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L’asperge vient de passer le creux de la vague par FreshPlaza et C. Befve

« L’asperge vient de passer le creux de la vague »

La campagne d’asperges 2026 avait pourtant bien commencé, selon Christian Befve, expert international dans la filière asperge. Malgré des retards initialement annoncés dans plusieurs régions françaises suite à des épisodes de pluie importants, le démarrage de campagne aura finalement été positif. « Nous avons eu un excellent début de campagne, bien que l’impossibilité de rentrer dans les champs pour réaliser les opérations de buttage en amont de la campagne aient généré de l’inquiétude ainsi qu’un retard dans le lancement de la saison ». Mais une fois ces difficultés passées, la production a rapidement trouvé son rythme, donnant un sentiment global de début de saison réussi. Une situation qui n’aura malheureusement pas duré puisqu’aujourd’hui, le marché pâti d’un déséquilibrage en faveur de l’offre.

Un coup de chaleur généralisé qui a provoqué une explosion des volumes
Tout a basculé avec l’arrivée des fortes chaleurs de ces dernières semaines. « Toutes les régions de France se sont mises à produire en même temps », souligne Christian Befve. « Habituellement, les rendements oscillent autour de 150 kg/ha/jour, mais ils ont brutalement grimpé à 200 voire 300 kg/ha/jour ». Cette accélération simultanée de toutes les zones de production a provoqué un afflux massif d’asperges sur le marché. Résultat : une offre largement supérieure à une consommation qui, elle, n’a pas suivi la même dynamique.

Une consommation en retrait face à une offre saturée
« Si la production a brutalement doublé, la consommation n’a évidemment pas pu suivre la même tendance ». Un phénomène amplifié par plusieurs facteurs : « Les vacances scolaires ont pu jouer un rôle de frein bien sûr, mais surtout, l’asperge n’a pas été la seule à arriver massivement sur les étals suite à ce gros coup de chaleur. La production de fraises a également fortement augmenté. Et j’ai pour habitude de dire : quand le rouge arrive, c’est mauvais pour l’asperge. Très abondantes et proposées à des prix attractifs, je pense que cette offre a généré des arbitrages chez les consommateurs ».

Pression sur les prix et concurrence européenne accrue
L’excès d’offre a logiquement entraîné une baisse des prix sur le marché. Mais la situation a été amplifiée par la concurrence étrangère. La Grèce a fortement exporté vers l’Allemagne, qui a elle-même réorienté une partie de ses volumes vers la France. « L’Allemagne, en pleine production, envoie des quantités non négligeables sur le marché français à des prix pouvant attendre les 2,20 euros du kilo, en dehors de toute logique de rentabilité », précise l’expert. Un phénomène qui a accentué la pression sur les opérateurs français, particulièrement dans le segment des grossistes, jugé le plus impacté : « Les producteurs qui font de la vente directe, qui vendent sur les marchés ou encore dans le secteur de la restauration sont moins impactés par cette diminution drastique des prix. Ceux qui vendent auprès de la GMS, même avec des opérations promotionnelles planifiées depuis longtemps, sont également moins concernés. Ceux qui souffrent le plus de la situation sont les opérateurs qui destinent leur production aux grossistes. C’est dans ce secteur que la concurrence étrangère est la plus forte et que les prix sont tombés les plus bas ».

Qualité impactée et tensions sur la main-d’œuvreCette surproduction a également eu des conséquences sur la qualité. Avec des récoltes trop importantes, les exploitations ont parfois pu être débordées. « Certains producteurs ont même stoppé la production d’aspergeraies, à cause du manque de main-d’œuvre. Car face à cette surproduction, ce n’est pas une personne par hectare qu’il aurait fallu pour assurer une qualité optimale mais 1,2. Or, la main d’œuvre ne se trouve pas comme cela ». Résultat : une baisse du taux de première catégorie et une hausse des produits de seconde catégorie, accentuée par des buttages qui n’ont pas toujours pu être bien réalisés en raison des conditions humides du printemps.

Un marché en reprise progressive ?En ce début de semaine, le marché semble toutefois amorcer une phase de rééquilibrage. « Il est clair que ces dernières semaines, il y a eu des asperges qui se sont vendues en-dessous du prix de revient. Mais la situation semble très légèrement s’améliorer depuis le début de la semaine. Les volumes commencent à diminuer à cause de l’arrêt en production de certaines aspergeraies et des températures qui se sont rafraîchies. Les prix n’évoluent pas vraiment pour l’instant, mais au moins les stocks semblent se vider au fur et à mesure, ce qui est plutôt bon signe ».

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile » par Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) et FreshPlaza

Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) :

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile »

Après plusieurs semaines où le marché des fraises a été plutôt difficile, celui-ci s’est redressé depuis le milieu de la semaine dernière, constate Sjraar Hulsman, de la société Frankort & Koning, à Venlo. « Après un marché favorable d’avril à mai, un volume assez important est arrivé simultanément sur le marché. Les programmes fixes se sont bien déroulés, mais cela a tout de même exercé une pression à la baisse sur les prix dans le commerce du jour. »

« Les cultures locales d’autres pays, comme l’Allemagne, sont toutes entrées simultanément en pleine production. Grâce au beau temps, les producteurs n’ont pas vraiment rencontré de problèmes de qualité. Par ailleurs, à cette période, l’offre importante de melons et de fruits à noyau entraîne une forte concurrence. De nombreux détaillants ont organisé des promotions sur les fraises et optent désormais plus souvent pour d’autres produits. « Nous avons réussi à écouler l’excédent de production, grâce à la bonne qualité du produit et à notre large clientèle. »

Midzomernacht
Hulsman aborde les semaines à venir avec davantage de confiance. « Après la chute des prix sur le marché journalier, le contexte s’est amélioré depuis le milieu de la semaine dernière. En raison d’un temps un peu plus frais, la production a légèrement diminué. Les cultures de relais d’Elsanta ont été abandonnées et la variété Midzomernacht génère une demande suffisante en provenance de Scandinavie. Depuis les pays du sud, où les cultures touchent à leur fin en raison de températures trop élevées, la demande est également en augmentation. Les prix des fraises se situent actuellement entre 5 et 6,50 €/kg. »

« Jusqu’à hier encore, certains marchés au cadran mettaient aux enchères des excédents de produit emballé pour la vente au détail. Cela indique, à mon avis, un déséquilibre entre l’offre et la demande des consommateurs. Heureusement, sur le plan qualitatif, nous disposons d’excellentes fraises et nous appliquons la règle suivante : cueillies le matin, expédiées le soir même vers le client. Les producteurs néerlandais sont pour la plupart passés de la culture en pleine terre aux mini-tunnels et ne sont donc pas gênés par la pluie. De plus, on cultive de plus en plus de variétés remontantes. Chez nos voisins de l’Est, les problèmes liés à la culture en plein champ se multiplient, ce qui les incite à opter pour les produits néerlandais. »

Hulsman s’attend à une offre accrue de cultures intermédiaires cet été, avec des variétés comme Opera. « Nous disposons d’une excellente offre et le volume sur les marchés étrangers va diminuer. Après l’intégration de Fris-Co au sein de Frankort & Koning, nous savons répondre aux attentes des clients du secteur de la gastronomie en Italie et au-delà. Ces clients savent apprécier la qualité, un large assortiment et un service de qualité à un prix raisonnable. À présent, bon nombre sont séduits par nos fraises. Ces commandes ne se chiffrent pas en dizaines de palettes à la fois, mais au total, cela représente un volume intéressant. »

« Le marché des myrtilles est également resté relativement stable ces dernières semaines. Au début de la saison, le Maroc a connu de nombreux problèmes liés aux intempéries et l’Espagne n’a pas démarré très tôt. De nombreux lots se sont retrouvés sur le marché sans acheteur. Depuis plusieurs semaines déjà, le niveau de prix est d’environ 6-7 €/kg pour le produit conditionné. Les ventes se portent très bien et je m’attends à ce que nous continuions sur cette lancée dans les semaines à venir. »

Premières myrtilles néerlandaises
Cette semaine, Frankort & Koning démarre la saison néerlandaise de myrtilles. « Nous avons aussi reçu les premiers volumes en provenance de Serbie, et il y a encore des baies portugaises sur le marché. Avec les myrtilles néerlandaises, nous prévoyons de desservir principalement le marché domestique, mais un certain nombre sera également exporté. En Allemagne, après les plantations massives d’il y a quelques années, certaines cultures ont été arrachées : le coût de production y est tout simplement trop élevé, en raison de la forte hausse des salaires. »

« Le prix des groseilles a grimpé en avril pour atteindre un niveau compris entre 18 et 20 €/kg, concernant dans un premier temps la production néerlandaise, puis également les baies du Chili. Actuellement, le prix des groseilles issues des tunnels et des serres se situe entre 14 et 16 €/kg pour le produit conditionné, ce qui est normal pour cette période de l’année. Le marché des framboises a longtemps été assez difficile en raison des conditions météorologiques dans le sud. En avril, nous avons constaté une baisse des prix, puis le marché s’est stabilisé à un niveau compris entre 10 et 12 €/kg. La qualité a été assez inégale, il reste donc essentiel de vendre le produit de manière contrôlée, de ne rien laisser en stock et de proposer chaque jour des produits frais ! »

Pour plus d’informations :
Sjraar Hulsman
Frankort & Koning
Tél. : +31 773897328
s.hulsman@frankort.nl
www.frankort.nl Date de publication: jeu. 18 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

GIUSY® CIVH413, a new June-bearing variety for the premium strawberry segment by Italian Berry
GIUSY® CIVH413 is a premium June-bearing strawberry focused on taste, shelf life, earliness and productivity for the supply chain.
https://italianberry.it/en/news/giusy-civh413-june-bearing-strawberry

« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »- ESG Drysdale (Royaume-Uni) et FreshPlaza

« La demande en asperges est restée soutenue dans l’ensemble de nos enseignes cette saison »

Les premières asperges de la saison ont été récoltées le 20 avril dernier chez ESG Drysdale, sur la côte est de l’Écosse. Le démarrage de la campagne s’est situé dans les normes habituelles par rapport aux années précédentes.

La société cultive des asperges sur 35 hectares, répartis entre la côte est de l’Écosse et la vallée de Strathmore. En 2024, East of Scotland Growers et R&K Drysdale ont fusionné pour donner naissance à ESG Drysdale. L’entreprise figure désormais parmi les plus grands fournisseurs de légumes du Royaume-Uni, avec une production s’étendant sur 2 000 hectares et regroupant 26 producteurs.

Conditions climatiques
« Le printemps froid a rendu la croissance difficile, mais la saison s’est déroulée de façon régulière », indique James Rome, responsable agricole chez ESG Drysdale. « Nous avons connu un bref épisode de températures plus élevées qui a provoqué un pic de production, mais la croissance s’est à nouveau stabilisée depuis. »

James Rome estime que la saison se terminera dans les délais prévus cette année, et que la fermeture de certaines parcelles a déjà été engagée afin de permettre leur reconstitution pour la prochaine campagne.

Demande
« La demande en asperges est restée soutenue chez l’ensemble de nos enseignes de distribution cette saison. Les volumes commandés ont été constants tout au long de la campagne, et chaque fois que nous avons disposé de disponibilités supplémentaires, les clients se sont empressés de les absorber — signe évident que la demande est bien présente et que les producteurs pourraient aisément soutenir des volumes plus importants si l’offre le permet. »

Pour plus d’informations :
Nat Cowx
ESG Drysdale
Tél. : +44 1368 830 448
nat.cowx@esgveg.co.uk
www.esgdrysdale.co.uk

Fall Creek élargit son programme de sélection avec l’acquisition de Berrytech

Fall Creek a annoncé l’acquisition de Berryplant – Rubus Specialists et de Berrytech – Hybreeders.

Le groupe a indiqué se réjouir de réunir ses activités avec celles des équipes de Berrytech et Berryplant, ainsi qu’avec la plateforme de sélection variétale et de pépinière dédiée aux Rubus qu’elles ont développée. Selon Fall Creek, cette opération s’inscrit dans sa stratégie de soutien à la filière des petits fruits et dans la poursuite de sa mission grâce à la mise en commun des expertises et des ressources.

Fall Creek estime que de meilleures variétés, des plants de qualité supérieure et un accompagnement solide des producteurs sont de nature à créer de la valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement et à contribuer à une meilleure qualité des fruits pour les consommateurs. Cette acquisition devrait renforcer la capacité du groupe à soutenir ces objectifs.

Berrytech et Berryplant sont deux entreprises familiales implantées dans le Trentin, en Italie. Au fil des années, elles ont développé un programme de sélection variétale, construit des relations avec des producteurs sur plusieurs marchés et acquis une solide expertise technique.

Fall Creek a salué la contribution de Diego Ioriatti, Maddalena Grisenti ainsi que de l’ensemble des équipes de Berrytech et Berryplant dans la construction des fondations de l’entreprise, tout en exprimant sa volonté de poursuivre ce développement conjointement.

Le groupe a également souligné que, dans un contexte de croissance soutenue de la demande mondiale en petits fruits, il identifie de réelles opportunités pour les organisations capables de combiner sélection variétale, relations avec les producteurs et innovation à long terme.

Fall Creek a conclu en indiquant que sa vision « A World with Better Blueberries™ » évolue désormais vers « A World with Better Berries ».

Source : Marc de Beer Date de publication: lun. 15 juin 2026

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