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De bons volumes de fraises pour la quinzaine de Wimbledon par Ben Goodchild – Nationwide Produce (Royaume-Uni) et Fresh Plaza

Ben Goodchild – Nationwide Produce (Royaume-Uni)

De bons volumes de fraises pour la quinzaine de Wimbledon

C’est la semaine de Wimbledon, et la demande en fraises est particulièrement soutenue au Royaume-Uni. Le tournoi coïncide habituellement avec une période de moindre disponibilité en raison des cycles de production, mais cette année, la situation est quelque peu différente.

« Les fortes chaleurs ont perturbé le cycle habituel, et nous devrions disposer d’un volume raisonnable de fruits issus des producteurs britanniques sur cette période. Il y a de la marchandise disponible pour tous les segments du marché et à tous les niveaux de gamme », a déclaré Ben Goodchild de Nationwide Produce.

« Malgré la chaleur intense au Royaume-Uni, la saison a bien démarré et les volumes étaient satisfaisants, en adéquation avec la demande. La première vague de chaleur a accéléré la production, suivie d’une seconde qui l’a de nouveau fait progresser, mais cette fois en pleine période de forte demande. L’offre et la demande s’équilibrent désormais correctement. Si les ventes au détail se maintiennent au niveau de la production, nous resterons en équilibre, ce qui est une bonne chose pour les producteurs. »

Pendant les épisodes caniculaires, les consommateurs sont restés chez eux, mais Ben Goodchild espère qu’ils vont reprendre leurs habitudes de sortie.

« Pendant la canicule, les gens ne sortaient que pour acheter l’essentiel. On espère qu’ils vont maintenant retourner dans les commerces et les restaurants. Les écoles étaient également fermées, ce qui a réduit la demande en restauration hors domicile. »

Une fin de saison anticipée ?
« La durée de la saison dépend de l’état sanitaire des plants. La plupart des producteurs ont planté des variétés qui présentent généralement deux pics de production distincts par saison. Étant donné que le premier pic a été précoce, certains producteurs pourraient obtenir une troisième récolte sur leurs plants cette saison, mais tout dépendra des conditions météorologiques, car les plants ont subi un stress important lors des 38 degrés enregistrés. »

Wimbledon
L’approvisionnement devrait rester relativement stable pendant toute la durée du tournoi.
« La demande augmente bien pendant les deux semaines de Wimbledon, mais moins qu’auparavant. Pour le commerce de gros, l’effet est plus marqué à Londres, où se déroule l’événement. »

Importations
En début de semaine dernière, la production nationale britannique était légèrement insuffisante, et quelques volumes ont été importés des Pays-Bas et de Belgique afin de répondre à la demande.

« Les perspectives pour le reste de la saison reposent entièrement sur la production britannique, mais il est appréciable de pouvoir se tourner ponctuellement vers le continent en cas de besoin. »

Pour plus d’informations :
Ben Goodchild
Nationwide Produce
Tél. : +44 1775 667100
ben@nationwideproduce.com
www.nationwideproduce.com Date de publication: lun. 6 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Nichola McGregor

“Nous observons un beau calibre et une qualité remarquable » par Jill Witheyman – Angus Soft Fruit (Royaume-Uni) et FreshPlaza

Jill Witheyman – Angus Soft Fruit (Royaume-Uni) :

« Nous observons un beau calibre et une qualité remarquable »

La récolte des framboises écossaises a débuté début juin chez Angus Soft Fruits, et la campagne s’annonce sous de très bons auspices. Des conditions de culture favorables ont soutenu un développement vigoureux des cultures, et les producteurs entrent désormais en pleine période de production. « La qualité est particulièrement encourageante, avec un calibre, une saveur et une teneur en sucre excellents constatés sur l’ensemble de la récolte », déclare Jill Witheyman, responsable marketing.

« Arbroath reste au cœur de notre production de framboises et de nos activités de sélection variétale. La ferme d’East Seaton, près d’Arbroath, accueille nos essais de sélection, nos équipes d’agronomie et nos programmes de production commerciale, où nous continuons à développer et à évaluer la prochaine génération de variétés de framboises. Au Royaume-Uni, nous disposons de 60 hectares dédiés à la production de framboises. »

Selon Jill Witheyman, la saison se déroule globalement conformément aux prévisions. « La production des framboises de première période a désormais atteint son pic, tandis que les cultures à plantation tardive entrent en production et contribuent à assurer une transition fluide tout au long de la saison. Dans l’ensemble, le profil de récolte est resté stable, ce qui conforte la confiance des distributeurs et des consommateurs quant à la régularité de l’approvisionnement. »

AVA Dali

Des conditions de culture favorables
La météo a été clémente et les conditions de culture globalement propices. Des températures élevées et un bon ensoleillement ont favorisé une croissance vigoureuse des plantes et un bon développement des fruits.

« Comme toujours, la culture de la framboise exige une gestion rigoureuse, notamment en ce qui concerne les intervalles de récolte, mais les performances et la qualité de la récolte ont été très encourageantes cette saison. Notre variété phare AVA™ Monet produit de gros fruits d’environ 9 g en moyenne, avec un taux Brix de 12, offrant le profil gustatif sucré et juteux qui a fait sa réputation. AVA Dali affiche également de très bonnes performances, avec des fruits d’environ 8 g en moyenne et un taux Brix de 12, alliant une saveur de framboise plus traditionnelle à un arôme intense. Les deux variétés offrent une présentation, une saveur et une durée de conservation remarquables. »

Angus Soft Fruits cultive une gamme de variétés de framboises dans le cadre de son programme de production afin de garantir la continuité de l’approvisionnement tout au long de la saison. AVA Monet et AVA Dali sont désormais des variétés commerciales établies et occupent une place croissante dans l’offre premium de framboises.

« AVA Monet et AVA Dali sont les premières variétés de framboises développées dans le cadre de notre programme de sélection AVA Berries et représentent des années de recherche, de sélection et d’essais commerciaux. Lancées en 2024 et baptisées d’après des artistes célèbres, elles sont de véritables “œuvres d’art” : elles associent saveur, présentation, rendement et durabilité d’une manière qui n’avait jamais été atteinte auparavant dans une seule variété de framboise.

« Les consommateurs peuvent d’ores et déjà déguster AVA Monet et AVA Dali pendant la saison britannique, les deux variétés étant référencées dans les gammes premium de la grande distribution. Grâce à notre réseau de producteurs au Royaume-Uni et à l’international, la production s’étend également pour assurer une disponibilité au-delà de la saison écossaise traditionnelle.

Développées et testées à la fois à Arbroath et à Evesham, ces variétés ont été sélectionnées spécifiquement pour répondre aux besoins des producteurs, des distributeurs et des consommateurs, contribuant ainsi à construire un avenir plus rentable et plus durable pour la filière framboise.

AVA Monet

Des bénéfices pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement
« Pour les consommateurs, elles offrent une saveur exceptionnelle, des fruits de plus gros calibre et une expérience gustative premium constante. Pour les distributeurs, elles garantissent une excellente présentation en rayon, une durée de conservation remarquable et de solides performances commerciales. Pour les producteurs, elles permettent des rendements plus élevés, une cueillette plus rapide, moins de pertes et une meilleure rentabilité.

« AVA Monet en particulier a été décrite comme contribuant à une “renaissance” de la framboise écossaise, en rendant la culture plus viable économiquement à une époque où les coûts de production ont sensiblement augmenté.

Le programme AVA de framboises d’Angus Soft Fruits continue de se développer rapidement au Royaume-Uni et à l’international. Les variétés sont désormais cultivées et testées en Écosse, en Angleterre, au Portugal, en Espagne, au Maroc et dans plusieurs autres pays européens, dans le cadre d’une stratégie visant à construire une offre premium de framboises disponible toute l’année.

De nouveaux producteurs rejoignent le programme
La demande pour AVA Monet et AVA Dali ne cesse de croître. AVA Monet a affiché complet en plants pour les saisons 2025 et 2026, témoignant de l’engouement des producteurs. « Nous développons activement la production avec des producteurs existants et de nouveaux partenaires au Royaume-Uni et dans les bassins de production internationaux pour répondre à une demande croissante.

« Les perspectives de croissance sont considérables. Des plans d’expansion sont déjà en cours en Écosse, en Angleterre, au Portugal, en Espagne, au Maroc et en Pologne, tandis que des sélections avancées supplémentaires issues du programme de sélection AVA progressent dans les essais chez les producteurs et devraient permettre à terme une offre de framboises AVA disponible toute l’année.

« Les framboises écossaises sont reconnues dans le monde entier pour leur saveur, et la récolte de cette année illustre parfaitement pourquoi. Nous constatons un excellent calibre, une belle teneur en sucre et une qualité globale remarquable. AVA Monet et AVA Dali ont dépassé nos attentes, offrant aux consommateurs une saveur exceptionnelle tout en donnant aux producteurs les rendements, l’efficacité et la résilience nécessaires pour assurer l’avenir de la production de framboises. Nous sommes convaincus que ces variétés contribuent à écrire un nouveau chapitre passionnant pour la framboise écossaise. »

Pour plus d’informations :
Jill Witheyman
Angus Soft Fruits
jill.witheyman@goodnaturedberries.com
www.goodnaturedberries.com Date de publication: lun. 6 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Nichola McGregor

« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie » par Berryfarm et FreshPlaza

Sil Moonen, de BerryFarm (Pays-Bas) :

« Les prix des myrtilles sont dictés par la production de la Serbie et de la Géorgie »

La saison des myrtilles aux Pays-Bas a démarré avec quelques difficultés. « Le problème, c’est qu’en raison de la chaleur, la plante achemine moins d’eau vers les baies, ce qui se répercute sur le rendement », explique Sil Moonen, de Berry Farm, à Roggel. « De plus, les ventes stagnent en raison de la chaleur, ce qui met d’emblée les prix sous pression. »

Le producteur dénonce l’afflux massif de myrtilles importées de pays hors de l’UE qui inondent le marché. « On trouve ici des myrtilles géorgiennes à 4,20 €/kg, alors que chez nous, les frais de récolte représentent à eux seuls à 3 €. Cela fait que les prix sont désormais dictés par les fruits provenant de pays comme la Serbie et la Géorgie, mais aussi la Turquie et le Zimbabwe, où l’on plante des myrtilles à un rythme effréné. On parle toujours beaucoup des émissions de CO₂, mais apparemment, ce n’est plus si important pour le moment. »

« Cette année encore, aux Pays-Bas, un grand producteur exploitant 60 ha a cessé son activité. Au total, cela représente environ un million de kg. Nous aussi, ainsi que d’autres producteurs, avons déjà arraché des parcelles ces dernières années, et d’autres suivront certainement. On pourrait penser qu’il devrait y avoir de l’espace pour écouler le produit sur le marché néerlandais, mais je n’en suis personnellement pas persuadé. Chaque année, c’est la même lutte pour rester compétitif. Ajouter une marge sur le coût de revient du produit local signifie être toujours trop cher. »

Auparavant, Moonen cultivait des myrtilles en Allemagne et dans le nord des Pays-Bas, mais après s’être séparé de ces exploitations, l’ensemble de sa superficie située à Leudal s’élève à 40 ha. Elle représente environ 400 000 kg de myrtilles par an. Les ventes de BerryFarm visent principalement les marchés britannique et allemand, complétées par le circuit de distribution néerlandais. « Cultiver des myrtilles, c’est comme courir un marathon. Celui qui franchit la ligne d’arrivée remporte la médaille d’or, mais beaucoup de coureurs abandonnent en cours de route. En plus, ça commence vraiment à manquer de charme. À mes yeux, les Pays-Bas sont en train de se saboter eux-mêmes avec les réglementations qu’ils s’imposent. Dans d’autres pays, on rit aux éclats quand je parle des règles sur l’azote et des exigences BENG qui s’appliquent ici aux nouvelles constructions. Mais apparemment, c’est ce que veut la classe politique. »

Pour plus d’informations :
Sil Moonen
Berryfarm.nl
Tél. : +31 475494727 / +31 653288523
sil@silmoonen.nl Date de publication: ven. 3 juil. 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

“We’ve measured 85% accuracy compared to 65% for human scouts” by PATS demonstrates automated pest monitoring at HIC Venture Studio with FreshPlaza

Part Four: PATS demonstrates automated pest monitoring at HIC Venture Studio

“We’ve measured 85% accuracy compared to 65% for human scouts”

Alongside Thermal Compost Systems’ heat-from-waste trial, another technology on show at HIC Venture Studio in Bleiswijk during the Hightech Horti Innovation Tour 2026 addressed pest control. Bram Tijmons, CEO & Co-Founder of PATS, a Delft-based startup spun out of TU Delft, presented the company’s automated monitoring and control systems to the visiting group.

“We’re all about automating pest control,” Tijmons said. “You’re actually solving two problems: labour, which is scarce and expensive, since some jobs are very tedious and it’s hard to find the right people to train them, but most importantly, actually solving the problem of using chemicals and pesticides to control pests.”

Tijmons showcases a Trap-Eye unit fitted with a yellow Trap-iD sticky card, explaining how the solar-powered device photographs and counts insects automatically

Recurring challenges
He framed the underlying challenge in terms growers face every season: a mix of harmful insects that damage crops, neutral insects that are largely collateral, and beneficial insects worth protecting. The industry is moving toward biological control, using beneficial insects against harmful ones, but sometimes still needs to intervene with bio-pesticides or, in the worst case, chemicals.

“It’s important to know what you’re doing and when,” he said. “Years ago, you sprayed pesticides and were covered for two months, since you did it a few times a year and that was it, happy harvest. Nowadays, with all the regulations, which are very good to have for many reasons, it’s far more complex for growers to understand what’s going on in the greenhouse, and they also need to be much more precise.”

PATS-C uses AI-powered cameras to detect pest insects early, helping growers prevent outbreaks, optimize biological control, and reduce pesticide use

Detect, analyze, act
PATS’ first device, called PATS-C, is a white box mounted in the greenhouse with cellular connectivity. It watches at night for larger flying insects, mostly moths and nocturnal butterflies, that tend to come in unnoticed, fly around and lay eggs until the damage suddenly becomes visible: leaves ruined, strawberries eaten, flowers gone. The camera samples the airspace and identifies which species are present. “We can pinpoint which species is flying around, but even better, nowadays we can predict when which life-cycle stage will hit the plant, and that’s important,” he said. Eggs themselves are hard to act on, but the timing after that is critical. “Caterpillars actually start eating the green leaves of your plant. The moment they start eating is the moment you want to hit them with a bio-pesticide. If you’re too late, say three days in, this hungry caterpillar isn’t small anymore.”

The system gives growers roughly a week’s notice to plan an intervention. He cited bell pepper growers as one example, where PATS has helped control a particularly common moth species fully biologically, a result that also protects the wider beneficial-insect ecosystem those growers are often building at the same time, including bumblebees used for pollination.

Tijmons with the Trap-Eye

The Trap-Eye takes pictures of the sticky traps at a grower-defined interval and sends them to the cloud through a unique mesh network

Trap-Eye and PATS-X
The second device, Trap-Eye, automates a more tedious task: manually checking yellow sticky cards, branded Trap-iD, for smaller pests like whitefly and thrips, work that Tijmons said leaves human eyes tired and unfocused after only a couple of cards, because the insects are so small that a magnifying glass is needed. The solar-powered Trap-Eye unit does that work continuously instead, photographing each Trap-iD card and generating daily data on pest pressure and trends so growers can act on standardized information rather than inconsistent manual inspection. Tijmons noted that PATS works with growers ranging from this 600-square-meter demonstration greenhouse up to operations of 90 hectares across multiple sites, where standardizing scouting by hand across different people and locations becomes close to impossible.

A third stage, still ahead, closes the loop from detection to elimination. PATS is developing PATS-X, a system of small drones, steered by the same camera that powers PATS-C, that intercept flagged insects mid-air and bring them down with their propellers, all without chemicals. Tijmons described it as “a little more of the future,” still in development with growers, but a natural extension of the detection work already running.

A full Trap-iD sticky card and Trap-Eye unit on display

Biology and technology together
Tijmons described PATS’ broader philosophy as going a step beyond classic integrated pest management. “We really believe it’s not just biology and chemicals, what’s usually called integrated pest management, but biology and technology together. If you know what’s happening and what effect an intervention will have, that’s what makes a biological system actually work.” The monitoring side of the business already operates with around 300 growers worldwide, he said, from tomatoes in Australia to roses in Kenya to strawberries in the Netherlands.

Asked directly how the system’s accuracy compares with people doing the same job by hand, Tijmons says, “We’ve measured 85% accuracy compared to 65% for human scouts. We tested this against 50 scouts, and we outperform them.” He attributed the gap partly to fatigue and inconsistency, since scouts’ skills vary and people change roles, and after a hectare of manual sticky-card counting, “you’re pretty tired, you get busy, and those patterns are basically burned into your retina by that point.”

Why a site like HIC matters
PATS has been present at HIC Venture Studio since the very beginning, Tijmons said, “before the strawberries were even planted.” That early presence matters because access elsewhere is getting harder, with many commercial greenhouses no longer allowing visitors in at all, citing strict hygiene protocols against virus risk. “This is a great location to actually show and demonstrate an active, producing example of what we do.”

A few days after the tour, at the opening of GreenTech Amsterdam 2026, PATS won the newly launched Impact Award in the GreenTech Innovation Awards for PATS-C

This article is part of Vertical Farm Daily’s coverage of the Hightech Horti Innovation Tour 2026. View the Hightech Horti Innovation Tour 2026 photo report here

For more information:
PATS
Bram Tijmons, CEO and Co-Founder
bram@pats-drones.com
www.pats-drones.com

InnovationQuarter
Maarten Hermus, Senior Account Manager, Horticulture & Food
maarten.hermus@innovationquarter.nl
www.innovationquarter.nl

Netherlands Foreign Investment Agency
Jan Padberg, Foreign Investment Manager, Agrifood
jan.padberg@rvo.nl
www.investinholland.com

Delphy Improvement Centre
Eric Poot, Manager
e.poot@delphy.nl
www.delphy.nl/en/test-locations/delphy-improvement-centre

HortiScience Innovation Center
Loet Rummenie, Director
loet.rummenie@hiceu.com
www.hiceu.com

HortiScience Innovation Center
Annet Breure, Sector Developer
annet.breure@hiceu.com
www.hiceu.com Publication date: Thu 2 Jul 2026

© HortiDaily.com / Wesley Francis

“Berry farming is a labor of passion and dedication” by Veg Fresh Fruit and FreshPlaza

“Berry farming is a labor of passion and dedication”

It’s summer, signifying the peak of domestic berry production. California’s Santa Maria and Watsonville/Salinas districts are the primary growing regions for fresh-market strawberries. For blueberries, production is currently transitioning from California to the Pacific Northwest, including Oregon, Washington, and British Columbia, as the season progresses into July. Raspberries and blackberries are grown domestically in California, but Baja California in Mexico is also a key growing region in summer. Additional growing regions throughout the U.S. support local and regional berry programs this time of year, as well as processing markets.

While summer is a time of year for many to slow down, it is an extremely busy time for the produce industry with so many growing regions being in season. “It’s no different for berries and berry farming is truly a labor of passion and dedication,” says Michael Osumi, Director of the Berry Operations at Veg Fresh Farms. Every day, growers and supply chain partners work tirelessly to deliver the highest-quality fruit, ensuring consumers can enjoy fresh, flavorful berries. “We grow early-, mid-, and late-season varieties for all berry types to provide consistent supply, quality, and flavor throughout the year,” commented Osumi. “Advances in breeding have also introduced varieties with improved disease resistance, climate adaptability, and enhanced eating characteristics, allowing us to continually optimize our offerings.”

Favorable weather
Fortunately, berry supply has been strong across the major growing regions this year. Favorable weather conditions and seasonal transitions have supported steady production. “Nevertheless, weather remains an important factor, influencing yields and timing throughout the season.” Thanks to ideal summer growing conditions, berry quality is currently excellent. “Berries are delivering outstanding sweetness, flavor, and overall eating quality,” Osumi said. Because they are highly perishable, maintaining a strong cold chain and careful handling throughout the supply chain is essential to ensuring consumers enjoy the best possible experience.

Organic category growth
Quality is a key driver of consumption and consumer demand for berries remains consistently strong. Berries continue to be a favorite among shoppers due to their flavor, versatility, and health benefits, supporting year-round consumption across all berry categories. Although conventional berries continue to represent the majority of consumer demand, Veg Fresh is dedicated to expanding and strengthening its organic offering to meet the growing interest in organic produce. The company is focused on serving a wide range of customers, providing tailored berry solutions across retail, wholesale, foodservice, and other market channels.

OPS
In two weeks, Veg Fresh will be exhibiting at the Organic Produce Summit in Monterey. In addition to its Good-Life Organic brand, the company will also have berry products from its Crystal Cove brand on display at booth #321.

For more information:
Michael Osumi
Director of the Berry Operations
Veg Fresh Farms
Tel: 714-345-4138
mosumi@vegfresh.com
www.vegfresh.com

Frontpage photo: © Veg Fresh Farms

“We’re seeing excellent berry size, sweetness and overall quality” by Angus Soft Fruit and FreshPlaza

Jill Witheyman – Angus Soft Fruit:

“We’re seeing excellent berry size, sweetness and overall quality”

Scottish raspberry harvesting began in early June at Angus Soft Fruits, and the season has got off to a very positive start. Favourable growing conditions have supported strong crop development, and growers are now moving into peak production. “Quality has been particularly encouraging, with excellent berry size, flavour and sweetness reported across the crop,” said Jill Witheyman, Head of Marketing.

“Arbroath remains at the heart of our raspberry production and breeding activities. East Seaton Farm, near Arbroath, is home to our breeding trials, agronomy teams and commercial production programmes, where we continue to develop and evaluate the next generation of raspberry varieties. In the UK, we have 60 hectares of raspberry production.”

According to Jill, the season is progressing broadly in line with expectations. “Early raspberry production has now peaked, with later-planted crops coming into production and helping to deliver a smooth transition through the season. Overall, the crop profile has been stable, providing confidence in supply for retailers and consumers alike.”

AVA Dali

Favourable growing conditions
The weather has been good and growing conditions have generally been favourable. Warm temperatures and good light levels have supported strong plant growth and fruit development.

“As always, raspberry growing requires careful management, particularly around harvesting intervals, but overall crop performance and quality have been very encouraging this season. Our flagship variety AVA™ Monet is producing large berries averaging around 9g with a Brix level of 12, delivering the sweet, juicy flavour profile it has become known for. AVA Dali is also performing strongly, with berries averaging around 8g and a Brix level of 12, offering a more traditional raspberry flavour combined with an intense aroma. Both varieties are delivering outstanding appearance, flavour and shelf life.”

ASF grows a range of raspberry varieties across their production programme to ensure continuity of supply throughout the season. AVA Monet and AVA Dali are now established commercial varieties and form an increasingly important part of the premium raspberry offering.

“AVA Monet and AVA Dali are the first raspberry varieties developed through our AVA Berries breeding programme and represent years of research, selection and commercial trials. They were launched in 2024 and named after famous artists because they are true “works of art” – combining outstanding flavour, appearance, yield and sustainability in a way that had not previously been achieved in a single raspberry variety.

“Consumers can already enjoy both AVA Monet and AVA Dali during the British season, with the varieties featured within premium retail ranges. Through our UK and international grower network, production is also expanding to support availability beyond the traditional Scottish season.

Developed and trialled in both Arbroath and Evesham, the varieties were bred specifically to meet the needs of growers, retailers and consumers, helping create a more profitable and sustainable future for raspberry production.

AVA Monet

Benefits across the entire supply chain
“For consumers, they provide exceptional flavour, larger berries and a consistent premium eating experience. For retailers, they deliver outstanding shelf presence, impressive shelf life and strong sales performance. For growers, they offer higher yields, faster picking, lower waste and improved returns.

“AVA Monet in particular has been described as helping to drive a “renaissance” in Scottish raspberries by making the crop more economically sustainable at a time when production costs have risen significantly.

Angus Soft Fruits’ AVA raspberry programme continues to expand rapidly across the UK and internationally. The varieties are now being grown and trialled across Scotland, England, Portugal, Spain, Morocco and several other European countries as part of their strategy to build year-round premium raspberry supply.

More growers coming on board
Demand for both AVA Monet and AVA Dali continues to grow strongly. AVA Monet sold out of plants for both the 2025 and 2026 seasons, demonstrating the level of interest from growers. “We are actively expanding production with existing and new growers across the UK and international growing regions to meet increasing demand.

“The future growth is significant. Expansion plans are already underway across Scotland, England, Portugal, Spain, Morocco and Poland, while additional advanced selections from the AVA breeding programme are progressing through grower trials and are expected to support a year-round AVA raspberry offering in future years.

“Scottish raspberries are renowned around the world for their flavour, and this year’s crop is showcasing exactly why. We’re seeing excellent berry size, sweetness and overall quality. AVA Monet and AVA Dali have exceeded our expectations, delivering outstanding flavour for consumers while providing growers with the yields, efficiency and resilience needed to secure the future of raspberry production. We believe these varieties are helping to write an exciting new chapter for Scottish raspberries.”

For more information:
Jill Witheyman
Angus Soft Fruit
jill.witheyman@goodnaturedberries.com
www.goodnaturedberries.com Publication date: Tue 30 Jun 2026

© FreshPlaza.com / Nichola McGregor

Comment tendre vers une campagne commerciale plus sereine ? Une saison d’asperges 2026 rythmée par les à-coups climatiques – Christian Befve par FreshPlaza

Une saison d’asperges 2026 rythmée par les à-coups climatiques – Christian Befve :

Comment tendre vers une campagne commerciale plus sereine ?

Si la campagne française de l’asperge 2026 s’achève sur des rendements légèrement inférieurs à ceux de l’an dernier, elle aura surtout mis en lumière la nécessité pour la filière de s’adapter à des conditions de production de plus en plus irrégulières. Entre un printemps particulièrement humide qui a retardé les travaux dans les parcelles et un épisode de forte chaleur ayant provoqué une arrivée massive de volumes sur le marché, les producteurs ont dû plus que jamais faire preuve de réactivité. Pour Christian Befve, expert reconnu au sein de la filière, cette saison confirme à la fois la reprise d’une bonne dynamique générale de la filière et l’importance de repenser certains équilibres, tant en matière de commercialisation que d’organisation de la production.

Un démarrage tardif mais prometteur
Premier fait marquant de cette saison 2026 : une campagne qui aura débuté avec plusieurs semaines de retard dans la plupart des bassins de production. Les fortes pluies du printemps ont compliqué les opérations de buttage, souvent réalisées dans des conditions difficiles et plus tardivement qu’à l’accoutumée. « Le mauvais temps a rendu les buttages très compliqués. Ils se sont faits tardivement dans toutes les zones de production, souvent dans de mauvaises conditions, engendrant donc inévitablement un impact sur la qualité dans certaines parcelles », explique Christian Befve.

Malgré ce contexte peu favorable, le démarrage commercial s’est révélé satisfaisant. Les volumes étaient présents et les cours se sont maintenus à un bon niveau. Un début de campagne très encourageant qui laissait entrevoir une saison plutôt positive.

Le coup de chaud de fin mai qui a rebattu les cartes
La situation a toutefois changé brutalement avec l’arrivée de fortes chaleurs à la fin du mois de mai. En quelques jours, les volumes récoltés ont fortement augmenté, désorganisant les récoltes et saturant le marché. « Généralement, les producteurs prévoient une personne à l’hectare, voir pour 1,2-1,3 ha pour les plus grosses exploitations. Et d’un seul coup, avec l’augmentation soudaine des températures, les volumes à récolter quotidiennement ont doublé ».

Conséquences ? Une main-d’œuvre disponible qui n’a pas pu suivre le rythme imposé par la croissance des asperges. Des récoltes qui ont dû être espacées, avec des conséquences directes sur la qualité du produit : « Quand on récolte tous les deux ou trois jours parce qu’on ne peut pas faire autrement, la qualité s’en ressent forcément et une partie de la marchandise devient difficilement valorisable », souligne Christian Befve.

Les répercussions sur le marché ont été instantanées : « L’arrivée de gros volumes a entraîné une forte baisse des prix. Si les cours se sont redressés en fin de campagne, de nombreux producteurs, notamment dans le Sud-Ouest, avaient déjà arrêté tout ou partie de leur production ». Une situation qui pointe une fois de plus du doigt les limites auxquelles la filière est confrontée en termes de main d’œuvre.

Des prix de début de campagne à manier avec prudence
Pour Christian Befve, cette campagne rappelle également l’importance de ne pas céder à la tentation de prix trop élevés lors des premières semaines de commercialisation. « Il ne faut pas démarrer trop haut. Quand les magasins achètent à plus de 18 euros le kilo en début de campagne, ils entendent bien les valoriser même si les achats sont freinés face à ces prix exorbitants. Les asperges restent plus longtemps en rayon, perdent en fraîcheur, le consommateur se détourne, les réapprovisionnements ralentissent et les prix finissent par s’effondrer ».

Selon Christian Befve, une stratégie de prix plus raisonnable permettrait de fidéliser davantage les consommateurs et de soutenir la consommation sur l’ensemble de la saison. « C’est toujours le même schéma. Il faut privilégier une consommation durable plutôt que de rechercher un gain immédiat sur les premières expéditions. Sur le long terme, les producteurs en sortiront gagnants ».

Les circuits de proximité amortissent les fluctuations
La campagne 2026 a également mis en évidence les différences de résilience entre les modèles de commercialisation. Les producteurs engagés en vente directe, sur les marchés ou travaillant avec des enseignes locales semblent mieux résister aux fortes variations du marché. Grâce à des relations commerciales plus directes et à des accords souvent établis en amont, ils parviendraient à mieux lisser les fluctuations de prix. « Tous ceux qui arrivent à se rapprocher du consommateur ou des metteurs en marché locaux subissent beaucoup moins les à-coups du marché. Les variations sont beaucoup plus gommées que sur certains marchés de gros, où la concurrence étrangère accentue la volatilité des prix. »

Sans constituer une solution universelle, ces modèles offrent selon Christian Befve des pistes intéressantes pour sécuriser davantage les revenus des producteurs dans un contexte climatique plus instable.

Faciliter la consommation pour préparer l’avenir
Parmi les pistes de développement évoquées par l’expert, figure également l’épluchage de l’asperge directement sur le point de vente, une habitude encore très marginale en France mais largement développée outre-Rhin. « En Allemagne, près de 30 % des asperges vendues peuvent être épluchées grâce à une machine disposée en magasin et autres points de vente. Les producteurs allemands ont compris qu’il fallait se mettre au service du consommateur et lui faire gagner du temps. C’est aussi ce qui leur a permis de maintenir leur niveau de consommation. En France, ce chiffre s’élève à 0,5 % seulement. »

Certaines initiatives émergent pourtant, notamment en Alsace – sous l’influence de la culture allemande –, où plusieurs points de vente proposent des éplucheuses automatiques directement en magasin.

L’asperge verte gagne du terrain dans un marché en recompositionMalgré les difficultés rencontrées cette année, Christian Befve reste confiant sur les perspectives de la filière. Les rendements sont légèrement en retrait mais le marché demeure dynamique. « On sent un regain d’intérêt avec de nouveaux projets de plantation pour 2027 ». Ces nouvelles plantations devraient compenser les arrêts de production de certains opérateurs récemment observés ou programmés. La filière reste néanmoins loin des niveaux historiques atteints il y a quelques décennies. « Il y a 25 ans, la France comptait environ 15 000 hectares d’asperges. Aujourd’hui, nous sommes autour de 6 000 hectares. »

Parallèlement, l’asperge verte poursuit sa progression. Si l’asperge blanche conserve une place importante dans les habitudes de consommation françaises, la verte gagne régulièrement du terrain, tant en volumes qu’en zones de production. « L’asperge verte attire de nouveaux consommateurs et ouvre de nouveaux marchés », observe Christian Befve.

Mais aujourd’hui, un point limitant à court terme pour le développement de l’asperge en France reste la disponibilité insuffisante des griffes.

Face à la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes, Christian Befve estime que l’avenir de la filière passera autant par l’adaptation des pratiques culturales que par une réflexion sur la commercialisation et les services proposés aux consommateurs. Une évolution qui pourrait permettre à l’asperge française de mieux absorber les à-coups climatiques tout en consolidant sa place dans les habitudes de consommation.

Article actualisé – qui remplace celui republié par erreur la semaine passée

Pour plus d’informations :
Christian Befve
christian@befve.com
www.befve.com