Archive

« Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence » Les fabricants de caisses en bois GROW prêts à répondre aux exigences du PPWR par FreshPlaza

Les fabricants de caisses en bois GROW prêts à répondre aux exigences du PPWR

« Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence »

Les fabricants de caisses et d’emballages en bois destinés aux fruits et légumes, réunis au sein de l’association GROW e.V., se disent prêts à répondre aux futures exigences du règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR). Grâce à la nouvelle rubrique « Services » de son site Internet, l’association met à la disposition de ses membres et de leurs clients des informations pratiques, des modèles de documents et des guides afin de faciliter une mise en conformité rapide et efficace avec les nouvelles dispositions.

Cliquez ici pour accéder à la rubrique « Service »

L’échéance du 12 août 2026 approche à grands pas : à partir de cette date, les exigences essentielles du PPWR s’appliqueront directement dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Pour les fabricants, les distributeurs et tous les opérateurs mettant des emballages sur le marché, cela implique que les justificatifs, les informations relatives à la conformité et la documentation devront être présentés de manière encore plus structurée et facilement accessibles. Afin d’accompagner le secteur, GROW met à disposition des informations centralisées sur le PPWR et la loi allemande sur les emballages (VerpackDG), ainsi que des modèles de documents destinés à faciliter leur mise en œuvre par les entreprises adhérentes et leurs clients.

« Depuis de nombreuses années, nos entreprises membres s’engagent en faveur de la qualité, de la traçabilité, de la sécurité alimentaire et du développement durable. Aujourd’hui, ces atouts constituent plus que jamais un avantage concurrentiel décisif », souligne GROW. « Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence et mettons à la disposition de nos clients les documents dont ils ont besoin pour satisfaire à leurs propres obligations tout au long de la chaîne d’approvisionnement. »

Les caisses en bois destinées aux fruits et légumes répondent pleinement aux exigences des solutions d’emballage modernes : fabriquées à partir d’une matière première renouvelable, elles sont recyclables, biodégradables et parfaitement intégrées aux filières de valorisation existantes. Leur robustesse, associée au microclimat naturel qu’elles créent, contribue en outre à préserver la fraîcheur et la qualité des produits. Les entreprises membres de GROW s’approvisionnent exclusivement en bois auprès de forêts communales ou domaniales certifiées et appliquent des normes de qualité strictes, garantissant une traçabilité complète de chaque caisse, de l’arbre jusqu’au produit fini.

La nouvelle rubrique « Services » du site Internet de GROW centralise les informations les plus utiles pour les clients. Elle propose notamment des explications sur le PPWR et la VerpackDG, des précisions concernant les exigences documentaires, ainsi que des modèles et exemples de déclarations de conformité destinés à faciliter les échanges entre fabricants, distributeurs et autres acteurs de la filière. L’objectif est de simplifier la mise en œuvre des nouvelles obligations, d’apporter rapidement des réponses aux questions pratiques et d’accompagner l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement dans le respect des exigences réglementaires.

Des informations fiables, des documents pratiques et un accompagnement spécialisé
Avec cette nouvelle offre de services, GROW réaffirme sa volonté non seulement de promouvoir les emballages en bois durables, mais aussi de contribuer activement à la mise en œuvre des nouvelles normes européennes en matière d’emballage. Les clients des fabricants de caisses en bois membres de GROW bénéficient ainsi, dès à présent, d’informations fiables, de documents directement exploitables et d’un accompagnement professionnel assuré par un secteur pleinement préparé aux nouvelles exigences réglementaires.

Pour plus d’informations :
Uwe Groll
GROW GmbH
Hauptstraße 98
67133 Maxdorf
Tél. : 06237-929593
grow-gmbh@t-online.de
www.grow-deutschland.de

Fraise Label Rouge : une campagne réussie grâce à la mobilisation de toute la filière par Sylvie Delaurier-Zanuttigh, Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne et FreshPlaza

Sylvie Delaurier-Zanuttigh, Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne

Fraise Label Rouge : une campagne réussie grâce à la mobilisation de toute la filière

Avec 465 tonnes commercialisées contre 360 tonnes en 2025, la campagne 2026 de la Fraise Label Rouge s’achève sur une progression significative. Une dynamique portée par une demande toujours soutenue des consommateurs, un engagement croissant des producteurs et une mobilisation de l’ensemble de la filière. Si ce bilan confirme l’attractivité du Label Rouge, Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) et productrice de fraises, framboises et kiwis, appelle néanmoins à rester vigilant et à anticiper face aux défis climatiques qui pourraient rebattre les cartes dans les prochaines années.

Une filière qui attire toujours plus de producteurs
Au-delà de la hausse des volumes commercialisés, la campagne 2026 confirme l’intérêt grandissant des producteurs pour la démarche Label Rouge. « Il y a aujourd’hui une véritable volonté de la grande distribution de mettre en avant un produit de qualité, et cela nous aide énormément. Les producteurs voient l’intérêt de cette démarche pour accéder à cette plus-value qu’apporte le Label Rouge », explique Sylvie Delaurier-Zanuttigh.

Cette dynamique se traduit par une augmentation régulière du nombre de producteurs engagés. « Nous sommes aujourd’hui 117 producteurs dans la démarche. C’est un chiffre qui a fortement progressé ces dernières années et qui témoigne de cette volonté de créer davantage de valeur autour de nos fraises. » La Gariguette, qui représente 94 % des volumes Label Rouge, demeure la variété emblématique de cette offre qualitative, complétée par la Mariguette et la Charlotte au printemps.

Une réussite collective malgré une année hors norme
Si les résultats sont au rendez-vous, la campagne n’a pourtant pas été de tout repos. « Cette année a été celle de tous les records », résume la présidente de l’AIFLG. Tempêtes, deux épisodes d’inondations successifs, fortes chaleurs précoces et volumes de production particulièrement élevés auraient pu déséquilibrer le marché.

Pourtant, la consommation a suivi. « Nous avons finalement trouvé un équilibre entre une très forte production et une demande qui est restée dynamique. Les commerciaux et les metteurs en marché ont énormément travaillé pour maintenir les prix, tandis que les producteurs ont tout fait pour produire des fraises de qualité. La grande distribution a également répondu présente. Cette belle campagne Label Rouge est le fruit d’un véritable travail d’équipe qui témoigne d’une filière en harmonie ».

Grâce à cette mobilisation collective, les prix se sont maintenus tout au long de la saison, confirmant la capacité de la filière à valoriser une production exigeante malgré un contexte particulièrement mouvementé.

Anticiper les effets du changement climatique
Si le bilan est positif, Sylvie Delaurier-Zanuttigh choisi la prudence et refuse de considérer cet équilibre comme acquis. « Les épisodes de chaleur de plus en plus précoces et prolongés fragilisent les cultures, notamment en seconde partie de campagne. Aujourd’hui, beaucoup de producteurs choisissent d’arrêter plus tôt parce que les plantes sont trop fatiguées. La vraie question est de savoir combien de temps cet équilibre pourra durer. Si les coups de chaud arrivent de plus en plus tôt, est-ce que tout le monde ne va pas vouloir produire uniquement sur le créneau précoce ? Dans ce cas, nous risquerions une surproduction qui ferait chuter les prix, ce qui serait catastrophique pour la filière ».

Pour la présidente de l’AIFLG, la filière devra réfléchir dès maintenant à l’évolution de ses calendriers de production et à la diversification de certaines cultures afin de préserver cet équilibre économique.

La qualité gustative, principal atout de la fraise française
Face à la concurrence étrangère, Sylvie Delaurier-Zanuttigh reste néanmoins confiante dans les atouts de la production française. « Nous ne produisons pas du tout les mêmes fraises que nos voisins. Nous offrons une vraie plus-value, grâce à des variétés gustatives aux textures et aux arômes différents. Des variétés sensibles qui ne pourraient être produites dans des pays plus chauds, et qui ne résisteraient pas au transport. Ce sont ces deux variables aujourd’hui qui protègent notre production ».

Pour autant, préserver cette qualité nécessitera de continuer à accompagner les producteurs. « Il faudra nous donner les moyens de protéger correctement nos cultures face aux ravageurs, alléger certaines charges et répondre aux enjeux de main-d’œuvre. L’avenir de la filière dépendra aussi des décisions politiques. »

Malgré ces défis, la présidente de l’AIFLG conserve sa confiance. « La filière fraise est très bien organisée. Les producteurs, les metteurs en marché et les distributeurs savent travailler ensemble. La campagne 2026 l’a encore démontré. Je reste optimiste, mais rien n’est définitivement acquis. Nous devons continuer à anticiper et à nous adapter pour préserver cette qualité qui fait aujourd’hui la force du Label Rouge et de la filière française de la fraise. »

Pour plus d’informations :
Elodie Larrouquette

La fraise résiste à un printemps record avant de subir la canicule par Emeline Vanespen, AOPn Fraises Framboises de France et FreshPlaza

Emeline Vanespen, AOPn Fraises Framboises de France :

La fraise résiste à un printemps record avant de subir la canicule

Après un printemps marqué par des pics de production historiques, la filière française de la fraise fait désormais face à une tout autre problématique : des épisodes de chaleur persistants qui fragilisent les cultures, dégradent la qualité des fruits et pèsent lourdement sur la rentabilité des exploitations. Si le marché a réussi à absorber les volumes exceptionnels du printemps grâce à une forte mobilisation commerciale, la deuxième partie de saison s’annonce beaucoup plus compliquée. Emeline Vanespen, directrice de l’AOPn Fraises Framboises de France, revient sur une campagne contrastée, marquée par une adaptation permanente des producteurs.

Un printemps difficile, mais des volumes finalement écoulés
La saison printanière aura entre autres été marquée par une fin précoce de la Gariguette, conséquence directe des conditions météorologiques. « C’est souvent la météo qui détermine le moment où l’on arrête les arrosages, et cette année cela s’est fait assez tôt pour la Gariguette. Les variétés remontantes, comme la Charlotte ou la Mara des Bois, ainsi que des variétés rondes comme Kara ou Murano, ont ensuite pris le relais. »

Le véritable défi est toutefois apparu au printemps avec des pics de production rarement observés. « En semaine 15, nous avons connu un pic historique sur la Gariguette, puis d’autres pics en semaines 17 et 18. L’alternance entre des nuits douces et des journées chaudes a accéléré le mûrissement des fruits. Nous étions constamment sur le fil entre la production et la consommation. »

Si le marché aurait pu basculer, la filière est finalement parvenue à absorber ces volumes grâce à une forte mobilisation commerciale. « Beaucoup d’actions ont été mises en place pour dynamiser la consommation, avec notamment un plan de communication très complet. Les gros volumes sont passés, non sans difficulté, mais ils sont passés. »

Une canicule durable qui impacte fortement la qualité Depuis plusieurs semaines, la situation s’est toutefois inversée. Les fortes chaleurs répétées mettent les plantations à rude épreuve. « On ne parle même plus les pics de chaleurs. La canicule ne cesse pas et les plantes sont vraiment en souffrance. Il devient très compliqué de maintenir une bonne qualité de fruits avec des températures aussi élevées et surtout aussi durables. »

Les producteurs sont contraints d’effectuer un tri important, aussi bien au champ qu’en station de conditionnement. Une part significative des fruits est désormais orientée vers l’industrie. « Depuis un mois, une partie importante des fraises part en industrie. C’est toujours moins préjudiciable que de jeter la marchandise, mais cela reste une perte sèche très importante pour les producteurs. Les prix de l’industrie ne couvrent absolument pas les coûts de production, ce qui rend la situation très compliquée pour les producteurs ».

Même si les cours sur le marché du frais restent corrects grâce à la baisse des volumes engendrée par l’arrêt de la production de certains fraisiculteurs, l’équilibre économique demeure fragile. « Si l’on tient compte de tout ce qui part en industrie, la situation économique n’est vraiment pas bonne. »

Une fin de campagne qui s’annonce moins abondante À ces difficultés de production s’ajoute une consommation plus hésitante. La concurrence des autres fruits d’été, les départs en vacances et les problèmes de qualité ont pesé sur les ventes. « On sent clairement la compétition avec les fruits estivaux. Certaines lignes se sont fermées plus tôt que prévu et la redistribution de la population avec les vacances n’aide pas ».

Conséquence directe : les volumes de la deuxième partie de campagne seront inférieurs aux prévisions. « Les producteurs essaient de maintenir quelques parcelles en production, mais avec la chaleur et les problèmes de qualité, c’est très compliqué. Cette année, nous aurons clairement moins de volumes sur la période été-automne que ce qui était attendu ».

Vers des solutions pour adapter la production aux nouvelles conditions climatiquesFace à cette multiplication des épisodes de chaleur, la filière accélère sa réflexion sur les moyens d’adaptation. De nombreuses exploitations disposent déjà de dispositifs limitant les coups de chaud : blanchiment des serres, ombrage, brumisation ou encore récoltes avancées dès 6 heures du matin. « Mais aujourd’hui, quand une canicule dure aussi longtemps, nous n’avons pas de solution miracle », reconnaît Emeline Vanespen.

C’est dans cette optique que l’AOPn Fraises et Framboises de France a lancé un appel à projets afin d’identifier des solutions combinant plusieurs leviers techniques. « Nous savons qu’il existe des différences de comportement entre les variétés face à la chaleur, mais les plus résistantes ne sont pas forcément les plus intéressantes sur le plan gustatif. L’objectif est donc de trouver des solutions combinatoires, en associant le choix variétal, l’ombrage, le blanchiment des serres ou encore des systèmes de refroidissement déjà utilisés dans des pays où les températures sont encore plus élevées. »

Un enjeu devenu national. « Habituellement, les fortes chaleurs concernent surtout le Sud-Est et le Sud-Ouest. Cette année, c’est l’ensemble du territoire qui a été touché, y compris la Bretagne. Il est indispensable de trouver des solutions pour rendre la production française plus résiliente face à ces épisodes caniculaires. »

Pour plus d’informations :
AOPn Fraises Framboises de France
https://fraisesdefrance.fr

Marché mondial : la fraise par FreshPlaza

Marché mondial : la fraise

La saison européenne de la fraise continue d’être marquée par des conditions météorologiques contrastées, avec des épisodes de chaleur prolongée qui affectent la production, la qualité des fruits et les dynamiques de marché dans plusieurs bassins de production majeurs. Si certains marchés profitent d’une demande soutenue à mesure que les disponibilités locales se resserrent, d’autres subissent la pression d’une consommation en berne, de problèmes qualitatifs ou de volumes excédentaires.

Italie : une demande en deçà des attentes
Les températures anormalement élevées enregistrées ces dernières semaines ont pesé lourd sur la production estivale de fraises. Un producteur spécialisé dans la culture hors-sol en altitude, à environ 1 000 mètres, signale que des températures atteignant 34 °C en juin ont provoqué un stress thermique important sur les plants. L’accès à une irrigation suffisante est également devenu de plus en plus difficile à assurer. Si le marché de la fraise reste actif, la demande n’a pas été au rendez-vous. Le producteur commercialise ses fruits en barquettes de 2 kg à un prix moyen d’environ 22 € la barquette. L’un des atouts majeurs de ces fraises de montagne réside dans leur meilleure conservation par rapport aux fruits issus des zones de plaine. Toutefois, la hausse des coûts de production est devenue une préoccupation majeure ces derniers mois : les charges globales ont progressé d’environ 10 %, principalement sous l’effet de la hausse des frais de transport, d’emballage et des intrants agricoles. La culture en altitude produit des fraises à la chair ferme et croquante, et s’appuie sur des stratégies de prévention des maladies ainsi que sur l’utilisation d’insectes auxiliaires pour la protection des cultures. Le choix de la culture hors-sol a été largement motivé par des objectifs de durabilité et la volonté de réduire les gaspillages de ressources.

Selon les dernières données de l’Ismea, le prix moyen au producteur pour la fraise est resté stable à 5,58 € le kilogramme lors de la deuxième semaine de juillet, inchangé par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 1,4 % par rapport à la même période l’an dernier. Les prix varient selon les marchés de gros de fruits et légumes du nord de l’Italie en fonction de l’origine, du calibre et de la catégorie commerciale. Sur le marché de Vérone, par exemple, les fraises en provenance de Vénétie et du Trentin sont principalement commercialisées en barquettes, avec des prix allant de 3 € pour les fruits de catégorie II à 7,50 € pour les produits de catégorie I et Extra. À Bolzano, le prix courant pour des fraises de 30 à 40 mm en barquettes s’établissait à 8,05 €, tandis qu’à Cesena, les fraises de catégorie I originaires du Trentin s’échangeaient autour de 6 €.

La fraise continue de consolider sa position parmi les fruits frais les plus achetés en Italie. D’après les données YouGov, la catégorie a atteint plus de 73 % des foyers italiens en mai 2026, contre 72 % en 2025 et 69 % en 2024. Parallèlement à l’augmentation du nombre de foyers acheteurs, la fréquence d’achat a également progressé, atteignant en moyenne 7,6 occasions par an. En revanche, le panier moyen par achat est resté stable à 3,26 €, tandis que la quantité achetée par visite a légèrement reculé, passant de 0,631 kg à 0,622 kg. Les supermarchés restent le premier circuit de distribution pour la fraise, avec un taux de pénétration auprès des foyers approchant les 49 %.

Pays-Bas : le marché de la fraise se redresse après la vague de chaleur
Le secteur néerlandais de la fraise a été surpris cette semaine par l’annonce de l’acquisition de Dutch Berries par Royal Berry. Cette opération porte la surface de production de Royal Berry à 110 hectares, dont 47 hectares équipés d’éclairage LED.

Les cours de la fraise se maintenaient à des niveaux satisfaisants jusqu’à il y a quelques semaines, mais l’épisode de chaleur exceptionnelle a accéléré la maturation, entraînant un afflux massif de fruits sur le marché. Conjuguée à une forte concurrence des autres fruits d’été, cette situation a fait chuter les prix jusqu’à 2,00 €/kg. Ces deux dernières semaines, le marché s’est toutefois redressé, les cours revenant à un niveau plus viable d’environ 6,50 €/kg.

L’offre actuelle provient de producteurs poursuivant leur production sous serre avec des variétés remontantes. Par ailleurs, les producteurs néerlandais ont fortement investi dans la culture sur table de variétés remontantes, tandis qu’un certain nombre d’entre eux récoltent également une culture intermédiaire sous serre.

Les opérateurs commerciaux indiquent que certains marchés, notamment le Royaume-Uni, sont actuellement bien approvisionnés en fraises. À l’inverse, la demande repart fortement à la hausse en Europe du Sud, ainsi qu’en Suisse et en Allemagne, en partie parce que les récentes chaleurs ont considérablement réduit la disponibilité et la qualité des fraises de plein champ produites localement.

France : la chaleur pèse sur la qualité et les retours économiques
La production de printemps a atteint des niveaux historiquement élevés, notamment pour la Gariguette. Malgré des volumes exceptionnels et des chevauchements de récoltes entre différents bassins de production, le marché a réussi à absorber l’offre grâce à des campagnes de communication intensives et à des efforts commerciaux qui ont stimulé la consommation.

La situation a cependant évolué sensiblement ces dernières semaines. Les vagues de chaleur successives qui ont traversé le pays ont soumis les plants de fraisiers à un stress sévère, entraînant des problèmes de qualité et un tri accru, tant au champ qu’en station de conditionnement. Une part significative de la récolte a ainsi été orientée vers l’industrie de transformation, où les valorisations restent bien inférieures aux coûts de production, pesant lourdement sur la rentabilité des producteurs.

Les prix sur le marché du frais sont restés relativement stables à mesure que les volumes diminuaient, certains producteurs ayant mis fin à leur campagne plus tôt que prévu. Toutefois, la situation économique globale demeure difficile dès lors que l’on intègre les fruits destinés à la transformation.

La consommation a également ralenti sous l’effet de la concurrence des autres fruits d’été, des modifications des habitudes d’achat liées aux congés estivaux et des préoccupations relatives à la qualité. Les volumes de production pour la seconde partie de campagne devraient désormais s’établir en deçà des prévisions initiales.

Allemagne : la demande marque le pas après le pic saisonnier
Le pic saisonnier est passé. Bien que les disponibilités aient de nouveau augmenté, des signes évidents de saturation de la clientèle sont apparus. La qualité de la production nationale s’est également révélée inégale, entraînant une forte disparité des prix sur certains marchés. À Berlin, les volumes de fruits de catégorie II ont progressé et s’écoulaient déjà à 0,80 € la barquette de 500 g. Les fraises belges, néerlandaises et polonaises sont venues compléter un marché par ailleurs peu animé.

Suisse : récolte précoce et météo capricieuse
La récolte de petits fruits a débuté cette année nettement plus tôt que les années précédentes. « Cependant, la météo de ces dernières semaines n’a été favorable ni aux fruits ni aux personnes », note un producteur du canton de Lucerne. Si la récolte des arbustes à baies bat encore son plein, celle des fraises de plein champ est déjà terminée dans de nombreuses zones.

Autriche : une saison solide malgré les aléas climatiques
Malgré des conditions météorologiques difficiles, les producteurs de la principale région de production, la Basse-Autriche, ont enregistré des rendements supérieurs à la moyenne cette année, selon les bilans établis en fin de saison de plein air. Le constat est sans appel : les fraises et les asperges de Basse-Autriche ont une nouvelle fois rencontré un fort succès en 2026, saluées pour leur qualité, leur origine régionale et leur niveau de sécurité alimentaire.

Espagne : les tempêtes font baisser la production et les exportations
La saison des fraises vient de s’achever à Huelva, qui représente entre 95 et 98 % de la production totale de fraises en Espagne. La campagne a été marquée par une succession de tempêtes au cours des premiers mois de l’année, qui ont affecté tant la production que les exportations. La baisse du volume de fruits disponibles a eu un impact direct sur les ventes à l’international.

La production de fraises s’est élevée à 204 035 tonnes, soit une baisse de 3 % par rapport à la saison précédente. Les précipitations persistantes pendant les phases critiques du développement des cultures ont particulièrement affecté les volumes commercialisés et limité la disponibilité des produits pendant une grande partie de la campagne.

Sur le plan commercial, la valeur des exportations a également diminué, conséquence directe de la baisse des volumes expédiés pendant les mois les plus touchés par les tempêtes. Les exportations de fraises ont atteint 675,7 millions d’euros, soit une baisse de 3,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. L’Allemagne est restée le premier marché pour les fraises de Huelva, suivie du Royaume-Uni et de la France.

Bien que la saison à Huelva soit terminée, la récolte se poursuit dans d’autres zones de production, notamment à Ségovie, où les volumes sont nettement plus faibles et où la récolte est principalement commercialisée en Espagne.

Maroc : baisse des exportations et de la superficie cultivée
Le secteur de la fraise au Maroc continue de se contracter, comme en témoignent les derniers chiffres relatifs aux exportations. Les exportations de fraises fraîches ont chuté à 8 906 tonnes en 2025/26, soit une baisse de 49 % par rapport aux 17 539 tonnes de la saison précédente. Les exportations de fraises transformées ont également reculé de 16 %, passant de 38 037 tonnes à 31 920 tonnes.

« Je suis très pessimiste quant à l’avenir du secteur de la fraise au Maroc », a déclaré un représentant du secteur dans un communiqué précédent. La superficie consacrée à la culture de la fraise est passée de 3 700 hectares en 2022 à 2 300 hectares en 2025, rendant de plus en plus inaccessible l’objectif du gouvernement de 4 000 hectares d’ici 2030.

Le principal défi réside dans la concurrence égyptienne. « Les fraises marocaines sont 10 à 15 % plus chères que les fraises égyptiennes », a précisé ce représentant, invoquant les coûts de production moins élevés de l’Égypte et sa stratégie d’exportation soutenue par sa monnaie. La fenêtre d’exportation de produits frais limitée du Maroc, qui prend fin le 31 mars avant l’entrée en vigueur des droits de douane de l’UE, a également entraîné un report des volumes vers les produits surgelés.

Les difficultés liées à la production et à la logistique ont encore pesé sur le secteur cette saison. Selon ce représentant, les principaux problèmes ont été une pénurie aiguë de main-d’œuvre et les perturbations sur les marchés du Golfe pendant le conflit au Moyen-Orient, qui ont empêché de nombreux exportateurs marocains d’approvisionner la région.

Égypte : les producteurs réduisent leurs surfaces cultivées
Les producteurs égyptiens de fraises abordent la nouvelle saison avec prudence après une campagne précédente difficile. Selon eux, la saison dernière a été marquée par plusieurs difficultés, notamment une mauvaise qualité des plants, des pertes de rendement, une offre excédentaire, la hausse des coûts de production, la faiblesse des prix internationaux et des conditions météorologiques défavorables. Dans tout le pays, la baisse des rendements s’est accompagnée d’une nouvelle augmentation des coûts.

Cette saison difficile fait suite à une année d’exportations record. L’Égypte reste le premier exportateur mondial de fraises surgelées en volume, ses exportations ayant généré environ 580 millions d’euros en 2025, contre environ 320 millions d’euros en 2024. Le pays a également exporté 39 000 tonnes de fraises fraîches en 2026.

Les préoccupations en matière de qualité liées à l’expansion rapide de la production lors de la saison dernière ont également incité l’UE à ajouter les fraises égyptiennes à sa liste renforcée de contrôle des résidus de pesticides à compter du 18 février 2026, imposant ainsi des exigences supplémentaires aux exportateurs.

Selon des sources du secteur, les difficultés rencontrées la saison dernière devraient pousser de nombreux nouveaux arrivants à quitter le secteur et entraîner une réduction substantielle des surfaces cultivées. Un producteur a indiqué que les préparatifs pour la saison à venir étaient déjà en cours et que, dès la mi-juillet, la baisse des surfaces cultivées commençait déjà à se faire sentir.

La transformation à valeur ajoutée suscite également un intérêt croissant. La saison dernière a vu la mise en place d’usines de séchage en Égypte, alors qu’auparavant, les fraises étaient expédiées en Chine pour y être séchées. D’autres installations de séchage devraient entrer en service la saison prochaine.

Amérique du Nord : la qualité reste sous pression
Les disponibilités en fraises en Amérique du Nord restent globalement stables, bien que les conditions en Californie, principal bassin de production, continuent d’être plus chaudes que la normale. La Californie a connu des conditions météorologiques exceptionnelles pendant la majeure partie de l’année 2026, tandis que des précipitations fin mai ont laissé environ 12 mm d’eau dans la zone de Salinas-Watsonville. Ces pluies ont affecté la récolte et occasionné des pertes le mois dernier.

La qualité des fraises est actuellement acceptable, bien que la chaleur et les longues journées ensoleillées aient favorisé l’apparition de meurtrissures humides. La texture des fruits s’améliore généralement avec le raccourcissement des jours, mais cette période est encore loin.

Les prix oscillent actuellement entre 10,00 et 12,00 €, avec une demande stable. Les prix à la transformation sont également très attractifs, ce qui incite certains expéditeurs de Santa Maria à orienter une partie de leur récolte vers le marché industriel. Dans l’ensemble, le marché reste relativement atone.

« Les ventes d’asperges fraîches et transformées sont quasiment équivalentes » par Asperges Bossuyt en Belgique avec FreshPlaza

Asperges Bossuyt (Belgique)

« Les ventes d’asperges fraîches et transformées sont quasiment équivalentes »

La saison des asperges touche désormais à sa fin et, chez Asperges Bossuyt, le bilan de ces derniers mois est satisfaisant. Grâce à l’ouverture de boutiques pop-up supplémentaires, l’entreprise d’Oostrozebeke enregistre de nouveau une croissance. Les préparatifs pour la saison prochaine battent déjà leur plein en coulisses. « Au final, grâce à ces boutiques éphémères, nous avons réalisé une meilleure saison. Cela me confirme que ce concept a de l’avenir », explique Kris Bossuyt.

Après ces mois chargés, le calme revient peu à peu. Cette année, en plus de la vente à la ferme, Bossuyt a également commercialisé ses asperges dans des points de vente à Knokke-Heist, Kuurne et Roulers. « Ce n’est que lorsque tout est terminé qu’il nous est possible de vraiment évaluer la saison. »

Même si la chaleur a eu un impact sur les ventes, l’entrepreneur dresse un bilan positif. « La chaleur de ces dernières semaines a fait que les gens sont restés chez eux. Les asperges sont encore principalement consommées par un public plus âgé, qui a préféré s’enfermer pendant ces journées chaudes. Heureusement, nous avons moins ressenti cet effet dans les centres commerciaux. De plus, cela s’est produit à un moment où la saison touchait déjà lentement à sa fin. »

Produits transformés
Outre les asperges fraîches, les produits transformés prennent de plus en plus d’importance au sein de l’entreprise. Si les clients viennent toujours en premier lieu pour les asperges fraîches, la demande en soupe et autres spécialités comme les croquettes augmente d’année en année. « On commence à se rapprocher du 50/50. Les clients viennent pour les asperges et emportent souvent aussi d’autres produits. Nos distributeurs automatiques fonctionnent particulièrement bien. Bien sûr, on vend moins de soupe quand il fait °C, mais sur l’ensemble de la saison, nous en sommes très satisfaits. »

Pour faire face à cette croissance, Asperges Bossuyt continue d’investir dans sa propre transformation. « Nous agrandissons à nouveau notre cuisine. Nous faisons désormais l’objet de contrôles plus fréquents de l’AFSCA, car nous passons à l’échelle supérieure. Cela implique davantage de travail administratif, mais cela montre aussi que nous continuons à nous développer. »

Travailleurs « flexi-job »
Cette croissance nécessite également un effectif plus important de personnel qualifié. « Pour la récolte, nous travaillons toujours avec des saisonniers roumains et nous n’avons rien à redire à ce sujet. La vente en magasin est en grande partie assurée par des travailleurs en flexi-job. Ce système fonctionne très bien pour nous. Ce sont souvent des retraités qui souhaitent arrondir leurs fins de mois. C’est intéressant pour eux, et pour nous aussi. »

Plus tôt dans la saison, Asperges Bossuyt a choisi de maintenir les prix de vente aussi stables que possible, malgré les fluctuations du marché. « Les prix sont en fait restés assez constants. À la fin de la saison, ils étaient légèrement inférieurs à ceux de l’année dernière, mais nous n’avons connu que peu de grosses variations. Avril et mai restent les mois de vente les plus importants et ça a été le cas cette année, avec des ventes soutenues. Du coup, la saison a été agréable et est passée vite. »

Pop-ups
Pour Bossuyt, les points de vente supplémentaires ont constitué l’un des principaux facteurs de succès de la saison écoulée. Ces expériences font désormais l’objet d’une évaluation approfondie afin d’aborder les boutiques de manière encore plus professionnelle l’année prochaine. « Nous voulons les uniformiser encore davantage. Cette année, nous avons beaucoup travaillé avec du matériel d’occasion pour tester le concept, mais nous savons désormais mieux ce qui fonctionne. Lorsque les clients se rendent dans différents magasins, tout doit avoir la même identité visuelle. Cela vaut également pour notre personnel. Si quelqu’un est muté d’un site à l’autre, la méthode de travail doit être exactement la même pour lui. Notre système de caisse nous le permet déjà, mais il s’agit désormais d’étendre cela à d’autres aspects. »

Par ailleurs, de nouveaux emplacements sont déjà à l’étude. « Nous travaillons déjà sur l’année prochaine. Nous examinons quels horaires d’ouverture fonctionnent le mieux et où il serait éventuellement possible d’ouvrir d’autres magasins. Les rues commerçantes, en particulier, offrent encore un grand potentiel. »

Perspectives d’avenir
« Même si la saison des asperges ne dure que quelques mois, nous ne restons certainement pas inactifs le reste de l’année. Outre l’évaluation des derniers mois, les préparatifs pour l’année prochaine ont déjà commencé. Nous souhaitons également miser davantage sur la vente de produits transformés hors saison. Quand tout se passe aussi bien, c’est toujours dommage que la saison des asperges soit relativement courte. Il n’y a bien sûr aucun moyen de la prolonger. Nous voulons proposer des produits aussi frais que possible. »

« Nous explorons tout de même des possibilités hors saison. Par exemple avec nos soupes. Nous constatons qu’elles sont très populaires, ce qui nous amène à étudier les opportunités hors saison auprès des détaillants. Bref, même pendant ces mois plus calmes, il y a suffisamment à faire. Cela nous donne le loisir d’approfondir des sujets connexes. J’ai toujours aimé mener plusieurs projets de front. Ça permet de varier les plaisirs au travail. »

Pour plus d’informations :
Kris Bossuyt
Asperges Bossuyt
Tél. : +32 472801140
info@verseasperges.be
www.verseasperges.be Date de publication: mar. 7 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Jannick Flach

Une nouvelle exploitation de myrtilles intégrée verticalement pour approvisionner les marchés mondiaux par Vanguard et FreshPlaza

Une nouvelle exploitation de myrtilles intégrée verticalement pour approvisionner les marchés mondiaux

Après avoir développé une filière raisin de table entièrement intégrée verticalement, reposant sur des pratiques durables et conformes aux exigences du marché, Vanguard s’apprête à récolter ses premières myrtilles issues de sa nouvelle exploitation, elle aussi intégrée verticalement.

« Une fois que nous avons atteint, sur une seule origine, un niveau de production de raisin suffisant pour approvisionner les plus grands distributeurs mondiaux, nous avons vu l’opportunité de nous recentrer sur le développement d’une nouvelle catégorie en production propre », explique Ethan Williams, président de Vanguard International et Vanguard Direct. Selon Ethan Williams, la myrtille présente un fort potentiel de croissance de la consommation dans de nombreuses régions du monde.

Vanguard a choisi de se diversifier afin de pouvoir produire toute l’année dans l’une des régions agricoles les plus favorables au monde. « La myrtille est particulièrement adaptée aux conditions de culture de cette région du Pérou », précise Ethan Williams. L’exploitation est située à Pisco, à environ une heure au nord de Villacuri, dans la région d’Ica, où se trouve la production de raisin de table du groupe. Cette diversification dans la myrtille crée également des emplois durables pour les communautés locales travaillant avec Vanguard.

Quelles variétés ont été retenues ?
La première phase de plantation couvre 550 hectares. Le projet global prévoit par ailleurs 950 hectares supplémentaires actuellement en préparation pour les futures plantations. « Compte tenu du grand nombre de génétiques disponibles aujourd’hui sur le marché de la myrtille, nous avons pris la décision stratégique de suspendre les plantations pendant un an », indique Ethan Williams. Cette pause doit permettre d’évaluer pleinement les performances des variétés déjà implantées avant de poursuivre cet investissement majeur avec les génétiques les plus prometteuses.

Selon Ethan Williams, le secteur de la myrtille connaît aujourd’hui la même évolution que celle observée auparavant dans le raisin de table : un besoin croissant de nouvelles génétiques capables d’offrir une meilleure qualité gustative sans compromettre la conservation des fruits. « Les variétés que nous avons sélectionnées garantissent précisément cette expérience au consommateur », souligne Ethan Williams.

La principale variété cultivée sur les 550 premiers hectares est l’Apex de Fall Creek. « Nous continuons d’enregistrer des retours extrêmement positifs et un fort intérêt pour cette variété, qui s’impose comme un concurrent sérieux de la Sekoya Pop, actuellement plus largement implantée chez Fall Creek. » Le reste des plantations initiales se compose des variétés MegaEarly, MegaCrisp et MegaGem d’IQ Berries. Selon Ethan Williams, ces quatre variétés ont démontré leur capacité à produire de manière régulière des fruits de plus de 18 mm de calibre sur 60 à 70 % des volumes récoltés. « Cela nous permet de répondre aux cahiers des charges des distributeurs pour les segments standard et jumbo. »

Première récolte
La première campagne péruvienne débutera en juin, avec des disponibilités jusqu’à fin décembre. À mesure que les plantations gagneront en maturité, la période de récolte devrait progressivement s’étendre de mi-mai à début février.

Les myrtilles péruviennes de Vanguard seront commercialisées via les mêmes circuits que le raisin de table : Vanguard Direct pour les marchés américain et canadien, et Vanguard International pour les autres marchés mondiaux.

Des myrtilles de primeur pour les marchés asiatiques
Les premières expéditions aériennes sont prévues pour des arrivages fin juin, principalement destinés aux marchés d’Extrême-Orient. « Les premières livraisons vers les États-Unis débuteront fin juillet, car les distributeurs américains privilégient généralement l’offre domestique jusqu’à la mi-août, voire jusqu’à la fin août », explique Ethan Williams. « Toutefois, notre démarrage précoce constituera une solution d’approvisionnement viable pour nos principaux partenaires de la distribution américaine en cas de déficit de l’offre nationale. » À mesure que les plantations monteront en puissance, les récoltes tardives permettront également aux distributeurs de maintenir des myrtilles péruviennes en rayon jusqu’à ce que les volumes mexicains prennent le relais. « Cela évite d’avoir à assurer la transition entre ces deux origines avec des approvisionnements chiliens. »

L’Amérique et l’Europe comme destinations principales
Ethan Williams prévoit que l’essentiel de la production sera destiné aux grands distributeurs et opérateurs logistiques de la distribution en Amérique et en Europe. Des volumes plus limités seront orientés de manière stratégique vers le Moyen-Orient et l’Asie lors des périodes de forte demande et de disponibilités plus réduites.

Pour plus d’informations :
Ethan Williams |
Vanguard Group International
Ethan.Williams@VanguardFresh.com
www.vanguardfresh.com

De bons volumes de fraises pour la quinzaine de Wimbledon par Ben Goodchild – Nationwide Produce (Royaume-Uni) et Fresh Plaza

Ben Goodchild – Nationwide Produce (Royaume-Uni)

De bons volumes de fraises pour la quinzaine de Wimbledon

C’est la semaine de Wimbledon, et la demande en fraises est particulièrement soutenue au Royaume-Uni. Le tournoi coïncide habituellement avec une période de moindre disponibilité en raison des cycles de production, mais cette année, la situation est quelque peu différente.

« Les fortes chaleurs ont perturbé le cycle habituel, et nous devrions disposer d’un volume raisonnable de fruits issus des producteurs britanniques sur cette période. Il y a de la marchandise disponible pour tous les segments du marché et à tous les niveaux de gamme », a déclaré Ben Goodchild de Nationwide Produce.

« Malgré la chaleur intense au Royaume-Uni, la saison a bien démarré et les volumes étaient satisfaisants, en adéquation avec la demande. La première vague de chaleur a accéléré la production, suivie d’une seconde qui l’a de nouveau fait progresser, mais cette fois en pleine période de forte demande. L’offre et la demande s’équilibrent désormais correctement. Si les ventes au détail se maintiennent au niveau de la production, nous resterons en équilibre, ce qui est une bonne chose pour les producteurs. »

Pendant les épisodes caniculaires, les consommateurs sont restés chez eux, mais Ben Goodchild espère qu’ils vont reprendre leurs habitudes de sortie.

« Pendant la canicule, les gens ne sortaient que pour acheter l’essentiel. On espère qu’ils vont maintenant retourner dans les commerces et les restaurants. Les écoles étaient également fermées, ce qui a réduit la demande en restauration hors domicile. »

Une fin de saison anticipée ?
« La durée de la saison dépend de l’état sanitaire des plants. La plupart des producteurs ont planté des variétés qui présentent généralement deux pics de production distincts par saison. Étant donné que le premier pic a été précoce, certains producteurs pourraient obtenir une troisième récolte sur leurs plants cette saison, mais tout dépendra des conditions météorologiques, car les plants ont subi un stress important lors des 38 degrés enregistrés. »

Wimbledon
L’approvisionnement devrait rester relativement stable pendant toute la durée du tournoi.
« La demande augmente bien pendant les deux semaines de Wimbledon, mais moins qu’auparavant. Pour le commerce de gros, l’effet est plus marqué à Londres, où se déroule l’événement. »

Importations
En début de semaine dernière, la production nationale britannique était légèrement insuffisante, et quelques volumes ont été importés des Pays-Bas et de Belgique afin de répondre à la demande.

« Les perspectives pour le reste de la saison reposent entièrement sur la production britannique, mais il est appréciable de pouvoir se tourner ponctuellement vers le continent en cas de besoin. »

Pour plus d’informations :
Ben Goodchild
Nationwide Produce
Tél. : +44 1775 667100
ben@nationwideproduce.com
www.nationwideproduce.com Date de publication: lun. 6 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Nichola McGregor

« Nous observons un beau calibre et une qualité remarquable » par Jill Witheyman – Angus Soft Fruit (Royaume-Uni) et FreshPlaza

Jill Witheyman – Angus Soft Fruit (Royaume-Uni) :

« Nous observons un beau calibre et une qualité remarquable »

La récolte des framboises écossaises a débuté début juin chez Angus Soft Fruits, et la campagne s’annonce sous de très bons auspices. Des conditions de culture favorables ont soutenu un développement vigoureux des cultures, et les producteurs entrent désormais en pleine période de production. « La qualité est particulièrement encourageante, avec un calibre, une saveur et une teneur en sucre excellents constatés sur l’ensemble de la récolte », déclare Jill Witheyman, responsable marketing.

« Arbroath reste au cœur de notre production de framboises et de nos activités de sélection variétale. La ferme d’East Seaton, près d’Arbroath, accueille nos essais de sélection, nos équipes d’agronomie et nos programmes de production commerciale, où nous continuons à développer et à évaluer la prochaine génération de variétés de framboises. Au Royaume-Uni, nous disposons de 60 hectares dédiés à la production de framboises. »

Selon Jill Witheyman, la saison se déroule globalement conformément aux prévisions. « La production des framboises de première période a désormais atteint son pic, tandis que les cultures à plantation tardive entrent en production et contribuent à assurer une transition fluide tout au long de la saison. Dans l’ensemble, le profil de récolte est resté stable, ce qui conforte la confiance des distributeurs et des consommateurs quant à la régularité de l’approvisionnement. »

AVA Dali

Des conditions de culture favorables
La météo a été clémente et les conditions de culture globalement propices. Des températures élevées et un bon ensoleillement ont favorisé une croissance vigoureuse des plantes et un bon développement des fruits.

« Comme toujours, la culture de la framboise exige une gestion rigoureuse, notamment en ce qui concerne les intervalles de récolte, mais les performances et la qualité de la récolte ont été très encourageantes cette saison. Notre variété phare AVA™ Monet produit de gros fruits d’environ 9 g en moyenne, avec un taux Brix de 12, offrant le profil gustatif sucré et juteux qui a fait sa réputation. AVA Dali affiche également de très bonnes performances, avec des fruits d’environ 8 g en moyenne et un taux Brix de 12, alliant une saveur de framboise plus traditionnelle à un arôme intense. Les deux variétés offrent une présentation, une saveur et une durée de conservation remarquables. »

Angus Soft Fruits cultive une gamme de variétés de framboises dans le cadre de son programme de production afin de garantir la continuité de l’approvisionnement tout au long de la saison. AVA Monet et AVA Dali sont désormais des variétés commerciales établies et occupent une place croissante dans l’offre premium de framboises.

« AVA Monet et AVA Dali sont les premières variétés de framboises développées dans le cadre de notre programme de sélection AVA Berries et représentent des années de recherche, de sélection et d’essais commerciaux. Lancées en 2024 et baptisées d’après des artistes célèbres, elles sont de véritables « œuvres d’art » : elles associent saveur, présentation, rendement et durabilité d’une manière qui n’avait jamais été atteinte auparavant dans une seule variété de framboise.

« Les consommateurs peuvent d’ores et déjà déguster AVA Monet et AVA Dali pendant la saison britannique, les deux variétés étant référencées dans les gammes premium de la grande distribution. Grâce à notre réseau de producteurs au Royaume-Uni et à l’international, la production s’étend également pour assurer une disponibilité au-delà de la saison écossaise traditionnelle.

Développées et testées à la fois à Arbroath et à Evesham, ces variétés ont été sélectionnées spécifiquement pour répondre aux besoins des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, contribuant ainsi à construire un avenir plus rentable et plus durable pour la filière framboise.

AVA Monet

Des bénéfices pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement
« Pour les consommateurs, elles offrent une saveur exceptionnelle, des fruits de plus gros calibre et une expérience gustative premium constante. Pour les distributeurs, elles garantissent une excellente présentation en rayon, une durée de conservation remarquable et de solides performances commerciales. Pour les producteurs, elles permettent des rendements plus élevés, une cueillette plus rapide, moins de pertes et une meilleure rentabilité.

« AVA Monet en particulier a été décrite comme contribuant à une « renaissance » de la framboise écossaise, en rendant la culture plus viable économiquement à une époque où les coûts de production ont sensiblement augmenté.

Le programme AVA de framboises d’Angus Soft Fruits continue de se développer rapidement au Royaume-Uni et à l’international. Les variétés sont désormais cultivées et testées en Écosse, en Angleterre, au Portugal, en Espagne, au Maroc et dans plusieurs autres pays européens, dans le cadre d’une stratégie visant à construire une offre premium de framboises disponible toute l’année.

De nouveaux producteurs rejoignent le programme
La demande pour AVA Monet et AVA Dali ne cesse de croître. AVA Monet a affiché complet en plants pour les saisons 2025 et 2026, témoignant de l’engouement des producteurs. « Nous développons activement la production avec des producteurs existants et de nouveaux partenaires au Royaume-Uni et dans les bassins de production internationaux pour répondre à une demande croissante.

« Les perspectives de croissance sont considérables. Des plans d’expansion sont déjà en cours en Écosse, en Angleterre, au Portugal, en Espagne, au Maroc et en Pologne, tandis que des sélections avancées supplémentaires issues du programme de sélection AVA progressent dans les essais chez les producteurs et devraient permettre à terme une offre de framboises AVA disponible toute l’année.

« Les framboises écossaises sont reconnues dans le monde entier pour leur saveur, et la récolte de cette année illustre parfaitement pourquoi. Nous constatons un excellent calibre, une belle teneur en sucre et une qualité globale remarquable. AVA Monet et AVA Dali ont dépassé nos attentes, offrant aux consommateurs une saveur exceptionnelle tout en donnant aux producteurs les rendements, l’efficacité et la résilience nécessaires pour assurer l’avenir de la production de framboises. Nous sommes convaincus que ces variétés contribuent à écrire un nouveau chapitre passionnant pour la framboise écossaise. »

Pour plus d’informations :
Jill Witheyman
Angus Soft Fruits
jill.witheyman@goodnaturedberries.com
www.goodnaturedberries.com Date de publication: lun. 6 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Nichola McGregor