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Maf Roda intègre Strauss : l’automatisation du tri et du conditionnement de l’asperge entre dans une nouvelle ère

Maf Roda intègre Strauss : l’automatisation du tri et du conditionnement de l’asperge entre dans une nouvelle ère

Le groupe français Maf Roda vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie de développement avec l’acquisition de la société allemande Strauss Verpackungsmaschinen GmbH, rebaptisée Strauss-Groupe Maf. Spécialisée depuis 1945 dans les machines de tri, calibrage et conditionnement des asperges blanches, violettes et vertes, des poireaux et des pommes, cette entreprise basée à Buxtehude, près de Hambourg, rejoint un groupe présent dans plus de 60 pays, fort de 16 filiales et 45 partenaires commerciaux. Pour la filière asperge mondiale, cette opération va bien au-delà d’un mouvement de consolidation industrielle ordinaire : elle marque l’entrée d’un acteur de rang mondial sur un segment post-récolte longtemps resté en marge de l’automatisation à grande échelle.

Un rapprochement industriel inscrit dans la logique de filière

Maf Roda Agrobotic, groupe de référence dans les solutions de tri, calibrage et conditionnement automatisés pour les fruits et légumes frais, avait déjà réalisé deux acquisitions ciblées ces dernières années : Caustier (France, spécialiste des équipements pour fruits fragiles, fin 2023) et Fahlun (Bretagne). L’intégration de Strauss représente une rupture d’échelle : pour la première fois, le groupe dispose d’une expertise dédiée et reconnue sur le segment du tri de l’asperge à l’échelle internationale.

Philippe Blanc, directeur général de Maf Agrobotic et de Strauss-Groupe Maf, résume l’enjeu : « Elle nous permet de renforcer notre ancrage en Allemagne, d’élargir notre gamme et de promouvoir les équipements Strauss à l’international grâce à notre réseau commercial. » L’ambition est confirmée par Fabrice Blanc, directeur général du groupe : « L’asperge est un marché à part entière sur lequel nous nous positionnons désormais, avec une volonté affirmée d’en devenir un acteur majeur. »

L’expertise Strauss, un actif industriel rare

Fondée en 1945 à Buxtehude, Strauss s’est imposée pendant 80 ans comme concepteur et fabricant de référence de machines de tri, pesée associative et conditionnement pour le marché germanique — premier marché européen consommateur d’asperge blanche. Sa maîtrise des trois couleurs d’asperge constitue un actif technologique difficile à dupliquer, désormais accessible via le réseau mondial de Maf Roda.

La pénibilité du tri manuel : un frein majeur à la compétitivité

Avant de mesurer les gains économiques de l’automatisation, il convient de saisir le coût humain d’une filière encore largement dépendante du travail manuel sur les lignes de conditionnement. Les opérations de tri, calibrage et mise en botte d’asperges mobilisent des équipes nombreuses soumises à des conditions particulièrement contraignantes : postures courbées prolongées, gestes répétitifs à cadence élevée, manutention en environnement froid, semaines de récolte compressées sur une fenêtre très courte.

Les TMS, première cause de maladie professionnelle en agriculture

Les données publiées en décembre 2025 par la station d’expérimentation d’Auray (Chambre d’agriculture de Bretagne) sont édifiantes : un maraîcher sur trois souffre de troubles musculosquelettiques (TMS), qui représentent 90 % des maladies professionnelles dans le secteur du maraîchage. La Mutualité Sociale Agricole (MSA) confirme de son côté que les TMS constituent la première cause de maladies professionnelles reconnues en agriculture. MsaMinistry of Agriculture

Pour la filière asperge, où la saisonnalité crée une pression maximale sur des effectifs déjà difficiles à recruter, cette réalité se traduit par des arrêts de travail en pleine pointe de récolte, une sinistralité croissante et une attractivité en déclin pour les postes les plus répétitifs. L’automatisation des lignes de conditionnement n’est donc pas seulement une décision économique : c’est une réponse nécessaire à un enjeu de santé publique et de durabilité sociale de la filière.

-40 à -50 % d’effectifs sur les lignes automatisées : des données terrain solides

L’argument de la réduction de la main-d’œuvre repose aujourd’hui sur des données concrètes, issues de retours terrain et de publications académiques.

À l’échelle industrielle, les systèmes de tri optique automatisés réduisent la dépendance à la main-d’œuvre jusqu’à 50 % dans le secteur agroalimentaire. Une étude académique spécifiquement consacrée au calibrage électronique de l’asperge fraîche a documenté des économies de main-d’œuvre dans la totalité des configurations testées. Marel

De 12-15 opérateurs à 5-7 superviseurs

Une ligne de conditionnement d’asperges typique mobilise 12 à 15 opérateurs sur les postes de lavage, tri visuel, calibrage, pesée associative et mise en botte. L’automatisation complète de ces postes ramène les effectifs à 5 à 7 personnes concentrées sur la supervision, le contrôle qualité et la gestion des sorties — une réduction cohérente avec les 40 à 50 % documentés dans la littérature sectorielle.

-25 à -30 % sur le coût de revient : la mécanique de la rentabilité retrouvée

La réduction de main-d’œuvre ne se convertit pas mécaniquement en économie équivalente sur le coût de revient global, car la main-d’œuvre de conditionnement représente généralement 40 à 60 % du coût total de cette étape. Mais l’impact est structurel, et surtout cumulatif.

L’effet combiné des leviers d’économie

Une étude académique de référence sur le calibrage électronique de l’asperge fraîche (Trent Ball et al., ResearchGate) a mesuré des économies de main-d’œuvre dans la totalité des configurations testées, avec des taux de rendement interne modifiés (MIRR) compris entre 30 et 39 % sur dix ans pour le premier scénario de capacité. Softrol

Le Boston Consulting Group estime que l’adoption des robots améliore de 30 % la productivité dans de nombreuses industries et peut réduire les coûts de main-d’œuvre de 18 à 33 % dans les économies où le déploiement est avancé. Pour la filière asperge, où les salaires saisonniers ont progressé de plus de 30 % entre 2018 et 2024 dans les principaux pays producteurs européens, ce gain se traduit directement sur les marges opérationnelles. Usine Digitale

L’effet combiné de la réduction salariale directe, de la suppression des coûts de recrutement saisonnier, de la baisse de la sinistralité (TMS, arrêts de travail) et de l’amélioration du rendement qualitatif — les systèmes optiques réduisent les erreurs de calibrage et les déclassements commerciaux — porte l’amélioration estimée du coût de conditionnement à la fourchette de 25 à 30 % pour les opérateurs qui passent de lignes entièrement manuelles à des lignes automatisées.

L’OptiSort G Series : la technologie Strauss au service de la qualité

Parmi les innovations présentées par Strauss-Groupe Maf lors du salon Fruit Attraction 2025 à Madrid — sur un stand propre, indépendant de celui de Maf Roda, dédié à la présentation de technologies innovantes de tri et de traitement des asperges blanches, violettes et vertes, des pommes, des poireaux et des légumes similaires — l’OptiSort G Series constitue la pièce centrale de l’offre asperge. Elle intègre un système de nettoyage avancé optimisant l’utilisation des ressources et une caméra optique haute performance pour l’évaluation automatisée de la qualité. FreshPlazaFreshPlaza

Cette solution s’inscrit dans le portefeuille désormais complet que Maf Roda propose pour le post-récolte de l’asperge : du calibrage jusqu’au conditionnement final, en passant par la pesée associative — domaine dans lequel Strauss a bâti sa réputation sur le marché allemand et mondial pendant plus de cinq décennies. Depuis l’acquisition de Strauss, Maf Roda propose ainsi une gamme complète de solutions pour l’asperge, de la récolte à l’emballage, incluant le calibrage et la pesée. FreshPlaza

Un marché mondial sous pression : pourquoi le point de bascule est atteint

Le marché mondial de l’asperge était évalué à 35,73 milliards de dollars en 2024, avec un taux de croissance annuel composé de 3,52 % prévu jusqu’en 2032, tiré par une demande en hausse et une diversification des usages culinaires. Mais cette expansion se déroule dans un contexte de tension structurelle sur la main-d’œuvre saisonnière, dont la pénurie et l’augmentation des coûts impactent l’efficacité de la production et le rapport coût-efficacité, entravant l’expansion du marché. Befve &CoWikifarmer

Dans ce contexte, le point de bascule économique en faveur de l’automatisation est désormais atteint pour les exploitations de taille intermédiaire et grande. La capacité du groupe Maf Roda à proposer des solutions intégrées — calibrage, pesée et conditionnement sous un même fournisseur — déployées via un réseau couvrant plus de 60 pays, en fait le partenaire stratégique naturel pour une transition qui touche tous les bassins de production asparagicoles, de l’Allemagne aux Pays-Bas, du Pérou au Mexique. FruitToday

Conclusion

L’acquisition de Strauss par Maf Roda n’est pas un mouvement de croissance ordinaire : elle marque l’entrée du premier groupe mondial d’automatisation post-récolte sur un segment historiquement artisanal de la chaîne de valeur de l’asperge. Les bénéfices documentés — réduction significative de la pénibilité sur les postes de tri, 40 à 50 % de main-d’œuvre en moins sur les lignes automatisées, et amélioration de 25 à 30 % du coût de conditionnement — dessinent un horizon stratégique clair pour les asparagiculteurs et les stations de conditionnement qui souhaitent sécuriser leur compétitivité dans la décennie à venir.

Pour un suivi approfondi de l’innovation et de la mécanisation dans la filière asperge mondiale, consultez les analyses du magazine Asparagus & Berries World (A&BW) et les services de conseil de Christian BEFVE, consultant international avec plus de 55 ans d’expertise terrain dans plus de 40 pays.

« Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence » Les fabricants de caisses en bois GROW prêts à répondre aux exigences du PPWR par FreshPlaza

Les fabricants de caisses en bois GROW prêts à répondre aux exigences du PPWR

« Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence »

Les fabricants de caisses et d’emballages en bois destinés aux fruits et légumes, réunis au sein de l’association GROW e.V., se disent prêts à répondre aux futures exigences du règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR). Grâce à la nouvelle rubrique « Services » de son site Internet, l’association met à la disposition de ses membres et de leurs clients des informations pratiques, des modèles de documents et des guides afin de faciliter une mise en conformité rapide et efficace avec les nouvelles dispositions.

Cliquez ici pour accéder à la rubrique « Service »

L’échéance du 12 août 2026 approche à grands pas : à partir de cette date, les exigences essentielles du PPWR s’appliqueront directement dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne. Pour les fabricants, les distributeurs et tous les opérateurs mettant des emballages sur le marché, cela implique que les justificatifs, les informations relatives à la conformité et la documentation devront être présentés de manière encore plus structurée et facilement accessibles. Afin d’accompagner le secteur, GROW met à disposition des informations centralisées sur le PPWR et la loi allemande sur les emballages (VerpackDG), ainsi que des modèles de documents destinés à faciliter leur mise en œuvre par les entreprises adhérentes et leurs clients.

« Depuis de nombreuses années, nos entreprises membres s’engagent en faveur de la qualité, de la traçabilité, de la sécurité alimentaire et du développement durable. Aujourd’hui, ces atouts constituent plus que jamais un avantage concurrentiel décisif », souligne GROW. « Grâce à cette nouvelle rubrique Services, nous renforçons la transparence et mettons à la disposition de nos clients les documents dont ils ont besoin pour satisfaire à leurs propres obligations tout au long de la chaîne d’approvisionnement. »

Les caisses en bois destinées aux fruits et légumes répondent pleinement aux exigences des solutions d’emballage modernes : fabriquées à partir d’une matière première renouvelable, elles sont recyclables, biodégradables et parfaitement intégrées aux filières de valorisation existantes. Leur robustesse, associée au microclimat naturel qu’elles créent, contribue en outre à préserver la fraîcheur et la qualité des produits. Les entreprises membres de GROW s’approvisionnent exclusivement en bois auprès de forêts communales ou domaniales certifiées et appliquent des normes de qualité strictes, garantissant une traçabilité complète de chaque caisse, de l’arbre jusqu’au produit fini.

La nouvelle rubrique « Services » du site Internet de GROW centralise les informations les plus utiles pour les clients. Elle propose notamment des explications sur le PPWR et la VerpackDG, des précisions concernant les exigences documentaires, ainsi que des modèles et exemples de déclarations de conformité destinés à faciliter les échanges entre fabricants, distributeurs et autres acteurs de la filière. L’objectif est de simplifier la mise en œuvre des nouvelles obligations, d’apporter rapidement des réponses aux questions pratiques et d’accompagner l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement dans le respect des exigences réglementaires.

Des informations fiables, des documents pratiques et un accompagnement spécialisé
Avec cette nouvelle offre de services, GROW réaffirme sa volonté non seulement de promouvoir les emballages en bois durables, mais aussi de contribuer activement à la mise en œuvre des nouvelles normes européennes en matière d’emballage. Les clients des fabricants de caisses en bois membres de GROW bénéficient ainsi, dès à présent, d’informations fiables, de documents directement exploitables et d’un accompagnement professionnel assuré par un secteur pleinement préparé aux nouvelles exigences réglementaires.

Pour plus d’informations :
Uwe Groll
GROW GmbH
Hauptstraße 98
67133 Maxdorf
Tél. : 06237-929593
grow-gmbh@t-online.de
www.grow-deutschland.de

Fraise Label Rouge : une campagne réussie grâce à la mobilisation de toute la filière par Sylvie Delaurier-Zanuttigh, Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne et FreshPlaza

Sylvie Delaurier-Zanuttigh, Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne

Fraise Label Rouge : une campagne réussie grâce à la mobilisation de toute la filière

Avec 465 tonnes commercialisées contre 360 tonnes en 2025, la campagne 2026 de la Fraise Label Rouge s’achève sur une progression significative. Une dynamique portée par une demande toujours soutenue des consommateurs, un engagement croissant des producteurs et une mobilisation de l’ensemble de la filière. Si ce bilan confirme l’attractivité du Label Rouge, Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne (AIFLG) et productrice de fraises, framboises et kiwis, appelle néanmoins à rester vigilant et à anticiper face aux défis climatiques qui pourraient rebattre les cartes dans les prochaines années.

Une filière qui attire toujours plus de producteurs
Au-delà de la hausse des volumes commercialisés, la campagne 2026 confirme l’intérêt grandissant des producteurs pour la démarche Label Rouge. « Il y a aujourd’hui une véritable volonté de la grande distribution de mettre en avant un produit de qualité, et cela nous aide énormément. Les producteurs voient l’intérêt de cette démarche pour accéder à cette plus-value qu’apporte le Label Rouge », explique Sylvie Delaurier-Zanuttigh.

Cette dynamique se traduit par une augmentation régulière du nombre de producteurs engagés. « Nous sommes aujourd’hui 117 producteurs dans la démarche. C’est un chiffre qui a fortement progressé ces dernières années et qui témoigne de cette volonté de créer davantage de valeur autour de nos fraises. » La Gariguette, qui représente 94 % des volumes Label Rouge, demeure la variété emblématique de cette offre qualitative, complétée par la Mariguette et la Charlotte au printemps.

Une réussite collective malgré une année hors norme
Si les résultats sont au rendez-vous, la campagne n’a pourtant pas été de tout repos. « Cette année a été celle de tous les records », résume la présidente de l’AIFLG. Tempêtes, deux épisodes d’inondations successifs, fortes chaleurs précoces et volumes de production particulièrement élevés auraient pu déséquilibrer le marché.

Pourtant, la consommation a suivi. « Nous avons finalement trouvé un équilibre entre une très forte production et une demande qui est restée dynamique. Les commerciaux et les metteurs en marché ont énormément travaillé pour maintenir les prix, tandis que les producteurs ont tout fait pour produire des fraises de qualité. La grande distribution a également répondu présente. Cette belle campagne Label Rouge est le fruit d’un véritable travail d’équipe qui témoigne d’une filière en harmonie ».

Grâce à cette mobilisation collective, les prix se sont maintenus tout au long de la saison, confirmant la capacité de la filière à valoriser une production exigeante malgré un contexte particulièrement mouvementé.

Anticiper les effets du changement climatique
Si le bilan est positif, Sylvie Delaurier-Zanuttigh choisi la prudence et refuse de considérer cet équilibre comme acquis. « Les épisodes de chaleur de plus en plus précoces et prolongés fragilisent les cultures, notamment en seconde partie de campagne. Aujourd’hui, beaucoup de producteurs choisissent d’arrêter plus tôt parce que les plantes sont trop fatiguées. La vraie question est de savoir combien de temps cet équilibre pourra durer. Si les coups de chaud arrivent de plus en plus tôt, est-ce que tout le monde ne va pas vouloir produire uniquement sur le créneau précoce ? Dans ce cas, nous risquerions une surproduction qui ferait chuter les prix, ce qui serait catastrophique pour la filière ».

Pour la présidente de l’AIFLG, la filière devra réfléchir dès maintenant à l’évolution de ses calendriers de production et à la diversification de certaines cultures afin de préserver cet équilibre économique.

La qualité gustative, principal atout de la fraise française
Face à la concurrence étrangère, Sylvie Delaurier-Zanuttigh reste néanmoins confiante dans les atouts de la production française. « Nous ne produisons pas du tout les mêmes fraises que nos voisins. Nous offrons une vraie plus-value, grâce à des variétés gustatives aux textures et aux arômes différents. Des variétés sensibles qui ne pourraient être produites dans des pays plus chauds, et qui ne résisteraient pas au transport. Ce sont ces deux variables aujourd’hui qui protègent notre production ».

Pour autant, préserver cette qualité nécessitera de continuer à accompagner les producteurs. « Il faudra nous donner les moyens de protéger correctement nos cultures face aux ravageurs, alléger certaines charges et répondre aux enjeux de main-d’œuvre. L’avenir de la filière dépendra aussi des décisions politiques. »

Malgré ces défis, la présidente de l’AIFLG conserve sa confiance. « La filière fraise est très bien organisée. Les producteurs, les metteurs en marché et les distributeurs savent travailler ensemble. La campagne 2026 l’a encore démontré. Je reste optimiste, mais rien n’est définitivement acquis. Nous devons continuer à anticiper et à nous adapter pour préserver cette qualité qui fait aujourd’hui la force du Label Rouge et de la filière française de la fraise. »

Pour plus d’informations :
Elodie Larrouquette

La fraise résiste à un printemps record avant de subir la canicule par Emeline Vanespen, AOPn Fraises Framboises de France et FreshPlaza

Emeline Vanespen, AOPn Fraises Framboises de France :

La fraise résiste à un printemps record avant de subir la canicule

Après un printemps marqué par des pics de production historiques, la filière française de la fraise fait désormais face à une tout autre problématique : des épisodes de chaleur persistants qui fragilisent les cultures, dégradent la qualité des fruits et pèsent lourdement sur la rentabilité des exploitations. Si le marché a réussi à absorber les volumes exceptionnels du printemps grâce à une forte mobilisation commerciale, la deuxième partie de saison s’annonce beaucoup plus compliquée. Emeline Vanespen, directrice de l’AOPn Fraises Framboises de France, revient sur une campagne contrastée, marquée par une adaptation permanente des producteurs.

Un printemps difficile, mais des volumes finalement écoulés
La saison printanière aura entre autres été marquée par une fin précoce de la Gariguette, conséquence directe des conditions météorologiques. « C’est souvent la météo qui détermine le moment où l’on arrête les arrosages, et cette année cela s’est fait assez tôt pour la Gariguette. Les variétés remontantes, comme la Charlotte ou la Mara des Bois, ainsi que des variétés rondes comme Kara ou Murano, ont ensuite pris le relais. »

Le véritable défi est toutefois apparu au printemps avec des pics de production rarement observés. « En semaine 15, nous avons connu un pic historique sur la Gariguette, puis d’autres pics en semaines 17 et 18. L’alternance entre des nuits douces et des journées chaudes a accéléré le mûrissement des fruits. Nous étions constamment sur le fil entre la production et la consommation. »

Si le marché aurait pu basculer, la filière est finalement parvenue à absorber ces volumes grâce à une forte mobilisation commerciale. « Beaucoup d’actions ont été mises en place pour dynamiser la consommation, avec notamment un plan de communication très complet. Les gros volumes sont passés, non sans difficulté, mais ils sont passés. »

Une canicule durable qui impacte fortement la qualité Depuis plusieurs semaines, la situation s’est toutefois inversée. Les fortes chaleurs répétées mettent les plantations à rude épreuve. « On ne parle même plus les pics de chaleurs. La canicule ne cesse pas et les plantes sont vraiment en souffrance. Il devient très compliqué de maintenir une bonne qualité de fruits avec des températures aussi élevées et surtout aussi durables. »

Les producteurs sont contraints d’effectuer un tri important, aussi bien au champ qu’en station de conditionnement. Une part significative des fruits est désormais orientée vers l’industrie. « Depuis un mois, une partie importante des fraises part en industrie. C’est toujours moins préjudiciable que de jeter la marchandise, mais cela reste une perte sèche très importante pour les producteurs. Les prix de l’industrie ne couvrent absolument pas les coûts de production, ce qui rend la situation très compliquée pour les producteurs ».

Même si les cours sur le marché du frais restent corrects grâce à la baisse des volumes engendrée par l’arrêt de la production de certains fraisiculteurs, l’équilibre économique demeure fragile. « Si l’on tient compte de tout ce qui part en industrie, la situation économique n’est vraiment pas bonne. »

Une fin de campagne qui s’annonce moins abondante À ces difficultés de production s’ajoute une consommation plus hésitante. La concurrence des autres fruits d’été, les départs en vacances et les problèmes de qualité ont pesé sur les ventes. « On sent clairement la compétition avec les fruits estivaux. Certaines lignes se sont fermées plus tôt que prévu et la redistribution de la population avec les vacances n’aide pas ».

Conséquence directe : les volumes de la deuxième partie de campagne seront inférieurs aux prévisions. « Les producteurs essaient de maintenir quelques parcelles en production, mais avec la chaleur et les problèmes de qualité, c’est très compliqué. Cette année, nous aurons clairement moins de volumes sur la période été-automne que ce qui était attendu ».

Vers des solutions pour adapter la production aux nouvelles conditions climatiquesFace à cette multiplication des épisodes de chaleur, la filière accélère sa réflexion sur les moyens d’adaptation. De nombreuses exploitations disposent déjà de dispositifs limitant les coups de chaud : blanchiment des serres, ombrage, brumisation ou encore récoltes avancées dès 6 heures du matin. « Mais aujourd’hui, quand une canicule dure aussi longtemps, nous n’avons pas de solution miracle », reconnaît Emeline Vanespen.

C’est dans cette optique que l’AOPn Fraises et Framboises de France a lancé un appel à projets afin d’identifier des solutions combinant plusieurs leviers techniques. « Nous savons qu’il existe des différences de comportement entre les variétés face à la chaleur, mais les plus résistantes ne sont pas forcément les plus intéressantes sur le plan gustatif. L’objectif est donc de trouver des solutions combinatoires, en associant le choix variétal, l’ombrage, le blanchiment des serres ou encore des systèmes de refroidissement déjà utilisés dans des pays où les températures sont encore plus élevées. »

Un enjeu devenu national. « Habituellement, les fortes chaleurs concernent surtout le Sud-Est et le Sud-Ouest. Cette année, c’est l’ensemble du territoire qui a été touché, y compris la Bretagne. Il est indispensable de trouver des solutions pour rendre la production française plus résiliente face à ces épisodes caniculaires. »

Pour plus d’informations :
AOPn Fraises Framboises de France
https://fraisesdefrance.fr

Marché mondial : la fraise par FreshPlaza

Marché mondial : la fraise

La saison européenne de la fraise continue d’être marquée par des conditions météorologiques contrastées, avec des épisodes de chaleur prolongée qui affectent la production, la qualité des fruits et les dynamiques de marché dans plusieurs bassins de production majeurs. Si certains marchés profitent d’une demande soutenue à mesure que les disponibilités locales se resserrent, d’autres subissent la pression d’une consommation en berne, de problèmes qualitatifs ou de volumes excédentaires.

Italie : une demande en deçà des attentes
Les températures anormalement élevées enregistrées ces dernières semaines ont pesé lourd sur la production estivale de fraises. Un producteur spécialisé dans la culture hors-sol en altitude, à environ 1 000 mètres, signale que des températures atteignant 34 °C en juin ont provoqué un stress thermique important sur les plants. L’accès à une irrigation suffisante est également devenu de plus en plus difficile à assurer. Si le marché de la fraise reste actif, la demande n’a pas été au rendez-vous. Le producteur commercialise ses fruits en barquettes de 2 kg à un prix moyen d’environ 22 € la barquette. L’un des atouts majeurs de ces fraises de montagne réside dans leur meilleure conservation par rapport aux fruits issus des zones de plaine. Toutefois, la hausse des coûts de production est devenue une préoccupation majeure ces derniers mois : les charges globales ont progressé d’environ 10 %, principalement sous l’effet de la hausse des frais de transport, d’emballage et des intrants agricoles. La culture en altitude produit des fraises à la chair ferme et croquante, et s’appuie sur des stratégies de prévention des maladies ainsi que sur l’utilisation d’insectes auxiliaires pour la protection des cultures. Le choix de la culture hors-sol a été largement motivé par des objectifs de durabilité et la volonté de réduire les gaspillages de ressources.

Selon les dernières données de l’Ismea, le prix moyen au producteur pour la fraise est resté stable à 5,58 € le kilogramme lors de la deuxième semaine de juillet, inchangé par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 1,4 % par rapport à la même période l’an dernier. Les prix varient selon les marchés de gros de fruits et légumes du nord de l’Italie en fonction de l’origine, du calibre et de la catégorie commerciale. Sur le marché de Vérone, par exemple, les fraises en provenance de Vénétie et du Trentin sont principalement commercialisées en barquettes, avec des prix allant de 3 € pour les fruits de catégorie II à 7,50 € pour les produits de catégorie I et Extra. À Bolzano, le prix courant pour des fraises de 30 à 40 mm en barquettes s’établissait à 8,05 €, tandis qu’à Cesena, les fraises de catégorie I originaires du Trentin s’échangeaient autour de 6 €.

La fraise continue de consolider sa position parmi les fruits frais les plus achetés en Italie. D’après les données YouGov, la catégorie a atteint plus de 73 % des foyers italiens en mai 2026, contre 72 % en 2025 et 69 % en 2024. Parallèlement à l’augmentation du nombre de foyers acheteurs, la fréquence d’achat a également progressé, atteignant en moyenne 7,6 occasions par an. En revanche, le panier moyen par achat est resté stable à 3,26 €, tandis que la quantité achetée par visite a légèrement reculé, passant de 0,631 kg à 0,622 kg. Les supermarchés restent le premier circuit de distribution pour la fraise, avec un taux de pénétration auprès des foyers approchant les 49 %.

Pays-Bas : le marché de la fraise se redresse après la vague de chaleur
Le secteur néerlandais de la fraise a été surpris cette semaine par l’annonce de l’acquisition de Dutch Berries par Royal Berry. Cette opération porte la surface de production de Royal Berry à 110 hectares, dont 47 hectares équipés d’éclairage LED.

Les cours de la fraise se maintenaient à des niveaux satisfaisants jusqu’à il y a quelques semaines, mais l’épisode de chaleur exceptionnelle a accéléré la maturation, entraînant un afflux massif de fruits sur le marché. Conjuguée à une forte concurrence des autres fruits d’été, cette situation a fait chuter les prix jusqu’à 2,00 €/kg. Ces deux dernières semaines, le marché s’est toutefois redressé, les cours revenant à un niveau plus viable d’environ 6,50 €/kg.

L’offre actuelle provient de producteurs poursuivant leur production sous serre avec des variétés remontantes. Par ailleurs, les producteurs néerlandais ont fortement investi dans la culture sur table de variétés remontantes, tandis qu’un certain nombre d’entre eux récoltent également une culture intermédiaire sous serre.

Les opérateurs commerciaux indiquent que certains marchés, notamment le Royaume-Uni, sont actuellement bien approvisionnés en fraises. À l’inverse, la demande repart fortement à la hausse en Europe du Sud, ainsi qu’en Suisse et en Allemagne, en partie parce que les récentes chaleurs ont considérablement réduit la disponibilité et la qualité des fraises de plein champ produites localement.

France : la chaleur pèse sur la qualité et les retours économiques
La production de printemps a atteint des niveaux historiquement élevés, notamment pour la Gariguette. Malgré des volumes exceptionnels et des chevauchements de récoltes entre différents bassins de production, le marché a réussi à absorber l’offre grâce à des campagnes de communication intensives et à des efforts commerciaux qui ont stimulé la consommation.

La situation a cependant évolué sensiblement ces dernières semaines. Les vagues de chaleur successives qui ont traversé le pays ont soumis les plants de fraisiers à un stress sévère, entraînant des problèmes de qualité et un tri accru, tant au champ qu’en station de conditionnement. Une part significative de la récolte a ainsi été orientée vers l’industrie de transformation, où les valorisations restent bien inférieures aux coûts de production, pesant lourdement sur la rentabilité des producteurs.

Les prix sur le marché du frais sont restés relativement stables à mesure que les volumes diminuaient, certains producteurs ayant mis fin à leur campagne plus tôt que prévu. Toutefois, la situation économique globale demeure difficile dès lors que l’on intègre les fruits destinés à la transformation.

La consommation a également ralenti sous l’effet de la concurrence des autres fruits d’été, des modifications des habitudes d’achat liées aux congés estivaux et des préoccupations relatives à la qualité. Les volumes de production pour la seconde partie de campagne devraient désormais s’établir en deçà des prévisions initiales.

Allemagne : la demande marque le pas après le pic saisonnier
Le pic saisonnier est passé. Bien que les disponibilités aient de nouveau augmenté, des signes évidents de saturation de la clientèle sont apparus. La qualité de la production nationale s’est également révélée inégale, entraînant une forte disparité des prix sur certains marchés. À Berlin, les volumes de fruits de catégorie II ont progressé et s’écoulaient déjà à 0,80 € la barquette de 500 g. Les fraises belges, néerlandaises et polonaises sont venues compléter un marché par ailleurs peu animé.

Suisse : récolte précoce et météo capricieuse
La récolte de petits fruits a débuté cette année nettement plus tôt que les années précédentes. « Cependant, la météo de ces dernières semaines n’a été favorable ni aux fruits ni aux personnes », note un producteur du canton de Lucerne. Si la récolte des arbustes à baies bat encore son plein, celle des fraises de plein champ est déjà terminée dans de nombreuses zones.

Autriche : une saison solide malgré les aléas climatiques
Malgré des conditions météorologiques difficiles, les producteurs de la principale région de production, la Basse-Autriche, ont enregistré des rendements supérieurs à la moyenne cette année, selon les bilans établis en fin de saison de plein air. Le constat est sans appel : les fraises et les asperges de Basse-Autriche ont une nouvelle fois rencontré un fort succès en 2026, saluées pour leur qualité, leur origine régionale et leur niveau de sécurité alimentaire.

Espagne : les tempêtes font baisser la production et les exportations
La saison des fraises vient de s’achever à Huelva, qui représente entre 95 et 98 % de la production totale de fraises en Espagne. La campagne a été marquée par une succession de tempêtes au cours des premiers mois de l’année, qui ont affecté tant la production que les exportations. La baisse du volume de fruits disponibles a eu un impact direct sur les ventes à l’international.

La production de fraises s’est élevée à 204 035 tonnes, soit une baisse de 3 % par rapport à la saison précédente. Les précipitations persistantes pendant les phases critiques du développement des cultures ont particulièrement affecté les volumes commercialisés et limité la disponibilité des produits pendant une grande partie de la campagne.

Sur le plan commercial, la valeur des exportations a également diminué, conséquence directe de la baisse des volumes expédiés pendant les mois les plus touchés par les tempêtes. Les exportations de fraises ont atteint 675,7 millions d’euros, soit une baisse de 3,3 % par rapport à la même période de l’année précédente. L’Allemagne est restée le premier marché pour les fraises de Huelva, suivie du Royaume-Uni et de la France.

Bien que la saison à Huelva soit terminée, la récolte se poursuit dans d’autres zones de production, notamment à Ségovie, où les volumes sont nettement plus faibles et où la récolte est principalement commercialisée en Espagne.

Maroc : baisse des exportations et de la superficie cultivée
Le secteur de la fraise au Maroc continue de se contracter, comme en témoignent les derniers chiffres relatifs aux exportations. Les exportations de fraises fraîches ont chuté à 8 906 tonnes en 2025/26, soit une baisse de 49 % par rapport aux 17 539 tonnes de la saison précédente. Les exportations de fraises transformées ont également reculé de 16 %, passant de 38 037 tonnes à 31 920 tonnes.

« Je suis très pessimiste quant à l’avenir du secteur de la fraise au Maroc », a déclaré un représentant du secteur dans un communiqué précédent. La superficie consacrée à la culture de la fraise est passée de 3 700 hectares en 2022 à 2 300 hectares en 2025, rendant de plus en plus inaccessible l’objectif du gouvernement de 4 000 hectares d’ici 2030.

Le principal défi réside dans la concurrence égyptienne. « Les fraises marocaines sont 10 à 15 % plus chères que les fraises égyptiennes », a précisé ce représentant, invoquant les coûts de production moins élevés de l’Égypte et sa stratégie d’exportation soutenue par sa monnaie. La fenêtre d’exportation de produits frais limitée du Maroc, qui prend fin le 31 mars avant l’entrée en vigueur des droits de douane de l’UE, a également entraîné un report des volumes vers les produits surgelés.

Les difficultés liées à la production et à la logistique ont encore pesé sur le secteur cette saison. Selon ce représentant, les principaux problèmes ont été une pénurie aiguë de main-d’œuvre et les perturbations sur les marchés du Golfe pendant le conflit au Moyen-Orient, qui ont empêché de nombreux exportateurs marocains d’approvisionner la région.

Égypte : les producteurs réduisent leurs surfaces cultivées
Les producteurs égyptiens de fraises abordent la nouvelle saison avec prudence après une campagne précédente difficile. Selon eux, la saison dernière a été marquée par plusieurs difficultés, notamment une mauvaise qualité des plants, des pertes de rendement, une offre excédentaire, la hausse des coûts de production, la faiblesse des prix internationaux et des conditions météorologiques défavorables. Dans tout le pays, la baisse des rendements s’est accompagnée d’une nouvelle augmentation des coûts.

Cette saison difficile fait suite à une année d’exportations record. L’Égypte reste le premier exportateur mondial de fraises surgelées en volume, ses exportations ayant généré environ 580 millions d’euros en 2025, contre environ 320 millions d’euros en 2024. Le pays a également exporté 39 000 tonnes de fraises fraîches en 2026.

Les préoccupations en matière de qualité liées à l’expansion rapide de la production lors de la saison dernière ont également incité l’UE à ajouter les fraises égyptiennes à sa liste renforcée de contrôle des résidus de pesticides à compter du 18 février 2026, imposant ainsi des exigences supplémentaires aux exportateurs.

Selon des sources du secteur, les difficultés rencontrées la saison dernière devraient pousser de nombreux nouveaux arrivants à quitter le secteur et entraîner une réduction substantielle des surfaces cultivées. Un producteur a indiqué que les préparatifs pour la saison à venir étaient déjà en cours et que, dès la mi-juillet, la baisse des surfaces cultivées commençait déjà à se faire sentir.

La transformation à valeur ajoutée suscite également un intérêt croissant. La saison dernière a vu la mise en place d’usines de séchage en Égypte, alors qu’auparavant, les fraises étaient expédiées en Chine pour y être séchées. D’autres installations de séchage devraient entrer en service la saison prochaine.

Amérique du Nord : la qualité reste sous pression
Les disponibilités en fraises en Amérique du Nord restent globalement stables, bien que les conditions en Californie, principal bassin de production, continuent d’être plus chaudes que la normale. La Californie a connu des conditions météorologiques exceptionnelles pendant la majeure partie de l’année 2026, tandis que des précipitations fin mai ont laissé environ 12 mm d’eau dans la zone de Salinas-Watsonville. Ces pluies ont affecté la récolte et occasionné des pertes le mois dernier.

La qualité des fraises est actuellement acceptable, bien que la chaleur et les longues journées ensoleillées aient favorisé l’apparition de meurtrissures humides. La texture des fruits s’améliore généralement avec le raccourcissement des jours, mais cette période est encore loin.

Les prix oscillent actuellement entre 10,00 et 12,00 €, avec une demande stable. Les prix à la transformation sont également très attractifs, ce qui incite certains expéditeurs de Santa Maria à orienter une partie de leur récolte vers le marché industriel. Dans l’ensemble, le marché reste relativement atone.

« Les ventes d’asperges fraîches et transformées sont quasiment équivalentes » par Asperges Bossuyt en Belgique avec FreshPlaza

Asperges Bossuyt (Belgique)

« Les ventes d’asperges fraîches et transformées sont quasiment équivalentes »

La saison des asperges touche désormais à sa fin et, chez Asperges Bossuyt, le bilan de ces derniers mois est satisfaisant. Grâce à l’ouverture de boutiques pop-up supplémentaires, l’entreprise d’Oostrozebeke enregistre de nouveau une croissance. Les préparatifs pour la saison prochaine battent déjà leur plein en coulisses. « Au final, grâce à ces boutiques éphémères, nous avons réalisé une meilleure saison. Cela me confirme que ce concept a de l’avenir », explique Kris Bossuyt.

Après ces mois chargés, le calme revient peu à peu. Cette année, en plus de la vente à la ferme, Bossuyt a également commercialisé ses asperges dans des points de vente à Knokke-Heist, Kuurne et Roulers. « Ce n’est que lorsque tout est terminé qu’il nous est possible de vraiment évaluer la saison. »

Même si la chaleur a eu un impact sur les ventes, l’entrepreneur dresse un bilan positif. « La chaleur de ces dernières semaines a fait que les gens sont restés chez eux. Les asperges sont encore principalement consommées par un public plus âgé, qui a préféré s’enfermer pendant ces journées chaudes. Heureusement, nous avons moins ressenti cet effet dans les centres commerciaux. De plus, cela s’est produit à un moment où la saison touchait déjà lentement à sa fin. »

Produits transformés
Outre les asperges fraîches, les produits transformés prennent de plus en plus d’importance au sein de l’entreprise. Si les clients viennent toujours en premier lieu pour les asperges fraîches, la demande en soupe et autres spécialités comme les croquettes augmente d’année en année. « On commence à se rapprocher du 50/50. Les clients viennent pour les asperges et emportent souvent aussi d’autres produits. Nos distributeurs automatiques fonctionnent particulièrement bien. Bien sûr, on vend moins de soupe quand il fait °C, mais sur l’ensemble de la saison, nous en sommes très satisfaits. »

Pour faire face à cette croissance, Asperges Bossuyt continue d’investir dans sa propre transformation. « Nous agrandissons à nouveau notre cuisine. Nous faisons désormais l’objet de contrôles plus fréquents de l’AFSCA, car nous passons à l’échelle supérieure. Cela implique davantage de travail administratif, mais cela montre aussi que nous continuons à nous développer. »

Travailleurs « flexi-job »
Cette croissance nécessite également un effectif plus important de personnel qualifié. « Pour la récolte, nous travaillons toujours avec des saisonniers roumains et nous n’avons rien à redire à ce sujet. La vente en magasin est en grande partie assurée par des travailleurs en flexi-job. Ce système fonctionne très bien pour nous. Ce sont souvent des retraités qui souhaitent arrondir leurs fins de mois. C’est intéressant pour eux, et pour nous aussi. »

Plus tôt dans la saison, Asperges Bossuyt a choisi de maintenir les prix de vente aussi stables que possible, malgré les fluctuations du marché. « Les prix sont en fait restés assez constants. À la fin de la saison, ils étaient légèrement inférieurs à ceux de l’année dernière, mais nous n’avons connu que peu de grosses variations. Avril et mai restent les mois de vente les plus importants et ça a été le cas cette année, avec des ventes soutenues. Du coup, la saison a été agréable et est passée vite. »

Pop-ups
Pour Bossuyt, les points de vente supplémentaires ont constitué l’un des principaux facteurs de succès de la saison écoulée. Ces expériences font désormais l’objet d’une évaluation approfondie afin d’aborder les boutiques de manière encore plus professionnelle l’année prochaine. « Nous voulons les uniformiser encore davantage. Cette année, nous avons beaucoup travaillé avec du matériel d’occasion pour tester le concept, mais nous savons désormais mieux ce qui fonctionne. Lorsque les clients se rendent dans différents magasins, tout doit avoir la même identité visuelle. Cela vaut également pour notre personnel. Si quelqu’un est muté d’un site à l’autre, la méthode de travail doit être exactement la même pour lui. Notre système de caisse nous le permet déjà, mais il s’agit désormais d’étendre cela à d’autres aspects. »

Par ailleurs, de nouveaux emplacements sont déjà à l’étude. « Nous travaillons déjà sur l’année prochaine. Nous examinons quels horaires d’ouverture fonctionnent le mieux et où il serait éventuellement possible d’ouvrir d’autres magasins. Les rues commerçantes, en particulier, offrent encore un grand potentiel. »

Perspectives d’avenir
« Même si la saison des asperges ne dure que quelques mois, nous ne restons certainement pas inactifs le reste de l’année. Outre l’évaluation des derniers mois, les préparatifs pour l’année prochaine ont déjà commencé. Nous souhaitons également miser davantage sur la vente de produits transformés hors saison. Quand tout se passe aussi bien, c’est toujours dommage que la saison des asperges soit relativement courte. Il n’y a bien sûr aucun moyen de la prolonger. Nous voulons proposer des produits aussi frais que possible. »

« Nous explorons tout de même des possibilités hors saison. Par exemple avec nos soupes. Nous constatons qu’elles sont très populaires, ce qui nous amène à étudier les opportunités hors saison auprès des détaillants. Bref, même pendant ces mois plus calmes, il y a suffisamment à faire. Cela nous donne le loisir d’approfondir des sujets connexes. J’ai toujours aimé mener plusieurs projets de front. Ça permet de varier les plaisirs au travail. »

Pour plus d’informations :
Kris Bossuyt
Asperges Bossuyt
Tél. : +32 472801140
info@verseasperges.be
www.verseasperges.be Date de publication: mar. 7 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Jannick Flach