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Suisse : La culture de l’asperge blanche a quadruplé en vingt ans par FreshPlaza

Suisse :

La culture de l’asperge blanche a quadruplé en vingt ans

Ces dernières années, les maraîchers suisses ont considérablement développé la culture d’asperges, faisant progresser l’offre de production nationale. En vingt ans, les surfaces consacrées à l’asperge blanche ont été multipliées par quatre, tandis que celles dédiées à l’asperge verte ont triplé. Environ 180 exploitations cultivent aujourd’hui des asperges en Suisse, principalement en Suisse orientale, suivie du Plateau et de la Suisse romande.

Malgré cette croissance, la production nationale ne suffit pas encore à couvrir la demande. En 2024, la Suisse a importé près de 3 600 tonnes d’asperges blanches et environ 5 700 tonnes d’asperges vertes. En tout, la consommation d’asperges – blanches et vertes confondues – atteint près de 1 kilo par habitant.

Un potentiel considérable de développement reste à exploiter
La culture de l’asperge est exigeante : elle nécessite des investissements massifs, des délais avant la première récolte et une période de production courte, limitée à deux bons mois par an. « L’asperge reste en place environ dix ans sur la même parcelle, mais ne peut être récoltée qu’à partir de la troisième année », explique Markus Waber, directeur adjoint de l’Union maraîchère suisse (UMS). Ce type de culture de long terme suppose donc patience, rigueur et expertise.

Le travail est intensif : du montage des buttes caractéristiques à la récolte quotidienne, en passant par la pose de films plastiques, chaque étape demande de l’engagement. Même après la récolte, les plants doivent être entretenus pour rester en bonne santé. « Avant de se lancer, une exploitation doit se poser plusieurs questions : cette culture, m’intéresse-t-elle ? Ai-je les débouchés nécessaires ? L’infrastructure, les terres adaptées, le personnel sont-ils disponibles ? », poursuit Waber. « Les asperges suisses sont fortement appréciées des consommateurs. Contrairement aux produits importés, elles sont disponibles en quantités limitées. Il existe donc un réel potentiel : la production locale trouve sa place sur le marché et suscite une forte demande. »

Source : lid

 

asperges – Synthèse de la semaine 15 (Allemagne) : La sécheresse persistante inquiète de nombreux producteurs d’asperges par FreshPlaza

erges – Synthèse de la semaine 15 (Allemagne) :

La sécheresse persistante inquiète de nombreux producteurs d’asperges

L’offre d’asperges locales augmente désormais de semaine en semaine. Toutefois, les écarts de prix selon les régions restent marqués. Dans certaines villes, les amateurs doivent mettre la main au portefeuille : à Munich, le kilo d’asperges blanches atteint 31,80 euros. À Berlin et Cologne, en revanche, les prix sont presque divisés par deux : « Nous facturons 17,90 € le kilo », indique Christian Fuchs, 46 ans, producteur à Cologne-Rheindorf. Sur les marchés hebdomadaires berlinois, les prix débutent à 18 € le kilo.

Basse-Saxe : baisse des surfaces cultivées et des volumes récoltés
Les premières asperges ont déjà été récoltées dans certains champs. Si la demande avait été modérée en 2022 à cause de la pandémie de Covid-19, l’intérêt pour ce légume noble est reparti à la hausse en 2023. Cette année encore, l’augmentation du salaire minimum et la flambée des coûts de l’énergie pèsent lourdement sur les exploitations, conduisant à réduire leurs surfaces de culture.

D’après l’Office régional des statistiques, la Basse-Saxe reste en 2024 le premier Land producteur d’asperges. Toutefois, la baisse des surfaces cultivées et des rendements se fait sentir. Les chiffres pour 2025 ne sont pas encore disponibles. L’an dernier, 21 700 tonnes ont été récoltées sur 3 900 hectares (contre 4 400 ha et 22 800 tonnes en 2023), soit une diminution de 4,8 % en volume et de 11,6 % en surface. En revanche, le rendement moyen par hectare s’est amélioré, atteignant 56,2 quintaux (+7,9 % par rapport à 2023).

La Basse-Saxe représentait en 2024 environ 20,3 % de la surface totale cultivée en asperges en Allemagne (soit près de 20 000 ha au niveau national), avec 223 exploitations actives, dont 23 en agriculture biologique.

« Le grand boom observé durant la période Covid est malheureusement passé. Malgré tout, nous avons pu maintenir des prix stables, similaires à ceux de l’an dernier », constate Heiko Stolle, producteur à Klein-Bümmerstede, dans le district d’Oldenburg. Il souligne que la sécheresse persistante inquiète nombre de cultivateurs : « Nous avons déjà commencé à irriguer les champs », confie-t-il.

Schleswig-Holstein : les producteurs gardent le moral
Dans le Schleswig-Holstein, la saison a été lancée officiellement par la présidente de la chambre d’agriculture, Ute Volquardsen, en présence de représentants de l’Arbeitsgemeinschaft Spargel et de producteurs venus de tout le Land. L’agriculteur Schümann, basé à Hasenmoor, se montre optimiste : « L’asperge n’a pas besoin de pluie pour l’instant, mais de chaleur », explique-t-il. Ses buttes sont recouvertes de film plastique et aérées pour favoriser la récolte. Environ 450 hectares d’asperges sont cultivés par 40 exploitations dans la région.

Hesse : des débuts contrariés par des conditions rudes
Le 3 avril, le ministre-président Boris Rhein a symboliquement lancé la saison des asperges en Hesse au Steinbrücker Hof à Weiterstadt. Sa devise : « Les asperges hessoises sont une forme de protection active du climat et méritent d’être soutenues ! » Il a aussi rappelé les difficultés rencontrées par le secteur agricole, notamment l’impact possible d’une hausse du salaire minimum à 15 €, qui toucherait également les saisonniers étrangers.

Selon lui, cette augmentation porterait un coup sévère à la compétitivité des exploitations locales, déjà confrontées à une faible autosuffisance en fruits et légumes. Une hausse des coûts pourrait forcer certaines structures à abandonner des cultures comme l’asperge, jugées particulièrement coûteuses. L’association des agriculteurs de Hesse (HBV) plaide donc pour une réglementation spécifique en matière de salaire minimum, afin de garantir la survie du tissu agricole régional.

Rhénanie-du-Nord-Westphalie : une récolte historiquement faible
En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la récolte 2024 a été la plus faible depuis des années. Les producteurs n’ont récolté que 18,5 tonnes, soit une baisse de 11,1 % par rapport à 2023 — un plus bas depuis 2016, selon l’Office des statistiques du Land.

Le secteur évoque les températures exceptionnellement fraîches de l’an passé, qui ont freiné la croissance et réduit la taille des tiges. Cette année, les récoltes ont déjà commencé sur plusieurs sites. La météo ensoleillée de ces dernières semaines semble prometteuse. D’ici la fin de la saison, prévue le 24 juin (fête de la Saint-Jean), environ 18 000 tonnes devraient être récoltées. Environ 70 % de la production est vendue en circuit court : directement à la ferme, sur les marchés ou via des stands.

Thuringe : lancement de la saison dans la plus grande exploitation
La récolte débute cette semaine dans le principal bassin de production de Thuringe, l’arrondissement d’Unstrut-Hainich. À Kutzleben, la plus vaste exploitation du Land cultive l’asperge sur 110 hectares — 20 de moins que l’année dernière. La société agricole de Herbsleben exploite pour sa part 80 hectares, comme en 2023.

« Le démarrage est conforme aux prévisions. La mi-avril est une date habituelle pour le début de la saison », indique Jan Niclas Imholze, de l’exploitation de Kutzleben.

Saxe-Anhalt : une croissance timide freinée par le froid
En Saxe-Anhalt, la saison commence tout doucement en raison des nuits fraîches. « Il y aura des asperges pour Pâques », rassure Patrick Wolter, directeur d’exploitation à la coopérative agricole de Hohenseeden. Mais selon les conditions météo, satisfaire toute la demande pourrait être compliqué.

En 2023, la région a récolté environ 1 820 tonnes d’asperges sur 360,7 hectares, selon l’Office régional des statistiques à Halle. Une hausse notable par rapport à 2022 (1 400 t) et 2023 (1 500 t).

Rhénanie-Palatinat : une offre suffisante pour Pâques
Grâce à un ensoleillement favorable, la Rhénanie-Palatinat assure qu’il y aura assez d’asperges pour les fêtes pascales. « La récolte a bien démarré dans toutes les zones de production », affirme Andreas Köhr, de l’association des agriculteurs et viticulteurs du sud du Land.

Brandebourg : un début de saison à la fois précoce et lent
Selon un représentant de la ferme Syringshof interrogé par BERLIN LIVE, la saison a commencé un peu plus tôt qu’à l’accoutumée, mais de manière progressive. Une bonne nouvelle pour les consommateurs, car cela laisse présager une récolte de qualité.

Côté prix, ils devraient rester stables par rapport à 2023 : les tarifs varient de 9 € le kilo pour les asperges à potage ou brisées, jusqu’à 16 € pour les plus belles catégories commerciales.

Autriche : une récolte légèrement en baisse attendue
Après un début de saison historiquement précoce en 2023, les consommateurs autrichiens devront patienter un peu cette année en raison des basses températures. Selon Josef Moosbrugger, président de la chambre d’agriculture, les premières asperges locales devraient être disponibles dans tous les supermarchés à partir de la mi-avril.

L’essentiel de la production autrichienne se concentre dans la région du Marchfeld, en Basse-Autriche. En 2023, 762 hectares étaient consacrés à la culture, dont 498 pour l’asperge blanche et 264 pour l’asperge verte (y compris la violette). La production s’était élevée à 2 723 tonnes. Une légère baisse est attendue cette année.

La consommation autrichienne est estimée à 5 000 tonnes par an. En 2023, environ 3 000 tonnes ont été importées, principalement d’Espagne (35 %), d’Italie (31 %), de Hongrie (14 %) et d’Allemagne (8 %). Le Pérou représentait quant à lui 5 % du total.

Suisse : la récolte menacée par un front froid
En Suisse, les gelées nocturnes mettent en péril la récolte d’asperges. Les agriculteurs doivent donc prendre des mesures de protection. Le froid ralentit la croissance, bien que les premières asperges blanches suisses soient déjà disponibles. Les vertes, en revanche, se font encore attendre.

 

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France épingle Lidl « Aujourd’hui, l’enseigne mène à nouveau la guerre des prix » particulièrement sur les asperges et les fraises par FreshPlaza

Le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France épingle Lidl

« Aujourd’hui, l’enseigne mène à nouveau la guerre des prix »

« Il est donc bien loin le temps où Lidl brillait par le respect des producteurs français », indique le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France, qui accuse le discounter allemand de ‘reprendre la guerre des prix’. Une situation que le collectif rattache directement au départ de Michel Biero.

Aujourd’hui, l’enseigne mène à nouveau la guerre des prix
« Aujourd’hui, l’enseigne mène à nouveau la guerre des prix avec le risque majeur que ses concurrents suivent, en foulant du pied au passage leurs beaux engagements du salon de l’agriculture sur l’origine France et la rémunération des producteurs ». Le collectif prend en exemple la pomme, le concombre et la fraise. « En pommes, alors que pas un kilo ne devrait sortir des stations à moins de 1 €, les cotations du RNM montrent que sur l’entrée de gamme (les sachets 2 kg) les prix dévissent depuis le début de la saison et se situent 10 % en dessous de la campagne précédente. En fraises, alors qu’en cette semaine de Pâques la production ne satisfait pas la demande, Lidl impose à ses fournisseurs une baisse de prix conséquente de plus de 20 centimes au kilo en regard de ses concurrents. En concombres, la politique moins disante est identique, et se double de menaces d’importations. Les producteurs ont de réelles craintes de concombres espagnols en rayon dans un avenir très proche », explique le collectif qui en appelle à la vigilance des consommateurs : « Les prix bas ne rémunèrent pas les producteurs et l’importation les tuent ».

« Sitôt Michel Biero parti, Lidl oublie ses engagements sur l’origine France »
« Le départ de Michel Biero de l’enseigne Lidl avait généré des craintes à l’amont de la filière fruits et légumes frais sur une évolution délétère des pratiques d’achat au détriment des producteurs », explique le collectif. Car depuis des années, Lidl, par la voie de son (ancien) dirigeant Michel Biero, s’engageait auprès des producteurs français via des accords de filière, des contrats tripartite pour certaines filières ainsi que sur l’origine France pour son rayon fruits et légumes, sans oublier la mise en œuvre de feuilles de route. Des craintes que le collectif indique finalement fondées. « Nos producteurs sont en train de payer cash la volonté du discounter allemand de reprendre la guerre des prix ».

Un Lidl visé par des agriculteurs gardois
Hier sur son compte X (Twitter), le Collectif Sauvons les Fruits et Légumes de France a partagé l’action menée par des agriculteurs gardois contre un magasin Lidl. « A peine 3 mois après son départ, @lidlfrance a déjà oublié les sages engagements de son ex président en faveur de la souveraineté alimentaire française ». A l’appel de la FDSEA du Gard, des agriculteurs du département se sont mobilisés mardi matin devant le magasin Lidl de Bagnols-sur-Cèze en y déversant des dizaines de kilos d’asperges. L’objectif ? Dénoncer la vente d’asperges en provenance du Mexique à bas prix mais également de fraises espagnoles.

Jorge Sofín, de Espárragos de Novillas (Espagne) : « La pluie a retardé les récoltes d’asperge blanche » par FreshPlaza

Jorge Sofín, de Espárragos de Novillas (Espagne) :

« La pluie a retardé les récoltes d’asperge blanche »

La pluie a été un facteur déterminant cette année pour le démarrage de la saison de l’asperge blanche sur les rives de l’Èbre, qui a commencé cette année un peu plus tard que les années précédentes. « Dans notre cas, nous avons commencé la saison avec les premières récoltes il y a une vingtaine de jours, mais nous sommes une entreprise chanceuse car 95 % de la zone appartenant à l’IGP asperges de Navarre ne commence à être récoltée qu’aujourd’hui en raison des précipitations. »

« Nous avons eu la chance de pouvoir faire les longes et préparer les asperges avant que la pluie ne nous empêche de travailler la terre et ces 20 jours d’avance nous ont été très bénéfiques pour la commercialisation de nos asperges. »

« Cette année, en principe, devrait être similaire à l’année dernière en termes de production, avec des calibres assez bons qui s’amélioreront au fur et à mesure que la saison avancera, ce qui sera très positif car, en frais, le calibre est l’un des facteurs les plus importants et les plus appréciés par les clients et par les restaurateurs. »

« En ce qui concerne la demande, nous constatons que cette année encore, elle se porte plutôt bien ; en matière de produits frais, Pâques est généralement un peu compliqué car de nombreux magasins sont fermés les jours fériés et avec une économie qui ne se porte pas assez bien, il est assez difficile de vendre des asperges au prix que l’on souhaite. Néanmoins, nous sommes assez satisfaits de notre situation et, cette année encore, nous sommes en mesure de défendre le prix de notre produit de haute qualité contre la stratégie de prix des grands supermarchés. »

Espárrago de Novillas vend sa production en Espagne, « à des marchands de fruits et légumes et à des restaurants de haut niveau, dont plusieurs sont étoilés au Michelin, bien que chaque année, au début de la saison, nous recevions des appels de nombreuses personnes intéressées par l’importation de nos asperges, car la demande en Europe est plus qu’intéressante. »

Il convient de rappeler que l’Allemagne est le plus grand importateur d’asperges de l’UE-27, avec une consommation importante de ce légume. « Nous sommes une entreprise familiale et, jusqu’à présent, nous nous sommes limités au marché espagnol, bien que nous nous développions d’année en année et que nous n’excluions pas d’exporter à l’avenir. »

« Nous disposons de variétés, Grolim et Herkolim, qui nous permettent de récolter des asperges de très bonne taille et de très bonne qualité tout au long de la saison, ainsi que de deux marques, Reyno Gourmet et Aragon Alimentos Nobles, qui attestent de la grande qualité de nos produits et nous permettent de partir avec de bonnes attentes. De plus, cette année, bien que nous ayons commencé plus tôt que d’autres producteurs, le démarrage a été plus tardif en général, ce qui pourrait nous permettre d’étendre notre production jusqu’au mois de juin. »

Pour plus d’informations :
Espárragos de Novillas
C/ Francisco de Goya 24, CP50530 Novillas (Saragosse)
Tél. : +34 676 257 389
esparragodenovillas@gmail.com
https://esparragodenovillas.com/

 

« Ne confondez pas nos asperges cultivées avec les soi-disant asperges sauvages ! » par FreshPlaza

Une nouvelle alerte sanitaire a été lancée par l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire française, qui signale plusieurs cas d’intoxication après ingestion de ce que l’on appelle « asperge des bois », aussi connue sous le nom d’asperge sauvage. En dix ans, les centres antipoison ont recensé 48 cas d’intoxication liés à cette consommation. L’analyse en laboratoire d’échantillons d’asperges sauvages a révélé la présence de « nombreux raphides d’oxalate de calcium, des cristaux microscopiques connus pour leur effet irritant », selon l’Anses. « Lors d’un même repas, certaines personnes ont été affectées et d’autres non, ce qui suggère une sensibilité individuelle. »

Cette plante vivace, appelée ornithogale des Pyrénées, n’a que très peu de points communs avec l’asperge cultivée, hormis un petit épi vert tendre qui coiffe sa tige florale. Cette légère ressemblance est à l’origine de nombreuses confusions.

Crédit photo – Dreamstime – En bas : asperges vertes cultivées, en haut : ornithogale des Pyrénées

« Depuis que ces cas d’intoxication ont été relayés par la presse, plusieurs producteurs m’ont fait part de leurs inquiétudes quant à la confusion entre les deux espèces. Je l’ai moi-même constaté : certaines personnes m’ont dit qu’elles ne consommaient plus d’asperges par précaution. Ces deux plantes n’ont pourtant absolument rien à voir, et il est très important de communiquer à ce sujet pour éviter que la filière ne soit pénalisée par cette confusion grossière. Certains médias sont même allés jusqu’à publier des photos d’asperges vertes cuites pour illustrer leurs articles sur ces intoxications », déplore un professionnel du secteur.

 

Nicolás Chica, directeur d’Agroláchar (Espagne) : « Une période de très bonne demande d’asperges vertes en Europe se profile à l’horizon » par FreshPlaza

La récolte d’asperges vertes se déroule très bien à Grenade. « Cette année, nous faisons beaucoup mieux que ces dernières années. Nous sortons de deux années climatiquement mauvaises, 2023 et 2024, avec une grande sécheresse qui a fait que les turions d’asperges n’ont pas eu assez d’humidité pour se développer et que nous avons pu faire face à une récolte normale », explique Nicolás Chica, d’Agroláchar.

« Heureusement, en 2024, nous avons eu un automne pluvieux et un hiver froid, qui ont été très bénéfiques ; et bien que nous ayons commencé avec un certain retard en raison des pluies de mars, nous nous trouvons à une période optimale pour la récolte », souligne-t-il.

Bien que le climat puisse être le pire ennemi de l’asperge verte, il l’aide en ce moment. « Nous avons ici à Grenade des températures minimales d’environ 10-11 degrés et des températures maximales de 22 degrés, ce qui est très bon pour l’asperge car cela nous permet de récolter des pousses d’une qualité extraordinaire en cette période où les volumes de récolte augmentent », poursuit Nicolás.

« Nous maintenons une très bonne production, ce qui est reconnu par tous les marchés vers lesquels nous exportons nos asperges », souligne-t-il. « En effet, 72 % des asperges vertes cultivées à Grenade sont consommées par des clients d’Europe centrale et des pays nordiques qui attendent chaque année le début de notre campagne.

« Néanmoins, bien que cette saison se déroule mieux en termes de production, il lui manque quelque chose, qui peut être transposé à tous les secteurs agricoles, à savoir la main-d’œuvre », souligne Nicolás. « Il y a un manque de personnes pour effectuer les travaux agricoles, mais aussi pour la récolte. Pendant les trois mois de la campagne, de mars à juin, nous avons besoin de main-d’œuvre tous les jours pour que la récolte puisse être effectuée et gérée dans les centres de manutention afin d’être commercialisée ; mais ce manque de travailleurs s’accentue de plus en plus et, face à cette situation, je sais qu’il y a des entreprises qui essaient de trouver un moyen de mécaniser la récolte pour réduire le besoin de personnel ».

« Malgré cela, c’est une bonne nouvelle que les prix soient bons jusqu’à présent. Pour nous, Pâques et les jours qui la précèdent sont une très bonne période car la demande d’asperges vertes est très forte et nous sommes déjà dans la période d’anticipation avec de très bons niveaux de prix. D’ici à la fin de la saison, il y aura une baisse des prix, mais nous espérons que les conditions météorologiques seront suffisamment bonnes pour que nous puissions prolonger la saison le plus longtemps possible avec des asperges de très bonne qualité et que nous puissions vendre autant de produits que possible ».

Pour plus d’informations, veuillez contacterAgroláchar S.C.A.
Adresse Av. Andalucía, s/n
18327, Láchar, Grenade (Espagne)
Tél. : +34 692 043 375
comercial@agrolachar.com
https://agrolachar.com/

 

« Attention à l’amalgame entre nos asperges cultivées et celle que l’on appelle ‘asperge des bois’ ! » par FreshPlaza

Nouvelle inquiétude sanitaire mise en lumière par l’Anses (Agence Nationale de sécurité sanitaire), qui alerte sur des cas d’intoxication qui seraient apparus suite à l’ingestion de ce que l’on appelle « asperge des bois », la fameuse asperge sauvage. Les centres anti-poisons ont relevé de janvier en 10 ans 48 cas d’intoxication liés à cette consommation. Une analyse d’échantillons d’asperges des bois en laboratoire aurait révélé la présence « de nombreux raphides d’oxalate de calcium, des cristaux microscopiques connus pour leur effet irritant », explique l’Anses, qui précise qu’« au cours d’un même repas, certains consommateurs ont été touchés et d’autres pas, suggérant une sensibilité individuelle ».

Or, cette plante vivace du nom d’Ornithogale des Pyrénées, n’a en réalité pas grand-chose à voir avec son homonyme cultivé, si ce n’est cette forme d’épi couleur vert tendre qui couronne sa hampe florale. Une légère similitude qui peut pourtant être source d’une forte confusion.

Crédit photo – Dreamstime – En-dessous : asperge verte cultivée, au-dessus : Ornithogale des Pyrénées

« Depuis que les journaux ont parlé de ces cas d’intoxication, certains producteurs m’ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’amalgame entre les deux espèces. J’en ai par ailleurs été directement témoin lorsque des connaissances m’ont dit ne plus acheter d’asperges par précaution. Or, ces deux espèces n’ont strictement rien à voir, il est très important de communiquer sur le sujet afin d’éviter que la filière ne souffre de cette grossière confusion. Confusion qui se retrouve jusque dans médias, puisque certains, pour illustrer leur article, ont publié des photos d’asperges vertes cuisinées… », rapporte un professionnel du secteur.

 

La culture d’asperges du Michigan pourrait-elle profiter des droits de douane ? par FreshPlaza

Le Michigan s’attend à une récolte d’asperges proche des moyennes historiques. Ce qui pourrait changer cette année, c’est la date de démarrage. « Nous avons eu un hiver classique et il fait encore froid, donc la production devrait commencer en mai », explique Trish Taylor, responsable marketing chez Riveridge Produce Marketing, Inc.

L’asperge est la première culture commerciale récoltée chaque année dans le Michigan.

Premier État producteur d’asperges aux États-Unis, le Michigan bénéficie de sa proximité avec le lac Michigan. « La plupart des asperges sont cultivées à l’ouest de l’État, une région où les sols sablo-limoneux conviennent parfaitement », ajoute-t-elle. Un peu de production est également présente dans le sud de l’État. « Avec le lac, le climat offre une irrigation naturelle. C’est ce qui nous différencie des asperges importées. D’autres pays cultivent dans des conditions désertiques, avec irrigation artificielle, et peuvent produire deux fois par an. Ici, l’asperge est la première culture commerciale de la saison. »

La campagne dure généralement de six à huit semaines.

Le Michigan ne produit des asperges qu’au printemps, et continue de les récolter manuellement en les cassant à leur point de rupture naturel, contrairement à d’autres pays où les ouvriers agricoles les coupent au ras du sol.
Mais grâce aux importations, l’offre est aujourd’hui disponible toute l’année. Cela exerce une pression sur les prix pendant la saison locale. « Cela signifie que lorsque nous pouvons expédier, les prix ne sont pas forcément ceux que nous espérons », regrette Trish Taylor.

Faut-il s’attendre à ce que le Michigan profite des droits de douane récemment annoncés par l’administration américaine sur certains pays producteurs comme le Pérou ?

« C’est une affaire à suivre. Si l’asperge hors saison devient plus chère qu’avant, les acheteurs réduiront-ils leurs achats annuels ? » s’interroge Trish Taylor, qui encourage les acheteurs américains à congeler ou mettre en conserve la production printanière du Michigan.

« C’est un enjeu de taille car peu de producteurs ne cultivent que des asperges ici. Ils ont aussi souvent des vergers. Les revenus de la récolte d’asperges conditionnent leurs investissements pour le reste de l’année. C’est pourquoi les prix et les débouchés sont si importants pour eux : cet argent est réinvesti dans la production agricole locale. »

Pour plus d’informations :
Trish Taylor
Riveridge Produce
Tel: +1 (616) 887-6873
trish.taylor@riveridge.com

 

Danielle Chambaraud, Asperges du Blayais – Des volumes d’asperges qui peinent à arriver par FreshPlaza

« Les prix sont rémunérateurs mais commencent cette semaine à chuter »

C’est avec du retard que les asperges du Blayais pointent cette année le bout de leur nez. En cause ? Des températures trop fraîches et une terre qui ne parvient pas à se réchauffer. « Cela fait deux semaines que nous avons tout doucement commencé la récolte. Mais les nuits sont toujours fraîches, il nous manque quelques degrés pour lancer pleinement la campagne. Il y a quand même de la production bien sûr, mais nous n’atteignons pas les volumes que nous devrions avoir au temps T. Nous sommes situés au Nord des Landes et la différence de température avec le Sud se fait finalement bien sentir », rapporte Danielle Chambaraud, présidente de l’Association Asperges du Blayais.

De gros calibres qui commencent à arriver
Malgré les risques qu’un démarrage tardif comporte et une année une fois de plus « particulière », les volumes devraient être présents pour Pâques, temps fort de la campagne : « Le problème lorsque la campagne peine à démarrer, c’est que l’on risque de se retrouver subitement avec de gros volumes sur le marché. Néanmoins, Pâques étant dans une vingtaine de jours, nous devrions avoir les volumes nécessaires pour approvisionner nos clients, que nous sommes aujourd’hui obliger de restreindre. Quant à la qualité, elle est belle, mais les calibres jusqu’à présent étaient plutôt fins. On commence à voir désormais les gros calibres arriver ».

80T d’asperges attendues pour cette saison
Bien qu’un démarrage tardif puisse engendrer un décalage de la saison et donc une fin de campagne également plus tardive, la date de clôture de la campagne sera comme chaque année dictée par l’état du marché : « Nous sommes encore sur une année particulière. On se dit qu’en démarrant plus tardivement, on ira plus loin dans le temps, mais c’est comme toujours le commerce qui le déterminera. S’il y a encore de la demande, on pourra pousser la saison jusqu’à début juin, sinon, nous serons contraints de nous arrêter avant. L’asperge est souvent chassée par l’arrivée des produits estivaux comme le melon, mais on peut espérer qu’avec un démarrage plus tardif, le consommateur ait envie d’en profiter plus longtemps. Nous en attendons cette année 80T. Nous pensions en effet qu’après une petite récolte l’an passé (65T), les aspergeraies seraient plus productives cette année, mais pour le moment ce n’est pas le cas. A voir comment la saison évolue ».

Face à des volumes encore limités, les prix sont eux relativement intéressants : « Bien que l’on sente une baisse des prix cette semaine, c’est sûr qu’en ce moment, l’asperge est plutôt rémunératrice. Nous bénéficions d’une bonne demande et l’on sent vraiment que les clients sont impatients de retrouver les asperges ».

Pour plus d’informations :
Danielle Chambaraud
Association IGP Asperges du Blayais
Danielle.chambaraud@asperges-blandine.fr