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« Nous devons veiller à ce qu’il nous reste suffisamment d’asperges pour servir les supermarchés » par Goertz Asperges BV et FreshPlaza

Franc Goertz, de Groetz Asperges (Pays-Bas) :

« Nous devons veiller à ce qu’il nous reste suffisamment d’asperges pour servir les supermarchés »

Chez Goertz Asperges à Maria Hoop, les préparatifs pour la saison des asperges battent leur plein. « Les deux tiers de notre superficie sont sous un film noir. Nous prévoyons de récolter les premières asperges vers le 20 mars. Le reste de la récolte se fera en avril », explique Franc Goertz, qui cultive des asperges sur les sols sablonneux du Limbourg depuis 1987.

Nouveau site de triage en cours de construction

À contre-courant de la tendance, il a choisi d’étendre la superficie consacrée aux asperges cette année encore. « L’année dernière, nous ne l’avons pas fait, mais nous allons rattraper notre retard. Nous devons veiller à ce qu’il reste suffisamment de produits pour les supermarchés et les autres clients ! » Goertz s’attend à une assez bonne récolte cette saison. « L’année dernière, les productions ont été faibles, mais l’été dernier a été clément. Nous constatons cependant que de nombreuses parcelles ne se sont pas encore remises des inondations d’il y a deux ans. »

« Il n’est pas facile de maintenir une superficie suffisante aux Pays-Bas. De nombreux petits producteurs abandonnent et les plus grands ne se développent plus aussi rapidement, de sorte que la superficie totale continue de diminuer. Une des raisons est qu’un certain nombre de producteurs n’a pas accès à de nouvelles terres. En outre, il n’est pas facile pour tous d’avoir suffisamment de personnel et il y a une catégorie de producteurs plus âgés qui n’ont pas de successeur. »

Patates douces
Cette année de nouveau, Goertz cultive la patate douce. « Nous fournissons actuellement les derniers tubercules de la saison, mais nous aimerions à terme passer à une production tout au long de l’année. La demande des supermarchés, tout comme celle des détaillants et des magasins à la ferme est suffisante. Elle augmente légèrement chaque année. La saison prochaine, nous espérons pouvoir livrer jusqu’en juillet. »

Alors que Goertz cultivait initialement les patates douces en deux rangées sur un lit, les plants sont aujourd’hui cultivés en butte. « Nous pensons que les plantes se réchauffent plus vite et donnent un meilleur rendement. Chaque année, la qualité du produit néerlandais s’améliore. Il le faut, car je veux pouvoir comparer le produit avec les patates douces américaines ; après tout, ce sont les meilleures que l’on trouve sur le marché. »

Franc avec sa famille

Pour les myrtilles, troisième culture de l’exploitation, aucun projet d’expansion n’est prévu : « Nous conservons notre plantation, mais nous ne l’agrandissons pas. L’année dernière, la récolte et le prix des myrtilles ont été bons, mais c’est et cela reste une culture difficile parce qu’elle est très facilement délocalisable. En effet, les myrtilles peuvent être transportées sur de longues distances et à moindre coût depuis l’étranger. Notre produit de base reste donc l’asperge, alors que les patates douces sont porteuses et que les myrtilles restent stables. »

Pour plus d’informations :
Franc Goertz
Goertz Asperges BV
info@goertzasperges.nl
www.goertzasperges.nl

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local » par Olivier Thomas et Françoise Thomas de La Ferme du Pont d’Achelles et FreshPlaza

Olivier Thomas, la Ferme du Pont d’Achelles :

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local »

Le commerce en direct de légumes de saison pour les maraîchers l’hiver n’a jamais représenté la période la plus dynamique. Néanmoins, il semblerait cette année que le constat soit plus marqué encore : la fréquentation ralentit, les habitudes évoluent, et le maraîchage hivernal doit redoubler d’ingéniosité pour maintenir le lien avec le consommateur. Une situation qui contraste de plus en plus avec celle des produits printaniers tant attendus.

Appoline et Olivier

Une gamme complète, mais des consommateurs moins présents
Poireaux, pommes de terre, salades, navets, céleris… La Ferme du Pont d’Achelles a depuis longtemps décidé de proposer la gamme la plus étendue possible de légumes de saison : « Nous proposons une grande diversité de produits, dans les variétés, les couleurs, les références… chaque consommateur peut y trouver son bonheur ! », précise Olivier Thomas, gérant de l’exploitation. Malgré une offre très étendue et abondante, la clientèle se fait plus rare. « Les habitués sont toujours là, de janvier à décembre. Mais ce noyau vieillit et se renouvelle peu. » Le passage sur les marchés baisse également : « En été, les gens se promènent, il y a beaucoup de passage. En hiver, ils viennent moins spontanément. »

Un trio gagnant : fraise/asperge/tomate
Fort est de constater que tous les légumes de saison ne sont pas logés à la même enseigne. Si en plein hiver, malgré la qualité et la fraîcheur des produits locaux, l’élan est plus timide ; la donne change du tout au tout dès l’arrivée des légumes printaniers : « Le trio gagnant, c’est la fraise/asperge/tomate. On sent que les clients attendent ces produits-là avec impatience. Dès que les premières fraises arrivent, les gens accourent. La demande est telle les premières semaines qu’il est même parfois difficile de satisfaire tout le monde ». Ces références printanières et estivales attirent le consommateur, qui complète ensuite son panier avec d’autres légumes. Elles agissent donc comme un véritable moteur de la consommation.

Innover pour maintenir le lien
Pour s’adapter à cette demande fluctuante et capter la plus large clientèle possible, l’exploitation a multiplié les initiatives. « Nous avons été parmi les premiers à installer des distributeurs automatiques il y a quinze ans. Nous proposons également de la vente en ligne afin de diversifier au maximum les canaux de distribution. Nos serres modernes permettent de gagner légèrement en précocité, mais dans la limite du raisonnable. Tout est mis en œuvre pour rester accessible et attractif, mais le rythme des saisons reste une réalité incontournable ». Si l’hiver est devenu un des véritables tests de résilience du maraîchage local, l’enjeu reste de taille : comment susciter un engouement plus fort pour les légumes d’hiver et atténuer ainsi le contraste d’attractivité avec les incontournables du printemps ?

Pour plus d’informations :
Olivier Thomas et Françoise Thomas
La Ferme du Pont d’AchellesTél. : 03 20 48 60 43
Laferme-dupontdachelles@orange.fr
https://www.lafermedupontdachelles.fr Date de publication: ven. 20 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

« Questo clima ci fa disperare, non sappiamo quando avremo fragole a sufficienza »Aelia Berries & FreshPlaza

Giorgos Drakopoulos – Aelia Berries

« Questo clima ci fa disperare, non sappiamo quando avremo fragole a sufficienza »

Il tornado e le forti piogge della scorsa settimana nella principale regione produttrice di fragole della Grecia, Ilia, non hanno causato danni significativi alla produzione complessiva, nonostante alcune serre siano state completamente distrutte. Il problema principale per i coltivatori e i confezionatori locali è la scarsa esposizione al sole.

Come sottolinea Giorgos Drakopoulos, vicepresidente della cooperativa locale Aelia Berries, la produzione non può effettivamente aumentare. « Non ci sono danni significativi alla produzione, né la consegna dei nostri prodotti è stata ritardata o influenzata in alcun modo dai danni alle varie strade. Il vero problema è che non c’è abbastanza sole per incrementare i nostri volumi di raccolta ».

« Questo tempo ci fa disperare. La produzione rimane costantemente bassa, anche se in questo periodo dell’anno dovremmo avvicinarci al picco della stagione. Semplicemente non sappiamo quando avremo abbastanza fragole. La produzione effettiva delle tenute migliori è di 100-150 kg ogni 5-7 giorni. L’aspetto delle piantagioni sotto il cielo nuvoloso è deludente, ma cambia immediatamente quando esce il sole. Cerchiamo di garantire la massima produzione possibile durante le due o tre ore di sole che abbiamo », sottolinea Drakopoulos.

Il dirigente della cooperativa greca aggiunge inoltre: « La maggior parte della produzione è costituita dalla varietà Arwen. Anche la varietà Victory sta incrementando i suoi volumi in questi giorni, mentre ci sono alcuni ritardi nella varietà Fortuna a causa di problemi durante la semina. Tuttavia, la produzione complessiva è bassa e, invece di concentrarci semplicemente sulla raccolta, dobbiamo anche dedicarci ad altre attività, come la rimozione delle foglie, lo scarto dei frutti danneggiati e la lotta alla botrite. Queste attività hanno un impatto diretto sull’aumento dei costi di produzione ».

« Il prezzo medio al produttore è di circa 4,00-4,50 euro/kg. I centri di confezionamento vendono il loro prodotto da 5,00 a 6,20 euro/kg, a seconda dei costi di selezione e confezionamento per ogni lotto. Nessuno è in grado di soddisfare la domanda e ci sono richieste che rimangono insoddisfatte. I prezzi sono più alti, ma il profitto dipende anche dai chili, che sono insufficienti. Non sappiamo quando questa situazione cambierà; è tutta una questione di condizioni meteorologiche », conclude Drakopoulos.

Per maggiori informazioni:
Giorgos Drakopoulos
Aelia Berries
+30 262 307 2072
info@aeliaberries.com Data di pubblicazione: mer 18 feb 2026

© FreshPlaza.it / Fotis Karabetsos

« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna » Cooperativa Sole & FreshPlaza

Coop Sole superficie produttiva incrementata del 12%

« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna »

« La campagna fragole di quest’anno sta procedendo bene, contraddistinta da un mercato molto attivo e una domanda superiore all’offerta ». Così afferma Pietro Paolo Ciardiello, direttore di Coop Sole di Parete (Caserta), in riferimento alla stagione 2026 delle fragole, cominciata già dai primi di novembre, con piccoli volumi per ora costanti.

« Nonostante l’offerta ridotta, dovuta a un andamento climatico piovoso e caratterizzato da poche ore di luce, che ha contenuto i volumi disponibili, siamo molto soddisfatti della richiesta, soprattutto di quella estera, che va ben oltre il 50%, risultando maggiore di quella interna ».

« Rispetto allo scorso anno, la nostra cooperativa cresce anche in termini di investimenti produttivi – fa sapere Ciardiello – Siamo a un +12% di superfici, superando i 14 milioni di piante di fragole. Il nostro impegno è continuare a migliorare la qualità del prodotto ».

Nessuna novità in termini di packaging: per quest’anno Coop Sole continuerà a lavorare con quelli sviluppati nel 2025; dopo il successo della confezione dedicata da 400 grammi di SiBon per San Valentino, l’azienda si prepara per l’8 marzo. Tra gli obiettivi di questa campagna, c’è quello di puntare sulle linee premium.

In merito invece alla questione del ragnetto rosso, sulla quale si sono sollevati recenti allarmi, Ciardiello dice: « Non è il primo anno che questa problematica colpisce le coltivazioni di fragole. Anzi, possiamo tranquillamente affermare che, in questa annata, l’incidenza del ragnetto rosso sia minore rispetto allo scorso anno. L’acaro in questione non è una problematica locale, ma è più generale e interessa i Paesi del bacino mediterraneo (Francia, Spagna, Portogallo e Italia), motivo per il quale, essendo venute meno alcune molecole per poter effettuare una lotta efficace, già lo scorso anno durante il Gruppo di Contatto Fragola e Piccoli Frutti avevamo convenuto circa l’urgenza di armonizzare i principi attivi consentiti in Europa e di semplificarne il processo di registrazione. Tale necessità è stata ribadita anche quest’anno. Infine, sicuramente i cambiamenti climatici e i relativi innalzamenti delle temperature hanno contribuito all’aumento di parassiti e altre criticità fitosanitarie ».

Per maggiori informazioni:
Cooperativa Sole
Via della Repubblica, 70
81030 Parete (CE) – Italy
+39 081 5036887
info@coopsole.it
www.coopsole.it

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée par AOPn Fraises et Framboises de France et FreshPlaza

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée

La tempête Nils a touché de nombreuses productions agricoles, dont la fraise dans le Lot-et-Garonne, département le plus impacté. Une semaine après l’épisode climatique, Hugo Chevalon, Responsable technique à l’AOPn Fraises Framboises de France, dresse un premier bilan.


Des dizaines d’hectares sous serres touchés

Leader français de la production de fraises, le Lot-et-Garonne n’aura pas été épargné par la météo. Toujours en vigilance rouge pour crues, le département fait également face à d’importants cumuls de précipitations enregistrés ces derniers jours, sur des sols déjà saturés en eau. « Il y a plusieurs hectares complètement sous l’eau. L’eau est montée à plus d’1,60 mètre et s’est retrouvée à hauteur des sacs, voire même au-dessus », explique Hugo Chevalon.

La situation est d’autant plus délicate qu’une partie des plants cultivés sous abris se retrouve aujourd’hui sans protection. « Avant la crue, il y a eu de fortes rafales de vent, avec des pointes pouvant atteindre 160 km/h, ce qui a arraché pas mal de plastiques. Or, la forte concentration de serres dans la zone, associée au manque de main-d’œuvre, va demander du temps pour remonter les structures », souligne-t-il.

Une forte mobilisation de la filière
« Malgré ces difficultés, les producteurs se mobilisent fortement pour remettre en état leurs outils de production : réparation des structures endommagées, remise en place des plastiques. Les équipes sont à pied d’œuvre afin de sécuriser les installations le plus rapidement possible. L’objectif étant de limiter les pertes et garantir, dès le début de la campagne, des fraises répondant aux standards de qualité ».

Pour plus d’informations :
Hugo Chevalon
AOPn Fraises et Framboises de France
hugo.chevalon@fraisesdefrance.fr Date de publication: jeu. 19 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Marine Inghirami-Benaroch

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ? situation dans le nord, Bretagne, sud-ouest, sud-est, centre de la France par FreshPlaza

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ?

Dame Nature dans tous ses excès ne laisse que peu de répit au monde agricole. Tempête Nils, rafales violentes, pluies abondantes, inondations… beaucoup de producteurs de l’Hexagone sont touchés par ces intempéries. Si les dégâts sont variables selon les filières et les régions, une chose est certaine : le calendrier cultural de nombreuses productions se retrouve bousculé. Parmi elles, l’asperge, culture particulièrement sensible aux conditions de sol en début de campagne.

Mis à part le Nord, dernière région française à entrer en production, le constat est généralisé : les champs sont impraticables, rendant le buttage impossible et occasionnant un retard dans le début de la campagne allant de 2 à 3 semaines suivant les terroirs. Une situation d’autant plus compliquée pour les producteurs qui misent sur la précocité de leur culture, et source d’inquiétude pour le déroulement de la saison qui pourrait engendrer un télescopage des productions régionales.

Sud-Est : « Nous n’avons pas de production à proposer »
Dans le Sud-Est, Maxime Gervasoni fait partie des rares agriculteurs à avoir déjà butté : « nous avons pu préparer les buttes en janvier grâce à un créneau favorable. Mais je pense que nous sommes environ un quart des producteurs de la région à avoir pu le faire », précise-t-il. Malheureusement, le froid et les pluies qui ont suivi ont freiné la dynamique engagée. « Nous n’avons aujourd’hui pas de production à proposer et je pense que nous aurons un décalage de 10 à 15 jours dans la production. »

Chaque année, l’exploitation produit environ 200 tonnes d’asperges et fait de la précocité une force. Pourtant, même avec des surfaces prêtes, la météo reste décisionnaire. « On est tous logés à la même enseigne. Les clients sont au rendez-vous, mais malheureusement ils devront patienter encore un peu »

Sud-Ouest : Une région touchée par la tempête
En Gironde et dans les Landes, Thibaut Lebourg a réussi à butter environ 80 % de ses surfaces en anticipant les intempéries. « On s’y est pris très tôt », précise-t-il. Mais la tempête a balayé une partie des efforts engagés. « Ce que l’on a butté, nous l’avons bâché. Mais avec les rafales de vents qui se sont abattues dans la région, les bâches n’ont pas tenu et se sont envolées. Tous les degrés que nous avions gagnés pour réchauffer la terre, nous les avons perdus »

Conséquence : il sera « très compliqué d’avoir de l’asperge avant la fin du mois ». Si quelques volumes anecdotiques ont émergé dans le sud des Landes, Thibaut Lebourg estime un retard allant de quinze jours à trois semaines. Pour autant, le producteur relativise : « Peut-être est-ce un mal pour un bien, car le marché actuellement n’est pas particulièrement demandeur avec les vacances scolaires. Il est vrai que les premières asperges se vendent toujours à un prix intéressant, mais elles coûtent aussi cher à produire »

Centre : Des champs impraticables rendant le buttage impossible
Dans la région angevine, le constat n’est pas meilleur. Frédéric Poupard, asparagiculteur à Longué Jumelles, n’a tout simplement pas pu commencer à butter. « Les champs sont impraticables ». Si la production n’a pas encore démarré, le retard est déjà acté. « Habituellement, la récolte débute autour du 1er mars en extérieur. Mais cette année je ne pense pas que l’on puisse commencer avant le 15 mars. Après, tout dépendra de la météo. Des conditions plus sèches sont annoncées dans les prochains jours, si cela se confirme, les travaux sur les parcelles pourront reprendre plus rapidement ».

Bretagne : Les asperges commencent déjà à arriver malgré une absence de buttage
Même constat en Bretagne : « Nous sommes obligés d’attendre que la terre sèche un peu avant de butter. Car le risque si nous buttons dans ces conditions, c’est que la terre s’agglomère lorsqu’elle sèche, formant des masses dures qui empêchent l’asperge de pousser bien droit. La qualité en serait donc impactée avec notamment des asperges tordues. Malheureusement, beaucoup de pluie est annoncée la semaine prochaine, ce qui va encore engendrer du retard. Dans ces conditions, je ne pense pas que les premières asperges puissent arriver avant le 10 mars », rapporte Karel Kaptein, producteur d’asperges à la Torche.

Une situation qui oblige l’asparagiculteur à revoir son itinéraire technique : « Ce qui est embêtant c’est que les premières asperges commencent à sortir avant que nous ayons pu butter. Je pense donc que nous allons les valoriser en asperges vertes ».

Un « hiver comme les autres » dans le Nord
Dans l’ensemble des bassins de production, la filière semble donc confrontée à un démarrage de campagne retardé. Seul le Nord parait pour l’instant épargné : « Nous avons l’habitude de ce genre de météo dans la région. Pour nous, c’est un hiver comme les autres », déclare Olivier Thomas de la Ferme du Pont d’Achelles. « Dans tous les cas, nous ne rentrons jamais dans les champs pour butter avant fin mars/début avril. Et je pense que d’ici fin mars, nous pourrons commencer les travaux. Ce qui peut engendrer de l’inquiétude, c’est surtout le fait que les productions régionales se télescopent. Mais si tout le monde a du retard, l’incidence sera moindre. La situation n’est pas idéale, mais elle n’est pas non plus catastrophique. Rien n’est encore joué donc nous restons positifs ».

Photo de la première page: © Bernd Juergens | Dreamstime Date de publication: mer. 18 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

« Calculamos que las inundaciones mermarán entre un 5 y 10% la cosecha de espárrago en Granada » por Centro Sur, S.C.A y FreshPlaza

Antonio Zamora, director general-comercial de la Cooperativa Centro Sur:

« Calculamos que las inundaciones mermarán entre un 5 y 10% la cosecha de espárrago en Granada »

La Cooperativa Centro Sur ha realizado una primera valoración técnica del impacto provocado por la reciente borrasca en las plantaciones de espárrago del Poniente Granadino, situando las pérdidas estimadas en torno al 35-40% en la campaña 2026 en las zonas más afectadas.

« Evidentemente, hay parcelas que están completamente anegadas con un metro de tierra, donde recuperar la plantación va a ser muy difícil. En otras, que va a ser un poco más fácil recuperarla », explica Antonio Zamora, director general-comercial de la cooperativa. « De hecho, ya están saliendo los primeros espárragos en fincas en las que el impacto ha sido menor ». En este sentido, Zamora destaca que estas lluvias ayudarán a tener una mejor cosecha a la mayoría de plantaciones que no han sufrido las inundaciones.

« El impacto global sobre el volumen total podría situarse preliminarmente entre un 5% y un 10%, inferior al previsto inicialmente, aunque aún es pronto para disponer de una evaluación definitiva de los daños, ya que muchas parcelas siguen siendo de difícil acceso y la evolución agronómica será determinante en las próximas semanas », señala Zamora.

Centro Sur estima que entre 300 y 350 hectáreas se han visto afectadas por las inundaciones, sobre un total de 1.526 hectáreas cultivadas por la cooperativa.

Las zonas más afectadas se concentran en la ribera del río Genil y en el entorno del Arroyo Milano, especialmente en el municipio de Huétor Tájar, donde algunas plantaciones han permanecido inundadas entre diez y doce días. La bajada progresiva del nivel freático y del cauce del río está permitiendo que el agua se retire de parte de las parcelas, aunque persisten zonas donde el acceso sigue siendo complicado y dificulta una evaluación más precisa.

La campaña 2026 del espárrago acaba de comenzar, y los agricultores confían en que no se registren temperaturas elevadas, para que el exceso de agua pueda drenar correctamente y la planta comience a transpirar en condiciones óptimas. « Es un cultivo perenne y el tiempo de permanencia del agua en el suelo resulta determinante para evaluar tanto la merma productiva inmediata como el posible impacto estructural en campañas futuras », indica Zamora.

Plan de recuperación de un sector estratégico para la economía del Poniente Granadino
La Cooperativa Centro Sur subraya que el espárrago constituye un cultivo estratégico para el Poniente Granadino y para municipios como Huétor Tájar, donde genera empleo directo en campo y en los centros de manipulado y procesado, además de actividad económica indirecta en toda la comarca. Por ello, insiste en la importancia de analizar la situación con responsabilidad, evitando alarmismos pero también reconociendo el impacto que este episodio meteorológico ha tenido sobre el sector, los agricultores y sus familias.

« En este momento, el corazón de la Cooperativa Centro Sur está con los agricultores que están sufriendo las consecuencias de las recientes inundaciones. Queremos trasladarles todo nuestro apoyo y solidaridad, y reiterar nuestra disposición para acompañarlos y respaldarlos en esta situación tan complicada », señala Antonio Zamora.

De hecho, desde el primer día, la entidad ha activado un plan de recuperación orientado a minimizar el impacto y apoyar directamente a los agricultores. Se están llevando a cabo trabajos de limpieza de caminos rurales para restablecer accesos a las explotaciones, así como la instalación de bombas para drenar el agua acumulada en aquellas parcelas donde no se evacúa de forma natural pese al descenso del nivel del río.

Además, se están aplicando tratamientos con hongos de suelo beneficiosos, una estrategia adoptada tras consultar con expertos de distintos países, que tiene como objetivo mejorar la transpiración y oxigenación de la parte radicular de la planta y favorecer el desarrollo del sistema radicular. La cooperativa subraya que estas medidas no ofrecen una garantía absoluta, pero confía en que puedan mitigar parte del impacto negativo. « La misión de nuestra empresa es generar riqueza en el mundo rural », recuerda Antonio Zamora.

Llamamiento a las instituciones
« Ahora bien, la ayuda no puede proceder solo del sector », sostiene Antonio Zamora, quien reclama sensibilidad institucional ante una situación que puede afectar a puestos de trabajo directos e indirectos.

« En este sentido, solicitamos a las Administraciones que mantengan su apoyo al sector, mejoren las infraestructuras y estudien medidas que ayuden a mitigar el impacto productivo, especialmente en el caso de las organizaciones reconocidas como OPFH, Organización de Productores de Fruta y Hortaliza. Será fundamental habilitar mecanismos de ayuda para aquellos agricultores que pierdan plantaciones o sufran un fuerte deterioro en su medio de vida, así como para los trabajadores afectados », afirma.

Por último, la Cooperativa Centro Sur quiere agradecer el interés y la implicación mostrados por el Gobierno de España, la Junta de Andalucía y la Diputación de Granada, y especialmente el trabajo diario del alcalde de Huétor Tájar, Fernando Delgado, y de todo el equipo humano del consistorio, así como la colaboración de la Unidad Militar de Emergencias, la Guardia Civil, la Policía Local y la solidaridad de todos los voluntarios que han prestado su ayuda durante los días más complicados.

« Queremos agradecer también a todo el equipo de Centro Sur su implicación en estos momentos de incertidumbre, volcados en apoyar a nuestros agricultores, así como la comprensión y el respaldo de nuestros clientes, que nos han acompañado y mostrado su apoyo desde el primer momento », subraya Antonio Zamora.

Para más información:
Antonio Francisco Zamora
Centro Sur, S.C.A
T: +34 958332020
azamora@centro-sur.es
centro-sur.es

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries” by Aelia Berries and FreshPlaza

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries”

The tornado and heavy rains of last week in the main strawberry-growing region of Greece, Ilia, did not cause significant damage to the overall production, despite some greenhouses being completely destroyed. The main problem for local growers and packers is the very limited sunshine.

As Mr. Giorgos Drakopoulos, vice-president of the local cooperative Aelia Berries, points out, production cannot actually increase. « There is no significant damage to the production, nor has the delivery of our products been delayed or affected in any way by damage to various roadways. The real problem is that there is not enough sunshine to increase our harvest volumes. »

« This weather causes us despair. Production remains consistently low, even though at this time of year we should be approaching the peak of our season.

We simply don’t know when we will have enough strawberries. Actual production from the better estates stands at 100–150 kg every 5 to 7 days. The appearance of the plantations under the cloudy sky is disappointing, but it changes immediately when the sun comes out.

We try to secure as much production as possible during the two or three hours of sunshine we have, » emphasizes Mr. Drakopoulos.

The executive of the Greek cooperative also adds: « The majority of the production consists of the Arwen variety. The Victory variety is also increasing its volumes these days, while there are some delayed quantities of the Fortuna variety due to problems during planting. However, overall production is low, and instead of simply focusing on harvesting, we must also concentrate on different tasks, such as removing leaves, discarding damaged fruits, and combating botrytis. These tasks have a direct impact on increasing production costs. »

« The average grower price is around 4,00–4,50 euros per kg. Packing houses sell their product from 5,00 to 6,20 euros per kg, depending on sorting and packaging costs for each batch. No one can meet the demand, and there are requests that remain unfulfilled. Prices are higher, but profit also depends on the kilos, which are insufficient. We don’t know when this situation will change; it is entirely a matter of the weather, » concludes Mr. Drakopoulos.

For more information:
Giorgos Drakopoulos
Aelia Berries
Tel: +30 262 307 2072
Email: info@aeliaberries.com Publication date: Mon 16 Feb 2026

© FreshPlaza.com / Fotis Karabetsos