l’augmentation des coûts. »

Teboza mise beaucoup sur l’innovation pour y répondre.
L’entreprise a notamment réduit ses dépenses en matériaux d’emballage, un gain à la fois économique et écologique.

« Nous avons beaucoup diminué l’usage des emballages, mais en parallèle, les clients de la grande distribution demandent toujours plus d’asperges emballées. Donc même si on utilise moins de matière, on emballe plus d’asperges. »

Against asparagus dieback, unity is strength

The phenomenon of asparagus plantation dieback concerns all production areas in France, with variations depending on the year and climatic conditions. “In Maine-et-Loire, Landes or Gard, the mortality rate of shoots in vegetation is estimated at 10 to 20% on asparagus plantations over 8 years old. And yield losses can reach 30%,” said Maurane Pagniez of Invenio Asparagus Pole (a French experimentation centre). Phytophthoras, fusariums and purple rhizoctonia are the main causes and mycorrhization could limit or even resist these pathogens.

Promote the establishment of mycorrhizae

To avoid contamination of asparagus fields, crowns are often disinfected and treated before planting. “But this operation has the effect of destroying the endogenous mycorrhizae normally present on the crowns and making the young plants more sensi-tive to soil pathogens,” said Pagniez. The objective of a study by Invenio called Mycado is to evaluate the potential positive effects of the establishment of mycorrhizae. The project also aims to identify whether these mycorrhizae, once installed, have an impact on plant vigour. These tests involve comparing several strategies for promoting the establishment of mycorrhizae. “First of all, it is possible to wait for these mycorrhizae to settle without outside help, since it is a natural phenomenon,” said Pagniez. A second strategy is to employ « commercial solutions » for bringing these fungi. A third way is to obtain plants whereby nursery workers directly introduce mycorrhizae. The last strategy requires an intermediate step of relaying plants so as to multiply mycorrhizae, either by natural or commercial means, then incorporating this soil into the growing medium.

Impact on dieback

“After a year of culture in pallox, mycorrhizae became established via all modalities, including the control modality; that is to say, the one containing just the soil of a plot on which an absence of mycorrhization had been noted,” said Pagniez. In response to the other strategies, results will vary depending on whether the focus is on mycorrhization or on asparagus biomass. “The trial, which was set up in 2021, must be monitored over time with disease inoculations if necessary to ultimately validate the impact of mycorrhizae on resistance to dieback,” said Pagniez.

Asparagus sectors pushes to extend standard lengths

An informal meeting was held by representatives of German asparagus producer unions (North, South and East) and the French asparagus producers union during the Interaspa 2023 trade fair in Sandhatten, Germany at the beginning of September. The discussions, initiated in Germany, focused on proposals to change European standards regulating the harvesting length of CAT I and II asparagus, extending the dimensions from 22 cm to 24 cm.

An economically beneficial standard

The proposed new standard would enable a higher volume of marketed product without changing the quantity of inputs (plastic, pesticides, fertilisers, water, etc.). This would provide economic benefits to asparagus producers, through greater yield per hectare for unchanged production costs (particularly in terms of labour). The measure would not impact product quality because modern cultivation techniques with high mounds and new varieties are already being developed. In addition, it would allow waste reduction in the field, an argument that should also appeal to Brussels. The proposed new standard would simply be added to previous ones, with no obligation on producers to follow it. Everyone would remain free to continue to sell 22 cm asparagus instead of 24 cm. This would provide plenty of time for adapting labels, while also allowing producers that prefer not to make the calibre change to highlight their traditions. For its part, the French industry seems divided on the subject, with delegates expressing fears (poorly substantiated) concerning the risk of fibrosity in the last two centimetres of the spear and lower taste quality.
The exchanges prompted a desire for a broader sharing of information between Germany and France, as well as with other producing countries in Europe. The coordination work could continue during ExpoSE in Karlsruhe in November, with an official meeting between Italian, Spanish and Greek authorities.

Interaspa reflects gloomy German asparagus campaign

Attendance at Interaspa, a show dedicated to asparagus and berries in Sandhatten in Germany, is in sharp decline. Show director Fred Eickhorst said that this is the case with many agricultural events in the region. The sector is doing poorly, continuing the downward trend from the previous season, with a deflated market amidst spiralling production costs. Labour in particular represents a significant burden for German producers while the minimum wage continues to increase in the country. Bank interest rates are also rising, making it more difficult to invest to renew crops on German farms. In addition, producers are also encountering difficulties in handing down their activity to younger generations along the Rhine. So, the climate is far from calm, given all the uncertainties concerning the future of the German sector.

French campaign in sharp contrast to its neighbour’s

The 2023 German campaign saw volumes drop slightly, in line with the trend from the previous campaign, with stable prices, although price disparities were observed in different German regions. The climate remains gloomy for German producers walking the show’s aisles. By contrast, the French 2023 asparagus campaign went well, despite average sale prices over the season being identical to those registered in 2022 and production costs jumping again (+15%). However, French production is in currently going through a different phase from German production. The French asparagus sector is now stable after a period of drastic decline in surface area, and benefits from a dynamic domestic market. The German asparagus market, for its part, is a price-driven market. Experts from the sector advocate educating German consumers so that the share of household income allocated to food will rise from its current level in Germany of only 11% to closer to the 14% it is in France (Sources: Eurostat 2018; INSEE 2021).

L’art de couvrir les cultures

La couverture végétale croissante entre les rangs dans les plantations d’asperges est une pratique récente. Elle a débuté avec les cultures d’asperges vertes pour faciliter le passage des machines de récolte et limiter le tassement du sol. Cette technique a également montré d’autres avantages, comme la protection contre le vent qu’elle procure aux asperges, assurant une récolte de meilleure qualité et des turions plus droits. Les nombreux bénéfices agronomiques, thermiques, écologiques et environnementaux de la couverture végétale ont désormais conduit à son utilisation dans les cultures d’asperges blanches dans plusieurs zones de production européennes.

La couverture végétale améliore la portance du sol pour supporter le passage des machines d’assistance à la récolte, en particulier pendant les périodes pluvieuses.

Bénéficier d’un “effet brise-vent”

D’un point de vue agronomique, la couverture végétale améliore la structure du sol grâce au développement racinaire des espèces dans différents horizons, ce qui renforce la capacité du sol à retenir l’eau. Elle protège également contre l’érosion. En outre, les espèces à racines pivotantes captent les éléments minéraux, comme les nitrates, dans les couches profondes du sol et limitent le lessivage, tandis que les légumineuses apportent de l’azote. Le broyage du feuillage et du volume racinaire permet d’augmenter la teneur en humus du sol. L’apport de matière organique améliore significativement l’activité microbienne du sol, augmentant ainsi la disponibilité des nutriments. Lorsqu’une couverture végétale est maintenue sur une parcelle pendant toute la durée de vie d’une plantation d’asperges, le pourcentage de matière organique dans les inter-rangs est plus élevé, rendant la parcelle plus favorable à la replantation, en particulier dans les aspergeraies à grands espacements (plus de 3,5 m). Il est pertinent d’envisager une couverture végétale permanente afin de tirer parti de ses bénéfices thermiques tout au long du cycle de culture. Au printemps, lorsque la couverture végétale se développe au-dessus des buttes avant la récolte, elle offre un « effet brise-vent » qui rend les plastiques moins susceptibles d’être emportés ou déplacés. Elle contribue aussi à réchauffer plus rapidement la butte, celle-ci étant moins exposée au vent, souvent venu du nord. Un degré supplémentaire au-dessus de 12 °C à la couronne peut générer un gain de 30 kg/ha récoltés par jour en début de saison. Une fois broyée dans les premiers jours de récolte, la couverture végétale permet au sol de mieux supporter le passage des engins de récolte, surtout en période pluvieuse.

Semée, contrôlée et entretenue

À la fin de la récolte, de nouvelles plantes se développent, créant des conditions favorables à la présence d’auxiliaires de culture (syrphes, carabes, chrysopes, coccinelles, etc.). Elles limitent aussi le développement des adventices dans l’inter-rang. Cela est particulièrement utile lorsqu’on cherche à réduire l’usage d’herbicides ou en agriculture biologique. Une fois broyée, la végétation peut être déposée sur le rang de plantation pour servir de paillage naturel, limitant la pousse des herbes. En automne et en hiver, la couverture végétale atténue aussi les effets des pluies fortes. Toutefois, certains inconvénients peuvent apparaître, comme une aération réduite du rang et un risque accru de maladies lié à une humidité plus élevée. Par ailleurs, dans certaines situations, elle peut favoriser le développement des populations de rongeurs.

La couverture végétale améliore la portance du sol pour supporter le passage des machines d’assistance à la récolte, en particulier pendant les périodes pluvieuses.

La couverture végétale doit être semée, contrôlée et entretenue. Elle peut être semée à la fin de la récolte et bénéficier des pluies. Plus tard, son installation est facilitée si la parcelle est irriguée par aspersion. Il est conseillé de combiner différentes familles végétales :

graminées : seigle, avoine, ray-grass (fort développement racinaire) ;

crucifères : radis fourrager, radis chinois, moutarde blanche (racine pivotante) ;

légumineuses : trèfle d’Alexandrie, lentille fourragère (fixation de l’azote).

La durée nécessaire de la couverture végétale (permanente ou saisonnière) détermine aussi le choix des espèces. Il faut donc tenir compte de la sensibilité au gel : l’avoine, le trèfle d’Alexandrie et la phacélie y sont sensibles, tandis que le ray-grass, le seigle, la lentille et le radis le sont peu. Il convient d’utiliser entre 12 et 15 kg/ha selon l’écartement des rangs et la largeur de l’inter-rang.

Améliorer l’intégration des plastiques

Le maintien d’une couverture végétale permanente nécessite certaines adaptations, voire des investissements matériels. Des espacements larges permettent l’enherbement des rangs toute l’année tout en gardant assez de terre pour le buttage. Certains constructeurs de matériel (ex. : Engels) ont également adapté des buttoirs pour préserver la couverture végétale sur le rang (voir rubrique Matériel). Même si l’enherbement du rang nécessite des passages répétés de tracteur et de broyeur pour contrôler la pousse (tous les 8 à 10 jours en irrigation par aspersion ou toutes les 3 semaines en goutte-à-goutte), la consommation de carburant reste bien inférieure à celle des outils de travail du sol. Enfin, le « verdissement » des rangs d’asperges améliore l’intégration paysagère des parcelles et réduit fortement la « pollution visuelle » souvent reprochée à la culture de l’asperge dans certaines régions.

Long harvests, extensive daylight and high yields in China

Hangzhou Jiahui Agricultural Development Co., Ltd was founded in 2000. The asparagus planting area is located near the edge of the Qiantang River in Hangzhou, Zhejiang Province, a region with a subtropical monsoon climate, high summer temperatures and humidity, leading to extremely serious risk of stem blight. What’s more, the soil is sandy loam. As a result, the asparagus is planted in plastic tunnels. The products are mainly sold in Beijing, Shanghai, Guangzhou and other big cities, but some is exported to Japan. Asparagus consumption in China is on the rise thanks to increased demand from hotels, restaurants and festivals. But there is currently a lack of supply, which makes planting very profitable. Some production areas are as large as 68 hectares. However, input and labour costs are rising each year, which is cutting into producers’ profit margins and slowing the expansion of planting area. To respond to these issues, Hangzhou Jiajui has begun to focus on creating new cultivation technologies and breeding new varieties.

Harvesting spears over three stages

The main varieties grown by the company are UC157, Atlas, Grande, Jialu No. 1, Depola, Fengdao No. 1, Fengdao No. 2, Jinguan, Feicui Mingzhu, Huamiao, and more, all of which are planted in greenhouses or plastic tunnels. The plants remain in these enclosures throughout the growing cycle, keeping mother-stems twice and harvesting spears three times a year. Production is ongoing throughout the whole year. After fertilising in early December, a plastic film is used to cover the whole tunnel. There is usually a smaller tunnel in the greenhouses for heating, with double plastic tunnels commonly used to increase temperatures and produce early spears. The inside tunnel is removed by early March. The films on both sides of the tunnel are rolled up in early May and just the top film remains until December.

The top-covering method is employed to prevent outbreaks or spread of stem blight pathogens. The winter harvest period can also be advanced to the end of December or start of January. Asparagus can also be on the market just in time for the Chinese Spring Festival, when the price is at its peak. In autumn, the harvesting period can be postponed until the middle of November, and the dormancy period of asparagus is less than two months.

Using mother-stems twice

The first harvest, called the “spring harvest”, is from late December or January to early April. Spears with a diameter larger than 1cm are selected for use as spring mother-stems. The second harvest, the “summer harvest”, is from mid-May to late August, when spears are harvested under the mother-stems. Then, all the mother-stems are removed and spears with a diameter larger than 0.8cm are selected for use as autumn mother-stems.

The third harvest (the autumn harvest) is from early September to mid-November. All stems are removed after the arrival of the frosts and the plants enter their dormant period.The spears are harvested by hand when they reach 35-40 cm. Thanks to the multiple harvesting periods and the extensive use of organic fertiliser, the annual yield of 4-8-year-old unprocessed asparagus can reach about 75 tons per hectare. The sorted and bundled spears (35-37 cm or shorter) have their white roots cut off and are sent for marketing. Partition management is used in the production area, with each farmer managing 1.3-2 hectares or more. The input materials are purchased and distributed by the company, which is also responsible for recycling and selling all products under a joint brand. Ninety percent of the proceeds goes back to the farmers, which is very motivating for them and has improved productivity and efficiency levels.

Four patents

The firm has its own research centre, equipped with a small laboratory and technicians, who mainly work on developing new cultivation techniques and breeding new varieties. As a result of its cultivation technology research, four patents have been obtained, including for asparagus cultivation, a fertilisation method, a seed plot management method, and a biodegradable film for promoting early asparagus harvests in winter and spring.

In addition, three varieties have been developed:

1) Jialu No. 1, which has a green colouring and is medium-ripe;

2) Zaojia No. 2, which is early and stout, has a long harvesting period in spring, and a tight head that is not easy to scatter; and

3) JH120, which responds to the local market’s preference for stout asparagus. It has a tightly wrapped head and a lightish colouring.

A complex and changeable natural environment

As the economy of this region is relatively developed, there is a high standard of living and asparagus demand is still growing. But competition in the asparagus industry is fierce. As a result, businesses are actively exploring more efficient, sustainable and practical cultivation techniques, as well as more cost-effective and convenient sales methods, so as to cope with the complex and changeable natural environment, improve the quality and safety of asparagus products, and meet the quality standards expected by consumers. As farmers recognise the critical role played by variety choice, such decisions are made very carefully.

Fertilisation and pest control process

1/ Fertiliser and water management

Apply decomposed organic manure (e.g. pig manure) and ternary compound fertiliser by ditch application three times a year. A three-compound fertiliser (15% N, 15% P2O5, 15% K2O) is applied once a month for topdressing during harvest.

Drip irrigation is usually employed to replenish field moisture, and attention is paid to drainage during the summer rainy season.

2/ Disease and pest control

Stem blight (Phomopsis asparagi) is the main disease threat. The stems are kept dry and the spread of pathogens is controlled because the plastic greenhouses keep out the rain. Two critical control periods are needed: 1) When the spear has grown into its mother-stem, spraying fungicide can help to prevent the invasion of diseases in the process of stem lignification transformation; 2) After the mother stem has been completely removed, it is very helpful to remove the sick stalks in time and sterilise after removing all the stems. Noctuidae and thrips constitute the main pests. Sex attractant trapping is very necessary to combat noctuidae, and biological pesticides are also used to control both noctuidae and thrips.

Size determines the price

Asparagus products are mainly sold on the domestic market through supermarkets and local markets, but online sales and group buying have also emerged in recent years. Price is determined by size, with stouter asparagus fetching higher prices. Wholesale prices of asparagus fluctuate widely depending on availability, reaching a peak during the Spring Festival and the winter shortage period. The rest of the time, prices are relatively stable and depressed. Also during the period in which mother-stems are retained, there is less supply, which leads to a slight price increase.

Five steps of cultivation mode in Hangzhou Jiahui Agriculture

1. Double tunnels are used in winter and early spring.

2. Spears are pulled out by hand without mother-stems.

3. Mother-stems are retained after harvesting spring and summer asparagus

4. When the mother-stem matures, new shoots grow.

5. Harvesting summer and autumn asparagus under mother-stems

A model for predicting harvests

Dans de nombreux pays, en particulier en Europe, l’asperge est le légume qui annonce le retour du printemps et de la nouvelle saison.

La date de son apparition ainsi que l’évolution des volumes de production sont très influencées par les conditions météorologiques de l’hiver précédent dans les bassins de production (du sud au nord). De plus, la consommation de ce « légume de printemps » et « légume plaisir » est elle aussi affectée par la météo parfois capricieuse de cette période de l’année.

Ce jeu entre offre et demande constitue la base de la fixation des prix de l’asperge, et donc de la rentabilité de la culture. Pouvoir anticiper la dynamique de production est donc un atout décisif, en particulier lorsque l’asperge est commercialisée par les chaînes de grande distribution (hypermarchés, discounters), qui exigent une planification des approvisionnements et des prix.

En France, où la production totale avoisine les 25 000 tonnes, l’asperge est produite dans tout le pays, avec de grandes surfaces situées dans les Landes, le Maine-et-Loire, la Gironde, le Gard et le Bas-Rhin.

Mieux anticiper la dynamique de production

« Les prix sont généralement élevés au début de la campagne, avec des cotations au stade expédition, fin février pour les Landes, autour de 12 €/kg (asperges blanches, sud-ouest, catégorie 1, calibre 16–22 mm), car les informations sur les volumes restent confidentielles », explique Astrid Etèvenaux, directrice de l’IGP nationale Asperges de France. Puis, les prix chutent fortement jusqu’à fin mars, moment où tous les bassins sont en production, avec un rebond des prix autour de Pâques, avant de redescendre jusqu’à la fin de la saison, atteignant leur niveau le plus bas (entre mi-mai et début juin) : 3 à 6 €/kg au stade expédition (asperges blanches, sud-ouest, catégorie 1, 16–22 mm). « C’est autour de Pâques que les consommateurs attendent le plus l’asperge, c’est donc là que l’on espère atteindre le pic de production. Le prix moyen en magasin se situe entre 5 et 7 € par kilo », ajoute Etèvenaux.

Face à cette situation, les membres d’Asperges de France réfléchissent depuis plusieurs années à la création d’un outil d’aide à la décision permettant de mieux anticiper la dynamique de production des plantations d’asperges. Un tel modèle permettrait d’optimiser la communication entre professionnels, notamment avec les grandes enseignes, et d’organiser les travaux de récolte et de conditionnement.
À long terme, il permettrait aussi d’anticiper les conséquences du changement climatique sur la filière.

Asperges de France, en collaboration avec les stations de recherche INRAE et Invenio, travaille au développement de ce modèle. La première étape a consisté à identifier les principaux paramètres biologiques et techniques liés à la cinétique de production des aspergeraies.

« Le premier prototype visait à estimer la date du pic de production. Nous nous sommes concentrés sur l’impact de la température sur l’initiation et la vitesse de croissance. Nous avons relevé les températures de l’air dans plusieurs bassins, et les avons transformées en température des buttes couvertes, à différentes profondeurs. Nous avons ensuite calculé la date théorique à laquelle les besoins en froid et en chaleur de la plante sont atteints, à partir de données scientifiques », explique Émilie Casteil, cheffe de projet chez Asperges de France.

La capacité à anticiper la dynamique de production est un levier clé pour planifier les approvisionnements et les prix.

Autres facteurs à prendre en compte

Les données recueillies auprès des producteurs membres ont permis de construire un prototype pour estimer les pics de récolte des années passées. Les premiers résultats sont très encourageants et indiquent que la méthode est adaptée à l’asperge. « Le pic de production est estimé avec une précision moyenne de 6 jours, allant de 1 à 13 jours selon les années. Mais le prototype actuel ne permet pas encore d’estimer la date de début de récolte ni le rendement prévisionnel », précise Casteil. Le travail va se poursuivre par la collecte de données supplémentaires afin d’affiner le modèle et d’en améliorer la fiabilité et la précision. « Il est nécessaire d’intégrer d’autres facteurs comme la variété et l’âge de la plantation, la gestion des films plastiques (côté noir ou blanc), l’ensoleillement, et les réserves stockées dans la griffe », poursuit Casteil.

Un doctorant devait être recruté en 2023 pour approfondir ces recherches. À terme, cela devrait permettre aux producteurs de s’appuyer sur ce modèle pour leurs décisions. Enfin, dans un contexte de changement climatique, cet outil permettra aussi d’évaluer son impact sur la production d’asperges dans les différentes régions françaises. Les attentes des producteurs sont fortes, et les premiers résultats sont jugés prometteurs. Selon Asperges de France, le modèle pourra être transposé à l’asperge verte, les données d’entrée étant identiques. Il faudra cependant l’adapter à ses spécificités de culture : pas de buttes ni de films plastiques, ce qui implique une autre approche thermique. 

Les défis de l’estimation de la production française

La production française d’asperges s’élève à 25 800 tonnes sur plus de 6 500 hectares. La France compte cinq grands bassins de production (Landes, Maine-et-Loire, Gironde, Gard, Bas-Rhin), mais l’asperge est cultivée dans l’ensemble du pays. Cette fragmentation de la production, avec peu de structuration entre producteurs, rend difficile l’estimation des dynamiques de production pendant la saison.
La récolte commence en février dans les premiers bassins (Landes), et se termine en juin dans les derniers (Maine-et-Loire). Selon les données Kantar, 58 % des achats d’asperges se font en grande distribution (hypermarchés, supermarchés, EDMP, GSF), 23 % sur les marchés locaux, 10 % chez les primeurs, et 8 % en vente directe.

Pourquoi l’Allemagne réduit-elle sa production d’asperges ?

Avec un volume de 110 300 tonnes, l’Allemagne a cultivé 40 % de la production européenne d’asperges en 2022.

Mais les pays exportateurs européens n’ont pas à s’inquiéter, affirme Michael Koch de l’AMI, car « nous gardons presque toutes nos asperges pour nous – nous en exportons très peu. »
Il faisait partie des intervenants lors de la rencontre internationale de l’asperge, organisée le 23 novembre dernier dans le cadre du salon ExpoSE, dédié aux asperges et aux fruits rouges, à Karlsruhe, en Allemagne. Koch, responsable du département horticulture chez AMI, organisme allemand spécialisé en intelligence de marché agricole, a présenté un aperçu de l’offre et de la demande sur le marché allemand de l’asperge, ainsi qu’une projection pour 2023.

Une production en déclin en Allemagne

Koch a commencé par décrire l’évolution de la production en Allemagne, qui est en baisse depuis cinq ans. Le pays avait atteint un record de 133 020 tonnes en 2018, suivi de prix très bas, ce qui a entraîné une réduction de la production. En 2022, la superficie totale dédiée à l’asperge en Allemagne était de 25 046 ha, soit 2,5 % de moins que l’année précédente. La surface réellement exploitée était de 21 267 ha, en baisse de 5 % sur un an, tandis que la surface non cultivée a augmenté de 11 %.
La récolte de 2022 s’élevait à 110 300 tonnes, soit 7,5 % de moins qu’en 2021, et Koch prévoit une nouvelle baisse pour 2023 : « la demande était très faible en 2022 en raison de l’incertitude des consommateurs, les prix ont chuté, certains producteurs ont donc cessé la récolte avant la fin. » Le rendement moyen était de 5,19 t/ha, soit 3 % de moins qu’en 2021, et « on s’attend à ce qu’il soit encore un peu plus faible en 2023. »

Méthodes de culture et déroulement de la récolte

En Allemagne, la couverture des rangs d’asperges avec des bâches plastiques est la norme : seulement 10 à 14 % de la surface est cultivée sans couverture.
Des bâches noires ou blanches couvrent 84 % des surfaces, les triples couvertures représentent environ 7 %, et les bâches perforées 2 %.
Les mini-tunnels couvrent 41 % de la surface cultivée.
La récolte commence en février sur des zones chauffées, mais « il faudra voir si cela restera possible dans les années à venir à cause du coût élevé de l’énergie », souligne Koch.
Elle se poursuit ensuite avec les cultures sous triple couverture, puis double, puis simple (avec bâches noires ou blanches).
Le défi principal, selon lui, se situe entre avril et mai : « lorsque toutes les surfaces sont en production, s’il fait chaud et ensoleillé, l’offre dépasse largement la demande, ce qui provoque systématiquement une baisse des prix. »
En 2022, ces prix n’étaient pas suffisants pour couvrir les coûts de production en hausse.

Offre de marché et canaux de distribution

Sur les 110 300 tonnes produites en 2022, les organisations de producteurs n’en représentaient qu’environ 10 %, ce qui est « très peu », souligne Koch, notant la diversité des acteurs sur le marché allemand, parfois au détriment de son bon fonctionnement.
Avec les importations, l’offre totale sur le marché atteignait 129 800 tonnes, dont il faut déduire 28 400 tonnes de pertes tout au long de la chaîne de valeur, ainsi que 2 900 tonnes exportées, pour arriver à 98 600 tonnes disponibles pour la consommation intérieure.

L’asperge reste un produit de niche en Allemagne

Alors que l’asperge blanche représente 90 % de la production allemande et la verte 10 %, les préférences des consommateurs sont légèrement différentes.
Koch indique une tendance croissante à consommer de l’asperge verte, essentiellement importée.
Les Allemands sont réputés comme les champions européens de la consommation d’asperges, mais « la demande a été très faible en 2022 à cause de l’incertitude des consommateurs, ce qui a fait baisser les prix. »
La consommation moyenne par habitant était de 1,17 kg en 2022, contre 1,33 kg en 2021 et 1,28 kg en 2020.
Sur les 98 600 tonnes disponibles, 72 % (soit 70 971 t) étaient consommées par les ménages, et 28 % dans le secteur HoReCa (hôtellerie-restauration).
Koch note que 61 % des achats des ménages proviennent des distributeurs alimentaires (environ 43 200 tonnes), dont seulement 33 % via les discounters. « Ce qui est très différent des autres légumes, pour lesquels les discounters détiennent environ 50 % de parts de marché. Cela montre que l’asperge reste un produit spécial. »
Le segment non-distributeur représente 38 % des ventes aux ménages (27 200 tonnes), dont 18 % en vente directe à la ferme – un chiffre nettement supérieur à celui observé pour les légumes en général.

L’essentiel des importations fraîches sont des asperges vertes

Les mois d’avril et mai sont ceux où l’Allemagne importe le plus d’asperges fraîches, principalement d’Espagne et de Grèce, suivies de l’Italie, du Pérou et d’autres pays.
« Le Mexique devient un nouvel acteur important, remplaçant progressivement le Pérou », précise Koch.
L’Allemagne est autosuffisante à 86 % pour les asperges fraîches, mais elle a tout de même importé 19 500 tonnes en 2022, un chiffre faible comparé aux 22 000 à 26 000 tonnes habituelles.
Bien qu’il soit difficile de quantifier précisément, la majorité des importations concerneraient l’asperge verte, avec très peu d’asperge blanche.
L’Allemagne exporte également une petite quantité d’asperges, principalement en avril et en mai, « mais ne vous inquiétez pas », rassure Koch les producteurs étrangers, « on parle de moins de 5 000 tonnes, soit une part très faible de la production totale. »

Le coût de la main-d’œuvre saisonnière en hausse

En 2020, la pandémie avait fortement limité l’arrivée de travailleurs saisonniers, mais la situation s’est améliorée en 2021 et 2022.
On estime que 80 % des saisonniers viennent de Roumanie, 15 % de Pologne, et les 5 % restants de pays comme la Croatie ou la Bulgarie.
Pendant la récolte, le travail est principalement rémunéré à la performance, mais certains sont payés à l’heure, ce qui constitue un défi majeur : en octobre 2022, le salaire minimum est passé à 12 € brut, soit une augmentation de 22 % par rapport à l’année précédente.
Dans certains cas exceptionnels, le travail à court terme permet d’éviter les cotisations sociales.
Mais pour environ 30 % des employés des exploitations d’asperges et de fruits rouges en Allemagne, ces cotisations doivent être versées par l’employeur, représentant un coût supplémentaire d’environ 20 % du salaire brut.

Maladies et ravageurs

En général, l’Allemagne n’a pas connu de problèmes majeurs de maladies ou de ravageurs en 2022.
Cependant, au printemps, une forte vague de coléoptères de l’asperge a causé des dégâts notables sur l’asperge verte.
En septembre, un petit foyer de pucerons de l’asperge a été observé, sans grand impact.
Un cas d’asperge fly a également été signalé, là encore sans importance majeure.
La sécheresse et la chaleur n’ont pas généré de pressions pathogènes significatives.
Des cas de Stemphylium ont été détectés, mais sans gravité.
Un peu de rouille de l’asperge a été noté au printemps, puis en août dans presque toutes les régions, mais là encore sans conséquence.
Enfin, Koch ajoute : « Nous avons dû irriguer les plantations après la récolte, ce qui représente un coût de production supplémentaire. »