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Emco Cal lance à Huelva une nouvelle génération de fraises par FreshPlaza

Emco Cal lance à Huelva une nouvelle génération de fraises

Il y a une quinzaine d’années, des variétés comme Fortuna ont commencé à s’imposer à Huelva. Depuis, Emco Cal n’a cessé d’enrichir son portefeuille avec de nouvelles références, parmi lesquelles les fraises Felicity®, Encore™, Ember™ ainsi que la fraise blanche Florida Pearl®.

« À cette époque, le paysage variétal était beaucoup plus simple. Le secteur travaillait avec un nombre relativement limité de variétés commerciales et les producteurs disposaient de moins d’options pour adapter leurs exploitations à différentes fenêtres de production, à différents marchés ou à diverses conditions agronomiques », explique l’entreprise, qui participera à la prochaine édition du Congrès International des Fruits Rouges de Huelva.

« L’évolution a été remarquable. Aujourd’hui, Huelva bénéficie d’une offre variétale beaucoup plus large et diversifiée, issue de différents programmes d’amélioration nationaux et internationaux. Cela a considérablement élargi les possibilités de choix pour les producteurs, mais a également accru la complexité technique liée à la prise de décision et à la planification des pépinières. »

« L’un des changements majeurs a été le passage d’une approche essentiellement centrée sur la précocité et la productivité à une vision plus équilibrée, dans laquelle des critères tels que la qualité organoleptique, la conservation après récolte, la rusticité, la durabilité agronomique et l’adaptation à différents modèles commerciaux occupent désormais une place prépondérante. Emco Cal s’est efforcée d’accompagner cette évolution du secteur de l’intérieur, en travaillant constamment à proposer des variétés apportant une véritable valeur ajoutée à l’ensemble de la chaîne, depuis la pépinière et le producteur jusqu’au consommateur final. »

Les variétés qui ont le mieux résisté à la campagne difficile 2025/26 à Huelva
« La campagne 2025/26 a constitué un contexte particulièrement révélateur pour évaluer le comportement réel des variétés dans des conditions complexes. À Huelva comme dans d’autres zones de production méditerranéennes, les conditions météorologiques ont représenté un défi agronomique majeur, notamment en raison des fortes précipitations et de leurs conséquences sur la qualité commerciale des fruits, ainsi que de la pression accrue des maladies liées à l’humidité et des agents pathogènes du sol, qui ont ensemble pesé sur la rentabilité de nombreuses exploitations. »

« Dans ce contexte, des variétés comme Encore™ se sont distinguées par leur grande précocité, leur productivité et leur excellent comportement commercial, tout en maintenant une bonne qualité de fruit malgré les difficultés de la campagne. »

« Felicity®, en tant que variété extra-précoce, a continué à démontrer les caractéristiques qui en ont fait une référence dans ce segment, tandis que des sélections avancées comme FL 22 33 71 (V8) ont suscité un intérêt croissant grâce à la qualité exceptionnelle de leurs fruits, leur fermeté, leur résistance à la manutention et leur excellente saveur. »

« Par ailleurs, la fraise blanche premium Florida Pearl® continue de consolider ce segment, tandis que de nouvelles sélections de fruits blancs, telles que V13 (FL 22 61DN 61), se sont particulièrement démarquées par la grande qualité organoleptique observée lors des essais commerciaux », souligne l’entreprise.

Dans le cadre de sa phase d’évaluation, Emco Cal poursuit également avec beaucoup d’intérêt le suivi de variétés telles que Kallisti® et Phaedra®, qui ont démontré des caractéristiques agronomiques et commerciales très prometteuses dans les conditions méditerranéennes. « Ces variétés montrent en effet qu’il est possible de combiner rusticité, productivité et expérience gustative réellement attrayante, un critère de plus en plus valorisé par les producteurs et les enseignes de distribution. »

Évolution du concept « premium »
Le concept de « premium » a lui aussi fortement évolué ces dernières années. Désormais, il ne suffit plus de proposer un fruit visuellement attractif ; le consommateur recherche une expérience globale associant saveur, texture, arôme, régularité et qualité constante d’un achat à l’autre.

« C’est pourquoi nous observons un intérêt croissant pour des variétés capables d’offrir une expérience de consommation unique sans compromettre la productivité ni la viabilité commerciale. Le grand défi de tout programme d’amélioration consiste précisément à trouver cet équilibre entre qualité exceptionnelle et performance agronomique. »

« Dans ce contexte, les sélections V8 et V13 suscitent un intérêt particulier en raison de la qualité des fruits observée lors de nos essais. De même, Florida Pearl® continue d’occuper une position unique sur le marché grâce à son caractère distinctif et à l’originalité de son offre pour le consommateur. »

« Nous sommes convaincus que l’avenir du segment premium repose précisément sur des variétés capables de fidéliser le consommateur grâce à une expérience gustative mémorable, tout en garantissant un niveau suffisant de productivité et de stabilité pour permettre à l’ensemble de la filière d’opérer de manière rentable. »

Emco Cal participera une nouvelle fois cette année au Congrès International des Fruits Rouges de Huelva
Le Congrès International des Fruits Rouges représente chaque année une occasion privilégiée d’échanger des connaissances et d’analyser les orientations futures du secteur.

« Lors de cette édition, nous continuerons à accorder une attention particulière à des sujets tels que l’adaptation variétale au changement climatique, l’amélioration de la qualité organoleptique, la conservation après récolte, la rusticité des plants et la durabilité des systèmes de production. »

L’équipe d’Emco Cal lors de l’édition 2025 du Congrès international des fruits rouges.

« Outre nos variétés commerciales déjà bien établies, nous présenterons des informations sur de nouvelles sélections avancées de fraises qui obtiennent des résultats très prometteurs dans nos essais, ainsi que sur des matériels issus d’autres cultures de petits fruits, principalement la framboise et la mûre, qui pourraient contribuer à élargir l’éventail variétal disponible pour les producteurs de Huelva et d’autres régions méditerranéennes. »

« Parmi celles-ci, certaines variétés se distinguent particulièrement par leurs performances en matière de saveur, de qualité du fruit et de différenciation commerciale, des critères que nous considérons comme essentiels pour la prochaine génération de variétés. »

« L’innovation variétale doit permettre au producteur de gagner en compétitivité, au distributeur de se différencier et, surtout, au consommateur de profiter d’un fruit de meilleure qualité. »

Pour plus d’informations :
Emco Cal
https://www.emcocal.com/ Date de publication: mar. 23 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Marta del Moral Arroyo

L’asperge vient de passer le creux de la vague par FreshPlaza et C. Befve

« L’asperge vient de passer le creux de la vague »

La campagne d’asperges 2026 avait pourtant bien commencé, selon Christian Befve, expert international dans la filière asperge. Malgré des retards initialement annoncés dans plusieurs régions françaises suite à des épisodes de pluie importants, le démarrage de campagne aura finalement été positif. « Nous avons eu un excellent début de campagne, bien que l’impossibilité de rentrer dans les champs pour réaliser les opérations de buttage en amont de la campagne aient généré de l’inquiétude ainsi qu’un retard dans le lancement de la saison ». Mais une fois ces difficultés passées, la production a rapidement trouvé son rythme, donnant un sentiment global de début de saison réussi. Une situation qui n’aura malheureusement pas duré puisqu’aujourd’hui, le marché pâti d’un déséquilibrage en faveur de l’offre.

Un coup de chaleur généralisé qui a provoqué une explosion des volumes
Tout a basculé avec l’arrivée des fortes chaleurs de ces dernières semaines. « Toutes les régions de France se sont mises à produire en même temps », souligne Christian Befve. « Habituellement, les rendements oscillent autour de 150 kg/ha/jour, mais ils ont brutalement grimpé à 200 voire 300 kg/ha/jour ». Cette accélération simultanée de toutes les zones de production a provoqué un afflux massif d’asperges sur le marché. Résultat : une offre largement supérieure à une consommation qui, elle, n’a pas suivi la même dynamique.

Une consommation en retrait face à une offre saturée
« Si la production a brutalement doublé, la consommation n’a évidemment pas pu suivre la même tendance ». Un phénomène amplifié par plusieurs facteurs : « Les vacances scolaires ont pu jouer un rôle de frein bien sûr, mais surtout, l’asperge n’a pas été la seule à arriver massivement sur les étals suite à ce gros coup de chaleur. La production de fraises a également fortement augmenté. Et j’ai pour habitude de dire : quand le rouge arrive, c’est mauvais pour l’asperge. Très abondantes et proposées à des prix attractifs, je pense que cette offre a généré des arbitrages chez les consommateurs ».

Pression sur les prix et concurrence européenne accrue
L’excès d’offre a logiquement entraîné une baisse des prix sur le marché. Mais la situation a été amplifiée par la concurrence étrangère. La Grèce a fortement exporté vers l’Allemagne, qui a elle-même réorienté une partie de ses volumes vers la France. « L’Allemagne, en pleine production, envoie des quantités non négligeables sur le marché français à des prix pouvant attendre les 2,20 euros du kilo, en dehors de toute logique de rentabilité », précise l’expert. Un phénomène qui a accentué la pression sur les opérateurs français, particulièrement dans le segment des grossistes, jugé le plus impacté : « Les producteurs qui font de la vente directe, qui vendent sur les marchés ou encore dans le secteur de la restauration sont moins impactés par cette diminution drastique des prix. Ceux qui vendent auprès de la GMS, même avec des opérations promotionnelles planifiées depuis longtemps, sont également moins concernés. Ceux qui souffrent le plus de la situation sont les opérateurs qui destinent leur production aux grossistes. C’est dans ce secteur que la concurrence étrangère est la plus forte et que les prix sont tombés les plus bas ».

Qualité impactée et tensions sur la main-d’œuvreCette surproduction a également eu des conséquences sur la qualité. Avec des récoltes trop importantes, les exploitations ont parfois pu être débordées. « Certains producteurs ont même stoppé la production d’aspergeraies, à cause du manque de main-d’œuvre. Car face à cette surproduction, ce n’est pas une personne par hectare qu’il aurait fallu pour assurer une qualité optimale mais 1,2. Or, la main d’œuvre ne se trouve pas comme cela ». Résultat : une baisse du taux de première catégorie et une hausse des produits de seconde catégorie, accentuée par des buttages qui n’ont pas toujours pu être bien réalisés en raison des conditions humides du printemps.

Un marché en reprise progressive ?En ce début de semaine, le marché semble toutefois amorcer une phase de rééquilibrage. « Il est clair que ces dernières semaines, il y a eu des asperges qui se sont vendues en-dessous du prix de revient. Mais la situation semble très légèrement s’améliorer depuis le début de la semaine. Les volumes commencent à diminuer à cause de l’arrêt en production de certaines aspergeraies et des températures qui se sont rafraîchies. Les prix n’évoluent pas vraiment pour l’instant, mais au moins les stocks semblent se vider au fur et à mesure, ce qui est plutôt bon signe ».

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Christian Befve & Co
christian@befve.com
www.befve.com

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile » par Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) et FreshPlaza

Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pays-Bas) :

« Le marché des fraises se redresse après une période difficile »

Après plusieurs semaines où le marché des fraises a été plutôt difficile, celui-ci s’est redressé depuis le milieu de la semaine dernière, constate Sjraar Hulsman, de la société Frankort & Koning, à Venlo. « Après un marché favorable d’avril à mai, un volume assez important est arrivé simultanément sur le marché. Les programmes fixes se sont bien déroulés, mais cela a tout de même exercé une pression à la baisse sur les prix dans le commerce du jour. »

« Les cultures locales d’autres pays, comme l’Allemagne, sont toutes entrées simultanément en pleine production. Grâce au beau temps, les producteurs n’ont pas vraiment rencontré de problèmes de qualité. Par ailleurs, à cette période, l’offre importante de melons et de fruits à noyau entraîne une forte concurrence. De nombreux détaillants ont organisé des promotions sur les fraises et optent désormais plus souvent pour d’autres produits. « Nous avons réussi à écouler l’excédent de production, grâce à la bonne qualité du produit et à notre large clientèle. »

Midzomernacht
Hulsman aborde les semaines à venir avec davantage de confiance. « Après la chute des prix sur le marché journalier, le contexte s’est amélioré depuis le milieu de la semaine dernière. En raison d’un temps un peu plus frais, la production a légèrement diminué. Les cultures de relais d’Elsanta ont été abandonnées et la variété Midzomernacht génère une demande suffisante en provenance de Scandinavie. Depuis les pays du sud, où les cultures touchent à leur fin en raison de températures trop élevées, la demande est également en augmentation. Les prix des fraises se situent actuellement entre 5 et 6,50 €/kg. »

« Jusqu’à hier encore, certains marchés au cadran mettaient aux enchères des excédents de produit emballé pour la vente au détail. Cela indique, à mon avis, un déséquilibre entre l’offre et la demande des consommateurs. Heureusement, sur le plan qualitatif, nous disposons d’excellentes fraises et nous appliquons la règle suivante : cueillies le matin, expédiées le soir même vers le client. Les producteurs néerlandais sont pour la plupart passés de la culture en pleine terre aux mini-tunnels et ne sont donc pas gênés par la pluie. De plus, on cultive de plus en plus de variétés remontantes. Chez nos voisins de l’Est, les problèmes liés à la culture en plein champ se multiplient, ce qui les incite à opter pour les produits néerlandais. »

Hulsman s’attend à une offre accrue de cultures intermédiaires cet été, avec des variétés comme Opera. « Nous disposons d’une excellente offre et le volume sur les marchés étrangers va diminuer. Après l’intégration de Fris-Co au sein de Frankort & Koning, nous savons répondre aux attentes des clients du secteur de la gastronomie en Italie et au-delà. Ces clients savent apprécier la qualité, un large assortiment et un service de qualité à un prix raisonnable. À présent, bon nombre sont séduits par nos fraises. Ces commandes ne se chiffrent pas en dizaines de palettes à la fois, mais au total, cela représente un volume intéressant. »

« Le marché des myrtilles est également resté relativement stable ces dernières semaines. Au début de la saison, le Maroc a connu de nombreux problèmes liés aux intempéries et l’Espagne n’a pas démarré très tôt. De nombreux lots se sont retrouvés sur le marché sans acheteur. Depuis plusieurs semaines déjà, le niveau de prix est d’environ 6-7 €/kg pour le produit conditionné. Les ventes se portent très bien et je m’attends à ce que nous continuions sur cette lancée dans les semaines à venir. »

Premières myrtilles néerlandaises
Cette semaine, Frankort & Koning démarre la saison néerlandaise de myrtilles. « Nous avons aussi reçu les premiers volumes en provenance de Serbie, et il y a encore des baies portugaises sur le marché. Avec les myrtilles néerlandaises, nous prévoyons de desservir principalement le marché domestique, mais un certain nombre sera également exporté. En Allemagne, après les plantations massives d’il y a quelques années, certaines cultures ont été arrachées : le coût de production y est tout simplement trop élevé, en raison de la forte hausse des salaires. »

« Le prix des groseilles a grimpé en avril pour atteindre un niveau compris entre 18 et 20 €/kg, concernant dans un premier temps la production néerlandaise, puis également les baies du Chili. Actuellement, le prix des groseilles issues des tunnels et des serres se situe entre 14 et 16 €/kg pour le produit conditionné, ce qui est normal pour cette période de l’année. Le marché des framboises a longtemps été assez difficile en raison des conditions météorologiques dans le sud. En avril, nous avons constaté une baisse des prix, puis le marché s’est stabilisé à un niveau compris entre 10 et 12 €/kg. La qualité a été assez inégale, il reste donc essentiel de vendre le produit de manière contrôlée, de ne rien laisser en stock et de proposer chaque jour des produits frais ! »

Pour plus d’informations :
Sjraar Hulsman
Frankort & Koning
Tél. : +31 773897328
s.hulsman@frankort.nl
www.frankort.nl Date de publication: jeu. 18 juin 2026

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

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