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« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! » par Jean Paul Bruché de l’Asparagus et FreshPlaza

Jean-Paul Bruché, Asparagus – La stabilité pour préserver la consommation ?

« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! »

Cette saison de l’asperge 2026 aura été particulièrement mouvementée. Après un démarrage positif pour la plupart des bassins de production, le coup de chaleur d’avril a provoqué une arrivée massive de volumes sur le marché, entraînant une chute brutale des prix et fragilisant de nombreux producteurs. Une campagne en dents de scie qui illustre plus que jamais la volatilité du marché de l’asperge.

Certains producteurs ont décidé de s’affranchir de ce schéma. Chez Asparagus, exploitation familiale située à Autreville-sur-Moselle en Lorraine, Jean-Paul Bruché, producteur chez Asparagus, a fait le choix depuis plusieurs années de casser les codes traditionnels de commercialisation. Son principe : proposer toutes ses asperges — blanches, vertes, fines, grosses, courtes ou longues — au même prix et ce tout au long de la saison. Un système atypique qui séduit une clientèle en quête de simplicité, de fraîcheur et de liberté de choix.

Une campagne précoce et satisfaisanteLa saison des asperges a démarré fin mars avec près de dix jours d’avance cette année en Lorraine pour Asparagus : « Le mois d’avril s’est très bien déroulé. Puis la production a été freinée par le coup de froid et les pluies du mois de mai », rapporte Jean-Paul Bruché, troisième génération de producteurs d’asperges sur la ferme familiale. Avec le retour récent des fortes chaleurs, le producteur espère désormais une reprise progressive des volumes avant de terminer doucement la campagne d’ici quelques jours.

Une commercialisation 100 % locale et centrée sur la fraîcheurSi la production a pu être impactée par les aléas climatiques, les ventes, elles, n’auront absolument pas souffert. « Nous commercialisons 100 % de notre production à la ferme, sur les marchés et dans des magasins de producteurs ». Un modèle basé avant tout sur la fraîcheur : « A la ferme, nous vendons uniquement de l’asperge du jour. Elle est cueillie le matin et vendue le jour même ».

Autre particularité pour une exploitation lorraine, la ferme produit environ 60 % d’asperges blanches et 40 % de vertes, une proportion qui évolue progressivement en faveur de cette dernière. « Dans notre région, c’est l’asperge blanche qui se consomme et donc se produit historiquement. Plus on monte dans le nord, et plus le consommateur est à la recherche d’une asperge bien blanche et bien fermée. Mais nous croyons beaucoup au développement de l’asperge verte en Lorraine. C’est un légume très présent dans les magazines culinaires, apprécié pour sa couleur, sa saveur et sa facilité de préparation ».

Pour autant, Jean-Paul Bruché reconnait que l’asperge verte reste plus complexe à produire que la blanche. « Contrairement à la blanche qui pousse sous bâche, la verte demande davantage de désherbage. Avec les mini-tunnels, on accélère aussi la pousse de l’herbe, ce qui nous oblige à faire du fauchage mécanique. La blanche a également une densité plus importante que la verte, elle est donc plus productive, ce qui peut donc justifier une différence de prix par rapport à la blanche, qui peut facilement monter à 5 euros de plus au kilo sur le marché de Nancy ».

Un prix unique tout au long de la saison pour démocratiser l’asperge
Malgré ces différences de production et donc de prix, Jean-Paul Bruché a fait le pari audacieux de proposer l’ensemble des asperges qu’il produit au même prix. C’est là l’une des grandes particularités du fonctionnement de l’exploitation. « Nous proposons six catégories d’asperges blanches et cinq catégories de vertes, que nous vendons toutes au même prix de 10,50 €/kg et ce tout au long de l’année. Les clients se servent eux-mêmes dans les bacs et peuvent faire un panaché des différentes catégories. Ils choisissent vraiment ce qu’ils veulent ».

Un système qui séduit autant les consommateurs que le producteur. « Ainsi, ce n’est pas le prix qui conditionne le choix des clients. Cela permet aussi de faire découvrir d’autres types d’asperges et d’autres façons de les cuisiner. C’est comme cela que l’asperge verte a rapidement gagné en notoriété. Dans leur botte de blanche, ils prennent plus facilement quelques vertes pour les gouter, ce qui leur permet d’y revenir plus facilement que s’ils avaient été contraints par un tarif plus élevé et une quantité minimale ».

Le producteur insiste également sur l’importance d’un prix stable pour préserver la consommation. « En début de saison, on peut parfois voir de l’asperge à 18 ou 20 euros le kilo. C’est absolument hors de prix. Le consommateur garde ensuite cette image d’un produit inaccessible ». Une volatilité qui selon lui, fragilise toute la filière : « C’est toujours le même schéma. Les prix montent, les clients fuient, puis il y a surproduction et les cours s’effondrent. Les producteurs préfèrent arrêter de vendre que de vendre à perte, continuent uniquement en vente directe, ce qui fait que les asperges finissent à manquer chez les grossistes et en GMS ». Le prix unique permettrait ainsi d’éviter ces à-coups du marché et de fidéliser durablement la clientèle.

L’enjeu des terres irrigables et de la génétique
Preuve d’un système de commercialisation vertueux, Asparagus a augmenté ses surfaces à 7 ha au total, soit deux de plus qu’en 2024. Mais développer la culture devient de plus en plus complexe. « Le principal problème est de trouver de bonnes terres à asperges pouvant être irriguées. Car face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, l’irrigation devient indispensable. Faire de l’asperge sèche devient très compliqué aujourd’hui avec le réchauffement climatique ».

Le producteur place également beaucoup d’espoir dans les avancées variétales : « Nous espérons que la génétique nous aidera à trouver des variétés plus résistantes aux maladies, auxquelles les asperges sont plus sensibles lors de la replantation sur une même parcelle ».

Pour plus d’informations :
Jean-Paul Bruché
Asparagus
jeanpaulbruche@orange.fr

Prévisions de récolte de myrtilles en France, campagne 2026 par Association des Producteurs de Myrtilles de France (APMF)

ASSOCIATION DES PRODUCTEURS DE MYRTILLES DE
FRANCE
www.myrtilles.com
3 Briseverre, 88260 Hennezel
Hennezel le 29/05/2026
Communiqué de presse – Prévisions de récolte de myrtilles
2026 en France
Campagne française de myrtilles 2026 : une récolte
attendue en hausse et très précoce!
Les premiers retours de terrain collectés par l’APMF montrent une campagne française de
myrtilles 2026 globalement précoce, avec des perspectives de production encourageantes.
La récolte à d’ores et déjà débuté depuis le 26 mai dans le sud ouest en plein
air. Le pic de récolte est attendu mi juin et une fin de récolte 2026 est attendue
début Octobre.
Après un printemps globalement favorable, les températures élevées et l’absence de
précipitations de ces derniers jours offrent des conditions idéales pour le début de récolte,
avec des fruits attendus de très bonne qualité, tant sur le plan gustatif que sur la tenue.
La majorité des producteurs interrogés annonce des volumes stables à en hausse, avec une
bonne charge de fruits dans les vergers et un impact du gel printanier relativement limité.
Après une récolte française estimée autour de 4 000 tonnes en 2025, la filière pourrait
franchir un nouveau cap en 2026 avec une production attendue en progression.
Le contexte de marché reste par ailleurs favorable à l’approche de la campagne française.
La consommation demeure dynamique sur le marché européen et les besoins restent
importants. Dans ce contexte, la progression attendue des volumes français devrait
permettre de répondre plus largement à la demande tout en renforçant la présence de
l’origine France sur le marché.
Contact presse :
Association des Producteurs de Myrtilles de France (APMF)
Côme LAPIERRE (Président)
0782489280
contact@myrtilles.com

Nouvel accord entre le Mexique et l’Union européenne : les chiffres du commerce des fruits et légumes par FreshPlaza

Nouvel accord entre le Mexique et l’Union européenne : les chiffres du commerce des fruits et légumes

Après plus d’une décennie de négociations, le Mexique et l’Union européenne ont signé à Mexico, le 22 mai 2026, la mise à jour de l’accord commercial qui les lie depuis 2000. La cérémonie a été présidée par Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avec la participation d’António Costa, président du Conseil européen, également présent.

Une réponse au protectionnisme de Trump
L’accord intervient dans un contexte de vaste réforme du commerce mondial, marqué par les politiques protectionnistes de Donald Trump. Le Mexique, qui envoie 80 % de ses exportations aux États-Unis, est également confronté à une renégociation difficile de l’USMCA (le traité commercial avec les États-Unis et le Canada). Dans ce scénario, l’accord avec l’UE est considéré par les deux parties comme une déclaration géopolitique en faveur du multilatéralisme et un moyen de répartir les risques.

Contenu de l’accord
Le nouveau texte élargit considérablement le cadre existant : il supprime la quasi-totalité des droits de douane bilatéraux, ajoute des chapitres sur le commerce numérique, la propriété intellectuelle et la protection de l’environnement, entre autres, et établit de nouveaux mécanismes de règlement des différends commerciaux. La reconnaissance mutuelle des appellations d’origine est également incluse.

Le ministre mexicain des affaires étrangères, Roberto Velasco, a souligné que l’accord « donne aux produits alimentaires mexicains un accès préférentiel au marché européen. » Le Mexique n’est pas un grand exportateur de produits agroalimentaires vers l’UE, ce qui, selon l’eurodéputé Javi López, facilitera la ratification de l’accord au Parlement européen. Cette situation contraste avec l’accord controversé entre l’UE et le Mercosur, où le poids du secteur agricole a suscité davantage d’opposition. Toutefois, par rapport au Mercosur, avec lequel le traité commercial est provisoirement en vigueur depuis le 1er mai dernier, les flux commerciaux en provenance et à destination du Mexique sont cinq fois moins importants.

Perspectives et défis
L’accord doit être ratifié par le Sénat mexicain et les parlements nationaux des 27 pays de l’UE, bien que le volet commercial puisse provisoirement entrer en vigueur avant que ce processus ne soit achevé. Les analystes préviennent que les problèmes de sécurité au Mexique et la méfiance de l’opinion publique européenne pourraient compliquer la ratification. Néanmoins, le consensus est que ce traité représente une étape historique vers un monde d’alliances entre puissances moyennes, face à l’hégémonie des États-Unis et de la Chine.

Commerce des fruits et légumes UE-Mexique : qui fournit quoi à qui ?
Sur la base des chapitres 07 (légumes) et 08 (fruits et noix) de la classification douanière, la balance commerciale entre l’Union européenne et le Mexique est fortement déséquilibrée : le Mexique exporte cinq fois plus vers l’UE (274 millions d’€ en 2025) que l’inverse (51 millions d’€). Cependant, les échanges commerciaux de la dernière décennie sont plus nuancés : les exportations mexicaines vers l’UE ont chuté de 19 % sur la période 2016-2025, tandis que les exportations européennes vers le Mexique ont été multipliées par six. L’asymétrie se réduit donc, mais reste importante.

Les noix de pécan s’imposent comme nouveau venu incontestable côté importations. Pratiquement inexistante en 2016, cette catégorie est devenue le premier poste d’exportation mexicain vers l’UE en matière de fruits et légumes : 75,9 millions d’€ en 2025. Le Mexique représente plus de la moitié de la production mondiale de noix de pécan, en particulier dans les États du nord de Chihuahua et de Sonora. L’Allemagne (37 millions d’€) et les Pays-Bas (21 millions d’€) sont les principaux acheteurs de l’UE. Les pois chiches arrivent en deuxième position (49,7 millions d’€), un flux stable qui atteint principalement l’Espagne et l’Italie. Les asperges fraîches (43 millions d’€) et les framboises et mûres (30,5 millions d’€) complètent le top 4. Les mangues sont un produit en croissance avec 26,4 millions d’€, tandis que les avocats ont chuté de manière spectaculaire : d’un pic de 209 millions d’€ en 2019 à seulement 17,3 millions d’€ en 2025. Le Mexique a largement perdu ce marché au profit du Pérou, de la Colombie, du Maroc, du Chili, d’Israël, du Kenya et de l’Afrique du Sud. Il en va de même pour les agrumes, en particulier les limes, dont le marché a chuté de 77,5 millions d’€à 4,2 millions d’€ (-95 %).

L’Allemagne est de loin le plus grand pays importateur de l’UE avec 88,5 millions d’€, suivie par l’Espagne (77,1 millions d’€) et les Pays-Bas (45,5 millions d’€).

Les exportations de l’UE vers le Mexique sont beaucoup moins importantes, mais elles ont été multipliées par six au cours de la dernière décennie. L’histoire est entièrement dominée par un produit provenant d’un seul pays : le kiwi italien. Pratiquement nulles en 2016, ces exportations ont atteint 26,7 millions d’€ en 2025, représentant plus de la moitié de toutes les exportations de l’UE vers le Mexique. L’Italie devient ainsi de loin le premier pays exportateur de l’UE (29,2 millions d’€ au total). L’Espagne et la Belgique exportent chacune pour plusieurs millions d’euros de légumes surgelés, en particulier des mélanges de légumes, et les prunes fraîches sont un autre exportateur important avec 5,1 millions d’€.

La concentration des flux est frappante. Côté importations, les trois produits les plus importants – noix de pécan, pois chiches et asperges – représentent ensemble plus de 60 % du total. Côté exportations, un seul produit provenant d’un seul pays représente plus de la moitié de toutes les exportations de l’UE.

Le nouvel accord commercial entre l’UE et le Mexique, signé en mai 2026, donne aux produits agroalimentaires mexicains un accès préférentiel au marché européen. Pour le secteur des fruits et légumes, cela signifie que les flux d’exportation existants, tels que les asperges, les framboises, les fruits tropicaux et les pois chiches, peuvent continuer à croître. La question de savoir si le Mexique peut également regagner la position qu’il a perdue en ce qui concerne les avocats et les agrumes est une autre question. Ce marché, quant à lui, est fermement entre les mains d’autres fournisseurs.

Sources : El País, Eurostat

Photo de la première page: © ID 16807696 © Zbigniew Ratajczak; ID 18117066 © Boaz Yunior Wibowo; ID 12479943 © Angel Luis Simon Martin; ID 74481 © Roy Mattappallil Thomas | Dreamstime Date de publication: mar. 26 mai 2026

© FreshPlaza.fr / Peter De Craemer

« Avec jusqu’à 800 kilos d’asperges triées par heure, l’Aspastore remplace trois travailleurs » chez Nebauer Automation par FreshPlaza

Felix Neubauer, de Neubauer Automation (Allemagne) :

« Avec jusqu’à 800 kilos d’asperges triées par heure, l’Aspastore remplace trois travailleurs »

Le robot de ramassage d’asperges Aspastore, développé par Neubauer Automation, a été utilisé pour la première fois durant la saison 2025 chez plusieurs clients en Allemagne et aux Pays-Bas — avec un succès remarquable. Cette solution d’automatisation permet non seulement d’optimiser le tri et la manutention des asperges, mais aussi de répondre à la pénurie croissante de main-d’œuvre dans le secteur agricole.

« Les retours de nos premiers clients ont été extrêmement positifs », explique Felix Neubauer de Neubauer Automation. « Dans une entreprise, on l’a même surnommé à plusieurs reprises, le meilleur employé », sourit-il. « Cela prouve que notre investissement dans le développement et l’optimisation de cette technologie en valait la peine. »

Cliquez ici pour voir l’Aspastore en action (vidéo)

Présenté à l’état de prototype lors de l’expoSE 2023, l’Aspastore a été perfectionné tout au long de la saison 2024, puis testé intensivement sur le terrain. Ces essais concluants ont permis de lancer la production en série, et les premiers modèles ont été livrés à temps pour la saison 2025. Sur le terrain, la machine a pleinement convaincu : elle est capable de remplir jusqu’à 800 kg d’asperges triées par heure, soit l’équivalent du travail de trois employés.

L’Aspatore

« Nous ne considérons pas l’Aspastore comme un substitut à la main-d’œuvre humaine, mais comme une réponse concrète à la raréfaction du personnel qualifié », précise Neubauer. Le robot a fait ses preuves en fonctionnement continu. Les petits ajustements nécessaires (comme l’amélioration de l’interface utilisateur ou la communication avec la trieuse Espaso) ont été rapidement mis en œuvre. « Nous avons mis à jour le logiciel afin de le rendre encore plus intuitif, et l’intégration avec le système Espaso a été encore optimisée. »

L’équipe de Neubauer à l’expoSE 2024 avec Felix Neubauer (deuxième à partir de la gauche)

L’intérêt pour cette technologie est en nette progression : au cours de la saison 2025, de nombreux producteurs d’asperges sont venus observer l’Aspastore en conditions réelles, et les premières commandes pour 2026 ont déjà été confirmées.

Mais Neubauer Automation ne compte pas s’arrêter là. « Lors de l’expoSE 2025 à Karlsruhe, nous dévoilerons une nouvelle innovation mondiale : l’Aspaload », annonce Felix Neubauer. Ce robot de pose entièrement automatisé prend en charge une tâche jusqu’ici exclusivement manuelle : le positionnement des tiges d’asperges sur le tapis de tri.

Lors de l’expoSE de cette année à Karlsruhe, Neubauer présentera une autre nouveauté mondiale : l’Aspaload

« Son fonctionnement est aussi ingénieux qu’efficace : les caisses de champ contenant les asperges sont placées sur un convoyeur ; une caméra mesure la hauteur de remplissage et calcule la position de préhension idéale. L’Aspaload saisit ensuite délicatement les tiges et les dépose avec précision sur le tapis roulant de notre trieuse Espaso », détaille Neubauer. Les caisses vides sont ensuite automatiquement repositionnées pour le cycle suivant.

Avec l’Aspastore et désormais l’Aspaload, Neubauer Automation démontre comment la robotique moderne peut être mise au service d’une agriculture plus efficace, durable et tournée vers l’avenir.

Venez découvrir Neubauer Automation à l’expoSE 2025 à Karlsruhe, hall 2, stand K15.

Pour plus d’informations :
Felix Neubauer
Neubauer Automation
Am Bierbäumchen 12
59514 Welver
Tél. : +49 (0) 2384 920220
info@neubauer-automation.com
www.neubauer-automation.com Date de publication: lun. 13 oct. 2025

Fin de saison difficile pour les producteurs marocains de fruits rouges par Weloveberries et FreshPlaza

Fin de saison difficile pour les producteurs marocains de fruits rouges

La saison touche progressivement à sa fin pour les producteurs de petits fruits de la région du Loukkos, dans le nord du Maroc. Selon Youssef Aznou, de Weloveberries, la campagne a été particulièrement compliquée, entre conditions climatiques défavorables et marché peu rémunérateur.

« Nous arrivons à la fin de la saison de la fraise et nous avons déjà dépassé le pic de récolte pour la framboise. La campagne a été très éprouvante, avec une succession d’événements climatiques ayant provoqué d’importants problèmes phytosanitaires, ainsi que des pertes de volumes et de qualité à certaines périodes », explique Youssef Aznou.

Dans la filière fraise, les producteurs ont également dû faire face à des difficultés d’accès aux marchés du Golfe depuis le début du conflit au Moyen-Orient. « Depuis la fin des exportations de fraises fraîches vers l’Europe, à la fin mars, nous avons dû nous tourner vers le marché local marocain, où les prix sont restés faibles, parfois même inférieurs aux coûts de production. Cette année n’a tout simplement pas été bonne pour les producteurs du nord du pays. Nos collègues d’Agadir ont connu une situation plus favorable », indique Youssef Aznou.

Selon lui, la seule période réellement positive pour la fraise a coïncidé avec le Ramadan et les semaines qui ont suivi. « Le seul moment plus favorable de la campagne s’est situé pendant et juste après le Ramadan, entre fin février et mars. Les prix de la fraise destinée à la congélation ont alors été satisfaisants, atteignant parfois 15 MAD/kg, soit davantage que la saison précédente. Ensuite, le rythme de la campagne a progressivement ralenti jusqu’à la fin de saison », poursuit Youssef Aznou.

Concernant la framboise, le producteur souligne que les prix du deuxième cycle de production sont restés globalement bons, comparables voire légèrement supérieurs à ceux de la campagne précédente. « Nous avons toutefois perdu beaucoup de volumes à cause des mauvaises conditions climatiques, notamment les inondations, les vents violents et les problèmes parasitaires qui en ont résulté. Malgré cela, la qualité est restée satisfaisante jusqu’à la toute fin de la saison », précise Youssef Aznou.

Malgré cette campagne difficile, Weloveberries aborde la prochaine saison avec optimisme. « Nous espérons une meilleure campagne l’an prochain. Les fraisiers pour la prochaine saison sont déjà plantés et les premières récoltes sont attendues dès le mois d’août. Les difficultés rencontrées cette année ne nous ont pas découragés : nous avons même augmenté nos surfaces afin de compenser la hausse du coût du foncier », conclut Youssef Aznou.

Pour plus d’informations :
Youssef Aznou
Weloveberries
Tél. : +212628043207
weloveberriesmorocco@gmail.com
www.instagram.com/weloveberry_

« Un grand intérêt pour les promotions sur les asperges en grande distribution » selon Teboza par FreshPlaza

Teboza (Pays-Bas)

« Un grand intérêt pour les promotions sur les asperges en grande distribution »

La saison des asperges néerlandaises entre déjà dans sa phase finale. « Elle passe à toute vitesse », observe Will Teeuwen de Teboza, qui se réjouit d’une saison sans heurts. « Nous avons eu des productions assez stables jusqu’à présent et pas de mauvaises surprises. Nous avons eu un petit pic de récolte dans les semaines 18-19 qui est arrivé un peu plus tôt que prévu, mais cela a été bien anticipé sur le marché avec beaucoup de promotions. »

« Dans l’ensemble, les productions sont légèrement décevantes. Bien qu’elles ne soient pas inférieures à celles des autres années, après un bon été et un hiver froid, nous nous attendions à une récolte un peu plus importante. Dans l’ensemble, la saison n’a pas été très excitante, mais les cultures se sont bien enchaînées. Les températures auraient pu être un peu plus élevées pour les asperges, qui aiment la chaleur. Mais la saison n’est pas encore terminée et un temps estival est déjà prévu pour la semaine prochaine. »

Will Teeuwen (à droite) avec l’équipe Teboza à Fruit Logistica

« La baisse des températures a entraîné une diminution du pourcentage de classe I. Heureusement, les ventes se déroulent bien cette année. Les détaillants sont très enthousiastes et des promotions sont prévues chaque semaine ou presque. Les asperges de la catégorie II donnent également lieu à de belles promos. Elles sont principalement vendues conditionnées entre 600 et 750 g et misent sur leur caractère durable, les consommateurs se contentant d’asperges un peu moins attrayantes mais tout autant savoureuses. »

Ces dernières années, le nombre de producteurs d’asperges a fortement diminué et Teeuwen ne s’attend pas à ce que la situation s’améliore. « Les défis du secteur sont tels qu’actuellement, un producteur doit avoir une certaine envergure pour survivre. La mécanisation est un investissement substantiel qui nécessite d’avoir une certaine superficie. Et avec 21 €/h de charges patronales, vous devrez assurer un rendement élevé au kilo lors de la récolte pour pouvoir gagner votre vie. »

Teboza évalue actuellement de nouvelles techniques de récolte. « Nous voulons faire un choix pour les cinq prochaines années. Pour ce faire, nous testons quatre systèmes. Nous n’avons pas encore décidé si nous allions nous lancer dans la robotisation à grande échelle. En effet, nous avons toujours l’impression que les outils d’aide à la récolte les plus simples sont encore les plus efficaces. »

Culture espagnole
La culture de l’asperge en Espagne se déroule tranquillement cette année. Teboza exploite à Villamartin pour la culture régulière et automnale et dans la région côtière de Rota pour la culture précoce et estivale. « Nous avons commencé plus tard à cause de la pluie et n’avons commencé à récolter que début mars. Selon les normes espagnoles, il a également fait relativement froid jusqu’à présent. Nous avons à peine eu des températures estivales de 25 à 30 °C, auxquelles se sont ajoutées des nuits relativement froides. Cela a permis d’obtenir un approvisionnement très plat et régulier. »

Culture en Espagne

« Comme il n’y a pas eu de pics, nous avons essentiellement connu un déficit structurel avec de bons prix. Cette semaine, comme aux Pays-Bas, on s’attend à des températures plus élevées, ce qui pourrait donner lieu à un beau sprint au cours des quatre dernières semaines de la saison printanière. Entre-temps, les préparatifs pour la culture d’été ont également commencé et les premières asperges sont attendues d’ici environ trois semaines. »

« Nous avançons considérablement dans la culture d’asperge blanche en Espagne. Nous avons choisi de cultiver davantage d’asperges, tant blanches que vertes, dans des serres espagnoles en aluminium afin d’être moins dépendants des conditions météorologiques. Théoriquement, la récolte espagnole pourrait commencer à la mi-février, mais dans la pratique, elle a été beaucoup plus tardive ces dernières années. C’est pourquoi nous optons pour la culture sous abri. »

Teboza commercialise également les asperges espagnoles, principalement sur les marchés néerlandais et belge. « Nous voyons déjà émerger une demande en provenance de Scandinavie et d’autres parties de l’Europe, mais pour l’instant, nous avons fort à faire pour servir le marché local. Ce n’est que lorsque nous serons en mesure de bien l’approvisionner que nous commencerons à nous intéresser aux marchés d’exportation. »

Pour plus d’informations :
Will Teeuwen
Teboza
Tél. : +31 773071444
w.teeuwen@teboza.nl
www.teboza.com Date de publication: jeu. 21 mai 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

« Un front froid persistant pénalise fortement la saison des asperges et des fruits rouges en Suisse » chez Jucker Farm SA par FreshPlaza

Suisse :

« Un front froid persistant pénalise fortement la saison des asperges et des fruits rouges dans notre pays »

Les conditions météorologiques actuelles compliquent fortement la culture des fraises en Suisse depuis plusieurs semaines. « Les températures nocturnes trop basses ainsi que le manque d’ensoleillement freinent considérablement la croissance et la maturation des fraises. La semaine dernière, nous avons même dû recouvrir à nouveau l’ensemble des parcelles de plein champ avec des voiles de protection en raison du risque de gel au sol », explique Benjamin Keil, responsable d’exploitation chez Jucker Farm AG, dans le canton de Zurich. « Heureusement, nous avons introduit cette année des variétés précoces cultivées sous tunnel, ce qui nous a permis de commencer les récoltes dès le mois d’avril. En revanche, la production en plein champ est pratiquement à l’arrêt, au point que nous ne parvenons même plus à couvrir les besoins de la vente directe. »

Ces derniers jours, de fortes précipitations ont de nouveau touché une vaste partie du pays. Après plusieurs semaines marquées par un front froid persistant, les prévisions annoncent toutefois un retour à un temps plus chaud et ensoleillé à partir du week-end. « Cela n’apportera cependant qu’un soulagement limité et pourrait même, dans le pire des cas, accroître le risque de pourriture », poursuit Keil.

Les fraises suisses. Sous tunnel, les variétés Twist, Jolly et Giusy sont principalement cultivées, tandis qu’en plein champ, les producteurs misent sur Verdi, Falco, Marieka, Magnus, Cadenza et Ravellia

Extension des cultures de fraises sous abri
Jucker Farm AG produit principalement des fraises destinées à la vente directe ainsi qu’à certains partenaires grossistes sélectionnés. Après la saison précédente, l’entreprise a investi de manière ciblée dans les cultures protégées, si bien qu’environ un tiers des surfaces est désormais consacré à la production sous tunnel. Keil explique : « Cette année, la valeur ajoutée de la culture sous abri s’est confirmée à deux reprises. D’une part, nous avons enregistré de très bons rendements précoces dans les tunnels. Par ailleurs, la production en plein champ a littéralement été compromise par les conditions météorologiques. Au final, la culture sous tunnel nous offre également une sécurité de rendement bien plus importante. »

Vue sur la culture protégée de fraises

Un démarrage retardé pour les framboises
Outre les fraises, Jucker Farm AG produit également des framboises et des myrtilles destinées à la vente directe. En raison des conditions météorologiques difficiles, les premières framboises issues des tunnels ne sont pas attendues avant la mi-juin au plus tôt, précise Keil. « Pour les myrtilles, que nous cultivons exclusivement en plein air, nous avons récemment dû recourir à des bougies antigel. »

Des ventes d’asperges sous pression
En plus des petits fruits, Jucker Farm AG figure également parmi les fournisseurs du commerce de détail suisse pour les asperges. « Comme pour les fraises, la saison avait pourtant bien commencé avant que la météo ne vienne tout compliquer. Les asperges vertes, en particulier, ont poussé très lentement cette année, ce qui signifie clairement que nous ne connaîtrons pas une saison exceptionnelle. Nous avons d’ailleurs déjà commencé à fermer certaines parcelles et nous prévoyons très probablement de terminer la campagne vers la mi-juin. »

Vue aérienne de la récolte des asperges

Keil évoque également une situation commerciale complexe dans la grande distribution. « Les pays exportateurs habituels, comme l’Italie et l’Espagne, ont manqué les ventes de Pâques et ont ensuite redirigé davantage de volumes vers la Suisse, ce qui a accentué la pression concurrentielle sur les prix. » Malgré cela, les prix des asperges vertes suisses ont légèrement progressé, tandis que ceux des asperges blanches restent globalement comparables à ceux de l’an dernier. « Sous l’effet de cette pression sur les prix, le choix volontaire en faveur des asperges suisses devient clairement plus difficile. Cela concerne surtout les ventes via la grande distribution, raison pour laquelle nous voyons, à long terme, de meilleures perspectives dans les circuits de vente directe. »

Pour plus d’informations :
Benjamin Keil
Jucker Farm SA
Dorfstrasse 23
CH-8607 Seegräben
Tél. : +41 44 934 34 84
info@juckerfarm.ch
www.juckerfarm.ch