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Emballages : les consommateurs privilégient de plus en plus le prix par NNZ Amérique du Nord et FreshPlaza

(Etats-Unis)

Emballages : les consommateurs privilégient de plus en plus le prix

L’emballage reste un élément central de la chaîne de valeur des produits frais. Il protège les produits, limite les pertes et renforce la sécurité alimentaire. Il permet également d’allonger et de complexifier les chaînes d’approvisionnement. Au niveau du commerce de détail, il contribue à l’efficacité opérationnelle et à la valorisation des marques. Si le vrac conserve une place importante, les formats emballés gagnent du terrain en Amérique du Nord, notamment pour les segments à forte valeur ajoutée comme les baies, les salades et les produits prêts à consommer.

Facteur de commodité
Pour les consommateurs, la praticité reste un critère déterminant dans le choix des produits emballés. Au Canada, les enjeux de durabilité sont parfois plus mis en avant qu’aux États-Unis, mais cette dynamique est davantage portée par les pouvoirs publics que par la demande des consommateurs. « Le gouvernement canadien met en place des réglementations plus strictes en matière de durabilité, dans la lignée de l’Europe, mais cela ne correspond pas toujours à une demande directe des consommateurs », explique Patrick Boot de NNZ North America. « Au contraire, les consommateurs sont parfois freinés par les coûts supplémentaires liés aux emballages durables. Dans un contexte d’inflation élevée, ils recherchent avant tout des solutions adaptées à leur budget. »

NNZ propose une large gamme de solutions d’emballage, allant des produits standards aux segments premium. « Face à la demande croissante pour des solutions abordables, les emballages intégrant une forte dimension environnementale passent parfois au second plan », observe Steve Greenfield de NNZ. « Concrètement, les priorités des consommateurs se situent ailleurs, notamment dans les dépenses du quotidien. »

L’abandon du plastique
Dans plusieurs pays, dont le Canada, la réduction des emballages plastiques est un objectif affiché. Toutefois, ce matériau reste essentiel pour préserver la fraîcheur et prolonger la durée de conservation des produits. L’objectif canadien vise à atteindre 95 % de produits vendus sans plastique ou en vrac, une ambition qui suscite des débats. Outre les coûts, certains craignent une augmentation du gaspillage alimentaire. « Certains produits ne peuvent tout simplement pas être commercialisés sans emballage », souligne Patrick Boot. « Des fruits fragiles comme les framboises ou les mûres nécessitent une protection adaptée pour éviter les pertes. »

Dans ce contexte, la tendance s’oriente vers un compromis entre réduction des matériaux et maintien de la fonctionnalité. L’utilisation de plastiques plus fins et plus légers s’inscrit notamment dans le cadre des nouvelles réglementations sur la responsabilité des producteurs, qui entreront en vigueur dans plusieurs États américains et prendront en compte le poids et la nature des emballages.

Emballage Q-Bic
Le Q-Bic fait partie des solutions répondant à ces nouvelles exigences, tout en intégrant les attentes en matière de fraîcheur, de praticité et de valorisation en rayon. « Il répond à l’ensemble des critères », affirme Patrick Boot. Sa forme spécifique permet d’optimiser le chargement des camions et de réduire les coûts logistiques. Conçu comme une pyramide tronquée avec des angles à 45°, il est particulièrement adapté aux produits de petite taille, comme les myrtilles, les salades ou les tomates en grappe.

Développé initialement en Europe, cet emballage est déjà présent dans certains points de vente, notamment en Norvège. Aux États-Unis, les premiers lancements, notamment pour des arilles de grenade, sont attendus prochainement. « Il est important que les consommateurs s’habituent à cette nouvelle forme en magasin », souligne Steve Greenfield. « Il s’agit d’un changement significatif dans la présentation des produits. »

La marque se distingue en rayon
Malgré son apparence innovante, le Q-Bic reste un conditionnement de type barquette, simplement revisité dans sa forme. Sa présentation inclinée à 45° permet d’optimiser l’espace en rayon tout en renforçant la visibilité de la marque. « Contrairement aux barquettes classiques empilées, ce format attire davantage l’attention du consommateur », explique Steve Greenfield. Une ouverture en angle a également été développée pour faciliter la consommation, notamment pour les formats snacking.

Des formats adaptés aux magasins de gros volume
Le Q-Bic présente aussi des avantages logistiques lorsqu’il est conditionné en lots. Les packs de six unités conservent leur forme dans les cartons de transport, avec un support en carton à la base. « Ce format est empilable, facile à manipuler et visuellement attractif », précise Steve Greenfield. Ce développement répond à une demande spécifique d’un producteur de myrtilles et sera présenté lors du salon professionnel de l’ACPM.

Paquet de 6 Q-Bic dans un club store.

Compatibilité avec l’automatisation
L’adoption de nouveaux formats dépend fortement de leur compatibilité avec les lignes automatisées. « Les premiers tests réalisés sur des lignes de conditionnement de myrtilles sont encourageants », indique Steve Greenfield. « L’enjeu est désormais d’intégrer pleinement cette solution dans des environnements de production. » Un projet pilote est en cours avec un client au Pérou, avec la fabrication de moules destinés à tester la production de 1 000 unités.

NNZ North America conçoit des solutions d’emballage pour les marchés canadien et américain, chacun représentant environ la moitié de ses ventes sur le continent. Les professionnels intéressés pourront découvrir ces innovations sur le stand 626 du salon ACPM.

Pour plus d’informations :
Patrick Boot / Steve Greenfield
NNZ Amérique du Nord
Tél : (+1) 770-873-7079
pboot@nnzusa.com
sgreenfield@nnzusa.com
www.nnzusa.com

Photo de la première page: © NNZ North America

D’un commerce frontalier polonais à la production de fraises par Queen Berry et FreshPlaza

D’un commerce frontalier polonais à la production de fraises

À première vue, Queen Berry peut sembler être un producteur de fruits rouges polonais parmi d’autres. En réalité, il s’agit d’une entreprise familiale forte de plus de 20 ans d’expérience dans le commerce transfrontalier, aujourd’hui spécialisée dans les fraises premium cultivées sous tunnel et livrées en quelques heures à travers l’Europe.

La situation frontalière a façonné le modèle d’entreprise
Basée à Czerwona Woda, près de la frontière allemande, l’entreprise s’est naturellement tournée vers les marchés extérieurs dès ses débuts. « Nous sommes proches de l’Allemagne, de Prague et de Varsovie », explique Tomasz Pender. Avant l’adhésion de la Pologne à l’Union européenne, les fondateurs commercialisaient des pommes, des choux et d’autres produits à travers les frontières, en s’adaptant aux fluctuations des prix et aux contraintes logistiques. « Chaque année était différente, mais nous trouvions toujours notre place. Cette expérience a été déterminante pour la suite. »

Du négociant au producteur : la décision du tunnel
Il y a une dizaine d’années, l’entreprise a décidé de se lancer dans la production. Les fraises cultivées en plein champ ne répondaient pas aux exigences de régularité et de conservation. « Nous voulions mieux maîtriser la qualité », explique Tomasz Pender. L’activité a débuté avec un hectare sous tunnel, mais la demande a rapidement dépassé l’offre. « Dès la première année, les volumes étaient insuffisants. » Aujourd’hui, Queen Berry exploite environ 15 hectares sous tunnel et poursuit son expansion.

L’entreprise s’est spécialisée exclusivement dans la fraise. « On ne peut pas être performant sur tous les produits », souligne Tomasz Pender. La variété Hadamar est privilégiée, avec des plants provenant notamment des Pays-Bas, en particulier de Van den Elzen Plants. L’accent est mis sur la douceur, l’aspect visuel et la qualité globale, en fonction des retours clients.

Un positionnement haut de gamme grâce à la vitesse et au contrôle
La rapidité constitue un élément clé du positionnement. Les commandes sont récoltées puis livrées dès le lendemain matin grâce à la flotte de camions de l’entreprise, permettant d’atteindre des marchés comme Vérone, Budapest ou Venlo en moins de 12 heures. La durée de conservation est également un atout : les fraises sous tunnel se conservent environ cinq jours, contre deux à trois jours pour celles de plein champ. « Les clients savent qu’ils peuvent compter sur notre qualité et notre fraîcheur », affirme Tomasz Pender.

La culture sous tunnel offre aussi une protection contre le gel, la pluie et les conditions climatiques extrêmes, renforçant la stabilité de la production. « Lorsque les cultures de plein champ sont en difficulté, nous sommes dans une position plus favorable. »

Toutes les plantes sont cultivées sur des tables à 120 cm de hauteur, améliorant à la fois l’ergonomie et la productivité. Ce système permet également de mieux faire face à la pénurie de main-d’œuvre, notamment parmi les travailleurs saisonniers ukrainiens.

Les chaînes de distribution remodèlent le marché
Aujourd’hui, les chaînes de distribution occupent une place dominante, avec des volumes plus importants mais aussi des exigences accrues. Certifications, limites de résidus et audits font désormais partie du quotidien. « Il faut respecter les réglementations, tout est contrôlé », souligne Tomasz Pender.

Initialement centrée sur l’Allemagne, Queen Berry s’est progressivement développée sur d’autres marchés européens et explore désormais des débouchés en Scandinavie et aux Pays-Bas. « Nous achetons nos plants aux Pays-Bas, alors pourquoi ne pas y vendre aussi ? », remarque Tomasz Pender.

Après une croissance de 30 % en 2025, l’entreprise reste prudente mais confiante. Sa stratégie repose sur trois axes : développer la production sous tunnel, rester spécialisée dans la fraise et garantir des livraisons rapides de fruits premium à l’échelle européenne.

Pour plus d’informations :
Queen Berry
Tél. : +48 500 247 802
info@queenberry.eu
www.queenberry.eu Date de publication: lun. 27 avr. 2026

© FreshPlaza.fr / Contact

« Gagner en précocité devient un enjeu crucial pour nous, asparagiculteurs dans le Nord » par Olivier Thomas, Ferme du Pont d’Achelle

Olivier Thomas, Ferme du Pont d’Achelles :

« Gagner en précocité devient un enjeu crucial pour nous, asparagiculteurs dans le Nord »

À la ferme du Pont d’Achelles, Olivier Thomas mise sur la précocité pour capter un marché de plus en plus demandeur dès le mois de mars : « Nous avons commencé la campagne entre le 8 et le 10 mars », explique Olivier Thomas. Un calendrier rendu possible grâce à la culture sous tunnel, en asperges blanches comme vertes. « Si l’on attend les premières asperges de la culture de plein champ, on démarre plutôt autour du 10 avril. Mais à ce moment-là, il est déjà trop tard face aux autres régions de France ».

Cette avance permet de répondre à une attente forte du marché. « Dès le mois de mars, les producteurs sont présents, la grande distribution ouvre des lignes, l’asperge fait la une des journaux annonçant le début du printemps et l’arrivée des beaux jours. A ce moment-là, le marché est généralement dynamique ». Une période stratégique, notamment à l’approche de Pâques, où la consommation s’intensifie.

Le tunnel : technique de production devenue indispensable pour gagner en précocité
Aujourd’hui, la ferme dispose de 5 000 m² de tunnels, une surface qui devrait doubler pour atteindre un hectare dès l’année prochaine. « L’objectif est d’approvisionner davantage nos clients sur cette période charnière, entre le 10 mars et le 15 avril », précise le producteur. Cette montée en puissance vise à sécuriser un mois de production précoce, devenu incontournable.

La campagne de Pâques illustre d’ailleurs l’importance de cette technique de production : « Sans la production sous tunnel, nous n’aurions eu aucune asperge pour Pâques ». Une situation qui pourrait néanmoins se compliquer l’an prochain, avec des fêtes pascales plus précoces encore que cette année.

Un marché en perte de dynamique après Pâques
Si les prix étaient jugés satisfaisants avant Pâques, la situation a depuis évolué. « Aujourd’hui, le marché a tendance à s’écrouler », constate Olivier Thomas. « Cela est en partie dû à un afflux soudain de volumes et à un retard initial en production dans la plupart des régions de France ayant entraîné un télescopage des récoltes ».

À cela s’ajoute la concurrence étrangère : « La Hollande arrive avec des prix très bas, ce qui risque également d’impacter le marché ». Une pression supplémentaire dans un contexte où le pouvoir d’achat reste limité, dans des régions plus que d’autres : « Dans le Nord, il faut faire attention à ne pas dépasser un certain niveau de prix, même en période de forte demande et même lorsque le marché est favorable », précise Olivier Thomas.

Une production de plein champ qui démarre
Région la plus tardive de l’Hexagone, la production de plein champ débute seulement dans les Hauts de France. « Nous commençons mi-avril et nous irons jusqu’au 15 juin », indique le producteur. Une entrée en production tardive, mais une qualité au rendez-vous : « Nous avons la chance d’avoir de très belles asperges, avec beaucoup de goût. Elles poussent tranquillement dans des terres limoneuses, ce qui leur donne une saveur vraiment particulière ».

Une consommation encore incertaine
À court terme, Olivier Thomas espère que les prix reviennent à des niveaux plus classiques. « Pourvu que la consommation suive et que le marché se régule ». Mais plusieurs inconnues persistent : contexte économique, coût de l’énergie, moral des consommateurs… « On ne sait pas si les gens vont freiner leurs achats ou au contraire vouloir se faire plaisir », résume-t-il. Une chose reste certaine : la période allant jusqu’à la fête des mères sera déterminante. « Après, la consommation diminue généralement de manière significative, ce qui précipite la fin de la campagne ».

Pour plus d’informations :
Olivier Thomas et Françoise Thomas
La Ferme du Pont d’AchellesTél. : 03 20 48 60 43
Laferme-dupontdachelles@orange.fr
https://www.lafermedupontdachelles.fr Date de publication: lun. 20 avr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

Un producteur belge de fraises lance un nouveau cycle sur un substrat réutilisé, assaini par étuvage pour éliminer les pathogènes par FreshPlaza , Soilsteam et Strawberry Research at Proefcentrum Hoogstraten

Un producteur belge de fraises lance un nouveau cycle sur un substrat réutilisé, assaini par étuvage pour éliminer les pathogènes

Cette saison, SoilSteam a réalisé une opération d’étuvage à grande échelle du substrat chez le producteur belge de fraises Elmi, à Hoogstraten. Cette démonstration visait à préparer du substrat pour cinq producteurs différents tout en testant le procédé en conditions réelles de production. L’initiative a réuni Hans Kristian Westrum, Ruud Elst et Peter Melis.

Hans Kristian Westrum explique l’objectif de cette démarche : « L’an dernier, nous avons mené des essais pour évaluer le comportement des substrats étuvés dans différents types de cultures et à différentes échelles. Au vu des résultats et de la confiance des producteurs dans cette méthode, nous pouvons désormais observer ses performances directement en exploitation, et non plus uniquement dans un cadre expérimental. »

Le processus sur place
L’étuvage a été réalisé à l’aide d’une installation mobile équipée d’un système de convoyeur à vis, garantissant le passage de chaque particule de substrat dans la chambre à vapeur. Le substrat traité était composé d’un mélange horticole classique associant tourbe, fibre de coco et perlite. Au total, 2 500 m³ ont été traités, avec pour objectif d’éliminer adventices, pathogènes racinaires et résidus organiques issus des cycles précédents.

La consommation énergétique du procédé varie entre 10 et 90 kW par mètre cube, en fonction de l’humidité et de la densité du substrat. Selon Hans Kristian Westrum, le système est conçu pour des volumes plus importants et peut être automatisé, permettant ainsi son intégration dans la gestion courante des substrats.

« L’installation mobile nous permet de traiter le substrat directement sur place, sans transport supplémentaire », précise Hans Kristian Westrum. « C’est un avantage majeur pour les producteurs manipulant de gros volumes tout au long de la saison. »

Applications pour les opérations d’Elmi
Chez Elmi, le substrat étuvé sera utilisé dans différents systèmes de culture, notamment pour les plantations classiques et les cultures pérennes. Les essais visent à évaluer à la fois la faisabilité opérationnelle et la réponse des plantes selon différents calendriers, des cultures de printemps à cycle court jusqu’aux productions prolongées en automne ou sur l’année entière.

Selon Peter Melis, du Proefcentrum Hoogstraten, les résultats observés sont comparables à ceux obtenus avec un substrat neuf. « Lors d’essais précédents, les plantes cultivées sur substrat réutilisé et étuvé ont montré des performances similaires à celles sur substrat vierge, en termes de croissance, de développement racinaire et de rendement », explique Peter Melis. « Les méthodes de réutilisation antérieures n’atteignaient pas ce niveau de performance, mais l’étuvage permet aujourd’hui d’atteindre, voire parfois de dépasser, ces standards. »

L’essai mené en 2026 chez Elmi prolonge ces travaux en conditions de production à grande échelle et évalue l’impact du traitement sur différentes compositions de substrat. L’an dernier, le centre avait également testé des mélanges combinant substrat étuvé et substrat neuf à hauteur de 20 %, 40 %, 60 % et 100 %. Tous les ratios ont permis une croissance homogène, avec toutefois une légère amélioration du rendement observée dans certains cas avec des proportions plus faibles de substrat étuvé.

Observations tirées d’essais antérieurs
Les recherches sur les substrats étuvés sont menées depuis 2025. Au cours de cette première phase, SoilSteam et le Proefcentrum Hoogstraten ont comparé des substrats réutilisés et étuvés à des substrats vierges pour la production de fraises. Les paramètres étudiés incluaient la croissance des plantes, le développement racinaire, le rendement et la durée de conservation. Les résultats ont confirmé que le traitement à la vapeur élimine efficacement les pathogènes sans altérer la structure du substrat.

Hans Kristian Westrum précise : « L’étuvage supprime les agents pathogènes et les adventices, sans modifier la taille ni la structure des particules. Les plantes présentent donc des schémas de croissance comparables à ceux observés sur un substrat neuf. »

Un autre enseignement des essais concerne les limites du substrat réutilisé non traité. « Même en l’absence de maladies, il peut freiner le développement des plantes en raison de micro-organismes ou de composés organiques résiduels », explique Hans Kristian Westrum. « L’étuvage neutralise ces facteurs et permet une croissance plus régulière. »

Le procédé a été testé dans différents environnements de production, notamment en tunnels plastiques, en serre et en plein champ, sur des cycles courts comme sur des productions prolongées, offrant ainsi une vision complète de ses applications.

Considérations opérationnelles
Au-delà des performances agronomiques, l’essai mené chez Elmi évalue également les aspects énergétiques, la montée en échelle et l’intégration du procédé dans les opérations quotidiennes. Hans Kristian Westrum souligne que les exploitations ayant des besoins importants en substrat (plus de 1 000 m³ par an) pourraient installer un système d’étuvage sur site afin de réduire leur dépendance au substrat neuf. Le système automatisé garantit un traitement homogène et peut être intégré aux chaînes logistiques existantes.

« La question des coûts est évidemment centrale », indique Hans Kristian Westrum. « La consommation énergétique, comprise entre 10 et 40 kW, dépend du prix de l’énergie, mais le coût devrait rester inférieur à 5 euros par m³. À cela s’ajoute l’investissement dans les équipements, qui varie selon les volumes traités. »

Il précise : « Pour un volume de 1 000 m³ par an, le coût est d’environ 60 euros par m³, tandis qu’il descend en dessous de 20 euros pour 5 000 m³, et à moins de 10 euros pour 10 000 m³. » L’entreprise étudie également la possibilité de bénéficier de subventions européennes, pouvant couvrir jusqu’à 40 à 50 % de l’investissement.

Parallèlement, des applications sont à l’étude en agriculture verticale et dans des systèmes hybrides, combinant l’étuvage avec d’autres technologies de culture. « Nous analysons l’interaction entre le substrat étuvé et différents systèmes de production. L’objectif est d’évaluer la compatibilité du procédé avec une large gamme de cultures et de méthodes », conclut Hans Kristian Westrum.

Pour plus d’informations :
Hans Kristian Westrum
Directeur des ventes de SoilSteam
hkw@soilsteam.com
Tél. : +47 4040 2090

Strawberry Research at Proefcentrum Hoogstraten
Peter Melis
Peter.Melis@proefcentrum.be
Tél. : +32 3315 7052

« Nos solutions permettent la réutilisation de l’eau en culture hydroponique de myrtilles en Andalousie » par AZUD et FreshPlaza

AZUD (Espagne)

« Nos solutions permettent la réutilisation de l’eau en culture hydroponique de myrtilles en Andalousie »

L’Andalousie s’est imposée comme l’une des principales régions productrices de myrtilles et de canneberges en Europe. Elle se distingue par ses solutions hydroponiques de production, ten pots ou en sacs, qui permettent d’atteindre des niveaux de productivité très élevés. Ces milieux de culture exigent une gestion extrêmement précise de l’irrigation et de la nutrition : tout écart dans la qualité de l’eau ou dans l’application des nutriments peut compromettre la viabilité de la culture et la rentabilité de l’investissement agricole.

Les exploitations opérant dans ce contexte sont confrontées à un certain nombre de défis :

  • La pénurie structurelle d’eau dans la région, qui nécessite d’optimiser l’utilisation de l’eau pour maintenir la capacité de production
  • Des réglementations environnementales strictes, en particulier dans les zones à forte concentration de cultures, qui exigent des modèles de réutilisation de l’eau et un contrôle des rejets
  • Le risque de présence de pathogènes dans les eaux de drainage, ce qui empêche leur réutilisation directe et peut affecter la santé et la productivité des plantes

Pour répondre à ces défis, AZUD met en œuvre des installations de traitement des eaux de drainage basées sur des technologies de filtration et de désinfection consolidées, qui éliminent les particules, les solides et divers micro-organismes, garantissant ainsi une eau sûre pour la réutilisation dans l’irrigation. Ainsi, l’eau récupérée peut être réincorporée dans le système d’irrigation avec toutes les garanties de maintien de la santé et de la productivité de la culture de myrtilles.

Technologie de traitement en quatre étapes
La solution intègre un processus en quatre étapes qui combine une filtration avancée et une oxydation active pour garantir la qualité de l’eau réutilisée.

« La première étape consiste en une filtration mécanique à l’aide d’un équipement AZUD Helix Automatic assisté par air, avec deux niveaux de filtration de 100 et 5 microns, éliminant la plupart des particules organiques et inorganiques. »

« La deuxième comprend un système de microfiltration utilisant des cartouches avec un degré de filtration de 1 micron, complétant l’élimination des solides en suspension avant le traitement sanitaire. »

“Les étapes trois et quatre correspondent à un processus d’oxydation avancé qui combine les rayons ultraviolets et le dosage de peroxyde. Cette technologie inactive les bactéries, les champignons et autres micro-organismes, garantissant ainsi que l’eau peut être réutilisée pour la culture. »

Station de traitement des eaux de drainage

Productivité accrue et économies de ressources
La station a la capacité de traiter jusqu’à 8 m³/h, ce qui est suffisant pour alimenter environ 8 hectares de culture hydroponique de myrtilles. La réutilisation des eaux de drainage permet :

  • D’augmenter la disponibilité de l’eau et l’efficacité de l’irrigation
  • De réduire la consommation d’engrais jusqu’à 30 %
  • Des économies d’eau entre 20 % et 60 %
  • Un retour sur investissement de moins d’un an sur la base des coûts actuels de l’eau et des engrais

« Cette réussite en Andalousie démontre que la combinaison de la filtration et de la désinfection avancée permet aux entreprises agricoles de maintenir des niveaux élevés de productivité, de se conformer aux réglementations environnementales et d’évoluer vers des modèles de production plus durables. Forte d’une grande expérience dans ce type de solutions et de multiples mises en œuvre sur le terrain, AZUD garantit la fiabilité et la performance de ses systèmes, offrant aux entreprises agricoles la sécurité de travailler avec des équipements qui ont été testés et validés dans des environnements réels, garantissant ainsi l’efficacité et des résultats constants. »

Pour plus d’informations :
AZUD
Tél. +34 968808402
info@azud.com
www.azud.com Date de publication: jeu. 16 avr. 2026

“Pre-Easter asparagus prices won’t hold, but current levels remain workable” by Leo HenckensHoeve ‘t Bommesaarke and FreshPlaza

Asparagus season begins at Hoeve ‘t Bommesaarke

“Pre-Easter asparagus prices won’t hold, but current levels remain workable”

The asparagus from Hoeve ‘t Bommesaarke is slowly emerging. “The early varieties are starting to come through, but we also have the Grolim variety, which is slightly later,” says grower Leo Henckens. “On Thursday, we finally planted the first asparagus, and since Saturday, the shop has been open as well. However, we were already sold out in the afternoon, so we only have enough volume to reopen on Wednesday.”

For now, volumes remain limited. “The outdoor crop is really only just starting now, and that will gradually pick up. Last week was far too cold to generate large volumes, so with the current temperatures, I expect the real start next weekend. If temperatures stay around 20 degrees, things will move quickly. If it drops back to 15 degrees, the start will be more modest again. We remain dependent on nature, which makes it difficult to estimate.”

“Staffing is also a challenge,” Leo continues. “How many people do you bring in? That’s the question. If you have too many too early, some will be standing around with nothing to do, so it’s always a balancing act. For now, we’re taking it easy until things really take off, but I expect larger volumes by next week. That’s quite normal. In other years, we are usually around mid-April as well. This year we started a bit earlier, which makes people impatient, but if we are well underway by mid-April, we are right on schedule compared to other years.”

Pricing remains good
Qualitatively, the outlook is positive. “I think they are good. They look nice, straight, with a few spots. What more could you want? We’ll work with what we have, and above all, not complain,” he laughs.

“We’ve had difficult years, such as 2024, when the asparagus were practically underwater every day. We barely harvested any volume, and there were concerns about the impact on subsequent seasons. Fortunately, that did not materialise, as last year recovered well. This year looks decent so far, so we hope it stays that way throughout the season. That would make it an easier year, but we still depend on nature. We’ve been doing this for so long and have seen so much that we don’t worry as much anymore.”

In terms of demand, Leo notes that it still needs to gain momentum. “Even so, things are going well. Prices are holding up nicely. I did get the impression on Easter Monday that prices dropped sharply, but that is typical. There is little trade, retailers are closed, and many people have the day off. Prices dip briefly, but by Wednesday, they had recovered well. It’s not the pre-Easter level, but that is always a peak. The Wednesday before Easter is consistently the high point, but the current level is fine.”

“Especially considering the volumes at auction, prices are good. There will be some increase in supply, but I don’t expect prices to collapse anytime soon. That said, things can change quickly if something happens. For now, we are satisfied. Consumers should continue buying. A higher price is not always a better price. We are roughly at the same level as last year, so that is not an issue.”

Staff under pressure
Finding staff remains a challenge. While many Polish migrant workers previously worked in the fields, particularly in the asparagus sector, they are now more likely to choose less physically demanding and more comfortable jobs. In addition, improved economic conditions in Eastern European countries have reduced the need to work in the Netherlands or Belgium, as LTO has previously indicated. “We also mainly work with Polish employees, but it is becoming more difficult than before. Last week, some people chose to go to Switzerland instead, and we had two last-minute cancellations again. There seems to be less willingness to work here.

“We do have a strong core team that returns every year. We make an effort to treat them well, because how you treat people matters. In the end, we will gather enough staff, but it is becoming more of a puzzle. For example, we have now brought in some student workers through a call on social media, which is working well for the moment.”

Overall, Leo is approaching the season with confidence. “We will officially open the season here at the company on 17 April, with a nice surprise.”

For more information:
Leo Henckens
Hoeve ‘t Bommesaarke
Kessenicherweg 27
3640 Kinrooi, Belgium
Tel: +32 494 87 17 91
carinesnijkers@telenet.be
www.aspergeskinrooi.be