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« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie » par Berryfarm et FreshPlaza

Sil Moonen, de BerryFarm (Pays-Bas) :

« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie »

La saison des myrtilles aux Pays-Bas a démarré avec quelques difficultés. « Le problème, c’est qu’en raison de la chaleur, la plante achemine moins d’eau vers les baies, ce qui se répercute sur le rendement », explique Sil Moonen, de Berry Farm, à Roggel. « De plus, les ventes stagnent en raison de la chaleur, ce qui met d’emblée les prix sous pression. »

Le producteur dénonce l’afflux massif de myrtilles importées de pays hors de l’UE qui inondent le marché. « On trouve ici des myrtilles géorgiennes à 4,20 €/kg, alors que chez nous, les frais de récolte représentent à eux seuls à 3 €. Cela fait que les prix sont désormais dictés par les fruits provenant de pays comme la Serbie et la Géorgie, mais aussi la Turquie et le Zimbabwe, où l’on plante des myrtilles à un rythme effréné. On parle toujours beaucoup des émissions de CO₂, mais apparemment, ce n’est plus si important pour le moment. »

« Cette année encore, aux Pays-Bas, un grand producteur exploitant 60 ha a cessé son activité. Au total, cela représente environ un million de kg. Nous aussi, ainsi que d’autres producteurs, avons déjà arraché des parcelles ces dernières années, et d’autres suivront certainement. On pourrait penser qu’il devrait y avoir de l’espace pour écouler le produit sur le marché néerlandais, mais je n’en suis personnellement pas persuadé. Chaque année, c’est la même lutte pour rester compétitif. Ajouter une marge sur le coût de revient du produit local signifie être toujours trop cher. »

Auparavant, Moonen cultivait des myrtilles en Allemagne et dans le nord des Pays-Bas, mais après s’être séparé de ces exploitations, l’ensemble de sa superficie située à Leudal s’élève à 40 ha. Elle représente environ 400 000 kg de myrtilles par an. Les ventes de BerryFarm visent principalement les marchés britannique et allemand, complétées par le circuit de distribution néerlandais. « Cultiver des myrtilles, c’est comme courir un marathon. Celui qui franchit la ligne d’arrivée remporte la médaille d’or, mais beaucoup de coureurs abandonnent en cours de route. En plus, ça commence vraiment à manquer de charme. À mes yeux, les Pays-Bas sont en train de se saboter eux-mêmes avec les réglementations qu’ils s’imposent. Dans d’autres pays, on rit aux éclats quand je parle des règles sur l’azote et des exigences BENG qui s’appliquent ici aux nouvelles constructions. Mais apparemment, c’est ce que veut la classe politique. »

Pour plus d’informations :
Sil Moonen
Berryfarm.nl
Tél. : +31 475494727 / +31 653288523
sil@silmoonen.nl Date de publication: ven. 3 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

Comment tendre vers une campagne commerciale plus sereine ? Une saison d’asperges 2026 rythmée par les à-coups climatiques – Christian Befve par FreshPlaza

Une saison d’asperges 2026 rythmée par les à-coups climatiques – Christian Befve :

Comment tendre vers une campagne commerciale plus sereine ?

Si la campagne française de l’asperge 2026 s’achève sur des rendements légèrement inférieurs à ceux de l’an dernier, elle aura surtout mis en lumière la nécessité pour la filière de s’adapter à des conditions de production de plus en plus irrégulières. Entre un printemps particulièrement humide qui a retardé les travaux dans les parcelles et un épisode de forte chaleur ayant provoqué une arrivée massive de volumes sur le marché, les producteurs ont dû plus que jamais faire preuve de réactivité. Pour Christian Befve, expert reconnu au sein de la filière, cette saison confirme à la fois la reprise d’une bonne dynamique générale de la filière et l’importance de repenser certains équilibres, tant en matière de commercialisation que d’organisation de la production.

Un démarrage tardif mais prometteur
Premier fait marquant de cette saison 2026 : une campagne qui aura débuté avec plusieurs semaines de retard dans la plupart des bassins de production. Les fortes pluies du printemps ont compliqué les opérations de buttage, souvent réalisées dans des conditions difficiles et plus tardivement qu’à l’accoutumée. « Le mauvais temps a rendu les buttages très compliqués. Ils se sont faits tardivement dans toutes les zones de production, souvent dans de mauvaises conditions, engendrant donc inévitablement un impact sur la qualité dans certaines parcelles », explique Christian Befve.

Malgré ce contexte peu favorable, le démarrage commercial s’est révélé satisfaisant. Les volumes étaient présents et les cours se sont maintenus à un bon niveau. Un début de campagne très encourageant qui laissait entrevoir une saison plutôt positive.

Le coup de chaud de fin mai qui a rebattu les cartes
La situation a toutefois changé brutalement avec l’arrivée de fortes chaleurs à la fin du mois de mai. En quelques jours, les volumes récoltés ont fortement augmenté, désorganisant les récoltes et saturant le marché. « Généralement, les producteurs prévoient une personne à l’hectare, voir pour 1,2-1,3 ha pour les plus grosses exploitations. Et d’un seul coup, avec l’augmentation soudaine des températures, les volumes à récolter quotidiennement ont doublé ».

Conséquences ? Une main-d’œuvre disponible qui n’a pas pu suivre le rythme imposé par la croissance des asperges. Des récoltes qui ont dû être espacées, avec des conséquences directes sur la qualité du produit : « Quand on récolte tous les deux ou trois jours parce qu’on ne peut pas faire autrement, la qualité s’en ressent forcément et une partie de la marchandise devient difficilement valorisable », souligne Christian Befve.

Les répercussions sur le marché ont été instantanées : « L’arrivée de gros volumes a entraîné une forte baisse des prix. Si les cours se sont redressés en fin de campagne, de nombreux producteurs, notamment dans le Sud-Ouest, avaient déjà arrêté tout ou partie de leur production ». Une situation qui pointe une fois de plus du doigt les limites auxquelles la filière est confrontée en termes de main d’œuvre.

Des prix de début de campagne à manier avec prudence
Pour Christian Befve, cette campagne rappelle également l’importance de ne pas céder à la tentation de prix trop élevés lors des premières semaines de commercialisation. « Il ne faut pas démarrer trop haut. Quand les magasins achètent à plus de 18 euros le kilo en début de campagne, ils entendent bien les valoriser même si les achats sont freinés face à ces prix exorbitants. Les asperges restent plus longtemps en rayon, perdent en fraîcheur, le consommateur se détourne, les réapprovisionnements ralentissent et les prix finissent par s’effondrer ».

Selon Christian Befve, une stratégie de prix plus raisonnable permettrait de fidéliser davantage les consommateurs et de soutenir la consommation sur l’ensemble de la saison. « C’est toujours le même schéma. Il faut privilégier une consommation durable plutôt que de rechercher un gain immédiat sur les premières expéditions. Sur le long terme, les producteurs en sortiront gagnants ».

Les circuits de proximité amortissent les fluctuations
La campagne 2026 a également mis en évidence les différences de résilience entre les modèles de commercialisation. Les producteurs engagés en vente directe, sur les marchés ou travaillant avec des enseignes locales semblent mieux résister aux fortes variations du marché. Grâce à des relations commerciales plus directes et à des accords souvent établis en amont, ils parviendraient à mieux lisser les fluctuations de prix. « Tous ceux qui arrivent à se rapprocher du consommateur ou des metteurs en marché locaux subissent beaucoup moins les à-coups du marché. Les variations sont beaucoup plus gommées que sur certains marchés de gros, où la concurrence étrangère accentue la volatilité des prix. »

Sans constituer une solution universelle, ces modèles offrent selon Christian Befve des pistes intéressantes pour sécuriser davantage les revenus des producteurs dans un contexte climatique plus instable.

Faciliter la consommation pour préparer l’avenir
Parmi les pistes de développement évoquées par l’expert, figure également l’épluchage de l’asperge directement sur le point de vente, une habitude encore très marginale en France mais largement développée outre-Rhin. « En Allemagne, près de 30 % des asperges vendues peuvent être épluchées grâce à une machine disposée en magasin et autres points de vente. Les producteurs allemands ont compris qu’il fallait se mettre au service du consommateur et lui faire gagner du temps. C’est aussi ce qui leur a permis de maintenir leur niveau de consommation. En France, ce chiffre s’élève à 0,5 % seulement. »

Certaines initiatives émergent pourtant, notamment en Alsace – sous l’influence de la culture allemande –, où plusieurs points de vente proposent des éplucheuses automatiques directement en magasin.

L’asperge verte gagne du terrain dans un marché en recompositionMalgré les difficultés rencontrées cette année, Christian Befve reste confiant sur les perspectives de la filière. Les rendements sont légèrement en retrait mais le marché demeure dynamique. « On sent un regain d’intérêt avec de nouveaux projets de plantation pour 2027 ». Ces nouvelles plantations devraient compenser les arrêts de production de certains opérateurs récemment observés ou programmés. La filière reste néanmoins loin des niveaux historiques atteints il y a quelques décennies. « Il y a 25 ans, la France comptait environ 15 000 hectares d’asperges. Aujourd’hui, nous sommes autour de 6 000 hectares. »

Parallèlement, l’asperge verte poursuit sa progression. Si l’asperge blanche conserve une place importante dans les habitudes de consommation françaises, la verte gagne régulièrement du terrain, tant en volumes qu’en zones de production. « L’asperge verte attire de nouveaux consommateurs et ouvre de nouveaux marchés », observe Christian Befve.

Mais aujourd’hui, un point limitant à court terme pour le développement de l’asperge en France reste la disponibilité insuffisante des griffes.

Face à la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes, Christian Befve estime que l’avenir de la filière passera autant par l’adaptation des pratiques culturales que par une réflexion sur la commercialisation et les services proposés aux consommateurs. Une évolution qui pourrait permettre à l’asperge française de mieux absorber les à-coups climatiques tout en consolidant sa place dans les habitudes de consommation.

Article actualisé – qui remplace celui republié par erreur la semaine passée

Pour plus d’informations :
Christian Befve
christian@befve.com
www.befve.com

« Les formats 300 g rencontrent un très bon accueil dans le commerce alimentaire de détail » par Ewelina Dittmeyer et FreshPlaza

Ewelina Dittmeyer à propos de la saison des myrtilles en France cette année :

« Les formats 300 g rencontrent un très bon accueil dans le commerce alimentaire de détail »

La saison française des myrtilles approche désormais de son pic. « En raison des conditions météorologiques, la récolte a commencé cette année dès la dernière semaine de mai, soit environ une semaine plus tôt que l’année précédente. En revanche, l’Espagne a accusé un retard d’environ deux semaines, ce qui a entraîné au début un afflux important de marchandises sur le marché. Le commerce alimentaire de détail français privilégie toutefois les myrtilles d’origine nationale, d’autant plus que la qualité des fruits espagnols s’est quelque peu dégradée en fin de campagne. Dans ce contexte, le début de saison a été plutôt satisfaisant », explique Ewelina Dittmeyer, de l’entreprise portant son nom, qui exploite ses propres cultures dans le Sud-Ouest de la France.

À l’heure actuelle, en pleine période de récolte, l’offre et la demande sont globalement équilibrées. « La demande est particulièrement dynamique et les volumes disponibles sont satisfaisants. À partir des semaines 27/28, les quantités récoltées devraient toutefois légèrement diminuer en raison de la vague de chaleur persistante. Au cours de la semaine 26, nous avons de nouveau enregistré dans le Sud-Ouest des températures dépassant parfois les 40 °C, ce qui représente un véritable défi pour la production. Malgré cela, la qualité des fruits a jusqu’à présent été bonne et le calibre des baies correspond dans la majorité des cas au standard recherché de 12+. » Malgré ces conditions chaudes, l’équipe commerciale de Dittmeyer estime pouvoir continuer à approvisionner le marché français en petites myrtilles jusqu’à la mi-juillet.

Une hausse mesurée des coûts et des prix
Les ventes peuvent également être qualifiées de stables, poursuit Ewelina Dittmeyer. Jusqu’au début du mois de juillet, le commerce alimentaire de détail met régulièrement en place des actions promotionnelles tout au long de la saison, ce qui contribue considérablement à assurer une bonne régularité des écoulements et à maintenir les niveaux de prix. « Par rapport à l’année dernière, les prix ont progressé de manière raisonnable et nous prévoyons des niveaux stables, voire légèrement supérieurs, même en fin de saison. Nous sommes également confrontés à une hausse continue des coûts de production, notamment en raison de l’augmentation des charges salariales. Contrairement à l’Allemagne, les salaires minimums en France ne connaissent toutefois pas de fortes revalorisations ponctuelles, mais progressent d’environ 2 % par an, ce qui permet au marché de mieux absorber ces évolutions. »

Environ un tiers de la surface totale est consacré à la production sous tunnel

L’importance croissante des myrtilles françaises
La plantation moderne de myrtilles située au sud-ouest de Bordeaux couvre aujourd’hui environ 80 hectares et constitue l’un des trois sites de production du groupe familial Dittmeyer, originaire de Hambourg. Depuis 2017, des myrtilles destinées au commerce alimentaire de détail français y sont cultivées. Alors qu’à l’origine la majorité de la production était exportée vers les pays voisins, plus de 90 % des volumes récoltés sont désormais commercialisés auprès des consommateurs français via la grande distribution. « La myrtille française a connu un développement remarquable au cours des cinq à six dernières années. Outre les fruits frais, de nombreux produits transformés sont désormais également présents dans les rayons des grandes enseignes. Nous constatons aussi que les nouveaux formats de barquettes et de coupelles de 300 g (photo ci-dessous) sont très bien accueillis comme alternative aux conditionnements de 125 g. Selon nous, il s’agit d’un excellent compromis et probablement du format d’avenir », explique Wout Verledens, directeur commercial de l’entreprise depuis cette année.

Des investissements qui commencent à porter leurs fruits
Face à la demande croissante pour les myrtilles françaises, de nombreuses exploitations agricoles, principalement des structures petites et moyennes, se sont lancées dans cette culture, entraînant une augmentation de la production nationale. Wout Verledens précise : « Nous ne prévoyons donc pas, pour le moment, d’augmenter davantage nos surfaces. Nous nous concentrons plutôt sur l’optimisation de notre gamme variétale et de nos méthodes de production. Pour lutter contre le gel, nous utilisons différentes techniques, comme l’aspersion antigel, les bougies et les systèmes de chauffage antigel, auxquels s’ajoute depuis cette année une machine à brouillard pour nos cultures de plein champ. Nous adaptons également en permanence notre gamme variétale aux nouvelles conditions de production. Nous recherchons encore actuellement une variété performante pour la fin de saison, en complément de Liberty. » Par ailleurs, les équipements de refroidissement ont également été modernisés l’année dernière.

De bonnes perspectives pour la récolte bio en Allemagne
En plus de ses productions conventionnelles en Espagne et en France, Dittmeyer développe depuis plusieurs années une importante activité de myrtilles biologiques en Basse-Saxe. Les perspectives y sont également encourageantes. « Nous devrions commencer la nouvelle récolte au cours de la semaine 29 et le développement des cultures est particulièrement satisfaisant jusqu’à présent. Si les conditions météorologiques restent favorables, les volumes devraient dépasser ceux de l’année dernière, avec une proportion importante de fruits de gros calibre ».

Pour plus d’informations :
Ewelina Dittmeyer & Wout Verledens
SCEA Dittmeyer Agricola
Domaine des Myrtilles
3346 Route de Sanguinet
F-40160 Parentis-en-Born
Tél. : +49 1627719176
frucht@dittmeyer.com
www.dittmeyer.com Date de publication: ven. 26 juin 2026

« Nous tablons sur des recettes nettes supérieures à celles de l’année dernière » par Exploitation fruitière Knöbl et FreshPlaza

Début de la récolte des groseilles précoces dans le sud du Burgenland :

Exploitation fruitière Knöbl

Comme les années précédentes, la récolte des groseilles dans le sud du Burgenland a débuté au cours de la semaine 24. « Après un mois de mars et un mois d’avril particulièrement secs, le mois de mai a été chaud et relativement bien arrosé. Sans irrigation, nous aurions toutefois enregistré des pertes considérables, car la variété Marlena, que nous cultivons exclusivement, fleurit précisément à cette période, en mars », explique David Knöbl, de l’exploitation fruitière éponyme située à Neudauberg, dans le sud du Burgenland.

En plus de la production de pommes, M. Knöbl cultive depuis maintenant cinq ans des groseilles précoces sur une surface d’environ 1,3 hectare. Les fruits sont commercialisés exclusivement auprès du commerce de détail alimentaire régional par l’intermédiaire de son partenaire styrien Lammer Fruchtlogistik GmbH. La récolte s’étale sur les semaines 24 et 25, avant que l’intégralité des volumes récoltés ne soit écoulée en moins de deux semaines. « Nous prévoyons un volume total d’environ 15 à 16 tonnes, soit un niveau comparable à celui de l’année dernière. Toutefois, la récolte précédente comptait proportionnellement davantage de petits fruits, principalement en raison de la présence de bois de deux ans. Cette année, nous avons presque exclusivement du bois d’un an, ce qui devrait se traduire par des fruits plus gros, de meilleurs rendements et, par conséquent, des recettes nettes plus élevées. »

La variété précoce Marlena permet une commercialisation anticipée des groseilles produites localement. Elle arrive à maturité nettement plus tôt que les variétés traditionnellement cultivées en Autriche, comme Haronia et Rovada

Le producteur reste encore prudent concernant les perspectives commerciales précises. « Il faut toutefois tenir compte du fait que la demande pourrait être légèrement inférieure cette année en raison de la prudence persistante des consommateurs en matière d’achats », explique M. Knöbl. Les prix devraient néanmoins rester globalement comparables à ceux de l’année dernière. En magasin, les groseilles issues de la production locale sont proposées soit en barquettes de 250 g (groupe Rewe), soit en barquettes de 500 g (Hofer).

Un enrichissement de l’assortiment
Cinq ans après la première récolte, l’exploitation fruitière familiale tire un bilan particulièrement positif de cette production. « Grâce à cette entrée en saison précoce, notre partenaire commercial consolide sa présence sur le marché et complète son assortiment existant, principalement basé sur les variétés Haronia et Rovada. Pour nous, en tant que producteurs, la groseille représente désormais une véritable gamme à part entière qui, notamment grâce à son calendrier de récolte, s’intègre parfaitement à côté de la culture des pommes. » En période de pointe, l’exploitation emploie jusqu’à 18 cueilleurs, principalement originaires d’Ukraine.

La Pinova poursuit son développement
Le verger de pommiers de l’exploitation comprend un large éventail de variétés, parmi lesquelles Golden Delicious, Pinova, Supernova (un mutant de Pinova), Granny Smith, Idared, Braeburn et Fuji. La surface totale cultivée atteint environ 16 hectares. « Nous devrions très probablement enregistrer une récolte moyenne cette année. En raison du mois de mai chaud et humide qui a suivi directement la floraison, nous aurons probablement une proportion légèrement plus élevée de fruits tombés, comme cela a également été le cas pour les groseilles. »

À l’exception de quelques pertes limitées dans les zones situées en altitude, l’exploitation a été largement épargnée par les dégâts liés au gel. La récolte des pommes commence généralement à partir de la mi-septembre, après quoi les fruits sont commercialisés exclusivement sur le marché libre. « Ces dernières années, nous avons ajusté nos surfaces par variété en fonction de l’évolution de la demande. Nous avons ainsi progressivement augmenté les volumes de Pinova, tandis que nous avons légèrement réduit ceux de Fuji. Dans les prochaines années, nous poursuivrons cette orientation et remplacerons progressivement les variétés plus anciennes, comme l’Idared, par la Pinova », conclut-il.

Pour plus d’informations :
David Knöbl
Exploitation fruitière Knöbl
Gemeindestraße 9
7574 Neudauberg
Tél. : +43 664 8685730

Britischer Erdbeererzeuger testet neue Technologie gegen Lebensmittelverschwendung FreshPlaza

Britischer Erdbeererzeuger testet neue Technologie gegen Lebensmittelverschwendung

LiVA Biotechnology und Dyson Farming haben bekannt gegeben, dass sie in Zusammenarbeit mit einem der führenden Einzelhändler in Großbritannien ihre Kooperation auf ein Pilotprojekt im kommerziellen Maßstab ausweiten. Dieser Schritt folgt auf den erfolgreichen Abschluss eines strukturierten Versuchsprogramms, das im Winter 2025/26 durchgeführt wurde und die präbiotische Bio-Schutztechnologie von LiVA im gesamten Premium-Erdbeeranbau von Dyson Farming validierte.

Die Versuche
Das Versuchsprogramm zeigte, dass die mit LiVA behandelten Erdbeeren den Premium-Qualitätsstandard von Dyson Farming während der gesamten Lieferkette beibehielten – angefangen beim Versand vom Feld über die Ankunft im Einzelhandel bis hin zum Verbraucher. Innerhalb von zwei Tagen nach Erreichen des Regals blieben die mit LiVA behandelten Früchte von Preisnachlässen verschont, die normalerweise die Erlöse der Erzeuger schmälern, wenn die Früchte anfangen zu verderben – wodurch die Lebensmittelverschwendung deutlich reduziert und mehr hochwertige britische Beeren auf den Markt gebracht wurden. Am sechsten Tag nach der Ernte wiesen die mit LiVA behandelten Schalen im Vergleich zu unbehandelten Kontrollproben einen doppelt so hohen Anteil an erntefrischen Früchten auf, wodurch das Geschmackserlebnis erhalten blieb, auf das die Anbaustandards von Dyson Farming ausgerichtet sind.

„Erdbeeren sind von Natur aus empfindlich, weshalb das traditionelle Pflücken und Verpacken stark von manueller Handhabung abhängt. Unser Fokus verlagert sich zunehmend auf die robotergestützte Ernte und fortschrittliche Automatisierung, um diese Abhängigkeit zu verringern und die Konsistenz, Effizienz und Präzision der Handhabung entlang der gesamten Lieferkette zu verbessern. Doch selbst bei streng kontrollierten Anbaubedingungen und automatisierten Systemen lassen sich kleinere Oberflächenverletzungen kaum vermeiden. In der Vergangenheit musste die Produktionslinie deshalb verlangsamt werden, um eine manuelle Nachkontrolle zu ermöglichen – was sich negativ auf den Ertrag auswirkte und die Lebensmittelverschwendung erhöhte », sagte Oskar Szymanski, Senior Technical Manager bei Dyson Farming.

„Durch die Integration von LiVA in automatisierte Prozesse können wir ein neues Maß an Sicherheit schaffen. Robotik und Automatisierung werden letztendlich eine schnellere und gleichmäßigere Handhabung ermöglichen, während LiVA auf der Ebene der einzelnen Früchte eine zusätzliche Schutzschicht bietet. Diese Kombination reduziert den Bedarf an manuellen Eingriffen erheblich, erhält die Effizienz der Verpackungslinie aufrecht und trägt – was entscheidend ist – dazu bei, Lebensmittelverschwendung deutlich zu vermeiden.

„Das Ergebnis ist ein doppelter Vorteil: Wir bewahren die Produktqualität durch Automatisierung und reduzieren aktiv Lebensmittelverschwendung, indem wir die Widerstandsfähigkeit der Früchte erhöhen – selbst wenn geringfügige Druckstellen an der Beerenoberfläche auftreten können. Wichtig ist, dass dies mit einer natürlichen, präbiotischen Lösung statt mit chemischen Behandlungen erreicht wird – was sowohl Nachhaltigkeitsziele als auch die Erwartungen der Verbraucher unterstützt. »

So funktioniert es
Die patentierte präbiotische Formulierung von LiVA aktiviert das bereits auf der Fruchtoberfläche vorhandene nützliche Mikrobiom – wodurch Verderbniserreger verdrängt, feuchtigkeitsbedingter Verfall unterdrückt und die Früchte trotz der physischen Belastungen der modernen Logistik stabilisiert werden. Das Format ist ein Aufkleber, der später durch eine beim Verpacken aufgetragene Drucklösung ersetzt werden soll, was keinerlei Investitionskosten und keine größeren Änderungen am bestehenden Verpackungsprozess erfordert. Es ist vollständig kompatibel mit den hochwertigen, minimal-interventionellen Anbaumethoden von Dyson Farming.

„Dyson Farming ist genau die Art von Partner, die man sich wünscht, wenn man eine neue Technologie auf den Markt bringt. Das Unternehmen verbindet erstklassige Anbaustandards mit einem echten Engagement dafür, zu testen, was funktioniert – und der Bereitschaft, Innovationen zu unterstützen, die seiner langfristigen Vision dienen. LiVA wurde entwickelt, um diesen Ansatz zu ergänzen: um es zu ermöglichen, mehr zu produzieren, die höchsten Standards aufrechtzuerhalten und niemals Kompromisse bei Geschmack oder Qualität einzugehen. Großbritannien ist ein Markt, der sowohl Premium-Produkte als auch Nachhaltigkeit ernst nimmt, und diese Zusammenarbeit spiegelt dies wider », kommentierte Ifat Peled Dinstag, CEO und Mitbegründerin von LiVA Biotechnology.

Kommerzielles Pilotprojekt
Das kommerzielle Pilotprojekt wird während der britischen Winter-Erdbeersaison 2026 im Erdbeeranbau von Dyson Farming durchgeführt. Weitere Details zu Umfang und Reichweite werden zu gegebener Zeit bekannt gegeben.

LiVA betreibt derzeit aktive Pilotprojekte in fünf Märkten und auf vier Kontinenten, die sich auf Erdbeeren und Paprika erstrecken. Großbritannien stellt für LiVA einen strategisch vorrangigen Markt dar – ein Land, in dem hochwertige Anbaumethoden, Standards des Einzelhandels und Nachhaltigkeitsbestrebungen das Tempo für die globale Frischobst- und -gemüsebranche vorgeben.

Weitere Informationen:
LiVA Biotechnology
liva.ag/

Dyson Farming
www.dysonfarming.com Erscheinungsdatum: Di 23 Juni 2026

Emco Cal lance à Huelva une nouvelle génération de fraises par FreshPlaza

Emco Cal lance à Huelva une nouvelle génération de fraises

Il y a une quinzaine d’années, des variétés comme Fortuna ont commencé à s’imposer à Huelva. Depuis, Emco Cal n’a cessé d’enrichir son portefeuille avec de nouvelles références, parmi lesquelles les fraises Felicity®, Encore™, Ember™ ainsi que la fraise blanche Florida Pearl®.

« À cette époque, le paysage variétal était beaucoup plus simple. Le secteur travaillait avec un nombre relativement limité de variétés commerciales et les producteurs disposaient de moins d’options pour adapter leurs exploitations à différentes fenêtres de production, à différents marchés ou à diverses conditions agronomiques », explique l’entreprise, qui participera à la prochaine édition du Congrès International des Fruits Rouges de Huelva.

« L’évolution a été remarquable. Aujourd’hui, Huelva bénéficie d’une offre variétale beaucoup plus large et diversifiée, issue de différents programmes d’amélioration nationaux et internationaux. Cela a considérablement élargi les possibilités de choix pour les producteurs, mais a également accru la complexité technique liée à la prise de décision et à la planification des pépinières. »

« L’un des changements majeurs a été le passage d’une approche essentiellement centrée sur la précocité et la productivité à une vision plus équilibrée, dans laquelle des critères tels que la qualité organoleptique, la conservation après récolte, la rusticité, la durabilité agronomique et l’adaptation à différents modèles commerciaux occupent désormais une place prépondérante. Emco Cal s’est efforcée d’accompagner cette évolution du secteur de l’intérieur, en travaillant constamment à proposer des variétés apportant une véritable valeur ajoutée à l’ensemble de la chaîne, depuis la pépinière et le producteur jusqu’au consommateur final. »

Les variétés qui ont le mieux résisté à la campagne difficile 2025/26 à Huelva
« La campagne 2025/26 a constitué un contexte particulièrement révélateur pour évaluer le comportement réel des variétés dans des conditions complexes. À Huelva comme dans d’autres zones de production méditerranéennes, les conditions météorologiques ont représenté un défi agronomique majeur, notamment en raison des fortes précipitations et de leurs conséquences sur la qualité commerciale des fruits, ainsi que de la pression accrue des maladies liées à l’humidité et des agents pathogènes du sol, qui ont ensemble pesé sur la rentabilité de nombreuses exploitations. »

« Dans ce contexte, des variétés comme Encore™ se sont distinguées par leur grande précocité, leur productivité et leur excellent comportement commercial, tout en maintenant une bonne qualité de fruit malgré les difficultés de la campagne. »

« Felicity®, en tant que variété extra-précoce, a continué à démontrer les caractéristiques qui en ont fait une référence dans ce segment, tandis que des sélections avancées comme FL 22 33 71 (V8) ont suscité un intérêt croissant grâce à la qualité exceptionnelle de leurs fruits, leur fermeté, leur résistance à la manutention et leur excellente saveur. »

« Par ailleurs, la fraise blanche premium Florida Pearl® continue de consolider ce segment, tandis que de nouvelles sélections de fruits blancs, telles que V13 (FL 22 61DN 61), se sont particulièrement démarquées par la grande qualité organoleptique observée lors des essais commerciaux », souligne l’entreprise.

Dans le cadre de sa phase d’évaluation, Emco Cal poursuit également avec beaucoup d’intérêt le suivi de variétés telles que Kallisti® et Phaedra®, qui ont démontré des caractéristiques agronomiques et commerciales très prometteuses dans les conditions méditerranéennes. « Ces variétés montrent en effet qu’il est possible de combiner rusticité, productivité et expérience gustative réellement attrayante, un critère de plus en plus valorisé par les producteurs et les enseignes de distribution. »

Évolution du concept « premium »
Le concept de « premium » a lui aussi fortement évolué ces dernières années. Désormais, il ne suffit plus de proposer un fruit visuellement attractif ; le consommateur recherche une expérience globale associant saveur, texture, arôme, régularité et qualité constante d’un achat à l’autre.

« C’est pourquoi nous observons un intérêt croissant pour des variétés capables d’offrir une expérience de consommation unique sans compromettre la productivité ni la viabilité commerciale. Le grand défi de tout programme d’amélioration consiste précisément à trouver cet équilibre entre qualité exceptionnelle et performance agronomique. »

« Dans ce contexte, les sélections V8 et V13 suscitent un intérêt particulier en raison de la qualité des fruits observée lors de nos essais. De même, Florida Pearl® continue d’occuper une position unique sur le marché grâce à son caractère distinctif et à l’originalité de son offre pour le consommateur. »

« Nous sommes convaincus que l’avenir du segment premium repose précisément sur des variétés capables de fidéliser le consommateur grâce à une expérience gustative mémorable, tout en garantissant un niveau suffisant de productivité et de stabilité pour permettre à l’ensemble de la filière d’opérer de manière rentable. »

Emco Cal participera une nouvelle fois cette année au Congrès International des Fruits Rouges de Huelva
Le Congrès International des Fruits Rouges représente chaque année une occasion privilégiée d’échanger des connaissances et d’analyser les orientations futures du secteur.

« Lors de cette édition, nous continuerons à accorder une attention particulière à des sujets tels que l’adaptation variétale au changement climatique, l’amélioration de la qualité organoleptique, la conservation après récolte, la rusticité des plants et la durabilité des systèmes de production. »

L’équipe d’Emco Cal lors de l’édition 2025 du Congrès international des fruits rouges.

« Outre nos variétés commerciales déjà bien établies, nous présenterons des informations sur de nouvelles sélections avancées de fraises qui obtiennent des résultats très prometteurs dans nos essais, ainsi que sur des matériels issus d’autres cultures de petits fruits, principalement la framboise et la mûre, qui pourraient contribuer à élargir l’éventail variétal disponible pour les producteurs de Huelva et d’autres régions méditerranéennes. »

« Parmi celles-ci, certaines variétés se distinguent particulièrement par leurs performances en matière de saveur, de qualité du fruit et de différenciation commerciale, des critères que nous considérons comme essentiels pour la prochaine génération de variétés. »

« L’innovation variétale doit permettre au producteur de gagner en compétitivité, au distributeur de se différencier et, surtout, au consommateur de profiter d’un fruit de meilleure qualité. »

Pour plus d’informations :
Emco Cal
https://www.emcocal.com/ Date de publication: mar. 23 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Marta del Moral Arroyo