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L’asperge vient de passer le creux de la vague par FreshPlaza et C. Befve

« L’asperge vient de passer le creux de la vague »

La campagne d’asperges 2026 avait pourtant bien commencé, selon Christian Befve, expert international dans la filière asperge. Malgré des retards initialement annoncés dans plusieurs régions françaises suite à des épisodes de pluie importants, le démarrage de campagne aura finalement été positif. « Nous avons eu un excellent début de campagne, bien que l’impossibilité de rentrer dans les champs pour réaliser les opérations de buttage en amont de la campagne aient généré de l’inquiétude ainsi qu’un retard dans le lancement de la saison ». Mais une fois ces difficultés passées, la production a rapidement trouvé son rythme, donnant un sentiment global de début de saison réussi. Une situation qui n’aura malheureusement pas duré puisqu’aujourd’hui, le marché pâti d’un déséquilibrage en faveur de l’offre.

Un coup de chaleur généralisé qui a provoqué une explosion des volumes
Tout a basculé avec l’arrivée des fortes chaleurs de ces dernières semaines. « Toutes les régions de France se sont mises à produire en même temps », souligne Christian Befve. « Habituellement, les rendements oscillent autour de 150 kg/ha/jour, mais ils ont brutalement grimpé à 200 voire 300 kg/ha/jour ». Cette accélération simultanée de toutes les zones de production a provoqué un afflux massif d’asperges sur le marché. Résultat : une offre largement supérieure à une consommation qui, elle, n’a pas suivi la même dynamique.

Une consommation en retrait face à une offre saturée
« Si la production a brutalement doublé, la consommation n’a évidemment pas pu suivre la même tendance ». Un phénomène amplifié par plusieurs facteurs : « Les vacances scolaires ont pu jouer un rôle de frein bien sûr, mais surtout, l’asperge n’a pas été la seule à arriver massivement sur les étals suite à ce gros coup de chaleur. La production de fraises a également fortement augmenté. Et j’ai pour habitude de dire : quand le rouge arrive, c’est mauvais pour l’asperge. Très abondantes et proposées à des prix attractifs, je pense que cette offre a généré des arbitrages chez les consommateurs ».

Pression sur les prix et concurrence européenne accrue
L’excès d’offre a logiquement entraîné une baisse des prix sur le marché. Mais la situation a été amplifiée par la concurrence étrangère. La Grèce a fortement exporté vers l’Allemagne, qui a elle-même réorienté une partie de ses volumes vers la France. « L’Allemagne, en pleine production, envoie des quantités non négligeables sur le marché français à des prix pouvant attendre les 2,20 euros du kilo, en dehors de toute logique de rentabilité », précise l’expert. Un phénomène qui a accentué la pression sur les opérateurs français, particulièrement dans le segment des grossistes, jugé le plus impacté : « Les producteurs qui font de la vente directe, qui vendent sur les marchés ou encore dans le secteur de la restauration sont moins impactés par cette diminution drastique des prix. Ceux qui vendent auprès de la GMS, même avec des opérations promotionnelles planifiées depuis longtemps, sont également moins concernés. Ceux qui souffrent le plus de la situation sont les opérateurs qui destinent leur production aux grossistes. C’est dans ce secteur que la concurrence étrangère est la plus forte et que les prix sont tombés les plus bas ».

Qualité impactée et tensions sur la main-d’œuvreCette surproduction a également eu des conséquences sur la qualité. Avec des récoltes trop importantes, les exploitations ont parfois pu être débordées. « Certains producteurs ont même stoppé la production d’aspergeraies, à cause du manque de main-d’œuvre. Car face à cette surproduction, ce n’est pas une personne par hectare qu’il aurait fallu pour assurer une qualité optimale mais 1,2. Or, la main d’œuvre ne se trouve pas comme cela ». Résultat : une baisse du taux de première catégorie et une hausse des produits de seconde catégorie, accentuée par des buttages qui n’ont pas toujours pu être bien réalisés en raison des conditions humides du printemps.

Un marché en reprise progressive ?En ce début de semaine, le marché semble toutefois amorcer une phase de rééquilibrage. « Il est clair que ces dernières semaines, il y a eu des asperges qui se sont vendues en-dessous du prix de revient. Mais la situation semble très légèrement s’améliorer depuis le début de la semaine. Les volumes commencent à diminuer à cause de l’arrêt en production de certaines aspergeraies et des températures qui se sont rafraîchies. Les prix n’évoluent pas vraiment pour l’instant, mais au moins les stocks semblent se vider au fur et à mesure, ce qui est plutôt bon signe ».

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile » par Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) et FreshPlaza

Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) :

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile »

Après plusieurs semaines où le marché des fraises a été plutôt difficile, celui-ci s’est redressé depuis le milieu de la semaine dernière, constate Sjraar Hulsman, de la société Frankort & Koning, à Venlo. « Après un marché favorable d’avril à mai, un volume assez important est arrivé simultanément sur le marché. Les programmes fixes se sont bien déroulés, mais cela a tout de même exercé une pression à la baisse sur les prix dans le commerce du jour. »

« Les cultures locales d’autres pays, comme l’Allemagne, sont toutes entrées simultanément en pleine production. Grâce au beau temps, les producteurs n’ont pas vraiment rencontré de problèmes de qualité. Par ailleurs, à cette période, l’offre importante de melons et de fruits à noyau entraîne une forte concurrence. De nombreux détaillants ont organisé des promotions sur les fraises et optent désormais plus souvent pour d’autres produits. « Nous avons réussi à écouler l’excédent de production, grâce à la bonne qualité du produit et à notre large clientèle. »

Midzomernacht
Hulsman aborde les semaines à venir avec davantage de confiance. « Après la chute des prix sur le marché journalier, le contexte s’est amélioré depuis le milieu de la semaine dernière. En raison d’un temps un peu plus frais, la production a légèrement diminué. Les cultures de relais d’Elsanta ont été abandonnées et la variété Midzomernacht génère une demande suffisante en provenance de Scandinavie. Depuis les pays du sud, où les cultures touchent à leur fin en raison de températures trop élevées, la demande est également en augmentation. Les prix des fraises se situent actuellement entre 5 et 6,50 €/kg. »

« Jusqu’à hier encore, certains marchés au cadran mettaient aux enchères des excédents de produit emballé pour la vente au détail. Cela indique, à mon avis, un déséquilibre entre l’offre et la demande des consommateurs. Heureusement, sur le plan qualitatif, nous disposons d’excellentes fraises et nous appliquons la règle suivante : cueillies le matin, expédiées le soir même vers le client. Les producteurs néerlandais sont pour la plupart passés de la culture en pleine terre aux mini-tunnels et ne sont donc pas gênés par la pluie. De plus, on cultive de plus en plus de variétés remontantes. Chez nos voisins de l’Est, les problèmes liés à la culture en plein champ se multiplient, ce qui les incite à opter pour les produits néerlandais. »

Hulsman s’attend à une offre accrue de cultures intermédiaires cet été, avec des variétés comme Opera. « Nous disposons d’une excellente offre et le volume sur les marchés étrangers va diminuer. Après l’intégration de Fris-Co au sein de Frankort & Koning, nous savons répondre aux attentes des clients du secteur de la gastronomie en Italie et au-delà. Ces clients savent apprécier la qualité, un large assortiment et un service de qualité à un prix raisonnable. À présent, bon nombre sont séduits par nos fraises. Ces commandes ne se chiffrent pas en dizaines de palettes à la fois, mais au total, cela représente un volume intéressant. »

« Le marché des myrtilles est également resté relativement stable ces dernières semaines. Au début de la saison, le Maroc a connu de nombreux problèmes liés aux intempéries et l’Espagne n’a pas démarré très tôt. De nombreux lots se sont retrouvés sur le marché sans acheteur. Depuis plusieurs semaines déjà, le niveau de prix est d’environ 6-7 €/kg pour le produit conditionné. Les ventes se portent très bien et je m’attends à ce que nous continuions sur cette lancée dans les semaines à venir. »

Premières myrtilles néerlandaises
Cette semaine, Frankort & Koning démarre la saison néerlandaise de myrtilles. « Nous avons aussi reçu les premiers volumes en provenance de Serbie, et il y a encore des baies portugaises sur le marché. Avec les myrtilles néerlandaises, nous prévoyons de desservir principalement le marché domestique, mais un certain nombre sera également exporté. En Allemagne, après les plantations massives d’il y a quelques années, certaines cultures ont été arrachées : le coût de production y est tout simplement trop élevé, en raison de la forte hausse des salaires. »

« Le prix des groseilles a grimpé en avril pour atteindre un niveau compris entre 18 et 20 €/kg, concernant dans un premier temps la production néerlandaise, puis également les baies du Chili. Actuellement, le prix des groseilles issues des tunnels et des serres se situe entre 14 et 16 €/kg pour le produit conditionné, ce qui est normal pour cette période de l’année. Le marché des framboises a longtemps été assez difficile en raison des conditions météorologiques dans le sud. En avril, nous avons constaté une baisse des prix, puis le marché s’est stabilisé à un niveau compris entre 10 et 12 €/kg. La qualité a été assez inégale, il reste donc essentiel de vendre le produit de manière contrôlée, de ne rien laisser en stock et de proposer chaque jour des produits frais ! »

Pour plus d’informations :
Sjraar Hulsman
Frankort & Koning
Tél. : +31 773897328
s.hulsman@frankort.nl
www.frankort.nl Date de publication: jeu. 18 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »- ESG Drysdale (Royaume-Uni) et FreshPlaza

« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »

Les premières asperges de la saison ont été récoltées le 20 avril dernier chez ESG Drysdale, sur la côte est de l’Écosse. Le démarrage de la campagne s’est situé dans les normes habituelles par rapport aux années précédentes.

La société cultive des asperges sur 35 hectares, répartis entre la côte est de l’Écosse et la vallée de Strathmore. En 2024, East of Scotland Growers et R&K Drysdale ont fusionné pour donner naissance à ESG Drysdale. L’entreprise figure désormais parmi les plus grands fournisseurs de légumes du Royaume-Uni, avec une production s’étendant sur 2 000 hectares et regroupant 26 producteurs.

Conditions climatiques
« Le printemps froid a rendu la croissance difficile, mais la saison s’est déroulée de façon régulière », indique James Rome, responsable agricole chez ESG Drysdale. « Nous avons connu un bref épisode de températures plus élevées qui a provoqué un pic de production, mais la croissance s’est à nouveau stabilisée depuis. »

James Rome estime que la saison se terminera dans les délais prévus cette année, et que la fermeture de certaines parcelles a déjà été engagée afin de permettre leur reconstitution pour la prochaine campagne.

Demande
« La demande en asperges est restée soutenue chez l’ensemble de nos enseignes de distribution cette saison. Les volumes commandés ont été constants tout au long de la campagne, et chaque fois que nous avons disposé de disponibilités supplémentaires, les clients se sont empressés de les absorber — signe évident que la demande est bien présente et que les producteurs pourraient aisément soutenir des volumes plus importants si l’offre le permet. »

Pour plus d’informations :
Nat Cowx
ESG Drysdale
Tél. : +44 1368 830 448
nat.cowx@esgveg.co.uk
www.esgdrysdale.co.uk

Fall Creek élargit son programme de sélection avec l’acquisition de Berrytech

Fall Creek a annoncé l’acquisition de Berryplant – Rubus Specialists et de Berrytech – Hybreeders.

Le groupe a indiqué se réjouir de réunir ses activités avec celles des équipes de Berrytech et Berryplant, ainsi qu’avec la plateforme de sélection variétale et de pépinière dédiée aux Rubus qu’elles ont développée. Selon Fall Creek, cette opération s’inscrit dans sa stratégie de soutien à la filière des petits fruits et dans la poursuite de sa mission grâce à la mise en commun des expertises et des ressources.

Fall Creek estime que de meilleures variétés, des plants de qualité supérieure et un accompagnement solide des producteurs sont de nature à créer de la valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et à contribuer à une meilleure qualité des fruits pour les consommateurs. Cette acquisition devrait renforcer la capacité du groupe à soutenir ces objectifs.

Berrytech et Berryplant sont deux entreprises familiales implantées dans le Trentin, en Italie. Au fil des années, elles ont développé un programme de sélection variétale, construit des relations avec des producteurs sur plusieurs marchés et acquis une solide expertise technique.

Fall Creek a salué la contribution de Diego Ioriatti, Maddalena Grisenti ainsi que de l’ensemble des équipes de Berrytech et Berryplant dans la construction des fondations de l’entreprise, tout en exprimant sa volonté de poursuivre ce développement conjointement.

Le groupe a également souligné que, dans un contexte de croissance soutenue de la demande mondiale en petits fruits, il identifie de réelles opportunités pour les organisations capables de combiner sélection variétale, relations avec les producteurs et innovation à long terme.

Fall Creek a conclu en indiquant que sa vision « A World with Better Blueberries™ » évolue désormais vers « A World with Better Berries ».

Source : Marc de Beer Date de publication: lun. 15 juin 2026

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« Saison des asperges en dessous des attentes, avec un prix pour les classe II supérieur à la moyenne » par Goertz Asparagus BV et FreshPlaza

« Saison des asperges en dessous des attentes, avec un prix pour les classe II supérieur à la moyenne »

Bien que la saison des asperges se termine traditionnellement le jour de la Saint-Jean, Franc Goertz, de Goertz Asperges à Maria Hoop dans le Limbourg, affirme qu’elle arrive à sa fin. « Au cours des deux prochaines semaines, nous serons principalement occupés à rouler le plastique, à désherber et à labourer les champs. »

Goetz qualifie la saison d’extrêmement moyenne. « Les ventes ont été correctes, mais nous n’avons pas connu de véritable flambée des prix. L’offre a été suffisante et c’est surtout lorsqu’il y a eu des températures de 30 °C que la disponibilité a explosé et qu’il a été difficile de maintenir la qualité. C’est aussi à ce moment-là que de nombreux champs ont été délaissés. »

Selon le producteur, la commercialisation se concentre de plus en plus sur la grande distribution. « Cela revêt deux faces : d’une part, ils peuvent absorber de gros volumes, mais d’autre part, ils ne paient plus les prix élevés d’autrefois. Cette saison toutefois, la classe II est restée à des prix plus que corrects, ce qui était parfois le cas les autres années. »

Goetz entrevoit un avenir positif pour la culture de l’asperge. « De plus en plus de producteurs s’arrêtent et il n’y a pas ou peu d’expansion, je m’attends donc à ce qu’un marché sain subsiste pour ceux qui restent. J’ai moi-même choisi d’étendre ma superficie cette saison, à contre-courant de la tendance. »

Pour l’instant, le producteur limbourgeois n’a pas de difficulté à trouver du personnel et gère toutes les activités liées à la culture en interne. Pour ce faire, il dispose sur l’exploitation de 13 appartements entièrement équipés pouvant accueillir 8 personnes pendant la période de pic. Bien les nombreux essais d’automatisation de récolte depuis des années, Goetz estime que les techniques ne sont pas encore à la hauteur pour la pratique. « Pour moi, nous continuerons encore un certain temps à récolter à la main. »

Pour plus d’informations :
Franc Goertz
Goertz Asparagus BV
info@goertzasperges.nl
www.goertzasperges.nl

« Bien que les prix des fruits rouges aient été bas, nous sommes restés au-dessus du seuil de rentabilité » par Sergio Sainz SeguíCuna de Platero S.C.A. et FreshPlaza

Sergio Sainz, directeur commercial de Cuna de Platero (Espagne) :

« Bien que les prix aient été bas, nous sommes restés au-dessus du seuil de rentabilité »

La fraise de Huelva a pratiquement terminé la saison, qui a été marquée par un déséquilibre de l’offre dû à l’impact du mauvais temps. En revanche, la framboise a maintenu une production généralement plus faible jusqu’à présent et une plus grande stabilité des prix, tout comme la myrtille, dont la récolte a également été retardée en raison de l’effet du mauvais temps.

« Les tempêtes avec des pluies abondantes et des vents forts ont malheureusement été les protagonistes de la première partie de la campagne de fraises 2025-26, qui se terminera dans quelques semaines », rappelle Sergio Sainz, directeur commercial de la coopérative Cuna de Platero, basée à Moguer, Huelva.

« Au cours des premiers mois, nous avons perdu beaucoup de fruits dans les champs, envoyant un pourcentage plus élevé de la récolte à l’industrie. Par conséquent, il y a eu peu de fraises disponibles jusqu’à la mi-mars. À partir du 20 mars, avec le beau temps, les plantes ont augmenté leur production, faisant ressortir tout le potentiel qui avait été épuisé au cours de la première moitié de la saison et provoquant une offre excédentaire qui a duré environ 40 jours, période au cours de laquelle les prix étaient plus bas », se souvient Sergio Sainz.

« Bien que les prix aient été bas, à Cuna de Platero, nous sommes restés au-dessus du seuil de rentabilité, grâce au fait que nous avons pu trouver différentes façons de vendre nos fraises. Heureusement, même certains détaillants avec lesquels nous travaillons ont refusé de payer des prix aussi bas. Il faut savoir qu’entre 90 et 95 % de nos ventes se font directement avec les chaînes de supermarchés européens ou via leurs centrales d’achat, sans intermédiaire », souligne le directeur commercial de Cuna de Platero.

Actuellement, bien qu’il ne soit plus possible de parler d’offre excédentaire car certains producteurs ont déjà terminé la récolte de leurs parcelles, Cuna de Platero continue d’approvisionner en fraises. « Au mois de mai, nous avons obtenu des volumes plus importants que les autres années car, de plus, cette année, nous avons augmenté la superficie plantée en fraises. »

En ce qui concerne la framboise, la production a été plus faible pendant la majeure partie de la saison en raison de l’effet des tempêtes, ce qui a empêché les pics de production et les prix sont restés beaucoup plus stables, selon Sergio Sainz, qui souligne qu’il n’y a pas eu non plus de pression d’approvisionnement de la part d’autres pays concurrents tels que le Maroc ou le Portugal.

Par ailleurs, la saison des myrtilles, généralement assez tardive à Huelva, touche à sa fin. « Environ 60 % de notre récolte de myrtilles appartient à notre propre variété Cupla, avec laquelle nous avons pu maintenir des volumes acceptables depuis le début et compenser un peu plus le manque général de produits à Huelva. Grâce à cette variété, nous avons eu une saison raisonnable jusqu’à présent et nous espérons terminer dans un mois environ. »

La coopérative prévoit de vendre entre 52 et 54 millions de kilos de fruits rouges pour la saison 2025-2026. Bien qu’elle ait connu une augmentation de la superficie plantée en fraises, elle a maintenu les hectares consacrés aux framboises et aux myrtilles et, pour l’année prochaine, elle prévoit de cultiver des mûres.


Pour plus d’informations :
Sergio Sainz Seguí
Cuna de Platero S.C.A.
Camino de Montemayor, s/n. Moguer, Huelva. Espagne
Tél. : +34 959372125
sergiosainz@cunadeplatero.com
www.cunadeplatero.com Date de publication: lun. 8 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Joel Pitarch

Le marché mondial de la myrtille par FreshPlaza

Marché mondial : la myrtille

Les marchés mondiaux de la myrtille évoluent actuellement dans un contexte marqué par des problèmes de qualité liés aux conditions météorologiques, des flux d’approvisionnement irréguliers et la reprise progressive de la production dans l’hémisphère Nord. Les fortes précipitations ont notamment affecté la qualité et la conservation des myrtilles marocaines et espagnoles, tandis qu’en Amérique du Nord, l’offre se renforce progressivement avec l’entrée en production de nouvelles régions.

En Italie, la consommation continue de progresser durant la période clé de commercialisation, portée par une amélioration de la qualité des fruits et les effets positifs du renouvellement variétal. En Afrique du Sud, la faiblesse des volumes en début de campagne a maintenu les prix à des niveaux élevés, même si une augmentation des disponibilités est attendue dans les semaines à venir.

Italie : une consommation de plus en plus saisonnière
Un important producteur et conditionneur italien de myrtilles, actif sur l’ensemble du territoire national, indique que le prix de gros moyen s’est établi autour de 11 €/kg en mai. Les fruits actuellement présents sur le marché italien proviennent principalement du sud du pays, notamment de Sicile et, dans une moindre mesure, de Calabre. La production est dominée par les variétés Ventura et Maldiva.

Le démarrage de la récolte en Toscane est imminent et sera suivi par celui du Piémont. Dans les Marches, la campagne devrait se dérouler entre mai et juin, tandis qu’en Trentin-Haut-Adige, les premières récoltes sont attendues dans les dernières semaines de juin, avec la variété Duke en ouverture de saison. La qualité est supérieure à celle observée à la même période l’an dernier, grâce à une floraison abondante, à l’absence de gel et à de bons niveaux de rendement. Le programme de renouvellement variétal contribue également à cette amélioration.

Selon les données de YouGov, 35 % des foyers italiens achètent des myrtilles. La fréquence moyenne d’achat atteint désormais 7,5 achats par an, tandis que le panier moyen dépasse 3,60 € par acte d’achat. Les volumes achetés à chaque transaction sont eux aussi en progression. La consommation tend également à se concentrer davantage sur la période de production locale. La fenêtre de forte pénétration du marché s’étend désormais sur environ six mois, de février à septembre, avec un pic marqué entre mai et juillet, lorsque le taux de pénétration dépasse 13 %.

Les supermarchés demeurent le principal canal de distribution, un phénomène qui s’explique notamment par la fragilité du produit, les formats de conditionnement proposés et son positionnement tarifaire.

Pays-Bas : les précipitations affectent la qualité et la durée de conservation
La campagne des myrtilles marocaines et espagnoles a été marquée cette année par une qualité irrégulière tout au long de la saison. Entre les semaines 8 et 16, les volumes en provenance du Maroc sont restés limités. L’offre s’est ensuite progressivement étoffée, avec des disponibilités plus importantes à partir de la fin de la semaine dernière et de cette semaine, permettant de sécuriser les programmes d’approvisionnement de la grande distribution. Les variétés premium ne se sont pas particulièrement distinguées cette saison, tandis que les variétés standards ont fait preuve d’une plus grande régularité malgré des conditions météorologiques fluctuantes. Dans l’ensemble, les prix sont restés élevés sur le marché. Ces niveaux ont toutefois été acceptés afin d’assurer la continuité des approvisionnements. Les distributeurs ont souvent continué à comparer les prix actuels aux références historiques plutôt qu’à l’évolution récente du marché.

En Espagne, la saison a également démarré avec du retard. Des variétés comme Snowchaser et Cupla ont bénéficié de prix favorables sur une période prolongée. Les variétés standards sont elles aussi arrivées plus tard que prévu et les volumes importants initialement attendus ne se sont finalement pas matérialisés. La campagne se prolonge légèrement et les prix demeurent soutenus. Il faudra encore quelques semaines pour déterminer si la combinaison de prix élevés et de volumes réduits permettra aux producteurs d’atteindre les résultats économiques escomptés.

Le principal facteur ayant marqué la saison reste l’impact des fortes pluies enregistrées au début de la production. Les fruits se sont montrés plus tendres et plus fragiles que les années précédentes, avec davantage de baies éclatées observées dans les expéditions. La conservation a également été inférieure aux standards habituellement associés aux approvisionnements de l’hémisphère Sud. Cette campagne rappelle une nouvelle fois à quel point les conditions climatiques influencent la production et la qualité des myrtilles.

Allemagne : l’offre dépasse la demande actuelle
Le marché allemand est actuellement dominé par les myrtilles espagnoles et marocaines, même si la campagne marocaine touche désormais à sa fin. En Espagne, les températures élevées enregistrées récemment ont entraîné une hausse des problèmes de qualité et des retours de marchandises dans la grande distribution.

Les premières myrtilles roumaines sont attendues à la mi-juin, suivies peu après par les premiers volumes issus du sud de l’Allemagne et de la Styrie autrichienne. Dans cette région, la culture de la myrtille continue de gagner du terrain. Les producteurs se tournent progressivement vers des variétés plus récentes, telles que Draper et Sekoya, tandis que Bluecrop perd du terrain.

Égypte : les coûts du fret aérien restent un défi pour les myrtilles importées
La demande de myrtilles poursuit sa progression en Égypte, même si les contraintes logistiques continuent de peser sur le segment des fruits importés. La disponibilité limitée du fret aérien et l’augmentation des coûts de transport compliquent les programmes d’approvisionnement et influencent les prix.

Selon les opérateurs du secteur, les myrtilles exigent une gestion rigoureuse de la chaîne du froid ainsi qu’un acheminement rapide en raison de leur sensibilité pendant le transport. Le maintien de prix compétitifs demeure difficile tant que les capacités de fret restent limitées. La hausse des coûts logistiques pourrait également freiner l’accessibilité du produit et la croissance future du marché.

Malgré ces contraintes, les ventes de myrtilles devraient progresser de 60 % cette année en Égypte. Cette croissance est soutenue par une meilleure connaissance du produit, des conditions de marché favorables et un intérêt croissant des consommateurs. Les professionnels anticipent également une amélioration progressive de la qualité et des volumes disponibles au fil de la saison grâce au renforcement des programmes d’approvisionnement internationaux.

Pérou : le pic des exportations s’est prolongé de plusieurs semaines
La campagne 2025/26 s’est achevée sur un bilan positif malgré les épisodes climatiques survenus en mai et juin. Le pic des exportations, observé lors de la semaine 40, s’est prolongé de trois à quatre semaines supplémentaires, une situation favorable pour le marché. Les régions de Lambayeque et de La Libertad concentrent à elles seules 75 % de la production nationale, tandis qu’Ica poursuit son développement comme bassin de production.

El Niño demeure toutefois une source d’inquiétude pour la prochaine saison. Les températures plus élevées affectent la variété Ventura et pourraient retarder le début de campagne d’environ un mois. Le Pérou exporte actuellement ses myrtilles vers les États-Unis (50 %), l’Europe (30 %), la Chine (15 %) et d’autres destinations (5 %).

Mexique : le Japon s’impose comme un marché porteur pour les exportations
La production mexicaine devrait encore progresser d’ici la fin de la campagne. La période d’exportation comprise entre janvier et mai a bénéficié des épisodes de gel en Floride et à Huelva ainsi que des inondations au Maroc. La différenciation sur le marché repose toujours sur des variétés premium telles que Sekoya et Amalia Rose, appréciées pour leurs qualités gustatives. À l’inverse, les variétés cultivées aux États-Unis sont davantage sélectionnées pour répondre aux besoins de mécanisation.

Le Japon s’affirme désormais comme un débouché stratégique. Les exportations mexicaines de myrtilles vers ce marché ont progressé de 250 % cette saison. Les principaux défis du secteur restent liés à El Niño, à la disponibilité de la main-d’œuvre et aux réglementations concernant l’eau.

Colombie : le marché intérieur absorbe l’essentiel de la production
La superficie consacrée à la myrtille en Colombie est passée de 500 hectares il y a trois ans à environ 1 000 hectares aujourd’hui. Elle devrait atteindre 1 200 hectares d’ici la fin de l’année 2026.

La production dépasse désormais les 12 000 tonnes, dont 95 % sont écoulées sur le marché intérieur. Les exploitations situées dans les régions de Cundinamarca et de Boyacá produisent toute l’année des fruits caractérisés par une forte teneur en sucre et un profil aromatique distinctif. Les prix pratiqués sur le marché local, autour de 8,70 €/kg, restent supérieurs aux prix internationaux, qui oscillent entre 5,65 € et 6,52 €/kg. Cette situation incite les producteurs à privilégier les débouchés nationaux.

L’accès au marché américain demeure limité par les exigences phytosanitaires liées à la mouche des fruits, qui imposent un traitement par le froid pendant quinze jours. Par ailleurs, la main-d’œuvre représente environ 75 % des coûts de production et son coût a augmenté de 24 % en 2026.

Chili : le segment premium poursuit son expansion
Le Chili continue d’assurer la transition entre la fin de la campagne péruvienne et le début de la saison mexicaine, grâce à ses conditions agroclimatiques favorables et à sa solide expérience à l’export. Au cours de la campagne 2025/26, le pays a bénéficié de meilleures valorisations en Asie et en Europe en raison d’une disponibilité réduite des fruits péruviens en début de saison.

Les marchés présentent toutefois des dynamiques différentes. L’Europe reste un débouché mature et relativement prévisible. Les États-Unis continuent d’offrir des prix attractifs pour les fruits de haute qualité, tandis que la Chine exerce une influence croissante sur les standards de qualité du secteur à l’échelle mondiale.

Le segment premium poursuit sa croissance, avec une progression annuelle estimée entre 7 et 8 % aux États-Unis et supérieure à 10 % en Europe. Aucun signe de surproduction n’est observé sur ce créneau.

Amérique du Nord : l’offre domestique progresse
L’approvisionnement en myrtilles en Amérique du Nord demeure stable et continue de s’améliorer avec l’entrée en production de nouvelles régions. Les fruits proviennent actuellement du Mexique, de la Géorgie et de la Californie, contribuant à une meilleure régularité des disponibilités. Les volumes mexicains restent stables, tandis que la Géorgie a dû faire face à plusieurs difficultés météorologiques en début de campagne. En Californie, la production entre progressivement dans une phase plus soutenue.

Dans l’ensemble, l’offre reste légèrement inférieure à celle de l’an dernier à la même période, principalement en raison des aléas climatiques ayant touché le sud-est des États-Unis au début de l’année 2026. La montée en puissance de la production nationale permet néanmoins de combler progressivement ce retard.

Les épisodes de gel enregistrés dans certaines zones du Sud-Est ont également contribué à retarder légèrement le démarrage de la saison. La demande est jugée modérée à bonne, ce qui contribue à maintenir un marché équilibré.

La filière poursuit parallèlement son travail de sélection variétale afin de proposer des fruits de plus gros calibre, plus fermes, offrant de meilleures qualités gustatives, une durée de conservation accrue et une qualité organoleptique globale supérieure.

À court terme, l’offre devrait continuer à progresser grâce à l’augmentation des volumes californiens et à l’arrivée de nouvelles zones de production. Cette évolution devrait favoriser une meilleure disponibilité et créer davantage d’opportunités promotionnelles.

Afrique du Sud : une baisse des prix attendue
La campagne zimbabwéenne a débuté alors que la récolte sud-africaine n’en est encore qu’à ses premiers stades, limitant l’offre disponible et soutenant les prix sur le marché intérieur. Ceux-ci oscillent actuellement entre 177 rands (9,30 €) et 200 rands (10,50 €) par kilogramme.

Malgré ces niveaux élevés, les prix restent inférieurs à la moyenne observée au cours des cinq dernières années. Une baisse est toutefois attendue dès la semaine prochaine avec l’arrivée de volumes supplémentaires. Les disponibilités sur le marché intérieur étaient inférieures à celles enregistrées à la même période l’an dernier, même si les volumes commercialisés en avril ont dépassé ceux de 2025.

Les importantes inondations qui ont touché les provinces du Cap-Occidental et du Cap-Oriental devraient inévitablement avoir un impact sur la récolte de cette année, même si les effets ne seront pleinement visibles que dans plusieurs mois.

Lors de la campagne précédente, l’Europe a constitué la première destination des 25 600 tonnes de myrtilles produites en Afrique du Sud, avec 10 900 tonnes exportées, devant le Royaume-Uni. Le Moyen-Orient a absorbé 3 250 tonnes, tandis que l’Extrême-Orient en a importé 1 600 tonnes. Les exportations vers la Russie ont reculé de 36 %, à seulement 10 tonnes. À l’inverse, les expéditions vers d’autres pays africains ont progressé, passant de 3 à 30 tonnes au cours de la saison.

Semaine prochaine : l’avocat Date de publication: ven. 29 mai 2026

© FreshPlaza.fr / Stefan Jansen van Nieuwenhuizen