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Asperge : vers une sortie imminente de la crise ? Par FreshPlaza

 

Christian Befve : « Les asparagiculteurs doivent replanter maintenant pour répondre à la demande de demain ! »

Asperge : vers une sortie imminente de la crise ?

Diminution des surfaces de production, baisse des rendements, prix consommateurs trop élevés, consommation en berne… c’est un tableau plutôt sombre qui se dresse au niveau mondial pour l’asperge depuis quelques années maintenant. Mais il se pourrait bien que ce légume printanier voie enfin le bout du tunnel. Christian Befve, expert de renommée internationale, aborde avec sérénité l’avenir de la production, tant sur le plan national que mondial.

Une production française « qui ne s’en sort pas si mal »
Bien que la France ait encore accusé le coup d’une saison mitigée cette année, le bilan reste tout de même moins tranché que pour certains pays frontaliers : « L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou même la Grèce qui bénéficiaient jusqu’à présent d’une main d’œuvre moins onéreuse, ont vu son coût augmenter drastiquement cette année et ont ainsi eu du mal à réagir. Contrairement à la France, qui, concernée par cette problématique depuis de nombreuses années, avait déjà entrepris une mécanisation de la filière. Si bien que cette année, les surfaces en France sont quasiment identiques à celles de l’an passé contrairement à beaucoup d’autres pays producteurs ».

Une baisse des rendements au niveau mondial
Constat général encore pour cette saison 2024, une baisse de rendement au niveau mondial. En cause, les perturbations climatiques comme El Nino au Pérou ou encore de trop fortes précipitations et des températures trop fraîches en Europe, mais pas que… « Nous faisons face à une baisse de 20 à 30 % de moins de rendement par hectare. Bien sûr, le climat a sa part de responsabilité, mais je pense aussi qu’il y a eu un relâchement général au niveau de la veille technologique et de l’anticipation, qui a abouti à une baisse de production à l’hectare. Dans ce métier, complexe et particulièrement technique, si l’on pense savoir en se reposant sur ses lauriers, on se fait dépasser ».

Le cas du Pérou
Un constat illustré par l’expérience du Pérou qui est passé de 30 000 hectares de production à 18 000 en l’espace de quelques années : « J’ai accompagné les pionniers de l’asparagiculture au Pérou jusqu’à suivre 80 % de la production péruvienne. Peu à peu, ils se sont approprié les techniques pour monter jusqu’à 20 T/ha jusqu’à descendre quelques années plus tard à 12 T /ha. Le danger, c’est lorsque l’on pense savoir. Dans un monde agricole en perpétuelle évolution, il faut toujours rester dans une dynamique d’anticipation et d’adaptation aux changements. Et je crois qu’il est toujours possible d’inverser la tendance avec un plan drastique de redressement. C’est le cas d’un producteur péruvien qui m’avait sollicité parce qu’il avait vu chuter ses volumes de production. Au bout de trois années seulement, il a vu son rendement passer de 9 à 19 T/ha ».

« De manière générale, je suis convaincu qu’avec de bonnes recommandations, et dans le même contexte climatique que nous connaissons, il est possible d’augmenter de 20 % son rendement à l’hectare ».

Des prix consommateurs trop élevés
Si côté production, il existe un certain nombre d’outils pour soutenir les asparagiculteurs, une sortie de crise ne se fera pas sans une remise en question des prix consommateurs pratiqués : « Les difficultés que la filière asperge a connu cette saison sont en partie due à des prix de ventes en magasin beaucoup trop élevés. Dans ce contexte inflationniste, le consommateur est plus regardant sur le prix des produits qu’il achète. Ce n’est pas normal qu’un kilo d’asperges revienne plus cher que des fruits exotiques ou équivaille au prix de celui de la viande. Certes, l’asperge a toujours été un produit haut-de-gamme, mais il y a un prix plafond que le consommateur, même qui a les moyens, n’est pas prêt à dépasser. Je pense que pour atteindre un bon équilibre, l’asperge doit être vendue à 6-7 euros/kilo en moyenne au départ de l’exploitation. Mais des prix affichés à 17 euros/kilo n’incitent clairement pas à la consommation. Une remise en question de la distribution sur les marges pratiquées est nécessaire. L’asperge ayant des coûts de production bien plus élevés que la pomme de terre, il semble logique d’y attribuer une marge au kilo et non en pourcentage de prix. Après tout, le travail effectué pour mettre de l’asperge en rayon est le même que pour mettre de la pomme de terre. Pourtant, les marges attribuées sont décuplées ».

Vers une production mondiale de 15 à 25 % supplémentaire pour 2025
Pour dynamiser la consommation, il faudrait donc revoir les prix de vente qui, dans une logique de rapport offre/demande, devraient diminuer face à une production plus soutenue : « Je crois sincèrement que la tendance s’inversera dès la saison prochaine. L’histoire de l’asperge suit des cycles de 10 à 12 ans qui se ponctuent par une crise. Et au-delà de 250 000 hectares de plantations au niveau mondial, il y a trop d’asperges. Depuis, les surfaces ont diminué jusqu’à atteindre 190 000 hectares. Autrement dit, nous sommes au creux de la vague et le marché va se redresser. Voilà pourquoi j’incite les producteurs à planter pour pouvoir répondre à la demande de demain, car nous allons manquer d’asperges. Nous prévoyons une augmentation de 15 à 25 % de surfaces plantées pour l’année prochaine. Avec plus de volumes, les prix vont se rééquilibrer ce qui dynamisera la consommation. De beaux jours sont à venir, les asparagiculteurs qui auront tenu bon auront 8 à 10 années devant eux avec de bons prix ».

C’est donc convaincu que des jours meilleurs se profilent à l’horizon que Christian Befve aborde le futur de la production d’asperge. Un optimisme contagieux, à tous les producteurs emplis d’espoir.

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com

 

Date de publication:

«Troublesome asparagus season could also affect next year’s harvest»

Katrien De Backer, Amelinckx Fruit:

«Troublesome asparagus season could also affect next year’s harvest»

St John’s Day traditionally marks the end of the asparagus season. This year too, it will be the finale for the vast majority of growers and traders, but a difficult season has also made some decide to give up earlier. «The absence of sunshine, coupled with low temperatures, really caused low yields and. Also, some consumers opted for leek or chicory instead of asparagus,» says Katrien De Backer, part of the Amelinckx Fruit family business in Hingene, Flanders.

It actually started off quite rosy for this seasonal product. «The asparagus started growing early,» she continues. «In the first few weeks, this meant that heated cultivation and open ground cultivation came together nicely early, giving us a good supply by Easter, which came early this year. On the other hand, the demand was also there. Asparagus is always eagerly awaited, and that made for nice pricing for both grower and buyer.»

‘Farmers’ festival’ on the clock
However, the lack of sunshine and cold temperatures in the weeks that followed threw a spanner in the works. «The rest of the season progressed very slowly and rather hungrily. Asparagus likes night temperatures of at least 10 degrees to reach the preferred length of 21 cm, but they experienced a growth spurt like that maybe twice in the whole season.»

In the end, volumes were disappointing during the whole season. «Depending on the regions where the asparagus fields were located, one could speak of a volume loss of 20 to 25 per cent. The abundant precipitation simply flooded some growers’ plots for days, weeks or months.»

Problems also mean no roots for next year
This season’s problems may not be over yet either. «Indeed, it was not only asparagus growers who suffered from the difficult weather conditions,» Katrien explains. «Breeders and plant breeders also experienced their share of problems. Seed simply did not germinate in some plots, and no germination means no plant and no roots to plant next year. We will have to see what the future brings.»

For more information:
Amelinckx Asparagus & Fruit
Queen Astrid Avenue 171
2880 Hingene, Belgium
Tel.: +32 475 26 99 15
info@topasperges.com
www.topasperges.com
https://www.facebook.com/topasperges

 

Christian Befve & Co. La crise des asperges touche-t-elle à sa fin ? Par FreshPlaza

Christian Befve & Co
La crise de l’asperge touche-t-elle à sa fin ?

Depuis plusieurs années, les surfaces de production d’asperges diminuent à l’échelle mondiale, les rendements baissent, les prix pour les consommateurs deviennent excessifs et la consommation reste faible. Mais un espoir semble poindre pour ce légume de printemps. L’expert de renommée internationale Christian Befve adopte une vision optimiste quant à l’avenir de la production d’asperges, tant en France qu’à l’échelle mondiale.

La production française d’asperges «s’en sort plutôt bien»

Si la France connaît encore une saison mitigée cette année, la situation est moins tranchée que dans d’autres pays voisins. « L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et même la Grèce, qui ont longtemps bénéficié d’une main-d’œuvre bon marché, ont vu leurs coûts de travail augmenter de manière drastique cette année. Contrairement à la France, déjà confrontée à ce problème depuis longtemps, qui a entamé la mécanisation de la filière. Résultat : les surfaces cultivées en France cette année sont quasiment identiques à celles de l’an dernier, ce qui n’est pas le cas dans bon nombre d’autres pays producteurs. »

Une baisse des rendements à l’échelle mondiale

Le constat général pour 2024 est une chute des rendements à l’échelle planétaire. Des perturbations climatiques, telles que le phénomène El Niño au Pérou, ou encore des précipitations excessives et des températures fraîches en Europe, en sont en partie responsables. « Nous faisons face à une baisse de 20 à 30 % des rendements à l’hectare. Bien sûr, le climat est en cause, mais je pense aussi qu’il y a eu un relâchement général de la veille technologique et de l’anticipation, ce qui a entraîné une baisse des performances à l’hectare. Dans ce métier complexe et hautement technique, les producteurs doivent rester vigilants et mieux anticiper. »

Le cas du Pérou

Ce constat est illustré par le cas du Pérou, qui est passé de 30 000 hectares de production à 18 000 en quelques années. « J’ai accompagné les pionniers de la culture de l’asperge au Pérou, qui représentent aujourd’hui 80 % de la production du pays. Progressivement, ils ont adopté les bonnes techniques et sont montés à 20 tonnes/ha, avant de retomber à 12 tonnes/ha quelques années plus tard. Dans un monde agricole en constante mutation, il faut toujours anticiper et s’adapter, sinon on est en danger. Je suis convaincu qu’il est toujours possible d’inverser la tendance avec un plan de redressement drastique. Ce fut le cas d’un producteur péruvien qui m’a sollicité après avoir vu ses rendements chuter : au bout de trois ans, ses rendements sont passés de 9 à 19 tonnes par hectare. »

« De manière générale, je suis persuadé qu’avec les bons conseils, et dans le même contexte climatique que nous connaissons, il est possible d’augmenter les rendements à l’hectare de 20 %. »

Des prix consommateurs trop élevés

Même si plusieurs leviers existent pour accompagner les producteurs dans leur métier, une réflexion sur le prix de vente est essentielle pour sortir de la crise. « Les difficultés rencontrées cette saison par la filière asperge proviennent en partie des prix de vente en magasin, qui sont beaucoup trop élevés. Dans un contexte d’inflation, les consommateurs font plus attention au prix des produits qu’ils achètent. Il n’est pas normal qu’un kilo d’asperges coûte plus cher qu’un fruit exotique, ou le même prix qu’un kilo de viande. Bien sûr, l’asperge a toujours été un produit haut de gamme, mais il y a un prix plafond que les consommateurs, même aisés, ne veulent pas dépasser. Pour atteindre un bon équilibre, l’asperge devrait se vendre en moyenne 6 à 7 euros/kilo départ ferme. Mais à 17 euros/kilo en magasin, cela n’encourage clairement pas la consommation. Il faut aussi interroger les distributeurs sur leurs marges. L’asperge coûte beaucoup plus cher à produire que la pomme de terre, il serait donc logique d’appliquer une marge au kilo, plutôt qu’un pourcentage. Le travail d’acheminement est le même, mais les marges sont dix fois plus élevées. »

Vers une augmentation de 15 à 25 % de la production mondiale d’ici 2025

Pour relancer la consommation, il faut revoir les prix de vente. En fonction du rapport offre/demande, les prix devraient baisser avec une production plus soutenue. « Je pense sincèrement que la tendance va s’inverser dès la saison prochaine. L’histoire de l’asperge est cyclique, tous les 10 à 12 ans, une crise survient. Et avec plus de 250 000 hectares plantés dans le monde, il y avait trop d’asperges. Depuis, les surfaces ont chuté à 190 000 hectares, donc le marché est prêt à repartir. Je pousse donc les producteurs à planter pour répondre à la demande de demain, car nous allons manquer d’asperges. Nous prévoyons une hausse de 15 à 25 % des surfaces plantées l’an prochain. Avec de plus grands volumes, les prix se rééquilibreront, ce qui relancera la consommation. De meilleurs jours arrivent, et les producteurs d’asperges devraient avoir devant eux 8 à 10 années avec de bons prix. »

Christian Befve reste convaincu que des jours meilleurs s’annoncent, une vision optimiste qui donne de l’espoir à l’ensemble de la filière.

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com

 

Mexico Takes Phytosanitary Actions to Strengthen Asparagus Farming by FreshPlaza

 

Mexico Takes Phytosanitary Actions to Strengthen Asparagus Farming

Asparagus growers must strengthen measures against pests with low incidence of the crop, such as fall armyworm, which is one of the main threats to world agriculture

Servicio Nacional de Sanidad, Inocuidad y Calidad Agroalimentaria | 11 de junio de 2024

Mexico remains alert to any health emergency, such as in asparagus production Mexico remains alert to any health emergency, such as in asparagus production

The Ministry of Agriculture and Rural Development and national asparagus producers agreed to join efforts to strengthen sanitary measures for this crop against pests with a low risk of incidence, but which are highly destructive to other vegetables, such as fall armyworm (Spodoptera frugiperda).

The Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) specifies that the fall armyworm is one of the main threats to world agriculture, since, although the vast majority prefer to feed on corn, it can also feed on 80 other crops, including asparagus.

The head director of the National Agro-alimentary Health, Safety and Quality Service (Senasica), Javier Calderón Elizalde, met virtually with producers, importers, exporters and representatives of the Mexican embassies in Spain, Germany, Belgium and the Netherlands, who presented the measures applied by the European Union (EU) to prevent the spread of the pest in their territory.

The fall armyworm is an endemic insect of the Americas and exceptionally poses risks to crops other than basic crops, which is why the Mexican health authority has been responding for years to FAO’s call to coordinate efforts in the global fight against this pest.

Mexico adheres to the international phytosanitary norms, so the General Head Office of Plant Health of Senasica remains alert to the regulations established by trading partners and in the event of an emergency, such as in asparagus production, it has schemes to apply measures based on risk analysis.

The Head of Phytosanitary Regulation explained that Senasica issues measures based on science, so that national producers have appropriate and accurate information.

Among the actions that inspire the competitiveness of producers, mainly small and medium-scale producers, is the application of phytosanitary measures to protect their crops.

At the meeting, it was reported that Senasica continues with the management before the health authority of the European Union for the use of the Electronic Phytosanitary Certificate (ePhyto), a process for which our country is prepared.

 

Decision to import asparagus driven by the need to maintain adequate stock’ Tesco explains sale of Mexican asparagus in the UK by FreshPlaza

‘Decision to import asparagus driven by the need to maintain adequate stock’

Tesco explains sale of Mexican asparagus in the UK

In response to concerns raised by a Norfolk resident about the sale of Mexican asparagus in a Tesco store in Downham Market, the retailer has clarified its stance. The critique emerged after the individual noted the availability of asparagus from Mexico despite the presence of locally grown alternatives. Highlighting the abundance of asparagus in Norfolk, the individual questioned the rationale behind importing the vegetable, considering the associated transportation costs. The observation was made during a period when British asparagus, specifically from the Chinn family in Herefordshire, was also on sale, albeit at different price points based on weight.
Tesco has articulated that its decision to import asparagus from Mexico was driven by the need to maintain adequate stock for consumers, especially given the impact of recent cold weather on the growth of the UK crop. The retailer emphasized its commitment to supporting British produce, noting that the inclusion of Mexican asparagus was a measure to supplement the British supply rather than replace it. This explanation comes amidst discussions on the implications of importing produce during the local growing season, with the British Growers Association commenting on the challenges faced by UK asparagus growers due to weather conditions this year.

Source: fwi.co.uk

 

Factors that impact U.S. asparagus imports and per capita consumption by FreshPlaza

 

Factors that impact U.S. asparagus imports and per capita consumption

Last year, the U.S. imported about 580 million pounds of asparagus with Mexico and Peru being the main suppliers, followed by Canada. While Peru experienced a five percent increase in year-over-year import value, total volume showed a 24 percent decline over the previous year. «The weather phenomena of 2023 resulted in a year like no other, with Cyclone Yako leaving northern Peru devastated and exports of fresh asparagus very challenging,» says Carlos Solf of Southern Specialties and co-chairman of the Peruvian Asparagus Importers Association (PAIA). «Yet, Peru demonstrated resilience and proved profitable to the U.S. in import values.»
Asparagus imports from Mexico were also down last year. The country has been dealing with a lack of rain, causing a shortage of water. In addition, it is becoming increasingly difficult to find laborers to maintain and harvest the crop. As a result, total imports last year were down 12 percent compared to the year before.

This table shows U.S. asparagus imports over the past two years:

Sourcing country Imports in lbs. 2022 Imports in lbs.
2023
YOY variation
Mexico 359,459,302 338,992,915 -6%
Peru 214,040,192 163,213,499 -24%
Canada 4,447,164 6,056,098 +36%
Total 580,098,156 510,819,654 -12%

Source: USDA

Lack of promotion slows down consumption
While supply has been lower due to weather events and labor shortages, consumption is also witnessing a decline. Preliminary numbers show that per capita consumption of fresh asparagus is down 15 percent in 2022 over 2021. According to PAIA, a lack of consistent promotion is the main reason for the decline. This year, the association will focus even more on spreading valuable information about fresh asparagus to industry trade press, retailers, and foodservice. It has put together a report called 2023/2024 Fresh Asparagus Category Trends, Statistics & Demographics. «The report provides U.S. retailers with essential statistics and customized demographics that will enable them to increase the sale of fresh asparagus,» says Priscilla Lleras, Executive Director of PAIA. The report indicates that families with a household income of $100,000 or more are most likely to purchase asparagus. From this income group, 49 percent is prone to buying fresh asparagus and overall, 37 percent of U.S. consumers stated they purchased fresh asparagus in the past 12 months, which is an increase of 11 percent over the previous year. «This is the perfect opportunity for retailers to promote fresh asparagus year-round with various types of SKUs, including value-added products,» shared Craig Rolandelli of JMB and co-chairman of PAIA. «Promotions will result in year-round sales for retailers as well as the commodity.»

For more information:
Priscilla Lleras
Peruvian Asparagus Importers Association
Tel: (+1) 817 – 793 -3133
priscillaprestige@outlook.com
www.peruvianasparagusimportersassociation.com

 

Factors that impact U.S. asparagus imports and per capita consumption by FreshPlaza

Factors that impact U.S. asparagus imports and per capita consumption

Last year, the U.S. imported about 580 million pounds of asparagus with Mexico and Peru being the main suppliers, followed by Canada. While Peru experienced a five percent increase in year-over-year import value, total volume showed a 24 percent decline over the previous year. «The weather phenomena of 2023 resulted in a year like no other, with Cyclone Yako leaving northern Peru devastated and exports of fresh asparagus very challenging,» says Carlos Solf of Southern Specialties and co-chairman of the Peruvian Asparagus Importers Association (PAIA). «Yet, Peru demonstrated resilience and proved profitable to the U.S. in import values.»
Asparagus imports from Mexico were also down last year. The country has been dealing with a lack of rain, causing a shortage of water. In addition, it is becoming increasingly difficult to find laborers to maintain and harvest the crop. As a result, total imports last year were down 12 percent compared to the year before.

This table shows U.S. asparagus imports over the past two years:

Sourcing country Imports in lbs. 2022 Imports in lbs.
2023
YOY variation
Mexico 359,459,302 338,992,915 -6%
Peru 214,040,192 163,213,499 -24%
Canada 4,447,164 6,056,098 +36%
Total 580,098,156 510,819,654 -12%

Source: USDA

Lack of promotion slows down consumption
While supply has been lower due to weather events and labor shortages, consumption is also witnessing a decline. Preliminary numbers show that per capita consumption of fresh asparagus is down 15 percent in 2022 over 2021. According to PAIA, a lack of consistent promotion is the main reason for the decline. This year, the association will focus even more on spreading valuable information about fresh asparagus to industry trade press, retailers, and foodservice. It has put together a report called 2023/2024 Fresh Asparagus Category Trends, Statistics & Demographics. «The report provides U.S. retailers with essential statistics and customized demographics that will enable them to increase the sale of fresh asparagus,» says Priscilla Lleras, Executive Director of PAIA. The report indicates that families with a household income of $100,000 or more are most likely to purchase asparagus. From this income group, 49 percent is prone to buying fresh asparagus and overall, 37 percent of U.S. consumers stated they purchased fresh asparagus in the past 12 months, which is an increase of 11 percent over the previous year. «This is the perfect opportunity for retailers to promote fresh asparagus year-round with various types of SKUs, including value-added products,» shared Craig Rolandelli of JMB and co-chairman of PAIA. «Promotions will result in year-round sales for retailers as well as the commodity.»

For more information:
Priscilla Lleras
Peruvian Asparagus Importers Association
Tel: (+1) 817 – 793 -3133
priscillaprestige@outlook.com
www.peruvianasparagusimportersassociation.com

 

« Les asparagiculteurs doivent replanter maintenant pour répondre à la demande de demain ! » Asperge : vers une sortie imminente de la crise ? par FreshPlaza

Christian Befve : « Les asparagiculteurs doivent replanter maintenant pour répondre à la demande de demain ! »

Asperge : vers une sortie imminente de la crise ?

Diminution des surfaces de production, baisse des rendements, prix consommateurs trop élevés, consommation en berne… c’est un tableau plutôt sombre qui se dresse au niveau mondial pour l’asperge depuis quelques années maintenant. Mais il se pourrait bien que ce légume printanier voie enfin le bout du tunnel. Christian Befve, expert de renommée internationale, aborde avec sérénité l’avenir de la production, tant sur le plan national que mondial.

Une production française « qui ne s’en sort pas si mal »
Bien que la France ait encore accusé le coup d’une saison mitigée cette année, le bilan reste tout de même moins tranché que pour certains pays frontaliers : « L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou même la Grèce qui bénéficiaient jusqu’à présent d’une main d’œuvre moins onéreuse, ont vu son coût augmenter drastiquement cette année et ont ainsi eu du mal à réagir. Contrairement à la France, qui, concernée par cette problématique depuis de nombreuses années, avait déjà entrepris une mécanisation de la filière. Si bien que cette année, les surfaces en France sont quasiment identiques à celles de l’an passé contrairement à beaucoup d’autres pays producteurs ».

Une baisse des rendements au niveau mondial
Constat général encore pour cette saison 2024, une baisse de rendement au niveau mondial. En cause, les perturbations climatiques comme El Nino au Pérou ou encore de trop fortes précipitations et des températures trop fraîches en Europe, mais pas que… « Nous faisons face à une baisse de 20 à 30 % de moins de rendement par hectare. Bien sûr, le climat a sa part de responsabilité, mais je pense aussi qu’il y a eu un relâchement général au niveau de la veille technologique et de l’anticipation, qui a abouti à une baisse de production à l’hectare. Dans ce métier, complexe et particulièrement technique, si l’on pense savoir en se reposant sur ses lauriers, on se fait dépasser ».

Le cas du Pérou
Un constat illustré par l’expérience du Pérou qui est passé de 30 000 hectares de production à 18 000 en l’espace de quelques années : « J’ai accompagné les pionniers de l’asparagiculture au Pérou jusqu’à suivre 80 % de la production péruvienne. Peu à peu, ils se sont approprié les techniques pour monter jusqu’à 20 T/ha jusqu’à descendre quelques années plus tard à 12 T /ha. Le danger, c’est lorsque l’on pense savoir. Dans un monde agricole en perpétuelle évolution, il faut toujours rester dans une dynamique d’anticipation et d’adaptation aux changements. Et je crois qu’il est toujours possible d’inverser la tendance avec un plan drastique de redressement. C’est le cas d’un producteur péruvien qui m’avait sollicité parce qu’il avait vu chuter ses volumes de production. Au bout de trois années seulement, il a vu son rendement passer de 9 à 19 T/ha ».

« De manière générale, je suis convaincu qu’avec de bonnes recommandations, et dans le même contexte climatique que nous connaissons, il est possible d’augmenter de 20 % son rendement à l’hectare ».

Des prix consommateurs trop élevés
Si côté production, il existe un certain nombre d’outils pour soutenir les asparagiculteurs, une sortie de crise ne se fera pas sans une remise en question des prix consommateurs pratiqués : « Les difficultés que la filière asperge a connu cette saison sont en partie due à des prix de ventes en magasin beaucoup trop élevés. Dans ce contexte inflationniste, le consommateur est plus regardant sur le prix des produits qu’il achète. Ce n’est pas normal qu’un kilo d’asperges revienne plus cher que des fruits exotiques ou équivaille au prix de celui de la viande. Certes, l’asperge a toujours été un produit haut-de-gamme, mais il y a un prix plafond que le consommateur, même qui a les moyens, n’est pas prêt à dépasser. Je pense que pour atteindre un bon équilibre, l’asperge doit être vendue à 6-7 euros/kilo en moyenne au départ de l’exploitation. Mais des prix affichés à 17 euros/kilo n’incitent clairement pas à la consommation. Une remise en question de la distribution sur les marges pratiquées est nécessaire. L’asperge ayant des coûts de production bien plus élevés que la pomme de terre, il semble logique d’y attribuer une marge au kilo et non en pourcentage de prix. Après tout, le travail effectué pour mettre de l’asperge en rayon est le même que pour mettre de la pomme de terre. Pourtant, les marges attribuées sont décuplées ».

Vers une production mondiale de 15 à 25 % supplémentaire pour 2025
Pour dynamiser la consommation, il faudrait donc revoir les prix de vente qui, dans une logique de rapport offre/demande, devraient diminuer face à une production plus soutenue : « Je crois sincèrement que la tendance s’inversera dès la saison prochaine. L’histoire de l’asperge suit des cycles de 10 à 12 ans qui se ponctuent par une crise. Et au-delà de 250 000 hectares de plantations au niveau mondial, il y a trop d’asperges. Depuis, les surfaces ont diminué jusqu’à atteindre 190 000 hectares. Autrement dit, nous sommes au creux de la vague et le marché va se redresser. Voilà pourquoi j’incite les producteurs à planter pour pouvoir répondre à la demande de demain, car nous allons manquer d’asperges. Nous prévoyons une augmentation de 15 à 25 % de surfaces plantées pour l’année prochaine. Avec plus de volumes, les prix vont se rééquilibrer ce qui dynamisera la consommation. De beaux jours sont à venir, les asparagiculteurs qui auront tenu bon auront 8 à 10 années devant eux avec de bons prix ».

C’est donc convaincu que des jours meilleurs se profilent à l’horizon que Christian Befve aborde le futur de la production d’asperge. Un optimisme contagieux, à tous les producteurs emplis d’espoir.

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com