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« C’est un bon début de campagne pour l’asperge bio » par Frédéric Poupard, Langevine et FreshPlaza

Frédéric Poupard, Langevine :

« C’est un bon début de campagne pour l’asperge bio »

Après un début de saison marqué par des conditions climatiques défavorables, la campagne d’asperges bio semble aujourd’hui avoir retrouvé son équilibre. Frédéric Poupard, asparagiculteur à Longué-Jumelles dans la région angevine au sein de l’exploitation Langevine, dresse un bilan à la fois lucide et optimiste : malgré un démarrage tardif, les volumes et la qualité sont désormais au rendez-vous, dans un contexte de marché bio qui a repris des couleurs.

Un retard de début de campagne finalement maîtrisé
Les intempéries hivernales ont fortement perturbé la préparation des parcelles, retardant les premiers travaux. « Nous avons commencé à buter seulement fin février-début mars, ce qui laissait présager au départ un retard d’au moins quinze jours », explique Frédéric Poupard. Mais grâce à des conditions plus sèches par la suite, ce décalage a pu être réduit à sept à dix jours. « La montée rapide des températures des sols a joué un rôle déterminant dans ce rattrapage. Nous aurons finalement commencé la campagne de blanches aux alentours du 15 mars ».

Des volumes et une qualité au rendez-vous
Malgré ce contexte incertain, la dynamique de production s’est révélée favorable. « En termes de volumes, nous avons réussi à rattraper le retard », souligne le producteur. « La montée en puissance a été progressive mais efficace, permettant d’atteindre des niveaux satisfaisants en ce début de campagne ». La qualité constitue également une bonne surprise : « Nous sommes même meilleurs que ce que nous imaginions. Les conditions de sol chaudes ont permis d’obtenir des asperges visuellement attractives. Les aspergeraies n’ayant pas souffert l’an passé, nous avons cette année un bon calibre ». Un constat d’autant plus encourageant que l’optimisme n’était pas de mise quelques semaines auparavant.


Côté vertes, les premières récoltes d’asperges en extérieur, débutées récemment, semblent confirmer cette tendance même si la prudence reste de mise en tout début de campagne.

Une stratégie de précocité payante pour Pâques
Sur cette exploitation 100 % bio, les techniques de précocité mises en place ont pleinement joué leur rôle cette année. « Il y a des années où elles sont très efficaces, d’autres moins. Et cette année les conditions ont été idéales pour permettre à ces techniques de fonctionner », explique Frédéric Poupard. Résultat : l’exploitation se trouve aujourd’hui en pleine production à l’approche de Pâques, une période clé pour la consommation d’asperges. « Pour nous, Pâques arrive en plein cœur du pic de production, ce qui est idéal ».

Un marché du bio qui semble reprendre des couleurs
Côté commercial, les premiers signaux sont plutôt positifs. « Pour l’instant, nous sommes satisfaits des prix. Le fait que nous ayons été en avance dans la région a permis d’entrer sur un marché relativement porteur », indique le producteur. Notamment grâce à une certaine avance au sein de la région. « La demande liée aux fêtes de Pâques devrait également contribuer à maintenir des niveaux de prix intéressants ». Toutefois, des interrogations subsistent pour l’après-Pâques : « Nous sommes dans l’expectative d’après-Pâques. Car il y a toujours une hypothétique baisse de consommation. Si tout le monde arrive en production en même temps, le marché peut être amené à être saturé et les prix à diminuer ».

Concernant le segment bio, les circuits spécialisés montrent des signes d’amélioration. « Ce n’est pas exceptionnel, mais le marché se tient », observe Frédéric Poupard. Du côté de la grande distribution, la situation reste plus floue : « Je ressens un regain d’intérêt des centrales d’achat, mais sans concrétisation pour l’instant. »

Enfin, le contexte économique et géopolitique demeure une source d’incertitude. Bien que résolument positif pour cette saison, Frédéric Poupard reste vigilant face aux éventuelles répercussions sur la consommation : « En 2022, la guerre en Ukraine avait eu un impact catastrophique sur le marché. Pour l’instant, nous ne ressentons pas d’effet, mais il est encore trop tôt pour se prononcer. »

Pour plus d’informations :
Frédéric Poupard
Langevine
langevine@live.fr Date de publication: jeu. 2 avr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

Une stèle d’asperge insolite dans le Loiret attire des milliers de visiteurs chez Sébastien

Une stèle d’asperge insolite dans le Loiret attire des milliers de visiteurs chez Sébastien

par France Bleu et Sébastien Bourgouin, agriculteur passionné du Loiret, a transformé une simple exploitation d’asperges en “légende locale” grâce à une idée folle 

https://www.francebleu.fr/emissions/les-gens-d-ici-ici-orleans/une-stele-d-asperge-insolite-dans-le-loiret-attire-des-milliers-de-visiteurs-chez-sebastien-3746381

Profitability remains elusive for Aussie asparagus by Samir Makssi – VBA Farming and FreshPlaza

Samir Makssi – VBA Farming

Profitability remains elusive for Aussie asparagus

Australia’s asparagus season has recently wrapped up, and while growers have avoided losses for the first time in several years, the overall picture remains challenging.

Samir Makssi of VBA Farming says the latest season was a step forward, but the line remains a struggle with profitability proving elusive. “It was the first season since 2021 where growers haven’t lost money, but it hasn’t been a significantly profitable season either,” he says. That comes despite relatively strong returns. “We had the highest average returns across the entire export season that we have since 2018,” he adds. The issue is that costs have continued to outpace those gains, leaving growers still under pressure even in a comparatively good year.

One of the biggest structural challenges is competition in export markets, where Australian asparagus has steadily lost ground. “We’ve seen over the past five years, or so we’ve probably lost between 60% and 70% of our market share in Japan alone to Mexico,” Makssi says. “Our product is on average of better quality,” he notes, “but due to the labour costs in Australia, it’s really difficult to compete.” There’s no real way to differentiate the product on quality, which doesn’t allow Aussies to close the gap: “Our loose prices are more expensive than their small bunches,” despite the additional labour required to produce bunches.

That cost disadvantage reflects a deeper issue within the crop itself. Asparagus remains highly labour-intensive, with no viable mechanisation available. “Because asparagus doesn’t grow uniformly, it has to be hand-harvested,” Makssi explains. “We don’t have the technology where we can machine-harvest it.” The same applies to packing. “We don’t have sophisticated machinery yet, where it can grade and bunch the product for us,” he says. As a smaller category, asparagus has not attracted the investment needed to drive automation.

Attempts to offset these pressures through policy support have had limited effect. During COVID, export subsidies provided some relief, but the benefit was quickly absorbed. “The costs of inputs, the increasing cost of labour pretty much accounted for that anyway,” Makssi says. When those subsidies ended, “We ended up in a more challenging position than prior to the subsidy.” In his view, such measures act only as a short-term fix rather than addressing the underlying economics.

Those economics have been shifted by a change in perception of the product, on the part of retailers. “It used to be a premium product; it has been turned more into a commodity now,” he says. Retailers continue to promote asparagus as an everyday line, but the production model does not support commodity pricing. “The labour cost involved just isn’t really supportive of it being that everyday commodity line.”

The strain has led to significant consolidation. “Ten years ago, in Mildura there were 15 to 20 growers… now there’s only one or two,” Makssi says, and in VBA’s own Koo Wee Rup area, it’s down to three growers and a couple of peripheral producers.

For Australian asparagus, the result is a sector that can deliver strong quality and even improved returns in favourable seasons, but still struggles to translate that into sustainable profitability.

For more information:
Samir Makssi
VBA Farming
Tel: +61 417 891 426
samir@vbafarming.com.au Publication date: Thu 2 Apr 2026

© FreshPlaza.com / David Rule

« La fermeté des buttes laisse présager de bons volumes et une qualité au rendez-vous » chez Winfried Derksen, Emmerich dans le district de Clèves, à l’extrême ouest de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie par FreshPlaza

Producteur d’asperges Winfried Derksen, Emmerich :

« La fermeté des buttes laisse présager de bons volumes et une qualité au rendez-vous »

Dans le district de Clèves, à l’extrême ouest de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la récolte des asperges a également débuté au début de la semaine 13. « Compte tenu des conditions météorologiques et d’un contexte de culture globalement favorable, nous entamons la nouvelle saison avec près d’une semaine d’avance par rapport à l’an dernier », explique Winfried Derksen, qui cultive ce légume noble sur environ 14 hectares à Emmerich-Elten. « Les indicateurs sont au vert, tant en termes de volumes que de qualité, ce que confirme notamment la tenue adéquate des buttes », poursuit le producteur.

Premières asperges blanches d’Emmerich de la saison

Winfried Derksen dirige l’exploitation familiale fondée en 1930 en troisième génération et a transformé l’ancienne ferme mixte en une exploitation spécialisée de taille moyenne dédiée à l’asperge. Il précise : « Nous n’utilisons ni herbicides ni fongicides ; la gestion des adventices repose sur un équilibre entre interventions mécaniques et travail manuel. Depuis plusieurs années, nous employons presque exclusivement des travailleurs saisonniers originaires de deux pays africains, le Nigeria et le Togo. Grâce à la mécanisation (notamment pour le buttage et d’autres opérations), nous nous contentons de sept personnes, même en période de pointe. »

Winfried Derksen dans un champ d’asperges juste avant le début de la récolte. La variété Prius, en particulier, donne d’excellents résultats à Emmerich-Elten

Diversification dans la production et la commercialisation
Pour la production, Derksen mise sur un nombre limité de variétés : la Prius ouvre la saison, tandis que la Sirius est récoltée de mai jusqu’à la fin traditionnelle de la campagne, le jour de la Saint-Jean (21 juin). « Ces dernières années, nous avons toutefois pu prolonger la commercialisation jusqu’à fin juin », précise-t-il. Il y a quelques années, l’exploitation avait également tenté la culture d’asperges vertes en complément des blanches, mais sans succès commercial. « On parle beaucoup de la tendance des asperges vertes, mais lorsque nous en avons proposé issues de notre propre production, la demande est restée particulièrement limitée. Nous avons donc arrêté cette culture. »

Sur le plan commercial également, l’exploitation se distingue. « Environ la moitié de notre production est écoulée via notre magasin à la ferme. Nous fournissons également des asperges fraîches régionales à une sélection de restaurateurs, notamment aux Pays-Bas et dans le Sauerland, ainsi qu’à un grossiste partenaire basé à Cologne. Bien que situés du côté allemand, la majorité de nos clients en vente directe viennent des Pays-Bas. Nous constatons par ailleurs que la plupart d’entre eux demandent explicitement des asperges déjà épluchées. Nous les préparons donc à la demande. De plus, dans notre magasin, tous les produits sont proposés en libre-service réfrigéré afin de garantir une chaîne du froid ininterrompue. »

En complément de sa propre production, Derksen propose également dans son magasin à la ferme des fraises de serre issues de producteurs voisins

Pour plus d’informations :
Winfried Derksen
Asperges Derksen
Alter Beeker Weg 80
46446 Emmerich-Elten
Tél. :+49 (0) 2828 2381
info@spargel-derksen.de
www.spargel-derksen.de

« Je suis plutôt confiant pour cette campagne d’asperges 2026 » chez Maxime Gervasoni, Le Tresquois par Freshplaza

Maxime Gervasoni, Le Tresquois :

« Je suis plutôt confiant pour cette campagne d’asperges 2026 »

Si les intempéries du début d’année ont fortement perturbé le lancement de la campagne pour de nombreux asparagiculteurs, certains tirent néanmoins un bilan positif de ce début de saison. C’est notamment le cas de Maxime Gervasoni, producteur au sein de l’entreprise familiale Le Tresquois, qui a su préserver une précocité stratégique lui permettant aujourd’hui de bénéficier d’une position avantageuse sur le marché.

Une anticipation décisive face aux intempéries
Pour rappel, il y a quelques semaines, les fortes pluies et le vent ont rendu La plupart des parcelles impraticables, empêchant bon nombre de producteurs de butter. Maxime Gervasoni fit parti des rares à avoir pu effectuer cette opération capitale en amont, lui permettant aujourd’hui d’avoir une longueur d’avance sur le marché : « Nous avons réussi à trouver un créneau pour butter dès le mois de janvier. Cette anticipation nous a permis de démarrer sans retard. La réactivité est vraiment – et aujourd’hui plus encore – le maître-mot dans notre métier ». Résultat, la production a pu conserver sa précocité, arrivant même dans un marché déficitaire : « Nos premières asperges ont été bien valorisées. Aujourd’hui, les prix se maintiennent à un bon niveau, même si les promotions s’intensifient. Quant à la qualité, nos clients sont satisfaits, nous avons de bons retours. En somme, c’est un meilleur début de campagne que l’an dernier ».

Des volumes justes pour Pâques
Depuis une quinzaine de jours que la campagne a démarré, la montée en puissance de la production s’est vue impactée par les températures froides de la semaine dernière : « Le froid a ralenti la production, ce qui fait que les volumes seront justes pour Pâques. Cela va se jouer à quelques jours près, mais l’approvisionnement devrait dans l’ensemble être assuré », précise le producteur, qui reste tout de même positif : « Avec le retour des températures plus douces, la saison est désormais pleinement lancée et devrait rapidement gagner en intensité. Après Pâques, il nous reste tout le mois d’avril qui est souvent dynamique en termes de consommation. Je suis plutôt confiant pour cette campagne 2026 ».

Pour plus d’informations :
Maxime Gervasoni
Le Tresquois
Tél. : 06 48 81 85 00
commerce@letresquois.com Date de publication: mar. 31 mars 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat