« Je suis plutôt confiant pour cette campagne d’asperges 2026 »
Si les intempéries du début d’année ont fortement perturbé le lancement de la campagne pour de nombreux asparagiculteurs, certains tirent néanmoins un bilan positif de ce début de saison. C’est notamment le cas de Maxime Gervasoni, producteur au sein de l’entreprise familiale Le Tresquois, qui a su préserver une précocité stratégique lui permettant aujourd’hui de bénéficier d’une position avantageuse sur le marché.
Une anticipation décisive face aux intempéries Pour rappel, il y a quelques semaines, les fortes pluies et le vent ont rendu La plupart des parcelles impraticables, empêchant bon nombre de producteurs de butter. Maxime Gervasoni fit parti des rares à avoir pu effectuer cette opération capitale en amont, lui permettant aujourd’hui d’avoir une longueur d’avance sur le marché : « Nous avons réussi à trouver un créneau pour butter dès le mois de janvier. Cette anticipation nous a permis de démarrer sans retard. La réactivité est vraiment – et aujourd’hui plus encore – le maître-mot dans notre métier ». Résultat, la production a pu conserver sa précocité, arrivant même dans un marché déficitaire : « Nos premières asperges ont été bien valorisées. Aujourd’hui, les prix se maintiennent à un bon niveau, même si les promotions s’intensifient. Quant à la qualité, nos clients sont satisfaits, nous avons de bons retours. En somme, c’est un meilleur début de campagne que l’an dernier ».
Des volumes justes pour Pâques Depuis une quinzaine de jours que la campagne a démarré, la montée en puissance de la production s’est vue impactée par les températures froides de la semaine dernière : « Le froid a ralenti la production, ce qui fait que les volumes seront justes pour Pâques. Cela va se jouer à quelques jours près, mais l’approvisionnement devrait dans l’ensemble être assuré », précise le producteur, qui reste tout de même positif : « Avec le retour des températures plus douces, la saison est désormais pleinement lancée et devrait rapidement gagner en intensité. Après Pâques, il nous reste tout le mois d’avril qui est souvent dynamique en termes de consommation. Je suis plutôt confiant pour cette campagne 2026 ».
Pour plus d’informations : Maxime Gervasoni Le Tresquois Tél. : 06 48 81 85 00 commerce@letresquois.com Date de publication: mar. 31 mars 2026
Benoit Demedts, de Kwekerij Demedts – De Mey (Belgique) :
« À partir de la semaine prochaine, la production de fraises s’accélerera, avec des volumes plus importants à temps pour Pâques »
Avec l’ensoleillement de ces dernières semaines, la saison des fraises a doucement démarré chez Kwekerij Demedts – De Mey. Dans l’exploitation de Benoit Demedts à Gits, la première récolte a déjà eu lieu, bien qu’il s’agisse pour l’instant de volumes limités. Dès le début de la semaine prochaine, la production sera encore renforcée, avec une offre nettement plus importante vers le week-end. Cela permettra de lancer la saison juste à temps pour les fêtes de Pâques, qui sont traditionnellement une période importante pour les ventes. »
« Les conditions de floraison ont été idéales. Nous avons eu du soleil exactement au bon moment, ce qui a vraiment favorisé la fructification. Quand on ne peut pas tout contrôler, il est bon que la nature donne un coup de pouce. Nous avons commencé à récolter de très petits volumes. À partir de la semaine prochaine, nous pourrons vraiment décoller. Juste à temps pour servir nos clients avec nos propores fruits à Pâques. »
Le producteur a commencé cette saison avec la variété remontante Karima, en visant délibérément une introduction précoce sur le marché. « Sonsation a encore besoin de deux à trois semaines avant d’avoir une couleur suffisante. Avec Karima, nous y sommes un peu plus tôt. Au début, il a fallu chercher la bonne approche, mais maintenant nous savons comment travailler avec cette variété et nous sommes satisfaits du matériel de plantation que nous avons produit l’année dernière. La qualité s’en ressent aujourd’hui. »
Météo volatile Le soleil a permis un bon départ, mais depuis aujourd’hui, le temps a changé. Cela impactera-t-il la production ? « Pas si gravement que ça. Il faut bien-sûr de la chaleur pour la coloration, mais dès que les fruits sont colorés, nous la rabaissons. Les baies peuvent alors se développer de manière optimale. Tant que nous avons du soleil de temps en temps, un jour plus frais ou un peu de pluie n’a pas beaucoup d’importance. Comme nous cultivons en milieu protégé, nous pouvons toujours procéder à des ajustements. D’ailleurs, le premier pic de floraison est déjà derrière nous et il s’est bien déroulé au soleil. »
Quoi qu’il en soit, Demedts n’a jamais à s’inquiéter de la demande. « Celle-ci a été présente tout au long de l’hiver, même si le prix joue un rôle important à cet égard. En hiver, on travaille davantage avec des fraises plus petites provenant d’autres producteurs, car nous n’avons pas de culture éclairée nous-mêmes. Elles sont un peu plus abordables pour nos clients, tandis que les fruits plus gros et nettement plus chers sont principalement destinés aux pâtissiers. L’Espagne n’est pas une option. La qualité des importations peut changer rapidement, surtout l’hiver dernier. Dans ce cas, les clients optent de préférence pour les produits locaux. »
Marché ferme « Dès qu’il fait beau, on remarque immédiatement que la demande augmente. On voit alors davantage de produits locaux arriver sur le marché et le marché réagit immédiatement de manière enthousiaste. Je m’attends pourtant à ce que le marché reste stable jusqu’à Pâques. Le volume belge commence à augmenter, mais le produit espagnol n’étant pas de première qualité pour le moment, le marché reste ferme. Le prix pourrait baisser un peu, mais je ne m’attends pas encore à de grandes fluctuations. Ce n’est que lorsque la pleine production sera atteinte que cela changera. Les conditions météo resteront un facteur important à cet égard. »
Demedts voit moins de pics et de creux sur le marché. Les fraises restent bien-sûr un produit volatile, mais le passage massif aux variétés remontantes assure une production un peu plus étalée. Dans son exploitation aussi, on utilise également de plus en plus ces variétés. « Cela permet d’aplanir un peu le gros pic du printemps. Cette année, nous travaillons presque exclusivement avec Karima. Les autres variétés disparaissent progressivement, notamment en raison des coûts élevés. En comparaison, les prestations de Karima sont au moins aussi bien, si ce n’est mieux. Nous continuerons donc à nous concentrer sur cette variété dans les années à venir. »
Dans les semaines à venir, la production augmentera progressivement, pour atteindre son maximum à la mi-avril. « Nous travaillons avec différents départements qui entrent en production semaine après semaine. De cette manière, nous pouvons continuer à récolter en continu et mieux répondre à la demande. Malgré le fait que Pâques tombe tôt, je m’attends à ce que nous soyons en mesure d’approvisionner tous nos clients de manière satisfaisante. »
Mûres, choux-fleurs et pommes de terre Outre les fraises, d’autres cultures se mettent lentement en place. « Les framboises et les mûres ont été plantées début février et se portent bien. Nous attendons les premières productions au début du mois de mai. Les mûres en particulier, notamment la Sweet Royalla, semblent très prometteuses. C’est pour nous la deuxième saison et déjà l’année dernière, les clients ont réagit très positivement. Les négociants les demandent de plus en plus. De plus, elles ont une fenêtre de récolte plus flexible, ce qui est très appréciable dans la pratique. »
Les cerises, que Demedts est traditionnellement l’un des premiers à pouvoir proposer en Belgique, s’annoncent également fameuses. « Elles fleurissent bien en ce moment. Si tout continue ainsi, nous pourrons commencer à cueillir vers la mi-mai, peut-être même vers la fête des mères (10 mai aux Pays-Bas). Ce serait formidable. Cela dépend encore de la météo, mais les perspectives sont bonnes et la qualité semble élevée. »
Le démarrage des autres cultures est également attendu. « Les choux-fleurs poussent et nous espérons les commencer d’ici deux semaines. Les pommes de terre ont été plantées dans de bonnes conditions et ont belle allure, de sorte que nous prévoyons de récolter les premières d’entre elles à la mi-avril. Nous construisons donc la saison étape par étape. »
Hâte à l’été Dans le magasin de la ferme, le producteur remarque que les consommateurs attendent manifestement la nouvelle saison avec impatience. « Ils ont envie de produits frais. Les cultures précoces, comme le chou-fleur de serre, sont particulièrement appréciées pour leur saveur. Même si le prix est un peu plus élevé, les clients continuent de les choisir. » Dans le même temps, la pression des coûts reste un défi. « Tout devient plus cher : l’énergie, le personnel, les engrais. Il est donc important d’obtenir un bon prix pour son produit. »
Pour plus d’informations : Benoit Demedts Kwekerij Demedts – De Mey Tél. : +32 479690867 benoitdemedts@gmail.com www.demedts-demey.be Date de publication: jeu. 26 mars 2026
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