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« Le plus grand défi aujourd’hui est d’améliorer la chaîne du froid pour les fraises » selon Altair Zotti d’Agrovivaz (Brésil) par FreshPlaza

Altair Zotti d’Agrovivaz (Brésil) :

« Le plus grand défi aujourd’hui est d’améliorer la chaîne du froid pour les fraises »

La culture de la fraise au Brésil connaît une phase de transformation marquée par une professionnalisation accrue, des progrès en amélioration génétique et l’intégration de nouvelles technologies. Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un contexte où des contraintes structurelles importantes persistent.

« Avec plus de 10 000 hectares cultivés et une production d’environ 275 000 tonnes, la fraise s’impose comme une culture majeure de l’arboriculture brésilienne. La production est principalement concentrée dans des États comme le Minas Gerais, São Paulo et le sud du pays, même si son expansion géographique s’est accélérée ces dernières années », explique Altair Zotti, directeur commercial de Agrovivaz.

L’un des principaux changements observés est le passage progressif de la culture en pleine terre vers des systèmes plus technicisés, tels que la culture sur substrat et les dispositifs semi-hydroponiques. « Cette transition permet d’améliorer la productivité — qui peut dépasser 60 tonnes par hectare en culture protégée — ainsi que la qualité et l’homogénéité des fruits », souligne Altair Zotti.

Sur le plan variétal, le secteur évolue également. L’expiration des droits sur certaines variétés internationales ouvre la voie à une diversification génétique accrue et au développement de variétés mieux adaptées aux conditions locales, renforçant ainsi la filière végétale nationale.

Malgré cette dynamique, le secteur reste confronté à plusieurs défis majeurs. La logistique, et en particulier la chaîne du froid, constitue l’un des principaux points de blocage. « Le principal enjeu aujourd’hui est l’amélioration de la chaîne du froid pour les fraises », insiste Altair Zotti. À cela s’ajoutent la hausse des coûts de production et la pénurie de main-d’œuvre, des problématiques qui touchent l’ensemble du secteur à l’échelle mondiale.

« En termes de débouchés, les fraises brésiliennes sont majoritairement destinées au marché intérieur, avec environ 90 % des volumes écoulés en frais. Les exportations restent limitées en raison de la forte périssabilité du produit et des contraintes logistiques liées aux expéditions longue distance. »

Parallèlement, l’intérêt pour d’autres baies, notamment la myrtille, commence à se développer. Bien que le Brésil demeure aujourd’hui importateur, les perspectives à moyen terme sont jugées prometteuses. « La myrtille présente un fort potentiel. D’ici cinq à dix ans, le Brésil pourrait devenir un producteur significatif », estime Altair Zotti.

Ce développement reposera sur des investissements dans la génétique, les technologies de production et l’adaptation agronomique, ainsi que sur l’amélioration des infrastructures logistiques. Dans ce contexte, des entreprises comme Agrovivaz misent sur l’innovation variétale et le transfert de savoir-faire pour réduire les risques et renforcer la compétitivité de la filière.

Pour plus d’informations :
Altair Zotti
Agrovivaz
Brésil
Tél. : +55 19 99275 4604
altairzotti@uol.com.br
www.agrovivaz.com.br

« Cette saison de fraises n’est pas l’une des meilleures en termes de rendement » par Fragoland (Albanie) et FreshPlaza

Fragoland (Albanie)

« Cette saison de fraises n’est pas l’une des meilleures en termes de rendement »

Le secteur de la fraise en Albanie a franchi des étapes importantes en termes de développement et de qualité, explique Albano Troka, PDG et fondateur de l’exportateur albanais de produits frais Fragoland SHPK : « Ces dernières années, la superficie consacrée à la fraise a progressivement augmenté en Albanie. Les producteurs se tournent vers cette culture en raison de la demande du marché et des possibilités d’exportation. Le secteur est de plus en plus structuré, en particulier parmi les fournisseurs qui se concentrent sur la qualité et les normes élevées de sécurité des fruits. Cette saison n’est pas considérée comme la meilleure en termes de rendement, principalement en raison des conditions climatiques qui ont affecté le développement des plantes et le rythme de la récolte. L’instabilité météorologique a influencé les volumes de production dans plusieurs zones. »

Troka est satisfait de la saison jusqu’à présent, même si les défis à relever restent importants. « La demande reste bonne, surtout pour les produits de haute qualité. Les principaux marchés d’exportation cette saison sont l’Italie et les Pays-Bas, ainsi que des chaînes de distribution telles que Lidl et Coop. Les conditions climatiques, les coûts de main-d’œuvre et le maintien de la stabilité de la production pendant les périodes les plus sensibles de la saison sont les aspects les plus difficiles. Fragoland met l’accent sur une bonne organisation des processus, un contrôle technique continu et une réaction rapide à toute situation nécessitant une intervention. »

La période la plus volatile de la saison semble être passée et Troka s’attend à plus de stabilité : « Les prix ont été bons cette saison, soutenus par la demande et par une disponibilité moindre pendant certaines périodes de production. Nous nous attendons à une période plus stable dans les semaines à venir, tant en termes de volumes que d’évolution des prix. »

Pour plus d’informations :
Albano Troka
Fragoland SHPK
Tél. : +355 696406052
a.troka@fragoland.al
info@fragoland.al Date de publication: mar. 14 avr. 2026

© FreshPlaza.fr / Nick Peters

Lancement de la variété de myrtille Apex FCM14-057 par Fall Creek Farm & Nursery (Etats-Unis) et FreshPlaza

Fall Creek Farm & Nursery (Etats-Unis)

Lancement de la variété de myrtille Apex FCM14-057

Fall Creek Farm and Nursery, Inc. a officiellement lancé Fall Creek® Collection Apex FCM14-057, marquant l’entrée officielle de la variété de myrtille dans la famille Collection après une longue période d’évaluation à l’échelle commerciale et d’adoption par les producteurs dans de multiples régions de production.

La variété comble une lacune identifiée de Collection : une option précoce à mi-saison combinant la qualité du fruit, la performance en rayon et la constance du calibre que les canaux d’exportation et de vente au détail de myrtilles exigent. La variété rejoint un portefeuille construit à partir de génétiques adaptées aux régions et ayant fait leurs preuves sur le terrain, maintenant trois ans sur le marché en tant que programme de licence ouvert disponible pour les producteurs de myrtilles dans des environnements de production à zéro ou à faible refroidissement.

Le lancement de cette nouvelle variété intervient à un moment où la demande de régularité de l’approvisionnement en myrtilles de début de saison est de plus en plus forte. Alors que les programmes de vente au détail s’efforcent d’étendre la disponibilité des myrtilles de qualité supérieure tout au long du calendrier, les variétés qui combinent la durée de conservation, la fiabilité du calibrage et la saveur dans une fenêtre de début à mi-saison sont de plus en plus difficiles à approvisionner à grande échelle.

Les caractéristiques agronomiques confirmées par les performances commerciales sur le terrain sont les suivantes :

  • Des fruits fermes avec une durée de conservation allant jusqu’à 45 jours
  • Des baies de taille importante et régulière, conformes aux spécifications de qualité pour l’exportation et la vente au détail
  • Fenêtre de récolte en début et milieu de saison
  • un potentiel de rendement supérieur à 20 t/ha
  • Profil gustatif favorisant l’achat répété par le consommateur

« Fall Creek Collection permet aux producteurs d’accéder à des variétés de myrtilles performantes là où cela compte, dans le champ et tout au long de la chaîne d’approvisionnement », a déclaré Paul Nselel, directeur commercial de Fall Creek. « Apex y mérite sa place parce qu’elle est performante sur tous les plans. Les producteurs qui ont travaillé avec cette variété savent ce dont elle est capable et ce lancement leur donne une base plus solide pour construire autour d’elle commercialement. »

« Apex représente l’amélioration continue des caractères dans la pratique », a déclaré Paul Sandefur, Ph.D., vice-président de la recherche et du développement chez Fall Creek. « La combinaison de la durée de conservation, du calibre des fruits et du potentiel de rendement dans une fenêtre de début et de milieu de saison n’est pas facile à obtenir. Ce qui fait d’Apex une variété importante du point de vue de la sélection, c’est que ces caractéristiques se maintiennent dans divers environnements de production, et c’est cette capacité d’adaptation qui permet à une variété de myrtille d’obtenir une place dans la collection Fall Creek. »

Apex faisant désormais officiellement partie de Fall Creek Collection, elle est disponible par l’intermédiaire du réseau mondial de licences de la société. L’activation commerciale se concentrera sur les importateurs et retailers des principaux marchés d’importation, afin de faire connaître le nom d’Apex et de soutenir la demande au fur et à mesure que la variété de myrtille prend de l’ampleur.

Fall Creek Collection est l’un des deux programmes distincts par lesquels l’entreprise met à la disposition des producteurs du monde entier une génétique avancée de la myrtille. Avec Sekoya®, il reflète l’engagement de l’entreprise à élargir le champ des possibles à travers les profils d’exigences en matière de refroidissement, en fournissant des variétés régionales excellentes avec des performances documentées sur le terrain.

Pour plus d’informations :
Pavel Gonzalez
Fall Creek Farm & Nursery
pavelg@fallcreeknursery.com
www.fallcreeknursery.com Date de publication: mar. 14 avr. 2026

Marché mondial : la fraise par FreshPlaza

Marché mondial : la fraise

Le marché mondial des fraises entre dans une phase où le timing, et non le volume seul, détermine les résultats. Dans toutes les régions, l’offre augmente, mais pas toujours au bon moment, avec la bonne qualité et des prix qui reflètent l’augmentation des coûts. Ce qui apparaît en surface comme une reprise de la disponibilité masque, dans de nombreux cas, des déséquilibres plus profonds entre la production, les fenêtres de marché et les pressions exercées par les intrants.

Au fur et à mesure que la saison se déroule, depuis les premières récoltes européennes jusqu’aux volumes maximaux en Amérique du Nord et à l’offre émergente dans l’hémisphère sud, les producteurs et négociants naviguent sur un marché où les conditions météo, l’inflation des coûts et l’évolution de la demande sont de plus en plus interconnectées. Il en résulte une campagne moins marquée par les pénuries ou les excédents que par l’efficacité avec laquelle chaque région peut aligner l’offre sur les attentes du marché.

Pays-Bas : les prix ne suivent pas la hausse des coûts
« Pâques reste un point de référence clé sur le marché des fraises, marquant le début de la saison néerlandaise. À l’approche des fêtes, il y a toujours une pénurie », explique un producteur néerlandais. « Nous entamons actuellement la saison Elsanta, qui était auparavant la variété standard. Mais nous avons déjà plusieurs semaines de récolte de remontantes pendant plusieurs derrière nous et avons donc déjà pu servir nos clients norvégiens en particulier. »

Le producteur décrit l’expansion des variétés remontantes comme un avantage majeur. « Elles nous permettent d’obtenir un schéma de production beaucoup plus régulier et d’offrir aux détaillants des programmes plus solides ainsi qu’un produit plus fiable. En avril et en mai, il y aura encore des pics de production, mais la culture des fraises tend à s’étaler sur toute l’année, avec un approvisionnement continu. Cela permet de fournir des volumes plus importants au marché. Dans des conditions de culture optimales, nous sommes en mesure de produire tout au long de l’année. Cette saison, nous avons connu un trou de 3 à 4 semaines. »

Dans le même temps, les défis restent nombreux, notamment en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie. « Si cette tendance se poursuit, la production de fraises d’hiver deviendra beaucoup plus difficile. Si les prix actuels du marché sont suffisants pour vendre nos fraises, ils ne sont pas assez élevés pour soutenir le développement de la culture, car les prix des fraises ne suivent pas le rythme de l’augmentation des coûts, ce qui exerce une pression considérable sur le marché. »

Belgique : les volumes augmentent avec la stabilisation des prix
Après une phase initiale marquée par des volumes moindres, les cultures non éclairées sont désormais pleinement entrées en production. « Cela signifie que les volumes augmentent rapidement, mais dans les premières semaines, ils dépendent fortement des conditions météorologiques », déclare un négociant belge. « Jusqu’à Pâques, l’offre semblait suffisante. Puis le temps s’est gâté et les prix ont immédiatement augmenté. Aujourd’hui, de bons volumes arrivent sur le marché à des prix qui conviennent à tout le monde. »

« La demande pour les petits fruits locaux est intense, notamment en raison des problèmes de qualité ces derniers mois en Espagne, au Portugal et au Maroc. Maintenant que le produit local est là, il se vend rapidement sur le marché domestique, et en exportons dans toute l’Europe du Nord. »

Italie : la zone s’étend alors que les prix sont sous pression
Dans l’ensemble, les perspectives pour la campagne 2026 sont positives, caractérisées par une augmentation de la superficie cultivée, en particulier en Italie et en Espagne, et une croissance continue du secteur. Les rendements varient en fonction des variétés et des méthodes de culture utilisées, allant d’environ 27 000 kg/ha dans les systèmes en terre à plus de 50 000 à 68 000 kg/ha dans les systèmes sans terre. En Italie, la superficie cultivée a augmenté d’environ 250 ha, ce qui confirme le développement du secteur. Parallèlement, les zones de production se déplacent vers le sud du pays. En Campanie, la culture continue de s’étendre, augmentant de 6 % par rapport à l’année dernière pour atteindre plus de 1 200 ha. En Basilicate, la superficie cultivée a augmenté de 17 % par rapport à 2025, pour atteindre environ 1 280 ha. Ensemble, ces deux régions représentent 2 500 ha, soit 56 % du total national. Parallèlement, les surfaces cultivées en Calabre ont diminué de 4 %, tandis que celles de la Sicile ont légèrement augmenté de 2 %. Dans le nord, la superficie totale cultivée est estimée à un peu plus de 900 ha en 2026, ce qui représente une diminution de 1 %.

Au cours de la semaine 14, le prix de gros des fraises a chuté de 11,2 % par rapport aux sept jours précédents. L’abondance de la production espagnole, vendue à des prix allant de 2,50 à 2,80 €/kg, a exercé une pression à la baisse sur les variétés italiennes. La production de la région de Campanie se vend entre 3 et 3,50 €/kg, tandis que les fraises siciliennes se vendent à environ 4 €/kg. La variété Sabrosa de Basilicate est vendue à environ 5 €/kg, tandis que la variété Inspire est vendue entre 5 et 6 €/kg.

Selon les données de YouGov, plus de 70 % des ménages italiens achètent des fraises. La fréquence d’achat augmente, le nombre moyen d’achats passant d’environ 6,2 à 7,1 par an, soit une augmentation de 9 %. Les supermarchés et les magasins discount restent les principaux points d’achat. Bien qu’en croissance, le segment des fraises bio reste limité.

Espagne : impact des conditions météorologiques et baisse des prix
La saison en Espagne s’avère être l’une des plus difficiles de ces dernières années. Au cours des premiers mois, jusqu’à la mi-février, elle a été affectée par de fortes précipitations, des températures plus froides et des vents violents, qui ont endommagé les infrastructures des serres et fortement réduit la disponibilité des fruits, parfois de plus de la moitié.

L’offre est restée très limitée jusqu’à la mi-mars, traversant la période de la Saint-Valentin, où les commandes augmentent habituellement, sans pouvoir répondre à la demande. Pendant cette période de pénurie, une grande partie des expéditions est restée sur le marché intérieur et au Portugal en raison des risques associés à l’exportation sur de longues distances, en particulier les problèmes de qualité causés par l’excès d’humidité. Dans ce contexte, les fraises grecques ont gagné du terrain sur le marché avec des fruits moins chers.

Avec l’amélioration des conditions météorologiques en mars, la production à Huelva a commencé à se redresser. Toutefois, depuis la fin du mois de mars, les exportateurs espagnols ont perdu leur position sur le marché et ont été contraints de réduire fortement les prix pour vendre leurs fruits, tombant ainsi en dessous des niveaux de rentabilité. Cette situation survient à un moment où les coûts du carburant et d’autres intrants ont augmenté. Outre la Grèce, la production provient également d’Italie, de France et des Pays-Bas.

« Les premiers mois de la saison représentent le moment où les exportateurs espagnols peuvent gagner le plus d’argent parce que les disponibilités en Europe sont moindres. Cependant, cette année, nous n’avons pratiquement pas eu de production. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une offre abondante à des prix défiant toute concurrence », a déclaré un producteur et exportateur de Huelva. « Nous nous attendons à ce que la production diminue en avril, puis augmente à nouveau en mai, mais si cette tendance à la baisse se poursuit, de nombreuses exploitations risquent de ne pas récolter, car elles perdraient de l’argent compte tenu des coûts de récolte. »

Allemagne : les importations dominent et la saison nationale commence lentement
La gamme de fraises récemment disponible sur le marché de gros allemand était large, avec des produits provenant des Pays-Bas, de Belgique, de Grèce, d’Italie et d’Espagne. Les premières fraises provenant des serres nationales ont sporadiquement commencé à apparaître fin mars. Après des semaines de pénurie, l’offre de fraises espagnoles en provenance de la région de Huelva a repris à la fin du mois de mars, bien que les volumes totaux soient restés inférieurs à ceux de l’année dernière. Néanmoins, les ventes ont clairement bénéficié du commerce de Pâques. Par ailleurs, les fournisseurs grecs et néerlandais font état de niveaux d’approvisionnement satisfaisants. Les prix dans toute la gamme sont supérieurs à ceux de l’année dernière.

Les premières quantités significatives de fraises provenant des cultures de plein champ allemandes sont attendues autour du 20 avril, selon les dernières informations de l’association de producteurs VSSE. La saison commence traditionnellement dans la région d’Oberkirch, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Selon la VSSE, les fraisiers sous tunnels sont actuellement en fleurs. La croissance s’est ralentie en raison des basses températures et de l’ensoleillement limité des semaines 13 et 14, ajoute le rapport.

Royaume-Uni : l’offre précoce s’accroît à l’approche de la pleine saison
Les fruits provenant des serres sont disponibles depuis un certain temps, et la production précoce sous tunnel a maintenant commencé, les volumes augmentant à la suite du temps favorable de cette semaine.

La principale saison des fraises au Royaume-Uni devrait commencer fin avril ou début mai si le temps favorable se maintient. La saison néerlandaise a commencé un peu plus tôt cette année, avec de bons volumes disponibles. Les prix semblent stables et devraient diminuer à mesure que les volumes augmentent. Un importateur espère que la saison néerlandaise sera plus stable et moins difficile que la saison espagnole.

Les prix des fruits sont restés inchangés, mais les coûts de transport ont augmenté depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Les coûts du fret aérien ont augmenté, de même que les prix du transport routier. L’importateur indique que ces coûts sont actuellement absorbés, mais que cela ne peut être maintenu sur une longue période.

France : les volumes de Gariguette dépassent les 1 000 tonnes par semaine
La saison française arrive à un tournant décisif, la production de gariguettes dépassant désormais 1 000 tonnes par semaine à la suite de l’amélioration des conditions météo. Cela fait suite à un démarrage retardé et à des pénuries d’approvisionnement antérieures causées par des températures froides et du vent. Le marché a également subi la pression des importations espagnoles à bas prix, qui a créé des problèmes de prix pour les fruits français.

Pour l’instant, les ventes restent relativement bonnes, bien qu’il y ait de grandes différences de prix dans les supermarchés pour le même produit, les fraises gariguettes françaises allant de 2,5 à 5 €. Dans les semaines à venir, l’augmentation des volumes, en particulier des fraises rondes, rendra les niveaux de consommation importants pour assurer la fluidité des ventes et maintenir l’équilibre du marché.

Amérique du Nord : l’offre dépasse la demande dans toutes les régions
L’offre de fraises aux États-Unis est actuellement importante. En Californie, Santa Maria signale des niveaux de production élevés, avec des fruits de bonne saveur et de bonne couleur. Le pic de l’offre conventionnelle est en cours et devrait se poursuivre jusqu’à la semaine 19. En bio, il est est prévu entre les semaines 16 et 20.

Oxnard et Salinas-Watsonville sont également en production. Dans les régions de culture de la Californie, les cultures se sont développées au cours d’un hiver plus chaud que la normale, associé à des précipitations régulières. En conséquence, des régions telles que Salinas-Watsonville devraient produire davantage que l’année dernière à la même époque.

La Floride a terminé sa saison. Plus tôt dans l’année, les producteurs ont été affectés par les gelées de fin janvier et de début février, mais l’offre s’est rétablie plus récemment. La région de Baja est en grande partie terminée, bien que l’on signale que certains fruits traversent encore la frontière.

Entre-temps, l’offre dépasse la demande. Le marché bio a été plus faible que prévu, alors que l’on s’attend à ce que le marché conventionnel se renforce. Certains rapports indiquent que certains expéditeurs de Santa Maria n’emballent pas pendant le premier ou les deux premiers jours après Pâques afin de soutenir le marché. Le mois d’avril devrait être un mois chargé pour les promotions de fraises.

Afrique du Sud : les plantations tardives retardent l’approvisionnement local
En raison des pluies prolongées, les producteurs ont planté un peu plus tard que d’habitude, et les premières fraises locales sont arrivées cette semaine sur le marché de Johannesburg, selon un négociant. « Nous avons eu un peu de fraises importées, maintenant nous allons passer aux producteurs locaux. »

Une barquette de 250 g de fraises se négocie actuellement sur le marché de gros entre 2,37 et 2,97 €, ce qui est excellent. Toutefois, ce niveau ne devrait durer que quelques semaines, jusqu’à ce que les volumes augmentent. Selon le site web du marché de Johannesburg, les fraises, dont la disponibilité est extrêmement limitée à l’heure actuelle, se vendent à 10,74 €/kg.

Le Moyen-Orient fait désormais partie intégrante de la campagne d’exportation de fraises de l’Afrique du Sud, et un exportateur indique que les expéditions devraient commencer cette semaine ou la suivante. La réouverture du détroit d’Ormuz serait donc plus que le bienvenu.

Égypte : pression des coûts et variabilité de la qualité
Le secteur égyptien des fraises congelées fait état de volumes stables, mais de difficultés persistantes en matière d’uniformité et de contrôle des coûts. Selon un exportateur, les surfaces et les volumes sont en place, mais les conditions météorologiques variables affectent la fiabilité des fruits. « Le marché ne manque pas de fraises, mais de fruits sur lesquelles on peut vraiment compter », déclare Reham Suhry, directrice générale de l’exportateur égyptien de fraises Egyberries.

Les exportateurs se concentrent sur un contrôle plus étroit au niveau de l’exploitation, sur la traçabilité et sur la sélection des fournisseurs pour gérer la variabilité. Dans le même temps, les coûts des intrants ont augmenté : le carburant a augmenté d’environ 30 %, l’électricité de 15 à 20 % et les coûts d’emballage de 50 %.

Les acheteurs mettent plus de temps à prendre leurs décisions, ce qui se traduit par des périodes de stockage plus longues et des coûts de financement plus élevés. Les impacts indirects des marchés mondiaux du transport maritime et de l’énergie affectent également la planification logistique.

En réaction, les exportateurs réduisent leur base de fournisseurs et donnent la priorité à la gestion de la qualité et à la conformité. Les conditions du marché devraient rester inchangées à court terme, avec une pression continue sur les coûts et une variabilité de l’offre.


© FreshPlaza.fr / Stefan Jansen van Nieuwenhuizen

GLOBAL MARKET OVERVIEW STRAWBERRIES by FreshPlaza

GLOBAL MARKET OVERVIEW STRAWBERRIES

The global strawberry market is entering a phase where timing, rather than volume alone, is defining outcomes. Across regions, supply is increasing, but not always at the right moment, not always at the right quality, and not always at prices that reflect rising costs. What appears on the surface as a recovery in availability is, in many cases, masking deeper imbalances between production, market windows, and input pressures.

As the season unfolds from early European harvests to peak volumes in North America and emerging supply in the Southern Hemisphere, growers and traders are navigating a market where weather, cost inflation, and shifting demand patterns are increasingly interconnected. The result is a campaign shaped less by shortages or surpluses alone, and more by how effectively each region can align supply with market expectations.

Netherlands: Prices lag behind rising costs
“Easter remains a key reference point on the strawberry market for the start of the Dutch season. In the run-up to the holidays, there is always a shortage of strawberries,” says a Dutch grower. “We are currently starting the Elsanta season, which used to be the standard. However, we have already had several weeks of harvesting everbearers, which has allowed us to supply customers in Norway in particular with strawberries.”

The grower describes the expansion of everbearing varieties as a major advantage. “It enables us to achieve a much more even production pattern, allowing us to offer retail stronger programs and a more reliable product. In April and May, there will still be some peak volumes, but beyond that, strawberry cultivation is increasingly becoming a year-round activity, with continuous supply. These more even patterns also allow us to supply larger volumes to the market. Under optimal growing conditions, we are able to produce year-round. This year, we experienced a gap of three to four weeks.”

At the same time, challenges remain, particularly due to rising energy costs. “If this trend continues, winter strawberry production will become much more difficult. Production costs are currently rising rapidly. While current market prices are sufficient to sell our strawberries, they are not high enough to support further development of the crop, as strawberry prices are not keeping pace with rising costs, putting significant pressure on the market.”

Belgium: Strawberry volumes increase with stabilising prices
The new strawberry season has started in Belgium. After an initial phase with smaller volumes, unlit crops have now fully come into production. “This means that volumes are now increasing rapidly, but in the first weeks they are very weather-dependent,” says a Belgian trader. “Strawberries are always weather-dependent, of course, but leading up to Easter, it seemed there was enough supply. Then the weather turned bad, and prices immediately increased. Now, however, good volumes are coming onto the market with prices that everyone can work with.”

“You can really see that there is strong demand for local soft fruit, because there were many quality issues over the past months from Spain, Portugal, and Morocco, so everyone was eagerly waiting for the local product. Now that it’s here, it’s selling quickly in the local markets, but in fact we are exporting across Northern Europe.”

Italy: Area expands as prices come under pressure
Overall, the outlook for the 2026 strawberry growing season is positive, characterised by an increase in the area under cultivation, particularly in Italy and Spain, and continued sector growth. Yields vary depending on the varieties and cultivation methods used, ranging from around 27,000 kg per hectare in soil-based systems to over 50,000 to 68,000 kg per hectare in soilless systems. In Italy, the cultivated area has increased by around 250 hectares, confirming the sector’s development. At the same time, production areas are shifting towards the south of the country. In Campania, cultivation continues to expand, rising by 6 per cent compared to last year to reach over 1,200 hectares. In Basilicata, the cultivated area has increased by 17 per cent compared to 2025, reaching approximately 1,280 hectares. Together, these two regions account for 2,500 hectares, representing 56 per cent of the national total. Meanwhile, cultivated areas in Calabria have decreased by 4 per cent, while those in Sicily have increased slightly by 2 per cent. In the north, the total cultivated area is estimated at just over 900 hectares in 2026, representing a decrease of 1 per cent.

In week 14, the wholesale price of strawberries fell by 11.2 per cent compared to the previous seven days. The abundance of Spanish produce, traded at prices ranging from €2.50 to €2.80 per kg, has put downward pressure on Italian varieties. Production from the Campania region is priced at €3.00 to €3.50 per kg, while Sicilian strawberries are priced at around €4.00 per kg. The Sabrosa variety from Basilicata is priced at around €5.00 per kg, while the Inspire variety is priced between €5.00 and €6.00 per kg.

According to YouGov data, over 70 per cent of Italian households purchase strawberries. Purchase frequency is increasing, with the average number of purchases rising from around 6.2 to 7.1 per year, marking a 9 per cent increase. Supermarkets and discount stores remain the main points of purchase. Although growing, the organic strawberry segment remains limited.

Spain: Weather impact and price decline
The Spanish strawberry season is proving to be one of the most difficult in recent years. In the first months, up to mid-February, it was affected by heavy rainfall, colder temperatures, and strong winds, which caused damage to greenhouse infrastructure and sharply reduced fruit availability, at times by more than half during the season.

Supply remained very limited until mid-March, passing through the Valentine’s Day period, when orders usually increase, without being able to meet demand. During this period of scarcity, a large share of shipments remained within the domestic market and Portugal due to the risks associated with exporting over longer distances, particularly quality issues caused by excess humidity. In this context, Greek strawberries gained ground in the market with lower-priced fruit.

With improved weather in March, strawberry production in Huelva began to recover. However, since the end of March, Spanish exporters have lost their position in the market and have been forced to reduce prices sharply in order to sell their fruit, falling below profitability levels. This comes at a time when fuel and other input costs have increased. In addition to Greece, production is also coming from Italy, France, and the Netherlands.

“In the first months of the season, it is when Spanish exporters can make the most money because availability in Europe is lower, but this year we have hardly had any production. Now we are facing abundant supply at rock-bottom prices,” said a producer and exporter from Huelva. “We expect production to decline in April and then increase again in May, but if this downward trend continues, many farms may be left unharvested, because it would mean losing money given the harvesting costs,” the exporter warned.

Germany: Imports dominate as domestic season begins slowly
A wide range of strawberries was recently available on the German wholesale market, with produce sourced from the Netherlands, Belgium, Greece, Italy, and Spain. The first domestic greenhouse strawberries also began to appear sporadically in the last week of March. Following weeks of shortages, the supply of Spanish strawberries from the Huelva growing region picked up again at the end of March, although total volumes remained below last year’s levels. Nevertheless, strawberry sales clearly benefited from the Easter trade. Meanwhile, suppliers of Greek and Dutch fruit report satisfactory supply levels. Prices across the range are above last year’s levels.

The first significant quantities of strawberries from German open-field cultivation are expected around 20 April, according to the latest information from the growers’ association VSSE. The season traditionally begins in the region around Oberkirch in the southwest of Germany. According to the VSSE, strawberry plants in high tunnels are currently in bloom. Growth has slowed due to low temperatures and limited sunshine in calendar weeks 13 and 14, the report adds.

United Kingdom: Early supply builds as main season approaches
The UK strawberry season is getting underway. Fruit from glasshouses has been available for some time, and early tunnel production has now started, with volumes increasing following this week’s favourable weather.

The main UK strawberry season is expected to begin at the end of April or early May if the favourable weather continues. The Dutch season has started slightly earlier this year, with good volumes available. Prices appear stable and are expected to decline as volumes increase.

One importer hopes the Dutch season will be more stable and less challenging than the Spanish season. Conditions in Spain were cold and wet, followed by a surge in volumes just before Easter, coinciding with the start of the Dutch season. It has been a very difficult season for Spanish growers.

Fruit prices have remained unchanged, but transport costs have increased since the start of the conflict in the Middle East. Air freight costs have risen, as have road transport prices. The importer indicates that these costs are currently being absorbed, but this cannot be sustained over a longer period.

France: Gariguette volumes exceed 1,000 tons per week
The French strawberry season is reaching a key turning point, with gariguette production now exceeding 1,000 tons per week following improved weather conditions. This follows a delayed start and earlier supply shortages caused by cold temperatures and wind. The market has also come under pressure from low-priced Spanish imports, creating pricing challenges for French fruit.

For now, sales remain relatively good, although there are wide price differences in supermarkets for the same product, with French gariguette strawberries ranging from €2.50 to €5.00. In the coming weeks, rising volumes, particularly of round strawberries, will make consumption levels important to ensure smooth sales and maintain market balance.

North America: Supply exceeds demand across regions
Strawberry supply in the U.S. is currently strong. In California, Santa Maria is reporting high production levels, with fruit showing good flavour and colour. Conventional peak supply is underway and is expected to continue until week 19. Organic peak supply is forecast between weeks 16 and 20.

Oxnard and Salinas-Watsonville are also in production. Across California’s growing regions, crops have developed under a warmer-than-normal winter combined with regular rainfall. As a result, areas such as Salinas-Watsonville are expected to produce more than they did at the same time last year.

Florida has concluded its season. Earlier in the year, growers were affected by freezes in late January and early February, although supply recovered more recently. Baja is largely finished, although there are reports that some fruit is still crossing the border.

Meanwhile, supply is exceeding demand for strawberries. The organic market has been weaker than expected, while there are expectations that the conventional market may strengthen. Some reports indicate that certain shippers in Santa Maria are not packing during the first one or two days after Easter in an effort to support the market. April is expected to be a heavy month for strawberry promotions.

South Africa: Late planting delays local supply
Due to prolonged rainfall, strawberry growers planted slightly later than usual, and the first local strawberries arrived this week at the Johannesburg Fresh Produce Market, according to a trader. “We’ve had a bit of imported strawberries, now we’ll switch over to the local growers.”

A 250g punnet of strawberries is currently trading on the wholesale market at between €2.37 and €2.97, which the trader describes as an excellent farm-gate price, comparing favourably with export prices. However, this level is expected to last only a few weeks until volumes increase. According to the Johannesburg market’s website, strawberries, with extremely limited availability at present, are selling for €10.74 per kilogram.

The Middle East has become an integral part of South Africa’s strawberry export campaign, and one exporter indicates that shipments are expected to begin this week or next. The reopening of the Strait of Hormuz is therefore welcomed by exporters.

Egypt: Market faces cost pressure and quality variability
In Egypt, the fresh strawberry season lasted longer than usual, starting earlier and ending later than last season. Volumes increased due to a sharp rise in acreage and the entry of new investors. Industry sources estimate that acreage increased by more than one-third. As a result, an oversupply developed. At the start of the season, Egyptian strawberries were exported to Gulf countries at prices below production costs, before stabilising in line with the previous season.

Production costs rose to around €8,835 per hectare, compared to €5,301 per hectare last season, according to one grower. Producers also reported issues with seedling quality, requiring replanting. One producer stated, “In particular, the Sensation variety, in our experience, has performed poorly for both fresh export and industrial processing, proving extremely susceptible to disease and adverse weather conditions. We will therefore discontinue this strawberry variety next season.”

Fruit processing remained a key outlet for the sector, with Poland emerging as an important market for frozen strawberry exports. Several growers indicated that production was too high this season, and a reduction in acreage is expected next season as some new entrants exit the market.

Egypt’s frozen strawberry sector is reporting stable volumes but ongoing challenges around consistency and cost control. According to an exporter, acreage and volumes are in place, but variable weather conditions are affecting fruit reliability. “The market is not short of strawberries; it’s short of strawberries you can truly rely on,” says an Egyptian exporter.

Exporters are focusing on closer farm-level control, traceability, and supplier selection to manage variability. At the same time, input costs have risen, with fuel up around 30 per cent, electricity 15 to 20 per cent higher, and packaging costs increasing by up to 50 per cent. Buyers are taking longer to make decisions, resulting in longer storage periods and higher financing costs. Indirect impacts from global shipping and energy markets are also affecting logistics planning.

Morocco: Lower yields and shifting production
In Morocco, the strawberry industry continues to lose ground. It is experiencing a structural decline, primarily due to Egypt’s dominance of the international market. The area devoted to strawberries in Morocco has fallen from 3,700 hectares in 2022 to 2,300 hectares in 2025, while Moroccan strawberries are 10 to 15 per cent more expensive than Egyptian strawberries.

In 2026, the season was severely impacted by adverse weather conditions in the north of the country. Sizes and yields were reduced due to continuous rain, cold temperatures, and fewer hours of sunshine. One producer estimates yield losses at one-third of volumes.

Exporters then faced logistical problems in a major market, the Gulf region. At the same time, exporters encountered a favourable market, with strong demand and satisfactory prices. One producer says, “The production shortfall is offset by high demand, both locally and in export markets. International demand is particularly high, and we are able to export up to 60% of our harvest.”

Production is expected to shift in the future, with more strawberries being grown in the central region of Agadir and the Dakhla region in the south, as well as through efforts to develop new varieties.

Next Topic: Pineapples Publication date: Fri 10 Apr 2026

© FreshPlaza.com / Stefan Jansen van Nieuwenhuizen

« Nordica A81 est une variété de type nordique dont la qualité est comparable à celle des myrtilles méridionales » par Caliplant (Espagne) et FreshPlaza

Caliplant (Espagne)

« Nordica A81 est une variété de type nordique dont la qualité est comparable à celle des myrtilles méridionales »

Le développement variétal des myrtilles continue sa progression, même si tous les segments n’ont pas évolué au même rythme. Alors que pendant des années, la sélection s’est concentrée sur les variétés précoces à faible besoin en froid, les variétés septentrionales sont restées relativement à la traîne en termes de qualité. C’est dans ce segment que Nordica A81 s’est imposée, une variété issue du programme génétique Blueberica qui, après sa troisième année de commercialisation au Chili, commence à se positionner comme une alternative différentielle dans la catégorie des myrtilles Nothern highbush.

L’origine de ce projet remonte au Chili, où le programme d’hybridation Blueberica a été lancé entre 2012 et 2013 par la société Comercial Alfa, sous la direction du sélectionneur Alejandro Navarro, explique Juan Luis Jiménez, PDG de Caliplant. « C’est un hybrideur jouissant d’une grande renommée internationale, notamment dans le domaine de la cerise, où son programme MEDA a connu une expansion très importante à l’échelle mondiale. »

« Dès le début, l’objectif du programme était clair : développer des variétés adaptées aux conditions très exigeantes des zones froides, en se concentrant sur le marché chilien. Dans ce cadre, les premières sélections ont vu le jour, parmi lesquelles Nórdica A81 s’est distinguée par sa combinaison inhabituelle d’attributs. »

« Il s’agit d’une variété de type nordique, mais avec une qualité de fruit comparable aux myrtilles du sud, où la génétique est beaucoup plus développée. Ce point est particulièrement important dans un contexte où la transition entre les variétés précoces et celles de mi-saison implique généralement une perte de qualité en termes de taille, de consistance ou de saveur. »

Une fenêtre similaire à celle de variétés établies avec une meilleure productivité
Nordica A81 s’écarte largement de cette dynamique. « En termes de production, elle se situe dans une fenêtre similaire aux variétés consolidées comme Duke, avec une légère précocité dans certains cas, mais avec un saut de productivité significatif. À partir de la troisième année, nous obtenons des rendements compris entre 3,5 et 4,5 kg par plante, certains dépassant même les 5 kg, ce qui est très remarquable pour une variété présentant ces caractéristiques. »

« Le calibre est généralement supérieur à 18 mm, accompagné d’une très belle floraison, d’une bonne fermeté et d’une texture avec un très bon caractère croquant, offrant une expérience cohérente et équilibrée. »

L’un des facteurs clés de son développement a été son orientation vers des marchés d’exportation exigeants. « En tant que variété développée dans l’hémisphère sud, elle est conçue pour résister aux longs voyages. Nous parlons d’une période post-récolte de plus de 60-65 jours, ce qui la positionne très bien pour les programmes commerciaux à longue distance. »

La troisième année de la phase commerciale au Chili a été décisive pour valider le potentiel observé dans les phases expérimentales. « Les résultats de cette dernière campagne ont été spectaculaires et confirment ce qui avait déjà été observé dans les essais : productivité, calibre et qualité des fruits à des niveaux très constants. »

Nouvelle phase d’expansion internationale
Ce tournant a marqué le début d’une nouvelle phase dans la stratégie d’expansion internationale du programme. Actuellement, Nórdica A81 est en cours d’enregistrement tant au Chili qu’en Europe, où des développements ont déjà été lancés en collaboration avec la pépinière spécialisée Battistini Vivai. En Italie, plus précisément dans la région de Cesena, un showroom a été mis en place depuis deux ans, où des évaluations agronomiques et des dégustations de fruits ont été réalisées.

« En Europe, nous sommes dans une phase d’ouverture de licences d’essai avec de grandes entreprises. L’idée est qu’elles puissent évaluer non seulement Nórdica, mais aussi d’autres sélections du programme Blueberica qui sont à des stades avancés. »

Parallèlement, les étapes de développement sont en cours de préparation sur des marchés clés tels que les États-Unis, la Chine, le Maroc, le Mexique et le Royaume-Uni, où l’on constate déjà un intérêt de la part des producteurs, en particulier dans les régions où les conditions sont propices à l’utilisation de variétés à heure de réfrigération élevée.

Le projet Blueberica est conçu comme une structure mondiale de développement variétal. « Comercial Alfa, sous la direction d’Alejandro Navarro, agit en tant que sélectionneur et Caliplant en tant que développeur mondial du programme, et nous avons des partenaires stratégiques dans chaque région pour la mise en œuvre locale. »

« Dans le cadre de cette approche, Nordica A81 est présentée comme la première référence majeure du programme, mais pas la seule. Nous travaillons déjà sur plusieurs sélections supplémentaires qui pourraient compléter l’offre dans différentes fenêtres de production. »

D’un point de vue technique, l’un des aspects les plus appréciés est précisément sa capacité à combler une lacune sur le marché. « La plupart des programmes génétiques se sont concentrés sur les variétés précoces, mais il y a moins de concurrence dans le segment des variétés septentrionales. C’est là que nous voyons une grande opportunité, parce que le marché y exige de la qualité également. »

Pour plus d’informations :
Caliplant
caliplant@caliplant.com
www.caliplant.com
www.blueberica.com

SanLucar : miser sur le volume et surtout sur le goût avec des fraises et fruits rouges premium patr FreshPlaza

SanLucar : miser sur le volume et surtout sur le goût avec des fraises et fruits rouges premium

Depuis son entrée dans le groupe SanLucar, l’entreprise française Buonanno, basée à Saint-Charles International à Perpignan, mise sur une fraise bien particulière : la fraise premium SanLucar, au cœur de la stratégie premium fruits rouges de SanLucar.
Derrière cette fraise premium se trouve une variété club, sélectionnée pour ses qualités gustatives et clairement positionnée comme un produit premium.

« La fraise SanLucar se distingue par son profil aromatique. Elle apporte plus de parfum et plus de goût », souligne Fabien Lefebvre, directeur général de Buonanno.
Son calibre correspond également très bien – voire mieux – aux attentes du marché français que d’autres variétés. « En Espagne, on privilégie des calibres plus importants, alors qu’en France, on recherche quelque chose de plus fin et plus homogène. »

Une production maîtrisée le long de l’arc méditerranéen
La stratégie de production repose sur un modèle intégré et structuré. Nous travaillons dans le cadre d’un programme variétal avec des producteurs partenaires sélectionnés et des experts – en Espagne, dans le nord du Maroc, en Tunisie ainsi qu’en Europe du Nord pendant la saison estivale.

« Nos producteurs cultivent nos variétés premium dans le cadre de notre programme, et nous en assurons ensuite la commercialisation. Celle-ci se fait principalement en barquettes type pitufo en caisses de 1 kg, particulièrement adaptées au marché français », explique Fabien Lefebvre.

Une partie de la production tunisienne est également destinée à d’autres marchés, notamment le Moyen-Orient. Toutefois, en raison du contexte géopolitique actuel, une partie des volumes a été redirigée vers la France. « Cela représente dès le départ un à deux camions supplémentaires par semaine, ce qui s’inscrit parfaitement dans notre positionnement premium. »

Une campagne espagnole marquée par des défis climatiques
« La campagne espagnole a été très difficile, avec des conditions climatiques extrêmes. L’un de nos fournisseurs a même perdu de nombreuses surfaces de serres à cause d’une tornade », indique le directeur général.

Après un début de saison solide en décembre et janvier, le mois de février s’est révélé beaucoup plus tendu. Grâce à la robustesse de la variété, les pertes ont toutefois été limitées.
« Nous avons rencontré très peu de problèmes de qualité. Cette fraise présente une excellente tenue. »

Le marché a lui-même connu un retournement brutal : « Les prix étaient stables jusqu’à récemment, mais avec l’arrivée d’un temps ensoleillé et chaud, les volumes ont afflué massivement sur le marché et les prix ont été divisés par trois en quatre jours. »

Une baisse à relativiser à l’approche de Pâques : « À cette période, la demande en fraises augmente toujours, ce qui est généralement positif pour la campagne. »

Anticipation et visibilité comme leviers stratégiques
Dans un marché de plus en plus concurrentiel – notamment avec des productions belges et néerlandaises particulièrement précoces cette année – Buonanno mise sur l’anticipation et la différenciation.

« Nous travaillons avec un groupe sélectionné de grossistes et de spécialistes à la recherche de produits à forte valeur ajoutée. Nous privilégions une logique de valeur plutôt que de volume. »

L’entreprise s’appuie également sur une planification précise, véritable atout pour piloter qualité et volumes : « Une grande partie de nos fruits rouges SanLucar est produite par nos propres exploitations et des partenaires de longue date. Cela nous donne une bonne visibilité sur nos volumes, nous permet de mieux anticiper et de limiter les variations. C’est un modèle très structuré qui rend le travail beaucoup plus fluide. »

Perspective : une production française
Dès l’année prochaine, une nouvelle étape pourrait être franchie avec le lancement d’une production en France. « L’idée est que, dès que nous entrons en saison dans une zone donnée, nous basculions vers une production locale », conclut Fabien Lefebvre.

Une évolution qui devrait renforcer encore davantage la présence des fruits rouges SanLucar sur le marché français. L’exemple des fraises premium SanLucar illustre comment la stratégie fruits rouges de SanLucar apporte de réels bénéfices aux consommateurs et, en particulier, aux partenaires distributeurs – y compris pour les framboises et les myrtilles. Date de publication: lun. 13 avr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

Publication du rapport sur le marché des fruits rouges 2026 par Milbor

Photo de la première page: © Milbor sp. z o.o Date de publication: mer. 11 mars 2026

Publication du rapport sur le marché des fruits rouges 2026

La nouvelle édition 2026 du rapport consacré au marché des fruits rouges analyse les dynamiques qui transforment les filières de la fraise, de la framboise et de la mûre. Rédigé notamment par Cindy van Rijswick, Jorge Duarte, Marco R. Butera, Matteo Molari et Agnieszka Orzeł, le document propose une vue d’ensemble du secteur à l’échelle internationale. La publication est disponible ici.

Cet article présente les principaux thèmes abordés dans l’étude, qui rassemble huit analyses d’experts ainsi que trois études de cas de producteurs.

« Framboises et fraises en Europe : données, structures et nouvelle géographie »
Dans cette section, Jorge Duarte, consultant chez Hortitool Consulting, analyse les évolutions structurelles du secteur européen des fruits rouges. La production de fraises reste fortement concentrée, avec l’Espagne, la Pologne et l’Allemagne en tête, tandis que la framboise, bien que moins volumineuse, joue un rôle majeur dans la création de valeur.

La principale évolution concerne la transition progressive des cultures de plein champ vers des systèmes protégés et hors-sol. L’Europe occidentale et méridionale se spécialise de plus en plus dans la production sous tunnels et sur substrat pour le marché du frais, tandis que l’Europe centrale et orientale reste davantage orientée vers la transformation.

Selon Jorge Duarte, la compétitivité future du secteur dépendra d’investissements ciblés dans les cultures protégées, de l’innovation variétale et d’une meilleure intégration entre les segments du frais et de la transformation.

« Culture sur table et culture sous tunnel : quand vaut-il la peine d’investir ? »
Cindy van Rijswick, analyste chez Rabobank, examine la rentabilité économique des systèmes de culture protégée. Dans le nord-ouest de l’Europe, les tunnels et la culture sur table sont déjà largement adoptés, tandis que leur développement s’accélère dans d’autres régions face à la volatilité climatique et aux exigences croissantes de la distribution.

Les investissements initiaux sont élevés, mais peuvent être compensés par des rendements supérieurs, une meilleure efficacité de la main-d’œuvre et une plus grande régularité de l’approvisionnement, à condition que les producteurs disposent de débouchés commerciaux solides.

Cindy van Rijswick souligne toutefois qu’il n’existe pas de modèle unique : la réussite dépend du savoir-faire du producteur, du climat local, de l’accès au capital et de la structure de la clientèle. Les nouvelles variétés brevetées et les avancées en sélection pourraient également modifier l’équilibre économique de la production.

« L’importance des variétés polonaises de mûres et de framboises sur le marché des fruits rouges »
Agnieszka Orzeł, spécialiste chez Dr Berry, met en lumière l’importance croissante des programmes de sélection polonais. La progression de la consommation intérieure et du potentiel d’exportation est étroitement liée à l’apparition de nouveaux cultivars à haut rendement, plus fermes et plus résistants, adaptés à la production sous tunnel et à l’allongement des saisons.

Elle décrit également l’évolution des initiatives publiques et privées en matière de sélection, ainsi que le rôle du registre national et des systèmes polonais de protection temporaire des variétés. La résistance climatique, l’aptitude à la récolte mécanique et la qualité sensorielle figurent désormais parmi les priorités. Selon Agnieszka Orzeł, la Pologne est en train de devenir un centre d’innovation majeur pour les variétés de Rubus en Europe centrale.

« Les nouvelles variétés remodèlent le marché de la framboise »
Matteo Molari, de G-Berries, analyse la multiplication rapide des nouveaux cultivars de framboises et la nécessité d’une sélection davantage orientée vers le marché. Les critères dominants incluent la durée de conservation, la fermeté, la couleur et les périodes de récolte ciblées, en particulier dans les zones de production hivernale et les climats continentaux.

Toutefois, Matteo Molari met en garde contre une possible négligence du goût, pourtant essentiel pour fidéliser les consommateurs et structurer le marché à long terme. Il plaide pour une collaboration renforcée entre obtenteurs, producteurs et distributeurs, avec des stratégies variétales plus personnalisées remplaçant l’ancien modèle « une variété pour tous ».

« L’importance de la fertilisation de précision dans la culture moderne des fraises et des framboises »
Marco R. Butera, de Better Berries, se penche sur un élément technique clé de la production moderne de fruits rouges : la fertigation de précision. Dans les systèmes hors-sol, où le substrat n’offre pas l’effet tampon du sol, la gestion de l’eau et des nutriments doit être particulièrement précise et pilotée par des données. La fertigation informatisée, la surveillance en temps réel de la conductivité électrique (EC) et du pH, ainsi que l’irrigation pilotée par capteurs permettent d’optimiser les rendements, la fermeté des fruits et leur durée de conservation, tout en réduisant les pertes. Bien que ces systèmes nécessitent des investissements et des compétences techniques, Marco R. Butera estime qu’ils contribuent à améliorer l’efficacité, la durabilité et la stabilité des exploitations.

« Tendances sur le marché de l’emballage des fruits rouges »
Justyna Bąk, du groupe Guillin, analyse les évolutions du marché de l’emballage, marqué par des exigences croissantes en matière de durabilité et de logistique.

Les solutions mono-matériau en RPET, les emballages allégés et la technologie d’operculage (top-seal) gagnent du terrain, permettant de réduire l’utilisation de plastique tout en restant compatibles avec les lignes automatisées.

Si les alternatives à base de fibres progressent, le plastique reste pour l’instant dominant en raison de son coût, de sa transparence et de ses avantages logistiques. Selon Justyna Bąk, l’automatisation et la recyclabilité devraient toutefois guider la prochaine phase d’innovation dans ce domaine.

« Technologie d’operculage pour les fruits rouges : retours d’expérience »
Pour Neil Ashton, de Packaging Automation Ltd., l’operculage est devenu une technologie clé pour la protection des fruits rouges, particulièrement sensibles aux manipulations.

Des scellages fiables, la compatibilité avec différents matériaux et l’intégration avec les systèmes d’atmosphère modifiée permettent de réduire les pertes et d’améliorer la stabilité de la chaîne d’approvisionnement.

Selon Neil Ashton, les progrès techniques – notamment l’adaptation des machines aux films à base de papier – facilitent la transition vers des solutions plus durables, tout en maintenant l’efficacité opérationnelle.

« Comment la technologie répond aux défis de l’emballage des fruits tendres »
Grzegorz Mironiuk, de Milbor PMC, s’intéresse aux réalités de l’emballage des fruits rouges, une activité qui reste fortement dépendante de la main-d’œuvre.

Selon lui, une automatisation totale n’est pas réaliste dans ce secteur. En revanche, des lignes manuelles ou semi-automatiques bien conçues permettent de trouver un équilibre entre intervention humaine et contrôle technologique.

Les systèmes de pesée intégrés et les logiciels de gestion de production permettent notamment de réduire les pertes de poids, d’améliorer la productivité et de faciliter la gestion de la main-d’œuvre. Dans un contexte de pénurie de travailleurs et de marges serrées, ces solutions basées sur les données offrent des gains d’efficacité mesurables.

Le rapport inclut également les témoignages de trois entreprises en forte croissance dans la filière : Lymouna Matysha au Maroc, Yami Fruits en Roumanie et Gospodarstwo Ogrodnicze Chenczke en Pologne.

Pour plus d’informations :
Milbor
https://milborpmc.com/

Photo de la première page: © Milbor sp. z o.o Date de publication: mer. 11 mars 2026