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El Niño crée de l’incertitude sur le marché mondial des myrtilles par ASF, Danper et FreshPlaza

El Niño crée de l’incertitude sur le marché mondial des myrtilles

Le marché mondial de la myrtille évolue actuellement dans un contexte d’incertitude climatique, alors que le secteur s’interroge sur une éventuelle baisse de l’offre péruvienne au début de la prochaine campagne. C’est le constat dressé par Nick Tirado, directeur commercial d’All Seasons Food Solutions (ASF), société du groupe Danper spécialisée dans l’importation et la distribution de fruits et légumes premium aux États-Unis et au Canada, et par Cristina Albuquerque, directrice commerciale de la catégorie produits frais chez Danper.

Depuis l’épisode El Niño de 2023/24, les prix des myrtilles ont été réévalués à la hausse, marquant un tournant pour l’industrie péruvienne. La campagne 2025/26 a de nouveau été caractérisée par une disponibilité limitée des fruits péruviens en début de saison. La courbe d’approvisionnement du Pérou s’est prolongée jusqu’en mars, soutenant les prix sur les marchés internationaux.

Cette situation a bénéficié à d’autres origines. Le Chili a profité de meilleurs retours sur les marchés asiatique et européen, tandis que le Mexique a maintenu un approvisionnement régulier vers les États-Unis grâce à son avantage logistique. Aux États-Unis, la production nationale a été confrontée à des coûts de production plus élevés et à une concurrence accrue des fruits importés, après un démarrage de campagne retardé par les conditions climatiques.

Selon Nick Tirado et Cristina Albuquerque, El Niño demeure le principal sujet de préoccupation pour le secteur, en particulier au Pérou, premier exportateur mondial de myrtilles. Toutefois, ils soulignent que l’ampleur réelle du phénomène reste encore difficile à évaluer. « Il existe beaucoup de spéculations autour d’El Niño. Certaines publications évoquent même un super El Niño », indiquent-ils. « À ce stade, personne ne sait encore s’il s’agira d’un phénomène faible, modéré ou de grande ampleur. »

Les deux responsables expliquent que les principales zones de production du nord du Pérou, notamment La Libertad et Chiclayo, sont particulièrement exposées aux effets d’El Niño côtier. Les températures, anormalement élevées depuis plusieurs mois, suscitent déjà des inquiétudes. « Les températures restent élevées et l’automne est nettement plus chaud que la normale, ce qui a des répercussions directes sur la production de myrtilles », précisent-ils.

L’une des principales préoccupations concerne la variété Ventura, qui représente encore une part importante des surfaces cultivées au Pérou. Selon ASF et Danper, cette variété est particulièrement sensible aux températures élevées, ce qui pourrait entraîner des retards de production et une baisse de productivité. « Nous parlons déjà d’un possible retard supplémentaire d’un mois », indiquent-ils, soulignant qu’une telle situation réduirait les volumes disponibles en début de campagne et décalerait davantage les expéditions vers les mois de novembre et suivants.

Un retard de la production péruvienne renforcerait la concurrence entre les différents marchés importateurs, qui cherchent à prendre le relais de leurs productions locales le plus tôt possible. Les États-Unis, l’Europe et la Chine se retrouveraient alors en concurrence pour des volumes limités, dans un contexte où la demande mondiale pourrait dépasser l’offre disponible. « Si une pénurie venait effectivement à se produire au début de la campagne péruvienne sur les différents marchés, cela créerait à nouveau un contexte de prix favorable et encourageant pour le Pérou », estiment-ils.

Dans ce contexte, l’évolution du marché dépendra non seulement de la situation au Pérou, mais également des conditions de production en Europe, aux États-Unis et au Canada, des origines elles aussi exposées à différents aléas climatiques.

Après le pic de la campagne péruvienne, le marché entrera dans une phase de chevauchement avec les volumes chiliens. Puis, dans le dernier tiers de la saison, l’arrivée des myrtilles mexicaines viendra compléter l’offre destinée aux consommateurs américains.

Malgré les nombreuses interrogations du secteur, Nick Tirado et Cristina Albuquerque estiment qu’il est encore trop tôt pour avancer des prévisions chiffrées. « Personne n’est aujourd’hui en mesure de confirmer avec précision l’ampleur ou les conséquences qu’El Niño pourrait avoir sur la prochaine campagne », concluent-ils.

Pour plus d’informations :
Nick Tirado
All Seasons Foods Solutions (ASF)
Tél. : +1 941 900 5245
ntirado@aseasonsfs.com
https://www.aseasonsfs.com/

Cristina Albuquerque
Danper
Pérou
Tél. : +51 949 711 340
calbuquerque@danper.com

Fraise : la production attendue en hausse cette année ; les prix orientés à la baisse par Agreste et FreshPlaza

Agreste

Fraise : la production attendue en hausse cette année ; les prix orientés à la baisse

Cette année la production française de fraises est serait en hausse de 3 % par rapport à 2025. Face à d’importants volumes et à la concurrence, les prix, eux, sont sous pression.

Une récolte particulièrement élevée en avril
Les surfaces implantées en fraise pour la campagne 2026 sont estimées à 3 668 hectares en France (hors DROM), soit un niveau similaire à 2025, mais en retrait de 2 % par rapport
à la moyenne 2021-2025.

La production nationale de fraises pour la campagne 2026, estimée à 75 200 tonnes, serait en hausse de 3 % sur un an et supérieure de 5 % à la moyenne 2021-2025. Dans le Sud-Ouest, principal bassin de production français, la production serait en hausse de 4 % sur un an et supérieure de 8 % à la moyenne quinquennale, en dépit d’une pression parasitaire élevée cette année.

Dans le Sud-Ouest, les fraises produites sous serres chauffées sont arrivées sur le marché avec du retard, alors que les cultures habituellement plus tardives, ont pris de l’avance. Ce décalage a entraîné une concentration des volumes récoltés sur les deux dernières semaines d’avril. Dans le même temps, les conditions météorologiques favorables ont accéléré la production dans les autres bassins français, renforçant encore la pression de l’offre sur le marché.

Un marché correct sur le début de campagne
En mars, la montée en puissance de la production française, conjuguée à l’arrivée des premières fraises espagnoles sur le marché, a accentué la pression sur les cours malgré une demande dynamique. Sur l’ensemble du mois, les prix se sont établis à un niveau inférieur de 7 % à celui de 2025, tout en restant supérieurs de 7 % à la moyenne des cinq dernières campagnes.

En avril, l’arrivée simultanée d’importants volumes en provenance des principaux bassins de production français et de pays concurrents, notamment l’Espagne et la Belgique, a continué de peser sur le marché. Les prix ont ainsi reculé de 4 % par rapport à l’an dernier, mais sont restés supérieurs de 2 % à la moyenne quinquennale, soutenus par une consommation stimulée par des conditions météorologiques chaudes et ensoleillées.

Entre janvier et mars 2026, par rapport à la même période lors de la campagne précédente, les exportations de fraises (2 700 tonnes), incluant des volumes significatifs de réexportation, et les importations (11 900 tonnes) sont en baisse respectivement de 17 % et 23 %. Le déficit des échanges extérieurs en volume (9 200 tonnes) diminue de 24 % sur un an au cours de la période considérée.

Source : agreste.agriculture.gouv.fr

Photo de la première page: © Esen | Dreamstime Date de publication: mer. 3 juin 2026

« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! » par Jean Paul Bruché de l’Asparagus et FreshPlaza

Jean-Paul Bruché, Asparagus – La stabilité pour préserver la consommation ?

« Blanches, vertes, courtes, fines… toutes les asperges sont au même prix, et nos clients sont ravis ! »

Cette saison de l’asperge 2026 aura été particulièrement mouvementée. Après un démarrage positif pour la plupart des bassins de production, le coup de chaleur d’avril a provoqué une arrivée massive de volumes sur le marché, entraînant une chute brutale des prix et fragilisant de nombreux producteurs. Une campagne en dents de scie qui illustre plus que jamais la volatilité du marché de l’asperge.

Certains producteurs ont décidé de s’affranchir de ce schéma. Chez Asparagus, exploitation familiale située à Autreville-sur-Moselle en Lorraine, Jean-Paul Bruché, producteur chez Asparagus, a fait le choix depuis plusieurs années de casser les codes traditionnels de commercialisation. Son principe : proposer toutes ses asperges — blanches, vertes, fines, grosses, courtes ou longues — au même prix et ce tout au long de la saison. Un système atypique qui séduit une clientèle en quête de simplicité, de fraîcheur et de liberté de choix.

Une campagne précoce et satisfaisanteLa saison des asperges a démarré fin mars avec près de dix jours d’avance cette année en Lorraine pour Asparagus : « Le mois d’avril s’est très bien déroulé. Puis la production a été freinée par le coup de froid et les pluies du mois de mai », rapporte Jean-Paul Bruché, troisième génération de producteurs d’asperges sur la ferme familiale. Avec le retour récent des fortes chaleurs, le producteur espère désormais une reprise progressive des volumes avant de terminer doucement la campagne d’ici quelques jours.

Une commercialisation 100 % locale et centrée sur la fraîcheurSi la production a pu être impactée par les aléas climatiques, les ventes, elles, n’auront absolument pas souffert. « Nous commercialisons 100 % de notre production à la ferme, sur les marchés et dans des magasins de producteurs ». Un modèle basé avant tout sur la fraîcheur : « A la ferme, nous vendons uniquement de l’asperge du jour. Elle est cueillie le matin et vendue le jour même ».

Autre particularité pour une exploitation lorraine, la ferme produit environ 60 % d’asperges blanches et 40 % de vertes, une proportion qui évolue progressivement en faveur de cette dernière. « Dans notre région, c’est l’asperge blanche qui se consomme et donc se produit historiquement. Plus on monte dans le nord, et plus le consommateur est à la recherche d’une asperge bien blanche et bien fermée. Mais nous croyons beaucoup au développement de l’asperge verte en Lorraine. C’est un légume très présent dans les magazines culinaires, apprécié pour sa couleur, sa saveur et sa facilité de préparation ».

Pour autant, Jean-Paul Bruché reconnait que l’asperge verte reste plus complexe à produire que la blanche. « Contrairement à la blanche qui pousse sous bâche, la verte demande davantage de désherbage. Avec les mini-tunnels, on accélère aussi la pousse de l’herbe, ce qui nous oblige à faire du fauchage mécanique. La blanche a également une densité plus importante que la verte, elle est donc plus productive, ce qui peut donc justifier une différence de prix par rapport à la blanche, qui peut facilement monter à 5 euros de plus au kilo sur le marché de Nancy ».

Un prix unique tout au long de la saison pour démocratiser l’asperge
Malgré ces différences de production et donc de prix, Jean-Paul Bruché a fait le pari audacieux de proposer l’ensemble des asperges qu’il produit au même prix. C’est là l’une des grandes particularités du fonctionnement de l’exploitation. « Nous proposons six catégories d’asperges blanches et cinq catégories de vertes, que nous vendons toutes au même prix de 10,50 €/kg et ce tout au long de l’année. Les clients se servent eux-mêmes dans les bacs et peuvent faire un panaché des différentes catégories. Ils choisissent vraiment ce qu’ils veulent ».

Un système qui séduit autant les consommateurs que le producteur. « Ainsi, ce n’est pas le prix qui conditionne le choix des clients. Cela permet aussi de faire découvrir d’autres types d’asperges et d’autres façons de les cuisiner. C’est comme cela que l’asperge verte a rapidement gagné en notoriété. Dans leur botte de blanche, ils prennent plus facilement quelques vertes pour les gouter, ce qui leur permet d’y revenir plus facilement que s’ils avaient été contraints par un tarif plus élevé et une quantité minimale ».

Le producteur insiste également sur l’importance d’un prix stable pour préserver la consommation. « En début de saison, on peut parfois voir de l’asperge à 18 ou 20 euros le kilo. C’est absolument hors de prix. Le consommateur garde ensuite cette image d’un produit inaccessible ». Une volatilité qui selon lui, fragilise toute la filière : « C’est toujours le même schéma. Les prix montent, les clients fuient, puis il y a surproduction et les cours s’effondrent. Les producteurs préfèrent arrêter de vendre que de vendre à perte, continuent uniquement en vente directe, ce qui fait que les asperges finissent à manquer chez les grossistes et en GMS ». Le prix unique permettrait ainsi d’éviter ces à-coups du marché et de fidéliser durablement la clientèle.

L’enjeu des terres irrigables et de la génétique
Preuve d’un système de commercialisation vertueux, Asparagus a augmenté ses surfaces à 7 ha au total, soit deux de plus qu’en 2024. Mais développer la culture devient de plus en plus complexe. « Le principal problème est de trouver de bonnes terres à asperges pouvant être irriguées. Car face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, l’irrigation devient indispensable. Faire de l’asperge sèche devient très compliqué aujourd’hui avec le réchauffement climatique ».

Le producteur place également beaucoup d’espoir dans les avancées variétales : « Nous espérons que la génétique nous aidera à trouver des variétés plus résistantes aux maladies, auxquelles les asperges sont plus sensibles lors de la replantation sur une même parcelle ».

Pour plus d’informations :
Jean-Paul Bruché
Asparagus
jeanpaulbruche@orange.fr

Prévisions de récolte de myrtilles en France, campagne 2026 par Association des Producteurs de Myrtilles de France (APMF)

ASSOCIATION DES PRODUCTEURS DE MYRTILLES DE
FRANCE
www.myrtilles.com
3 Briseverre, 88260 Hennezel
Hennezel le 29/05/2026
Communiqué de presse – Prévisions de récolte de myrtilles
2026 en France
Campagne française de myrtilles 2026 : une récolte
attendue en hausse et très précoce!
Les premiers retours de terrain collectés par l’APMF montrent une campagne française de
myrtilles 2026 globalement précoce, avec des perspectives de production encourageantes.
La récolte à d’ores et déjà débuté depuis le 26 mai dans le sud ouest en plein
air. Le pic de récolte est attendu mi juin et une fin de récolte 2026 est attendue
début Octobre.
Après un printemps globalement favorable, les températures élevées et l’absence de
précipitations de ces derniers jours offrent des conditions idéales pour le début de récolte,
avec des fruits attendus de très bonne qualité, tant sur le plan gustatif que sur la tenue.
La majorité des producteurs interrogés annonce des volumes stables à en hausse, avec une
bonne charge de fruits dans les vergers et un impact du gel printanier relativement limité.
Après une récolte française estimée autour de 4 000 tonnes en 2025, la filière pourrait
franchir un nouveau cap en 2026 avec une production attendue en progression.
Le contexte de marché reste par ailleurs favorable à l’approche de la campagne française.
La consommation demeure dynamique sur le marché européen et les besoins restent
importants. Dans ce contexte, la progression attendue des volumes français devrait
permettre de répondre plus largement à la demande tout en renforçant la présence de
l’origine France sur le marché.
Contact presse :
Association des Producteurs de Myrtilles de France (APMF)
Côme LAPIERRE (Président)
0782489280
contact@myrtilles.com

“High strawberry prices ahead of Whitsun weekend due to supply gap” by Shannen Dienn, Coöperatie Hoogstraten and FreshPlaza

“High strawberry prices ahead of Whitsun weekend due to supply gap”

After a strong start to the season, strawberry supply at Coöperatie Hoogstraten is currently temporarily tighter. Dark and wet weather conditions in recent weeks have slowed the ripening of outdoor crops, while early crops advanced faster than expected due to sunny weather. “As a result, we had really good weeks of almost 2 million kilos per week,” says Shannen Dienn of Coöperatie Hoogstraten.

“However, because of the beautiful spring, those productions developed a bit faster than expected, and the next crops from the cold cultivation systems are not yet in full production,” she continues. “The strawberries are not yet ripe. As a result, we are currently dealing with somewhat lower volumes. This is actually a combination of the first productions moving too quickly and the later crops being delayed, which has also caused prices to rise considerably this week.”

Strong demand, but quick recovery from shortage
This is partly because demand remains firm. “Especially with an extended Whitsun weekend and summer temperatures approaching, we notice that consumers are once again turning en masse to soft fruit. The past two weeks of grey and wet weather were not exactly strawberry weather, but consumption continued to perform well. Now that the weather is cooperating again, we have really seen a strong increase in demand in recent days. That remains the strength of the strawberry after all. As soon as the weather improves, people flock to it.”

This is causing high prices for the time being, but Shannen does not expect the shortage to last long. “From the weekend onwards, we will have good weather again, and by the middle of next week, we expect sufficient production again. Fortunately, strawberries can recover quite quickly once the sun returns.”

Stable market
Regarding price levels this season, Shannen expresses satisfaction. “We certainly cannot complain about the prices over the past period. The market has actually remained very stable during the spring. Prices are slightly higher than in previous years, partly because we have slightly lower production. The volumes are spread more evenly throughout the season, so we have fewer extreme peaks than in the past. Only in recent weeks have prices increased somewhat due to limited supply.”

This more stable production is linked to the growth of everbearing varieties among the growers of Coöperatie Hoogstraten. “This year, about 40 per cent of our total production will consist of everbearers, compared to around 31 per cent last year. So there is clear growth, which spreads production better throughout the season.” Whether this also poses a threat to the future of June-bearers, Shannen doubts. “June-bearers remain important, because they still account for our main volumes. And we also have absolutely no ambition to switch completely with our growers. Besides, we never impose varieties on anyone. They always decide that for themselves. We only advise them, but for now, these varieties within our range still complement each other well.”

Limited impact from Spain
At the beginning of the season, there were brief concerns that a larger Spanish supply would disrupt the market in early April. In the end, that impact proved limited, Shannen points out. “In weeks 14 and 15, some more Spanish products did come onto the market as the weather recovered there, but we did not really suffer much from that. And even now, we actually see little competition from other origins on the market. There seems to be enough room for a good summer season. June and July also traditionally remain busy months. We are heading towards good temperatures, which is beneficial for both strawberries and consumption. We are looking forward to it.”

More interest in specialties
The cooperative is also seeing growing interest in specialties such as raspberry, pineapple, peach, or white strawberries, in addition to classic strawberries. “Especially from retail, demand for distinctive products within the soft fruit segment is increasing. Of course, you have to put that into perspective, as they remain true niche products, but even so, there have already been several requests from retailers for next year to include those products in their assortment.”

According to Shannen, the specialties mainly respond to the need for exclusivity on shop shelves. “It remains an exclusive product that retailers want to offer for a certain period of time. It will never become a standard product, but it is nice that they want to market it.”

However, this interest is not immediately driving expansion. “Currently, we only have one producer growing the specialties, so volumes remain limited. If demand continues to grow, the producer will surely be open to expanding slightly. However, of course, there are limits to how much you can expand with such exclusive products.”

For more information:
Shannen Dienn
Coöperatie Hoogstraten
Loenhoutseweg 59
2320 Hoogstraten, Belgium
+32 33 40 02 11
info@hoogstraten.eu
www.hoogstraten.eu

Nouvel accord entre le Mexique et l’Union européenne : les chiffres du commerce des fruits et légumes par FreshPlaza

Nouvel accord entre le Mexique et l’Union européenne : les chiffres du commerce des fruits et légumes

Après plus d’une décennie de négociations, le Mexique et l’Union européenne ont signé à Mexico, le 22 mai 2026, la mise à jour de l’accord commercial qui les lie depuis 2000. La cérémonie a été présidée par Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avec la participation d’António Costa, président du Conseil européen, également présent.

Une réponse au protectionnisme de Trump
L’accord intervient dans un contexte de vaste réforme du commerce mondial, marqué par les politiques protectionnistes de Donald Trump. Le Mexique, qui envoie 80 % de ses exportations aux États-Unis, est également confronté à une renégociation difficile de l’USMCA (le traité commercial avec les États-Unis et le Canada). Dans ce scénario, l’accord avec l’UE est considéré par les deux parties comme une déclaration géopolitique en faveur du multilatéralisme et un moyen de répartir les risques.

Contenu de l’accord
Le nouveau texte élargit considérablement le cadre existant : il supprime la quasi-totalité des droits de douane bilatéraux, ajoute des chapitres sur le commerce numérique, la propriété intellectuelle et la protection de l’environnement, entre autres, et établit de nouveaux mécanismes de règlement des différends commerciaux. La reconnaissance mutuelle des appellations d’origine est également incluse.

Le ministre mexicain des affaires étrangères, Roberto Velasco, a souligné que l’accord « donne aux produits alimentaires mexicains un accès préférentiel au marché européen. » Le Mexique n’est pas un grand exportateur de produits agroalimentaires vers l’UE, ce qui, selon l’eurodéputé Javi López, facilitera la ratification de l’accord au Parlement européen. Cette situation contraste avec l’accord controversé entre l’UE et le Mercosur, où le poids du secteur agricole a suscité davantage d’opposition. Toutefois, par rapport au Mercosur, avec lequel le traité commercial est provisoirement en vigueur depuis le 1er mai dernier, les flux commerciaux en provenance et à destination du Mexique sont cinq fois moins importants.

Perspectives et défis
L’accord doit être ratifié par le Sénat mexicain et les parlements nationaux des 27 pays de l’UE, bien que le volet commercial puisse provisoirement entrer en vigueur avant que ce processus ne soit achevé. Les analystes préviennent que les problèmes de sécurité au Mexique et la méfiance de l’opinion publique européenne pourraient compliquer la ratification. Néanmoins, le consensus est que ce traité représente une étape historique vers un monde d’alliances entre puissances moyennes, face à l’hégémonie des États-Unis et de la Chine.

Commerce des fruits et légumes UE-Mexique : qui fournit quoi à qui ?
Sur la base des chapitres 07 (légumes) et 08 (fruits et noix) de la classification douanière, la balance commerciale entre l’Union européenne et le Mexique est fortement déséquilibrée : le Mexique exporte cinq fois plus vers l’UE (274 millions d’€ en 2025) que l’inverse (51 millions d’€). Cependant, les échanges commerciaux de la dernière décennie sont plus nuancés : les exportations mexicaines vers l’UE ont chuté de 19 % sur la période 2016-2025, tandis que les exportations européennes vers le Mexique ont été multipliées par six. L’asymétrie se réduit donc, mais reste importante.

Les noix de pécan s’imposent comme nouveau venu incontestable côté importations. Pratiquement inexistante en 2016, cette catégorie est devenue le premier poste d’exportation mexicain vers l’UE en matière de fruits et légumes : 75,9 millions d’€ en 2025. Le Mexique représente plus de la moitié de la production mondiale de noix de pécan, en particulier dans les États du nord de Chihuahua et de Sonora. L’Allemagne (37 millions d’€) et les Pays-Bas (21 millions d’€) sont les principaux acheteurs de l’UE. Les pois chiches arrivent en deuxième position (49,7 millions d’€), un flux stable qui atteint principalement l’Espagne et l’Italie. Les asperges fraîches (43 millions d’€) et les framboises et mûres (30,5 millions d’€) complètent le top 4. Les mangues sont un produit en croissance avec 26,4 millions d’€, tandis que les avocats ont chuté de manière spectaculaire : d’un pic de 209 millions d’€ en 2019 à seulement 17,3 millions d’€ en 2025. Le Mexique a largement perdu ce marché au profit du Pérou, de la Colombie, du Maroc, du Chili, d’Israël, du Kenya et de l’Afrique du Sud. Il en va de même pour les agrumes, en particulier les limes, dont le marché a chuté de 77,5 millions d’€à 4,2 millions d’€ (-95 %).

L’Allemagne est de loin le plus grand pays importateur de l’UE avec 88,5 millions d’€, suivie par l’Espagne (77,1 millions d’€) et les Pays-Bas (45,5 millions d’€).

Les exportations de l’UE vers le Mexique sont beaucoup moins importantes, mais elles ont été multipliées par six au cours de la dernière décennie. L’histoire est entièrement dominée par un produit provenant d’un seul pays : le kiwi italien. Pratiquement nulles en 2016, ces exportations ont atteint 26,7 millions d’€ en 2025, représentant plus de la moitié de toutes les exportations de l’UE vers le Mexique. L’Italie devient ainsi de loin le premier pays exportateur de l’UE (29,2 millions d’€ au total). L’Espagne et la Belgique exportent chacune pour plusieurs millions d’euros de légumes surgelés, en particulier des mélanges de légumes, et les prunes fraîches sont un autre exportateur important avec 5,1 millions d’€.

La concentration des flux est frappante. Côté importations, les trois produits les plus importants – noix de pécan, pois chiches et asperges – représentent ensemble plus de 60 % du total. Côté exportations, un seul produit provenant d’un seul pays représente plus de la moitié de toutes les exportations de l’UE.

Le nouvel accord commercial entre l’UE et le Mexique, signé en mai 2026, donne aux produits agroalimentaires mexicains un accès préférentiel au marché européen. Pour le secteur des fruits et légumes, cela signifie que les flux d’exportation existants, tels que les asperges, les framboises, les fruits tropicaux et les pois chiches, peuvent continuer à croître. La question de savoir si le Mexique peut également regagner la position qu’il a perdue en ce qui concerne les avocats et les agrumes est une autre question. Ce marché, quant à lui, est fermement entre les mains d’autres fournisseurs.

Sources : El País, Eurostat

Photo de la première page: © ID 16807696 © Zbigniew Ratajczak; ID 18117066 © Boaz Yunior Wibowo; ID 12479943 © Angel Luis Simon Martin; ID 74481 © Roy Mattappallil Thomas | Dreamstime Date de publication: mar. 26 mai 2026

© FreshPlaza.fr / Peter De Craemer

« Avec jusqu’à 800 kilos d’asperges triées par heure, l’Aspastore remplace trois travailleurs » chez Nebauer Automation par FreshPlaza

Felix Neubauer, de Neubauer Automation (Allemagne) :

« Avec jusqu’à 800 kilos d’asperges triées par heure, l’Aspastore remplace trois travailleurs »

Le robot de ramassage d’asperges Aspastore, développé par Neubauer Automation, a été utilisé pour la première fois durant la saison 2025 chez plusieurs clients en Allemagne et aux Pays-Bas — avec un succès remarquable. Cette solution d’automatisation permet non seulement d’optimiser le tri et la manutention des asperges, mais aussi de répondre à la pénurie croissante de main-d’œuvre dans le secteur agricole.

« Les retours de nos premiers clients ont été extrêmement positifs », explique Felix Neubauer de Neubauer Automation. « Dans une entreprise, on l’a même surnommé à plusieurs reprises, le meilleur employé », sourit-il. « Cela prouve que notre investissement dans le développement et l’optimisation de cette technologie en valait la peine. »

Cliquez ici pour voir l’Aspastore en action (vidéo)

Présenté à l’état de prototype lors de l’expoSE 2023, l’Aspastore a été perfectionné tout au long de la saison 2024, puis testé intensivement sur le terrain. Ces essais concluants ont permis de lancer la production en série, et les premiers modèles ont été livrés à temps pour la saison 2025. Sur le terrain, la machine a pleinement convaincu : elle est capable de remplir jusqu’à 800 kg d’asperges triées par heure, soit l’équivalent du travail de trois employés.

L’Aspatore

« Nous ne considérons pas l’Aspastore comme un substitut à la main-d’œuvre humaine, mais comme une réponse concrète à la raréfaction du personnel qualifié », précise Neubauer. Le robot a fait ses preuves en fonctionnement continu. Les petits ajustements nécessaires (comme l’amélioration de l’interface utilisateur ou la communication avec la trieuse Espaso) ont été rapidement mis en œuvre. « Nous avons mis à jour le logiciel afin de le rendre encore plus intuitif, et l’intégration avec le système Espaso a été encore optimisée. »

L’équipe de Neubauer à l’expoSE 2024 avec Felix Neubauer (deuxième à partir de la gauche)

L’intérêt pour cette technologie est en nette progression : au cours de la saison 2025, de nombreux producteurs d’asperges sont venus observer l’Aspastore en conditions réelles, et les premières commandes pour 2026 ont déjà été confirmées.

Mais Neubauer Automation ne compte pas s’arrêter là. « Lors de l’expoSE 2025 à Karlsruhe, nous dévoilerons une nouvelle innovation mondiale : l’Aspaload », annonce Felix Neubauer. Ce robot de pose entièrement automatisé prend en charge une tâche jusqu’ici exclusivement manuelle : le positionnement des tiges d’asperges sur le tapis de tri.

Lors de l’expoSE de cette année à Karlsruhe, Neubauer présentera une autre nouveauté mondiale : l’Aspaload

« Son fonctionnement est aussi ingénieux qu’efficace : les caisses de champ contenant les asperges sont placées sur un convoyeur ; une caméra mesure la hauteur de remplissage et calcule la position de préhension idéale. L’Aspaload saisit ensuite délicatement les tiges et les dépose avec précision sur le tapis roulant de notre trieuse Espaso », détaille Neubauer. Les caisses vides sont ensuite automatiquement repositionnées pour le cycle suivant.

Avec l’Aspastore et désormais l’Aspaload, Neubauer Automation démontre comment la robotique moderne peut être mise au service d’une agriculture plus efficace, durable et tournée vers l’avenir.

Venez découvrir Neubauer Automation à l’expoSE 2025 à Karlsruhe, hall 2, stand K15.

Pour plus d’informations :
Felix Neubauer
Neubauer Automation
Am Bierbäumchen 12
59514 Welver
Tél. : +49 (0) 2384 920220
info@neubauer-automation.com
www.neubauer-automation.com Date de publication: lun. 13 oct. 2025