Ewelina Dittmeyer à propos de la saison des myrtilles en France cette année :
« Les formats 300 g rencontrent un très bon accueil dans le commerce alimentaire de détail »
La saison française des myrtilles approche désormais de son pic. « En raison des conditions météorologiques, la récolte a commencé cette année dès la dernière semaine de mai, soit environ une semaine plus tôt que l’année précédente. En revanche, l’Espagne a accusé un retard d’environ deux semaines, ce qui a entraîné au début un afflux important de marchandises sur le marché. Le commerce alimentaire de détail français privilégie toutefois les myrtilles d’origine nationale, d’autant plus que la qualité des fruits espagnols s’est quelque peu dégradée en fin de campagne. Dans ce contexte, le début de saison a été plutôt satisfaisant », explique Ewelina Dittmeyer, de l’entreprise portant son nom, qui exploite ses propres cultures dans le Sud-Ouest de la France.
À l’heure actuelle, en pleine période de récolte, l’offre et la demande sont globalement équilibrées. « La demande est particulièrement dynamique et les volumes disponibles sont satisfaisants. À partir des semaines 27/28, les quantités récoltées devraient toutefois légèrement diminuer en raison de la vague de chaleur persistante. Au cours de la semaine 26, nous avons de nouveau enregistré dans le Sud-Ouest des températures dépassant parfois les 40 °C, ce qui représente un véritable défi pour la production. Malgré cela, la qualité des fruits a jusqu’à présent été bonne et le calibre des baies correspond dans la majorité des cas au standard recherché de 12+. » Malgré ces conditions chaudes, l’équipe commerciale de Dittmeyer estime pouvoir continuer à approvisionner le marché français en petites myrtilles jusqu’à la mi-juillet.
Une hausse mesurée des coûts et des prix
Les ventes peuvent également être qualifiées de stables, poursuit Ewelina Dittmeyer. Jusqu’au début du mois de juillet, le commerce alimentaire de détail met régulièrement en place des actions promotionnelles tout au long de la saison, ce qui contribue considérablement à assurer une bonne régularité des écoulements et à maintenir les niveaux de prix. « Par rapport à l’année dernière, les prix ont progressé de manière raisonnable et nous prévoyons des niveaux stables, voire légèrement supérieurs, même en fin de saison. Nous sommes également confrontés à une hausse continue des coûts de production, notamment en raison de l’augmentation des charges salariales. Contrairement à l’Allemagne, les salaires minimums en France ne connaissent toutefois pas de fortes revalorisations ponctuelles, mais progressent d’environ 2 % par an, ce qui permet au marché de mieux absorber ces évolutions. »
Environ un tiers de la surface totale est consacré à la production sous tunnel
L’importance croissante des myrtilles françaises
La plantation moderne de myrtilles située au sud-ouest de Bordeaux couvre aujourd’hui environ 80 hectares et constitue l’un des trois sites de production du groupe familial Dittmeyer, originaire de Hambourg. Depuis 2017, des myrtilles destinées au commerce alimentaire de détail français y sont cultivées. Alors qu’à l’origine la majorité de la production était exportée vers les pays voisins, plus de 90 % des volumes récoltés sont désormais commercialisés auprès des consommateurs français via la grande distribution. « La myrtille française a connu un développement remarquable au cours des cinq à six dernières années. Outre les fruits frais, de nombreux produits transformés sont désormais également présents dans les rayons des grandes enseignes. Nous constatons aussi que les nouveaux formats de barquettes et de coupelles de 300 g (photo ci-dessous) sont très bien accueillis comme alternative aux conditionnements de 125 g. Selon nous, il s’agit d’un excellent compromis et probablement du format d’avenir », explique Wout Verledens, directeur commercial de l’entreprise depuis cette année.
Des investissements qui commencent à porter leurs fruits
Face à la demande croissante pour les myrtilles françaises, de nombreuses exploitations agricoles, principalement des structures petites et moyennes, se sont lancées dans cette culture, entraînant une augmentation de la production nationale. Wout Verledens précise : « Nous ne prévoyons donc pas, pour le moment, d’augmenter davantage nos surfaces. Nous nous concentrons plutôt sur l’optimisation de notre gamme variétale et de nos méthodes de production. Pour lutter contre le gel, nous utilisons différentes techniques, comme l’aspersion antigel, les bougies et les systèmes de chauffage antigel, auxquels s’ajoute depuis cette année une machine à brouillard pour nos cultures de plein champ. Nous adaptons également en permanence notre gamme variétale aux nouvelles conditions de production. Nous recherchons encore actuellement une variété performante pour la fin de saison, en complément de Liberty. » Par ailleurs, les équipements de refroidissement ont également été modernisés l’année dernière.

De bonnes perspectives pour la récolte bio en Allemagne
En plus de ses productions conventionnelles en Espagne et en France, Dittmeyer développe depuis plusieurs années une importante activité de myrtilles biologiques en Basse-Saxe. Les perspectives y sont également encourageantes. « Nous devrions commencer la nouvelle récolte au cours de la semaine 29 et le développement des cultures est particulièrement satisfaisant jusqu’à présent. Si les conditions météorologiques restent favorables, les volumes devraient dépasser ceux de l’année dernière, avec une proportion importante de fruits de gros calibre ».
Pour plus d’informations :
Ewelina Dittmeyer & Wout Verledens
SCEA Dittmeyer Agricola
Domaine des Myrtilles
3346 Route de Sanguinet
F-40160 Parentis-en-Born
Tél. : +49 1627719176
frucht@dittmeyer.com
www.dittmeyer.com Date de publication: ven. 26 juin 2026