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Le marché mondial de la myrtille par FreshPlaza
Marché mondial : la myrtille
Les marchés mondiaux de la myrtille évoluent actuellement dans un contexte marqué par des problèmes de qualité liés aux conditions météorologiques, des flux d’approvisionnement irréguliers et la reprise progressive de la production dans l’hémisphère Nord. Les fortes précipitations ont notamment affecté la qualité et la conservation des myrtilles marocaines et espagnoles, tandis qu’en Amérique du Nord, l’offre se renforce progressivement avec l’entrée en production de nouvelles régions.
En Italie, la consommation continue de progresser durant la période clé de commercialisation, portée par une amélioration de la qualité des fruits et les effets positifs du renouvellement variétal. En Afrique du Sud, la faiblesse des volumes en début de campagne a maintenu les prix à des niveaux élevés, même si une augmentation des disponibilités est attendue dans les semaines à venir.

Italie : une consommation de plus en plus saisonnière
Un important producteur et conditionneur italien de myrtilles, actif sur l’ensemble du territoire national, indique que le prix de gros moyen s’est établi autour de 11 €/kg en mai. Les fruits actuellement présents sur le marché italien proviennent principalement du sud du pays, notamment de Sicile et, dans une moindre mesure, de Calabre. La production est dominée par les variétés Ventura et Maldiva.
Le démarrage de la récolte en Toscane est imminent et sera suivi par celui du Piémont. Dans les Marches, la campagne devrait se dérouler entre mai et juin, tandis qu’en Trentin-Haut-Adige, les premières récoltes sont attendues dans les dernières semaines de juin, avec la variété Duke en ouverture de saison. La qualité est supérieure à celle observée à la même période l’an dernier, grâce à une floraison abondante, à l’absence de gel et à de bons niveaux de rendement. Le programme de renouvellement variétal contribue également à cette amélioration.
Selon les données de YouGov, 35 % des foyers italiens achètent des myrtilles. La fréquence moyenne d’achat atteint désormais 7,5 achats par an, tandis que le panier moyen dépasse 3,60 € par acte d’achat. Les volumes achetés à chaque transaction sont eux aussi en progression. La consommation tend également à se concentrer davantage sur la période de production locale. La fenêtre de forte pénétration du marché s’étend désormais sur environ six mois, de février à septembre, avec un pic marqué entre mai et juillet, lorsque le taux de pénétration dépasse 13 %.
Les supermarchés demeurent le principal canal de distribution, un phénomène qui s’explique notamment par la fragilité du produit, les formats de conditionnement proposés et son positionnement tarifaire.
Pays-Bas : les précipitations affectent la qualité et la durée de conservation
La campagne des myrtilles marocaines et espagnoles a été marquée cette année par une qualité irrégulière tout au long de la saison. Entre les semaines 8 et 16, les volumes en provenance du Maroc sont restés limités. L’offre s’est ensuite progressivement étoffée, avec des disponibilités plus importantes à partir de la fin de la semaine dernière et de cette semaine, permettant de sécuriser les programmes d’approvisionnement de la grande distribution. Les variétés premium ne se sont pas particulièrement distinguées cette saison, tandis que les variétés standards ont fait preuve d’une plus grande régularité malgré des conditions météorologiques fluctuantes. Dans l’ensemble, les prix sont restés élevés sur le marché. Ces niveaux ont toutefois été acceptés afin d’assurer la continuité des approvisionnements. Les distributeurs ont souvent continué à comparer les prix actuels aux références historiques plutôt qu’à l’évolution récente du marché.
En Espagne, la saison a également démarré avec du retard. Des variétés comme Snowchaser et Cupla ont bénéficié de prix favorables sur une période prolongée. Les variétés standards sont elles aussi arrivées plus tard que prévu et les volumes importants initialement attendus ne se sont finalement pas matérialisés. La campagne se prolonge légèrement et les prix demeurent soutenus. Il faudra encore quelques semaines pour déterminer si la combinaison de prix élevés et de volumes réduits permettra aux producteurs d’atteindre les résultats économiques escomptés.
Le principal facteur ayant marqué la saison reste l’impact des fortes pluies enregistrées au début de la production. Les fruits se sont montrés plus tendres et plus fragiles que les années précédentes, avec davantage de baies éclatées observées dans les expéditions. La conservation a également été inférieure aux standards habituellement associés aux approvisionnements de l’hémisphère Sud. Cette campagne rappelle une nouvelle fois à quel point les conditions climatiques influencent la production et la qualité des myrtilles.
Allemagne : l’offre dépasse la demande actuelle
Le marché allemand est actuellement dominé par les myrtilles espagnoles et marocaines, même si la campagne marocaine touche désormais à sa fin. En Espagne, les températures élevées enregistrées récemment ont entraîné une hausse des problèmes de qualité et des retours de marchandises dans la grande distribution.
Les premières myrtilles roumaines sont attendues à la mi-juin, suivies peu après par les premiers volumes issus du sud de l’Allemagne et de la Styrie autrichienne. Dans cette région, la culture de la myrtille continue de gagner du terrain. Les producteurs se tournent progressivement vers des variétés plus récentes, telles que Draper et Sekoya, tandis que Bluecrop perd du terrain.
Égypte : les coûts du fret aérien restent un défi pour les myrtilles importées
La demande de myrtilles poursuit sa progression en Égypte, même si les contraintes logistiques continuent de peser sur le segment des fruits importés. La disponibilité limitée du fret aérien et l’augmentation des coûts de transport compliquent les programmes d’approvisionnement et influencent les prix.
Selon les opérateurs du secteur, les myrtilles exigent une gestion rigoureuse de la chaîne du froid ainsi qu’un acheminement rapide en raison de leur sensibilité pendant le transport. Le maintien de prix compétitifs demeure difficile tant que les capacités de fret restent limitées. La hausse des coûts logistiques pourrait également freiner l’accessibilité du produit et la croissance future du marché.
Malgré ces contraintes, les ventes de myrtilles devraient progresser de 60 % cette année en Égypte. Cette croissance est soutenue par une meilleure connaissance du produit, des conditions de marché favorables et un intérêt croissant des consommateurs. Les professionnels anticipent également une amélioration progressive de la qualité et des volumes disponibles au fil de la saison grâce au renforcement des programmes d’approvisionnement internationaux.
Pérou : le pic des exportations s’est prolongé de plusieurs semaines
La campagne 2025/26 s’est achevée sur un bilan positif malgré les épisodes climatiques survenus en mai et juin. Le pic des exportations, observé lors de la semaine 40, s’est prolongé de trois à quatre semaines supplémentaires, une situation favorable pour le marché. Les régions de Lambayeque et de La Libertad concentrent à elles seules 75 % de la production nationale, tandis qu’Ica poursuit son développement comme bassin de production.
El Niño demeure toutefois une source d’inquiétude pour la prochaine saison. Les températures plus élevées affectent la variété Ventura et pourraient retarder le début de campagne d’environ un mois. Le Pérou exporte actuellement ses myrtilles vers les États-Unis (50 %), l’Europe (30 %), la Chine (15 %) et d’autres destinations (5 %).
Mexique : le Japon s’impose comme un marché porteur pour les exportations
La production mexicaine devrait encore progresser d’ici la fin de la campagne. La période d’exportation comprise entre janvier et mai a bénéficié des épisodes de gel en Floride et à Huelva ainsi que des inondations au Maroc. La différenciation sur le marché repose toujours sur des variétés premium telles que Sekoya et Amalia Rose, appréciées pour leurs qualités gustatives. À l’inverse, les variétés cultivées aux États-Unis sont davantage sélectionnées pour répondre aux besoins de mécanisation.
Le Japon s’affirme désormais comme un débouché stratégique. Les exportations mexicaines de myrtilles vers ce marché ont progressé de 250 % cette saison. Les principaux défis du secteur restent liés à El Niño, à la disponibilité de la main-d’œuvre et aux réglementations concernant l’eau.
Colombie : le marché intérieur absorbe l’essentiel de la production
La superficie consacrée à la myrtille en Colombie est passée de 500 hectares il y a trois ans à environ 1 000 hectares aujourd’hui. Elle devrait atteindre 1 200 hectares d’ici la fin de l’année 2026.
La production dépasse désormais les 12 000 tonnes, dont 95 % sont écoulées sur le marché intérieur. Les exploitations situées dans les régions de Cundinamarca et de Boyacá produisent toute l’année des fruits caractérisés par une forte teneur en sucre et un profil aromatique distinctif. Les prix pratiqués sur le marché local, autour de 8,70 €/kg, restent supérieurs aux prix internationaux, qui oscillent entre 5,65 € et 6,52 €/kg. Cette situation incite les producteurs à privilégier les débouchés nationaux.
L’accès au marché américain demeure limité par les exigences phytosanitaires liées à la mouche des fruits, qui imposent un traitement par le froid pendant quinze jours. Par ailleurs, la main-d’œuvre représente environ 75 % des coûts de production et son coût a augmenté de 24 % en 2026.
Chili : le segment premium poursuit son expansion
Le Chili continue d’assurer la transition entre la fin de la campagne péruvienne et le début de la saison mexicaine, grâce à ses conditions agroclimatiques favorables et à sa solide expérience à l’export. Au cours de la campagne 2025/26, le pays a bénéficié de meilleures valorisations en Asie et en Europe en raison d’une disponibilité réduite des fruits péruviens en début de saison.
Les marchés présentent toutefois des dynamiques différentes. L’Europe reste un débouché mature et relativement prévisible. Les États-Unis continuent d’offrir des prix attractifs pour les fruits de haute qualité, tandis que la Chine exerce une influence croissante sur les standards de qualité du secteur à l’échelle mondiale.
Le segment premium poursuit sa croissance, avec une progression annuelle estimée entre 7 et 8 % aux États-Unis et supérieure à 10 % en Europe. Aucun signe de surproduction n’est observé sur ce créneau.
Amérique du Nord : l’offre domestique progresse
L’approvisionnement en myrtilles en Amérique du Nord demeure stable et continue de s’améliorer avec l’entrée en production de nouvelles régions. Les fruits proviennent actuellement du Mexique, de la Géorgie et de la Californie, contribuant à une meilleure régularité des disponibilités. Les volumes mexicains restent stables, tandis que la Géorgie a dû faire face à plusieurs difficultés météorologiques en début de campagne. En Californie, la production entre progressivement dans une phase plus soutenue.
Dans l’ensemble, l’offre reste légèrement inférieure à celle de l’an dernier à la même période, principalement en raison des aléas climatiques ayant touché le sud-est des États-Unis au début de l’année 2026. La montée en puissance de la production nationale permet néanmoins de combler progressivement ce retard.
Les épisodes de gel enregistrés dans certaines zones du Sud-Est ont également contribué à retarder légèrement le démarrage de la saison. La demande est jugée modérée à bonne, ce qui contribue à maintenir un marché équilibré.
La filière poursuit parallèlement son travail de sélection variétale afin de proposer des fruits de plus gros calibre, plus fermes, offrant de meilleures qualités gustatives, une durée de conservation accrue et une qualité organoleptique globale supérieure.
À court terme, l’offre devrait continuer à progresser grâce à l’augmentation des volumes californiens et à l’arrivée de nouvelles zones de production. Cette évolution devrait favoriser une meilleure disponibilité et créer davantage d’opportunités promotionnelles.
Afrique du Sud : une baisse des prix attendue
La campagne zimbabwéenne a débuté alors que la récolte sud-africaine n’en est encore qu’à ses premiers stades, limitant l’offre disponible et soutenant les prix sur le marché intérieur. Ceux-ci oscillent actuellement entre 177 rands (9,30 €) et 200 rands (10,50 €) par kilogramme.
Malgré ces niveaux élevés, les prix restent inférieurs à la moyenne observée au cours des cinq dernières années. Une baisse est toutefois attendue dès la semaine prochaine avec l’arrivée de volumes supplémentaires. Les disponibilités sur le marché intérieur étaient inférieures à celles enregistrées à la même période l’an dernier, même si les volumes commercialisés en avril ont dépassé ceux de 2025.
Les importantes inondations qui ont touché les provinces du Cap-Occidental et du Cap-Oriental devraient inévitablement avoir un impact sur la récolte de cette année, même si les effets ne seront pleinement visibles que dans plusieurs mois.
Lors de la campagne précédente, l’Europe a constitué la première destination des 25 600 tonnes de myrtilles produites en Afrique du Sud, avec 10 900 tonnes exportées, devant le Royaume-Uni. Le Moyen-Orient a absorbé 3 250 tonnes, tandis que l’Extrême-Orient en a importé 1 600 tonnes. Les exportations vers la Russie ont reculé de 36 %, à seulement 10 tonnes. À l’inverse, les expéditions vers d’autres pays africains ont progressé, passant de 3 à 30 tonnes au cours de la saison.
Semaine prochaine : l’avocat Date de publication: ven. 29 mai 2026
La plante compagne méconnue qui dynamise la croissance des fraisiers sans être un allium ni une herbe, mais l’asperge par 24Matin
Agrivoltaïsme : un démonstrateur dédié aux petits fruits et légumes inauguré à Sainte-Livrade-sur-Lot avec Insolight, In Venio, JPee par FreshPlaza
Agrivoltaïsme : un démonstrateur dédié aux petits fruits et légumes inauguré à Sainte-Livrade-sur-Lot
À Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), les sociétés JPee, Insolight et Invenio ont inauguré un démonstrateur agrivoltaïque de 2 000 m² consacré à l’expérimentation sur les fraises et les framboises. L’installation associe production agricole et production d’énergie renouvelable grâce à une ombrière photovoltaïque pilotée, tout en alimentant une boucle d’autoconsommation collective locale. L’objectif est double : évaluer l’intérêt agronomique de cette technologie pour les cultures de petits fruits et produire de l’électricité au plus près des besoins du territoire.
Les premières expérimentations concernent la fraise et la framboise
Mis en service en août 2025, le site développe une puissance de 145 kWc pour une production annuelle estimée à environ 200 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique d’une centaine de foyers hors chauffage. L’exploitation est prévue pour une durée de 35 ans.
La structure repose sur la technologie développée par Insolight, combinant des panneaux solaires semi-transparents et bifaciaux à un écran de protection réfléchissant et pilotable. Ce dispositif permet d’ajuster en temps réel la quantité de lumière reçue par les cultures et de les protéger des intempéries en fonction de leurs besoins et des conditions climatiques.
L’ambition est de créer un microclimat favorable au développement des cultures tout en maintenant une production d’électricité renouvelable. Les premières expérimentations concernent la fraise et la framboise, deux productions particulièrement sensibles aux aléas climatiques.
Des essais envisagés sur poivron, aubergine et asperge
Le démonstrateur est implanté sur le site d’Invenio, station d’expérimentation de référence en Nouvelle-Aquitaine et membre du réseau national IRFEL. L’inauguration marque le lancement d’un programme de recherche agronomique pluriannuel visant à mesurer les performances des cultures sous couverture agrivoltaïque.
Pendant trois ans, les équipes suivront notamment les rendements, la qualité des récoltes ainsi que le comportement des plantes sous cette structure pilotée. L’objectif est d’évaluer la capacité de l’installation à protéger les cultures des épisodes climatiques extrêmes tout en préservant leur potentiel de production.
À plus long terme, le programme devrait être élargi à d’autres espèces légumières. Des essais sont déjà envisagés sur la carotte, le poivron, l’aubergine et l’asperge afin d’identifier les cultures les plus adaptées à cet environnement contrôlé.

Un consortium réunissant énergie et expertise agronomique
Le projet est porté par un consortium franco-suisse réunissant trois acteurs aux compétences complémentaires.
JPee assure le développement, le financement et l’exploitation de la centrale photovoltaïque ainsi que la mise en œuvre de la boucle d’autoconsommation collective. Insolight conçoit et fournit les solutions agrivoltaïques destinées aux différentes productions agricoles. Invenio accueille le démonstrateur sur son site et pilote le programme de recherche agronomique mené sous l’installation.
Le projet bénéficie du soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine et du programme européen Eurostars, dédié à l’accompagnement des consortiums innovants à dimension transfrontalière.
Accompagner l’adaptation des cultures au changement climatique
Au-delà des résultats attendus sur la production d’énergie, les partenaires présentent ce démonstrateur comme un outil d’expérimentation destiné à accompagner l’adaptation des cultures fruitières et légumières aux nouvelles contraintes climatiques.
Les données agronomiques et énergétiques qui seront collectées au cours des prochaines années feront l’objet de communications régulières afin de favoriser le transfert de connaissances vers les producteurs, les instituts techniques et les collectivités.
Comme le souligne Gaël Nardin, responsable R&D d’Insolight, l’installation doit permettre de valider sur le terrain les solutions agrivoltaïques développées par l’entreprise en associant protection des cultures et production d’énergie renouvelable, avec l’objectif de fournir aux agriculteurs de nouvelles références techniques face aux défis du changement climatique.
Pour plus d’informations :
Avenue de Longemalle 9, 5th Floor, 1020 Renens,
Suisse
www.insolight.ch
« Les ventes de fraises et de framboises françaises connaissent un coup d’arrêt brutal » avec AOP Fraises et Framboises de France par FreshPlaza
« Les ventes de fraises et de framboises françaises connaissent un coup d’arrêt brutal »
Jusqu’alors dynamiques, les ventes de fraises et de framboises françaises sont pénalisées par les conditions météorologiques défavorables des derniers jours. « La mobilisation de chaque consommateur compte pour pérenniser cette production sur notre territoire et limiter la dépendance au produit d’import ». D’autant que des promotions sont actuellement en place en GMS.
Les derniers bassins de production de fraises entrent en récolte
La production de fraises, qui a atteint à date plus de 20 % des volumes nationaux annuels, se poursuit encore pendant plusieurs semaines : gariguette jusqu’à la fin juin-début juillet, tandis que toutes les autres variétés (Charlotte, Mara, Cléry et autres fraises rondes…) restent abondamment disponibles. Les derniers bassins de production français, notamment les Monts du Velay et les Monts du Lyonnais, viennent d’entrer à leur tour en pleine récolte.
Un pic de production attendu fin juin
Côté framboises françaises, la saison a débuté à la mi-mai et les volumes montent progressivement avec un pic attendu fin juin. Produite principalement en Auvergne-Rhône-Alpes, mais aussi en Nouvelle-Aquitaine et dans le nord de la France, la framboise française reste une filière particulièrement fragile : elle ne couvre aujourd’hui que 14 % de la consommation nationale, soit environ 3 000 tonnes produites chaque année pour plus de 22 000 tonnes consommées par les Français.
Pour plus d’informations :
AOPn Fraises Framboises de France
https://fraisesdefrance.fr
Elastiques pour asperges vertes, blanches ou violettes avec Bandex
« Trois semaines de prix élevés puis trois autres bon marché, c’est la même chaque saison » par Fons Nooyens, de Aspergebedrijf Nooyens (Belgique) et FresPlaza
:
« Trois semaines de prix élevés puis trois autres bon marché, c’est la même chaque saison »
La saison des asperges chez Aspergebedrijf Nooyens est plutôt calme et stable pour le moment. Selon Fons Nooyens, il n’y a pas de pics extrêmes cette année, notamment parce que le printemps a été relativement frais. « Dès qu’il fait plus chaud, on observe normalement une augmentation immédiate de la demande, mais cet effet est resté plus limité cette année. »
Jan et Fons Nooyens
L’exploitation de Poppel, en Flandre, qu’il dirige avec son fils Jan, s’est pleinement lancée dans la culture de l’asperge en 2010. Le démarrage s’est fait avec 1,5 ha de serre et 3 ha de culture en plein air. Depuis lors, la surface de culture en plein air s’est étendue à environ 30 ha, tandis que la surface de serre est restée telle quelle. Cette année, les premiers volumes sont arrivés en avance depuis la serre. Entre-temps, le gros de la saison est passé, selon Nooyens. « Les gros volumes sont derrière nous et fin mai, c’est généralement le cas pour tous les producteurs. Il ne nous reste plus qu’à attendre la St Jean, date à laquelle la saison des asperges s’achève traditionnellement. »
Bonne saison de croissance et forte production
Avec le recul, Nooyens constate que la saison n’a guère été différente des autres années. « Au cours d’une saison, les asperges alternent toujours de prix élevés pendant trois semaines puis bon marché pendant les trois suivantes. C’est le moment exact où cela se produit qui reste imprévisible, mais au bout du compte, on obtient plus ou moins la même chose. »
Cette année n’a pas fait exception à la règle, même si, juste avant Pâques, les prix ont brièvement atteint un sommet. « Ensuite, ils se sont effondrés en une journée après le week-end. Entre-temps, nous avons une situation de marché assez normale. Aujourd’hui, il y a juste assez d’asperges et des prix normaux pour cette période de l’année. Le marché est plutôt bien équilibré. »

En ce qui concerne la qualité et le rendement, le producteur est satisfait. « La qualité a été très bonne, tout comme la production. Cela s’explique par le fait que les asperges ont très bien poussé l’année dernière. Cela s’est traduit par une nette augmentation de la production cette saison. Nous disposons certainement d’une production accrue d’environ 15 %. »
Cette bonne année de croissance a donné lieu à des excédents dans d’autres productions comme certains légumes d’hiver et les pommes de terre. Pourtant, l’asperge a été épargnée, selon Nooyens. « En fait, la superficie n’a pas augmenté. En outre, les plantations d’il y a deux ans ont partiellement échoué, de sorte que la production totale n’a pas explosé. Par conséquent, le marché a été en mesure d’absorber les volumes plus importants de manière satisfaisante. Bien sûr, le marché volatile de l’asperge réagit toujours rapidement s’il y a une période plus ou moins chargée, mais cela finit toujours par se compenser. »
Vente au détail, restauration et vente directe
Dans l’assortiment d’Aspergebedrijf Nooyens, qui commercialise ses asperges par l’intermédiaire de BelOrta, une distinction claire est faite entre les différentes catégories d’asperges. « La taille joue un rôle important. Les asperges AA sont principalement vendues aux restaurants et aux magasins spécialisés. Pour nous, ce sont vraiment les asperges les plus grosses. La norme en Belgique est légèrement différente de celle de nos voisins : ici, ce sont les asperges de 22 à 28 mm qui entrent dans la catégorie AA, alors qu’aux Pays-Bas, c’est généralement de 20 à 28 mm. La différence peut sembler minime, mais comme il y a toujours beaucoup de produits d’environ 20 mm, ça fait une différence de 25 % ou plus au bout du compte. »

Bien que toutes les ventes soient administrativement effectuées par l’intermédiaire des ventes aux enchères, de nombreux lots partent directement chez les détaillants. « Les clients achètent par l’intermédiaire de BelOrta, mais les asperges n’y passent physiquement pas et sont souvent directement livrées aux clients. Nous sautons donc une étape. Au début de la saison, les asperges se trouvent dans certains magasins Delhaize, mais une fois que les gros volumes arrivent, ils approvisionnent principalement Lidl, où nous fournissons des asperges dans les 315 magasins de Belgique durant la saison. »
L’entreprise est aussi fermement engagée dans la vente directe. « Nous avons des magasins à la ferme, sommes présents sur les marchés et essayons ainsi de maintenir une bonne répartition. Les marchés de plein air sont très porteurs en ce moment. Le mois de mai est vraiment la saison des asperges pour les consommateurs, et avec l’offre actuelle abondante, elles sont vraiment abordables pour un grand nombre. »
Evolution incertain en fin de saison
Vers le mois de juin, l’offre continuera à diminuer jusqu’à la fin officielle de la saison. Selon Nooyens, il est difficile de prédire si cela entraînera à nouveau une hausse des prix. « Les années précédentes, c’est ce qui s’est produit, mais ça ne veut rien dire quant à l’évolution de cette saison. Jusqu’ici cette année, nous n’avons pas eu de grosses surprises. »
Pour plus d’informations :
Fons Nooyens![]()
Aspergebedrijf Nooyens
asperges.nooyens@gmail.com
El Niño crée de l’incertitude sur le marché mondial des myrtilles par ASF, Danper et FreshPlaza
El Niño crée de l’incertitude sur le marché mondial des myrtilles
Le marché mondial de la myrtille évolue actuellement dans un contexte d’incertitude climatique, alors que le secteur s’interroge sur une éventuelle baisse de l’offre péruvienne au début de la prochaine campagne. C’est le constat dressé par Nick Tirado, directeur commercial d’All Seasons Food Solutions (ASF), société du groupe Danper spécialisée dans l’importation et la distribution de fruits et légumes premium aux États-Unis et au Canada, et par Cristina Albuquerque, directrice commerciale de la catégorie produits frais chez Danper.

Depuis l’épisode El Niño de 2023/24, les prix des myrtilles ont été réévalués à la hausse, marquant un tournant pour l’industrie péruvienne. La campagne 2025/26 a de nouveau été caractérisée par une disponibilité limitée des fruits péruviens en début de saison. La courbe d’approvisionnement du Pérou s’est prolongée jusqu’en mars, soutenant les prix sur les marchés internationaux.
Cette situation a bénéficié à d’autres origines. Le Chili a profité de meilleurs retours sur les marchés asiatique et européen, tandis que le Mexique a maintenu un approvisionnement régulier vers les États-Unis grâce à son avantage logistique. Aux États-Unis, la production nationale a été confrontée à des coûts de production plus élevés et à une concurrence accrue des fruits importés, après un démarrage de campagne retardé par les conditions climatiques.

Selon Nick Tirado et Cristina Albuquerque, El Niño demeure le principal sujet de préoccupation pour le secteur, en particulier au Pérou, premier exportateur mondial de myrtilles. Toutefois, ils soulignent que l’ampleur réelle du phénomène reste encore difficile à évaluer. « Il existe beaucoup de spéculations autour d’El Niño. Certaines publications évoquent même un super El Niño », indiquent-ils. « À ce stade, personne ne sait encore s’il s’agira d’un phénomène faible, modéré ou de grande ampleur. »
Les deux responsables expliquent que les principales zones de production du nord du Pérou, notamment La Libertad et Chiclayo, sont particulièrement exposées aux effets d’El Niño côtier. Les températures, anormalement élevées depuis plusieurs mois, suscitent déjà des inquiétudes. « Les températures restent élevées et l’automne est nettement plus chaud que la normale, ce qui a des répercussions directes sur la production de myrtilles », précisent-ils.

L’une des principales préoccupations concerne la variété Ventura, qui représente encore une part importante des surfaces cultivées au Pérou. Selon ASF et Danper, cette variété est particulièrement sensible aux températures élevées, ce qui pourrait entraîner des retards de production et une baisse de productivité. « Nous parlons déjà d’un possible retard supplémentaire d’un mois », indiquent-ils, soulignant qu’une telle situation réduirait les volumes disponibles en début de campagne et décalerait davantage les expéditions vers les mois de novembre et suivants.
Un retard de la production péruvienne renforcerait la concurrence entre les différents marchés importateurs, qui cherchent à prendre le relais de leurs productions locales le plus tôt possible. Les États-Unis, l’Europe et la Chine se retrouveraient alors en concurrence pour des volumes limités, dans un contexte où la demande mondiale pourrait dépasser l’offre disponible. « Si une pénurie venait effectivement à se produire au début de la campagne péruvienne sur les différents marchés, cela créerait à nouveau un contexte de prix favorable et encourageant pour le Pérou », estiment-ils.

Dans ce contexte, l’évolution du marché dépendra non seulement de la situation au Pérou, mais également des conditions de production en Europe, aux États-Unis et au Canada, des origines elles aussi exposées à différents aléas climatiques.
Après le pic de la campagne péruvienne, le marché entrera dans une phase de chevauchement avec les volumes chiliens. Puis, dans le dernier tiers de la saison, l’arrivée des myrtilles mexicaines viendra compléter l’offre destinée aux consommateurs américains.
Malgré les nombreuses interrogations du secteur, Nick Tirado et Cristina Albuquerque estiment qu’il est encore trop tôt pour avancer des prévisions chiffrées. « Personne n’est aujourd’hui en mesure de confirmer avec précision l’ampleur ou les conséquences qu’El Niño pourrait avoir sur la prochaine campagne », concluent-ils.
Pour plus d’informations :
Nick Tirado
All Seasons Foods Solutions (ASF)
Tél. : +1 941 900 5245
ntirado@aseasonsfs.com
https://www.aseasonsfs.com/
Cristina Albuquerque
Danper
Pérou
Tél. : +51 949 711 340
calbuquerque@danper.com
Fraise : la production attendue en hausse cette année ; les prix orientés à la baisse par Agreste et FreshPlaza
Agreste
Fraise : la production attendue en hausse cette année ; les prix orientés à la baisse
Cette année la production française de fraises est serait en hausse de 3 % par rapport à 2025. Face à d’importants volumes et à la concurrence, les prix, eux, sont sous pression.
Une récolte particulièrement élevée en avril
Les surfaces implantées en fraise pour la campagne 2026 sont estimées à 3 668 hectares en France (hors DROM), soit un niveau similaire à 2025, mais en retrait de 2 % par rapport
à la moyenne 2021-2025.
La production nationale de fraises pour la campagne 2026, estimée à 75 200 tonnes, serait en hausse de 3 % sur un an et supérieure de 5 % à la moyenne 2021-2025. Dans le Sud-Ouest, principal bassin de production français, la production serait en hausse de 4 % sur un an et supérieure de 8 % à la moyenne quinquennale, en dépit d’une pression parasitaire élevée cette année.
Dans le Sud-Ouest, les fraises produites sous serres chauffées sont arrivées sur le marché avec du retard, alors que les cultures habituellement plus tardives, ont pris de l’avance. Ce décalage a entraîné une concentration des volumes récoltés sur les deux dernières semaines d’avril. Dans le même temps, les conditions météorologiques favorables ont accéléré la production dans les autres bassins français, renforçant encore la pression de l’offre sur le marché.
Un marché correct sur le début de campagne
En mars, la montée en puissance de la production française, conjuguée à l’arrivée des premières fraises espagnoles sur le marché, a accentué la pression sur les cours malgré une demande dynamique. Sur l’ensemble du mois, les prix se sont établis à un niveau inférieur de 7 % à celui de 2025, tout en restant supérieurs de 7 % à la moyenne des cinq dernières campagnes.
En avril, l’arrivée simultanée d’importants volumes en provenance des principaux bassins de production français et de pays concurrents, notamment l’Espagne et la Belgique, a continué de peser sur le marché. Les prix ont ainsi reculé de 4 % par rapport à l’an dernier, mais sont restés supérieurs de 2 % à la moyenne quinquennale, soutenus par une consommation stimulée par des conditions météorologiques chaudes et ensoleillées.
Entre janvier et mars 2026, par rapport à la même période lors de la campagne précédente, les exportations de fraises (2 700 tonnes), incluant des volumes significatifs de réexportation, et les importations (11 900 tonnes) sont en baisse respectivement de 17 % et 23 %. Le déficit des échanges extérieurs en volume (9 200 tonnes) diminue de 24 % sur un an au cours de la période considérée.
Source : agreste.agriculture.gouv.fr
Photo de la première page: © Esen | Dreamstime Date de publication: mer. 3 juin 2026
« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! » par Jean Paul Bruché de l’Asparagus et FreshPlaza
Jean-Paul Bruché, Asparagus – La stabilité pour préserver la consommation ?
« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! »
Cette saison de l’asperge 2026 aura été particulièrement mouvementée. Après un démarrage positif pour la plupart des bassins de production, le coup de chaleur d’avril a provoqué une arrivée massive de volumes sur le marché, entraînant une chute brutale des prix et fragilisant de nombreux producteurs. Une campagne en dents de scie qui illustre plus que jamais la volatilité du marché de l’asperge.
Certains producteurs ont décidé de s’affranchir de ce schéma. Chez Asparagus, exploitation familiale située à Autreville-sur-Moselle en Lorraine, Jean-Paul Bruché, producteur chez Asparagus, a fait le choix depuis plusieurs années de casser les codes traditionnels de commercialisation. Son principe : proposer toutes ses asperges — blanches, vertes, fines, grosses, courtes ou longues — au même prix et ce tout au long de la saison. Un système atypique qui séduit une clientèle en quête de simplicité, de fraîcheur et de liberté de choix.

Une campagne précoce et satisfaisanteLa saison des asperges a démarré fin mars avec près de dix jours d’avance cette année en Lorraine pour Asparagus : « Le mois d’avril s’est très bien déroulé. Puis la production a été freinée par le coup de froid et les pluies du mois de mai », rapporte Jean-Paul Bruché, troisième génération de producteurs d’asperges sur la ferme familiale. Avec le retour récent des fortes chaleurs, le producteur espère désormais une reprise progressive des volumes avant de terminer doucement la campagne d’ici quelques jours.
Une commercialisation 100 % locale et centrée sur la fraîcheurSi la production a pu être impactée par les aléas climatiques, les ventes, elles, n’auront absolument pas souffert. « Nous commercialisons 100 % de notre production à la ferme, sur les marchés et dans des magasins de producteurs ». Un modèle basé avant tout sur la fraîcheur : « A la ferme, nous vendons uniquement de l’asperge du jour. Elle est cueillie le matin et vendue le jour même ».
Autre particularité pour une exploitation lorraine, la ferme produit environ 60 % d’asperges blanches et 40 % de vertes, une proportion qui évolue progressivement en faveur de cette dernière. « Dans notre région, c’est l’asperge blanche qui se consomme et donc se produit historiquement. Plus on monte dans le nord, et plus le consommateur est à la recherche d’une asperge bien blanche et bien fermée. Mais nous croyons beaucoup au développement de l’asperge verte en Lorraine. C’est un légume très présent dans les magazines culinaires, apprécié pour sa couleur, sa saveur et sa facilité de préparation ».
Pour autant, Jean-Paul Bruché reconnait que l’asperge verte reste plus complexe à produire que la blanche. « Contrairement à la blanche qui pousse sous bâche, la verte demande davantage de désherbage. Avec les mini-tunnels, on accélère aussi la pousse de l’herbe, ce qui nous oblige à faire du fauchage mécanique. La blanche a également une densité plus importante que la verte, elle est donc plus productive, ce qui peut donc justifier une différence de prix par rapport à la blanche, qui peut facilement monter à 5 euros de plus au kilo sur le marché de Nancy ».

Un prix unique tout au long de la saison pour démocratiser l’asperge
Malgré ces différences de production et donc de prix, Jean-Paul Bruché a fait le pari audacieux de proposer l’ensemble des asperges qu’il produit au même prix. C’est là l’une des grandes particularités du fonctionnement de l’exploitation. « Nous proposons six catégories d’asperges blanches et cinq catégories de vertes, que nous vendons toutes au même prix de 10,50 €/kg et ce tout au long de l’année. Les clients se servent eux-mêmes dans les bacs et peuvent faire un panaché des différentes catégories. Ils choisissent vraiment ce qu’ils veulent ».
Un système qui séduit autant les consommateurs que le producteur. « Ainsi, ce n’est pas le prix qui conditionne le choix des clients. Cela permet aussi de faire découvrir d’autres types d’asperges et d’autres façons de les cuisiner. C’est comme cela que l’asperge verte a rapidement gagné en notoriété. Dans leur botte de blanche, ils prennent plus facilement quelques vertes pour les gouter, ce qui leur permet d’y revenir plus facilement que s’ils avaient été contraints par un tarif plus élevé et une quantité minimale ».
Le producteur insiste également sur l’importance d’un prix stable pour préserver la consommation. « En début de saison, on peut parfois voir de l’asperge à 18 ou 20 euros le kilo. C’est absolument hors de prix. Le consommateur garde ensuite cette image d’un produit inaccessible ». Une volatilité qui selon lui, fragilise toute la filière : « C’est toujours le même schéma. Les prix montent, les clients fuient, puis il y a surproduction et les cours s’effondrent. Les producteurs préfèrent arrêter de vendre que de vendre à perte, continuent uniquement en vente directe, ce qui fait que les asperges finissent à manquer chez les grossistes et en GMS ». Le prix unique permettrait ainsi d’éviter ces à-coups du marché et de fidéliser durablement la clientèle.
L’enjeu des terres irrigables et de la génétique
Preuve d’un système de commercialisation vertueux, Asparagus a augmenté ses surfaces à 7 ha au total, soit deux de plus qu’en 2024. Mais développer la culture devient de plus en plus complexe. « Le principal problème est de trouver de bonnes terres à asperges pouvant être irriguées. Car face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, l’irrigation devient indispensable. Faire de l’asperge sèche devient très compliqué aujourd’hui avec le réchauffement climatique ».
Le producteur place également beaucoup d’espoir dans les avancées variétales : « Nous espérons que la génétique nous aidera à trouver des variétés plus résistantes aux maladies, auxquelles les asperges sont plus sensibles lors de la replantation sur une même parcelle ».
Pour plus d’informations :
Jean-Paul Bruché
Asparagus
jeanpaulbruche@orange.fr