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« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna » Cooperativa Sole & FreshPlaza

Coop Sole superficie produttiva incrementata del 12%

« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna »

« La campagna fragole di quest’anno sta procedendo bene, contraddistinta da un mercato molto attivo e una domanda superiore all’offerta ». Così afferma Pietro Paolo Ciardiello, direttore di Coop Sole di Parete (Caserta), in riferimento alla stagione 2026 delle fragole, cominciata già dai primi di novembre, con piccoli volumi per ora costanti.

« Nonostante l’offerta ridotta, dovuta a un andamento climatico piovoso e caratterizzato da poche ore di luce, che ha contenuto i volumi disponibili, siamo molto soddisfatti della richiesta, soprattutto di quella estera, che va ben oltre il 50%, risultando maggiore di quella interna ».

« Rispetto allo scorso anno, la nostra cooperativa cresce anche in termini di investimenti produttivi – fa sapere Ciardiello – Siamo a un +12% di superfici, superando i 14 milioni di piante di fragole. Il nostro impegno è continuare a migliorare la qualità del prodotto ».

Nessuna novità in termini di packaging: per quest’anno Coop Sole continuerà a lavorare con quelli sviluppati nel 2025; dopo il successo della confezione dedicata da 400 grammi di SiBon per San Valentino, l’azienda si prepara per l’8 marzo. Tra gli obiettivi di questa campagna, c’è quello di puntare sulle linee premium.

In merito invece alla questione del ragnetto rosso, sulla quale si sono sollevati recenti allarmi, Ciardiello dice: « Non è il primo anno che questa problematica colpisce le coltivazioni di fragole. Anzi, possiamo tranquillamente affermare che, in questa annata, l’incidenza del ragnetto rosso sia minore rispetto allo scorso anno. L’acaro in questione non è una problematica locale, ma è più generale e interessa i Paesi del bacino mediterraneo (Francia, Spagna, Portogallo e Italia), motivo per il quale, essendo venute meno alcune molecole per poter effettuare una lotta efficace, già lo scorso anno durante il Gruppo di Contatto Fragola e Piccoli Frutti avevamo convenuto circa l’urgenza di armonizzare i principi attivi consentiti in Europa e di semplificarne il processo di registrazione. Tale necessità è stata ribadita anche quest’anno. Infine, sicuramente i cambiamenti climatici e i relativi innalzamenti delle temperature hanno contribuito all’aumento di parassiti e altre criticità fitosanitarie ».

Per maggiori informazioni:
Cooperativa Sole
Via della Repubblica, 70
81030 Parete (CE) – Italy
+39 081 5036887
info@coopsole.it
www.coopsole.it

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée par AOPn Fraises et Framboises de France et FreshPlaza

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée

La tempête Nils a touché de nombreuses productions agricoles, dont la fraise dans le Lot-et-Garonne, département le plus impacté. Une semaine après l’épisode climatique, Hugo Chevalon, Responsable technique à l’AOPn Fraises Framboises de France, dresse un premier bilan.


Des dizaines d’hectares sous serres touchés

Leader français de la production de fraises, le Lot-et-Garonne n’aura pas été épargné par la météo. Toujours en vigilance rouge pour crues, le département fait également face à d’importants cumuls de précipitations enregistrés ces derniers jours, sur des sols déjà saturés en eau. « Il y a plusieurs hectares complètement sous l’eau. L’eau est montée à plus d’1,60 mètre et s’est retrouvée à hauteur des sacs, voire même au-dessus », explique Hugo Chevalon.

La situation est d’autant plus délicate qu’une partie des plants cultivés sous abris se retrouve aujourd’hui sans protection. « Avant la crue, il y a eu de fortes rafales de vent, avec des pointes pouvant atteindre 160 km/h, ce qui a arraché pas mal de plastiques. Or, la forte concentration de serres dans la zone, associée au manque de main-d’œuvre, va demander du temps pour remonter les structures », souligne-t-il.

Une forte mobilisation de la filière
« Malgré ces difficultés, les producteurs se mobilisent fortement pour remettre en état leurs outils de production : réparation des structures endommagées, remise en place des plastiques. Les équipes sont à pied d’œuvre afin de sécuriser les installations le plus rapidement possible. L’objectif étant de limiter les pertes et garantir, dès le début de la campagne, des fraises répondant aux standards de qualité ».

Pour plus d’informations :
Hugo Chevalon
AOPn Fraises et Framboises de France
hugo.chevalon@fraisesdefrance.fr Date de publication: jeu. 19 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Marine Inghirami-Benaroch

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ? situation dans le nord, Bretagne, sud-ouest, sud-est, centre de la France par FreshPlaza

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ?

Dame Nature dans tous ses excès ne laisse que peu de répit au monde agricole. Tempête Nils, rafales violentes, pluies abondantes, inondations… beaucoup de producteurs de l’Hexagone sont touchés par ces intempéries. Si les dégâts sont variables selon les filières et les régions, une chose est certaine : le calendrier cultural de nombreuses productions se retrouve bousculé. Parmi elles, l’asperge, culture particulièrement sensible aux conditions de sol en début de campagne.

Mis à part le Nord, dernière région française à entrer en production, le constat est généralisé : les champs sont impraticables, rendant le buttage impossible et occasionnant un retard dans le début de la campagne allant de 2 à 3 semaines suivant les terroirs. Une situation d’autant plus compliquée pour les producteurs qui misent sur la précocité de leur culture, et source d’inquiétude pour le déroulement de la saison qui pourrait engendrer un télescopage des productions régionales.

Sud-Est : « Nous n’avons pas de production à proposer »
Dans le Sud-Est, Maxime Gervasoni fait partie des rares agriculteurs à avoir déjà butté : « nous avons pu préparer les buttes en janvier grâce à un créneau favorable. Mais je pense que nous sommes environ un quart des producteurs de la région à avoir pu le faire », précise-t-il. Malheureusement, le froid et les pluies qui ont suivi ont freiné la dynamique engagée. « Nous n’avons aujourd’hui pas de production à proposer et je pense que nous aurons un décalage de 10 à 15 jours dans la production. »

Chaque année, l’exploitation produit environ 200 tonnes d’asperges et fait de la précocité une force. Pourtant, même avec des surfaces prêtes, la météo reste décisionnaire. « On est tous logés à la même enseigne. Les clients sont au rendez-vous, mais malheureusement ils devront patienter encore un peu »

Sud-Ouest : Une région touchée par la tempête
En Gironde et dans les Landes, Thibaut Lebourg a réussi à butter environ 80 % de ses surfaces en anticipant les intempéries. « On s’y est pris très tôt », précise-t-il. Mais la tempête a balayé une partie des efforts engagés. « Ce que l’on a butté, nous l’avons bâché. Mais avec les rafales de vents qui se sont abattues dans la région, les bâches n’ont pas tenu et se sont envolées. Tous les degrés que nous avions gagnés pour réchauffer la terre, nous les avons perdus »

Conséquence : il sera « très compliqué d’avoir de l’asperge avant la fin du mois ». Si quelques volumes anecdotiques ont émergé dans le sud des Landes, Thibaut Lebourg estime un retard allant de quinze jours à trois semaines. Pour autant, le producteur relativise : « Peut-être est-ce un mal pour un bien, car le marché actuellement n’est pas particulièrement demandeur avec les vacances scolaires. Il est vrai que les premières asperges se vendent toujours à un prix intéressant, mais elles coûtent aussi cher à produire »

Centre : Des champs impraticables rendant le buttage impossible
Dans la région angevine, le constat n’est pas meilleur. Frédéric Poupard, asparagiculteur à Longué Jumelles, n’a tout simplement pas pu commencer à butter. « Les champs sont impraticables ». Si la production n’a pas encore démarré, le retard est déjà acté. « Habituellement, la récolte débute autour du 1er mars en extérieur. Mais cette année je ne pense pas que l’on puisse commencer avant le 15 mars. Après, tout dépendra de la météo. Des conditions plus sèches sont annoncées dans les prochains jours, si cela se confirme, les travaux sur les parcelles pourront reprendre plus rapidement ».

Bretagne : Les asperges commencent déjà à arriver malgré une absence de buttage
Même constat en Bretagne : « Nous sommes obligés d’attendre que la terre sèche un peu avant de butter. Car le risque si nous buttons dans ces conditions, c’est que la terre s’agglomère lorsqu’elle sèche, formant des masses dures qui empêchent l’asperge de pousser bien droit. La qualité en serait donc impactée avec notamment des asperges tordues. Malheureusement, beaucoup de pluie est annoncée la semaine prochaine, ce qui va encore engendrer du retard. Dans ces conditions, je ne pense pas que les premières asperges puissent arriver avant le 10 mars », rapporte Karel Kaptein, producteur d’asperges à la Torche.

Une situation qui oblige l’asparagiculteur à revoir son itinéraire technique : « Ce qui est embêtant c’est que les premières asperges commencent à sortir avant que nous ayons pu butter. Je pense donc que nous allons les valoriser en asperges vertes ».

Un « hiver comme les autres » dans le Nord
Dans l’ensemble des bassins de production, la filière semble donc confrontée à un démarrage de campagne retardé. Seul le Nord parait pour l’instant épargné : « Nous avons l’habitude de ce genre de météo dans la région. Pour nous, c’est un hiver comme les autres », déclare Olivier Thomas de la Ferme du Pont d’Achelles. « Dans tous les cas, nous ne rentrons jamais dans les champs pour butter avant fin mars/début avril. Et je pense que d’ici fin mars, nous pourrons commencer les travaux. Ce qui peut engendrer de l’inquiétude, c’est surtout le fait que les productions régionales se télescopent. Mais si tout le monde a du retard, l’incidence sera moindre. La situation n’est pas idéale, mais elle n’est pas non plus catastrophique. Rien n’est encore joué donc nous restons positifs ».

Photo de la première page: © Bernd Juergens | Dreamstime Date de publication: mer. 18 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

« Calculamos que las inundaciones mermarán entre un 5 y 10% la cosecha de espárrago en Granada » por Centro Sur, S.C.A y FreshPlaza

Antonio Zamora, director general-comercial de la Cooperativa Centro Sur:

« Calculamos que las inundaciones mermarán entre un 5 y 10% la cosecha de espárrago en Granada »

La Cooperativa Centro Sur ha realizado una primera valoración técnica del impacto provocado por la reciente borrasca en las plantaciones de espárrago del Poniente Granadino, situando las pérdidas estimadas en torno al 35-40% en la campaña 2026 en las zonas más afectadas.

« Evidentemente, hay parcelas que están completamente anegadas con un metro de tierra, donde recuperar la plantación va a ser muy difícil. En otras, que va a ser un poco más fácil recuperarla », explica Antonio Zamora, director general-comercial de la cooperativa. « De hecho, ya están saliendo los primeros espárragos en fincas en las que el impacto ha sido menor ». En este sentido, Zamora destaca que estas lluvias ayudarán a tener una mejor cosecha a la mayoría de plantaciones que no han sufrido las inundaciones.

« El impacto global sobre el volumen total podría situarse preliminarmente entre un 5% y un 10%, inferior al previsto inicialmente, aunque aún es pronto para disponer de una evaluación definitiva de los daños, ya que muchas parcelas siguen siendo de difícil acceso y la evolución agronómica será determinante en las próximas semanas », señala Zamora.

Centro Sur estima que entre 300 y 350 hectáreas se han visto afectadas por las inundaciones, sobre un total de 1.526 hectáreas cultivadas por la cooperativa.

Las zonas más afectadas se concentran en la ribera del río Genil y en el entorno del Arroyo Milano, especialmente en el municipio de Huétor Tájar, donde algunas plantaciones han permanecido inundadas entre diez y doce días. La bajada progresiva del nivel freático y del cauce del río está permitiendo que el agua se retire de parte de las parcelas, aunque persisten zonas donde el acceso sigue siendo complicado y dificulta una evaluación más precisa.

La campaña 2026 del espárrago acaba de comenzar, y los agricultores confían en que no se registren temperaturas elevadas, para que el exceso de agua pueda drenar correctamente y la planta comience a transpirar en condiciones óptimas. « Es un cultivo perenne y el tiempo de permanencia del agua en el suelo resulta determinante para evaluar tanto la merma productiva inmediata como el posible impacto estructural en campañas futuras », indica Zamora.

Plan de recuperación de un sector estratégico para la economía del Poniente Granadino
La Cooperativa Centro Sur subraya que el espárrago constituye un cultivo estratégico para el Poniente Granadino y para municipios como Huétor Tájar, donde genera empleo directo en campo y en los centros de manipulado y procesado, además de actividad económica indirecta en toda la comarca. Por ello, insiste en la importancia de analizar la situación con responsabilidad, evitando alarmismos pero también reconociendo el impacto que este episodio meteorológico ha tenido sobre el sector, los agricultores y sus familias.

« En este momento, el corazón de la Cooperativa Centro Sur está con los agricultores que están sufriendo las consecuencias de las recientes inundaciones. Queremos trasladarles todo nuestro apoyo y solidaridad, y reiterar nuestra disposición para acompañarlos y respaldarlos en esta situación tan complicada », señala Antonio Zamora.

De hecho, desde el primer día, la entidad ha activado un plan de recuperación orientado a minimizar el impacto y apoyar directamente a los agricultores. Se están llevando a cabo trabajos de limpieza de caminos rurales para restablecer accesos a las explotaciones, así como la instalación de bombas para drenar el agua acumulada en aquellas parcelas donde no se evacúa de forma natural pese al descenso del nivel del río.

Además, se están aplicando tratamientos con hongos de suelo beneficiosos, una estrategia adoptada tras consultar con expertos de distintos países, que tiene como objetivo mejorar la transpiración y oxigenación de la parte radicular de la planta y favorecer el desarrollo del sistema radicular. La cooperativa subraya que estas medidas no ofrecen una garantía absoluta, pero confía en que puedan mitigar parte del impacto negativo. « La misión de nuestra empresa es generar riqueza en el mundo rural », recuerda Antonio Zamora.

Llamamiento a las instituciones
« Ahora bien, la ayuda no puede proceder solo del sector », sostiene Antonio Zamora, quien reclama sensibilidad institucional ante una situación que puede afectar a puestos de trabajo directos e indirectos.

« En este sentido, solicitamos a las Administraciones que mantengan su apoyo al sector, mejoren las infraestructuras y estudien medidas que ayuden a mitigar el impacto productivo, especialmente en el caso de las organizaciones reconocidas como OPFH, Organización de Productores de Fruta y Hortaliza. Será fundamental habilitar mecanismos de ayuda para aquellos agricultores que pierdan plantaciones o sufran un fuerte deterioro en su medio de vida, así como para los trabajadores afectados », afirma.

Por último, la Cooperativa Centro Sur quiere agradecer el interés y la implicación mostrados por el Gobierno de España, la Junta de Andalucía y la Diputación de Granada, y especialmente el trabajo diario del alcalde de Huétor Tájar, Fernando Delgado, y de todo el equipo humano del consistorio, así como la colaboración de la Unidad Militar de Emergencias, la Guardia Civil, la Policía Local y la solidaridad de todos los voluntarios que han prestado su ayuda durante los días más complicados.

« Queremos agradecer también a todo el equipo de Centro Sur su implicación en estos momentos de incertidumbre, volcados en apoyar a nuestros agricultores, así como la comprensión y el respaldo de nuestros clientes, que nos han acompañado y mostrado su apoyo desde el primer momento », subraya Antonio Zamora.

Para más información:
Antonio Francisco Zamora
Centro Sur, S.C.A
T: +34 958332020
azamora@centro-sur.es
centro-sur.es

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries” by Aelia Berries and FreshPlaza

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries”

The tornado and heavy rains of last week in the main strawberry-growing region of Greece, Ilia, did not cause significant damage to the overall production, despite some greenhouses being completely destroyed. The main problem for local growers and packers is the very limited sunshine.

As Mr. Giorgos Drakopoulos, vice-president of the local cooperative Aelia Berries, points out, production cannot actually increase. « There is no significant damage to the production, nor has the delivery of our products been delayed or affected in any way by damage to various roadways. The real problem is that there is not enough sunshine to increase our harvest volumes. »

« This weather causes us despair. Production remains consistently low, even though at this time of year we should be approaching the peak of our season.

We simply don’t know when we will have enough strawberries. Actual production from the better estates stands at 100–150 kg every 5 to 7 days. The appearance of the plantations under the cloudy sky is disappointing, but it changes immediately when the sun comes out.

We try to secure as much production as possible during the two or three hours of sunshine we have, » emphasizes Mr. Drakopoulos.

The executive of the Greek cooperative also adds: « The majority of the production consists of the Arwen variety. The Victory variety is also increasing its volumes these days, while there are some delayed quantities of the Fortuna variety due to problems during planting. However, overall production is low, and instead of simply focusing on harvesting, we must also concentrate on different tasks, such as removing leaves, discarding damaged fruits, and combating botrytis. These tasks have a direct impact on increasing production costs. »

« The average grower price is around 4,00–4,50 euros per kg. Packing houses sell their product from 5,00 to 6,20 euros per kg, depending on sorting and packaging costs for each batch. No one can meet the demand, and there are requests that remain unfulfilled. Prices are higher, but profit also depends on the kilos, which are insufficient. We don’t know when this situation will change; it is entirely a matter of the weather, » concludes Mr. Drakopoulos.

For more information:
Giorgos Drakopoulos
Aelia Berries
Tel: +30 262 307 2072
Email: info@aeliaberries.com Publication date: Mon 16 Feb 2026

© FreshPlaza.com / Fotis Karabetsos

Inondations au Maroc : fin de saison brutale pour de nombreux producteurs de fruits rouges par Association marocaine des producteurs de fruits rouges et FreshPlaza

Inondations au Maroc : fin de saison brutale pour de nombreux producteurs de fruits rouges

Après trois semaines d’inondations dans le nord du Maroc, les producteurs de fruits rouges se préparent à retourner dans leurs exploitations pour évaluer les dégâts et effectuer les réparations nécessaires, même si pour beaucoup d’entre eux la saison est déjà terminée. Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, l’impact est le plus grave et le plus direct dans les régions de Kénitra, Sidi Slimane et Larache, où se concentre une grande partie de la production du pays.

Il décrit une situation difficile sur le terrain : « Tous les producteurs de fruits rouges du nord du pays sont touchés à des degrés divers, et plusieurs exploitations sont complètement inondées. Les pertes de production pourraient atteindre jusqu’à 10 % du volume de la saison et concerner tous les produits, y compris les fraises, les framboises et les myrtilles. Cela pourrait même signifier une fin prématurée de la saison des fraises. Les myrtilles pourraient se rétablir après les pluies avec une campagne retardée, mais les producteurs de myrtilles ont subi de lourdes pertes dans leurs serres et leurs usines ».

Les exportations, elles, ont été interrompues au cours des deux dernières semaines. « L’origine Maroc a disparu des rayons européens pour plusieurs raisons. Tout d’abord, d’importantes perturbations logistiques ont affecté tous les produits, y compris les récoltes à Agadir, dans le centre du pays. De nombreux exportateurs ont dû détruire des cargaisons de fruits rouges après avoir attendu trop longtemps dans le port de Tanger sans trouver de moyen d’atteindre leurs clients. Nous avons également connu des récoltes lentes et des problèmes de qualité liés aux conditions météorologiques. Néanmoins, la récolte s’est poursuivie lorsque les producteurs ont pu le faire ».

L’évacuation de la ville de Kser Kebir, qui a été la plus touchée par les inondations, a entraîné une pénurie de main-d’œuvre, selon le représentant des producteurs. « Une grande partie de la main-d’œuvre agricole vient de cette ville. Il était difficile de poursuivre les récoltes ou de réparer les serres pendant l’évacuation ».

Pour plus d’informations :
Amine Bennani
Association marocaine des producteurs de fruits rouges
Tél. : +212 66124 3424
phytoloukkos@gmail.com Date de publication: lun. 16 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Youness Bensaid

D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée » par Marcel Beelen, FineField et FreshPlaza

Marcel Beelen, FineField :

« D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée »

En 2021, après avoir développé plusieurs prototypes, FineField a vendu sa première récolteuse de baies mécanisée pour le marché du frais. Depuis, cette entreprise néerlandaise a vendu des dizaines de ces machines. Marcel Beelen, directeur commercial, estime que l’ensemble du marché des produits frais finira par passer à la récolte mécanique. « Les avis divergent quant à la rapidité avec laquelle cela se produira. Les producteurs disent que l’économie de main-d’œuvre est le seul élément de coût auquel ils peuvent encore s’attaquer ».

La start-up spécialisée dans la fabrication de machines a dû faire un pas en arrière peu après son lancement. « En 2022, la demande a véritablement décollé, en partie à cause de la crise du coronavirus, lorsque les producteurs ont eu du mal à trouver du personnel. Mais cette année-là a également été très difficile pour nous. Nous avons dû faire face à une crise des pièces détachées. Certaines pièces n’étant pas disponibles, nous avons dû procéder à des ajustements sur les machines. Les prix ont également grimpé en flèche. Des pièces que nous payons normalement 100 euros ont soudain coûté 2 000 euros. Nous avons vendu 12 machines cette année-là.

« Mais vous n’êtes payé qu’une fois que vous avez livré la marchandise, alors c’était assez éprouvant, d’autant plus qu’il s’agissait de machines qui n’avaient pas été testées. Nous avons considéré qu’il s’agissait d’un test utile pour ces clients et, sur la base de leurs commentaires, nous avons apporté les modifications nécessaires. En conséquence, nous avons fait une pause d’un an ou deux. Cependant, l’intérêt concret pour la récolte mécanique a commencé à exploser. Nous avons maintenant résolu ces problèmes initiaux et le marché se rend peu à peu compte qu’il faut changer quelque chose », explique Marcel.

Les machines exigent des pratiques commerciales différentesIl note que l’intérêt en Europe est inférieur à celui du marché nord-américain. « Il y a plusieurs raisons à cela. Traditionnellement, l’Europe n’utilise pas la récolte mécanique pour le marché du frais, mais uniquement pour la récolte finale destinée à l’industrie. En outre, les normes de qualité des produits européens sont généralement plus élevées. Les entreprises ont donc du mal à passer à la récolte à la machine, car cela implique un mode de fonctionnement complètement différent. Auparavant, il fallait recruter du personnel, organiser le logement et gérer la récolte. Tout cela est en train de changer. Aux États-Unis, dans l’Oregon et l’État de Washington par exemple, où le marché des baies industrielles est plus important que celui des baies fraîches, les gens sont beaucoup plus familiarisés avec les machines à récolter.

« Nous voulons vraiment nous concentrer sur le marché du frais. Nous voyons des opportunités en particulier sur les côtes Est et Ouest, en Californie, où les coûts de main-d’œuvre sont assez élevés », explique Marcel. Malgré l’augmentation de la production de myrtilles en Amérique latine, il ne prévoit pas encore de marchés en croissance significative dans ces pays. « En termes de superficie, des pays comme le Chili et le Pérou sont certainement intéressants, mais ils devront d’abord investir dans de nouvelles variétés ; ce n’est qu’ensuite que les machines suivront. À l’heure actuelle, par exemple, les variétés péruviennes à basse température ont jusqu’à 20 moments de cueillette. La cueillette mécanique n’est pas adaptée à cette situation. Cependant, avec les nouvelles variétés, la production maximale est plus probable et la récolte mécanique deviendra plus pertinente.

Avec la société américaine Fall Creek comme actionnaire, FineField est étroitement impliquée dans le développement de nouvelles variétés. « Beaucoup de nouvelles variétés sont plus grosses, mais aussi plus tendres que les petites baies, et il s’agit donc de trouver les meilleures variétés pour la cueillette mécanique. Nous nous concentrons particulièrement sur les variétés à refroidissement élevé et moyen. Nous gardons un œil sur le marché des baies à basse température, mais ce n’est pas une priorité pour nous en ce moment. Il y a une demande du marché pour des machines de récolte qui peuvent également fonctionner dans des tunnels, mais nous pensons que des machines spécifiques doivent être développées à cette fin », souligne Marcel.

« Nous sommes souvent en contact avec des investisseurs qui créent de nouveaux champs basés sur la récolte mécanique ou qui souhaitent adapter leurs champs à la récolte mécanique. La cueillette à la machine nécessite toutefois des adaptations de la part des cultivateurs. Par exemple, il faut davantage de connaissances techniques en interne, il faut disposer de suffisamment de pièces de rechange et l’opérateur doit être bien formé. Il faut également bien organiser ses relations avec le fournisseur de la machine. Il y a donc aussi une courbe d’apprentissage pour le cultivateur. Les données jouent également un rôle de plus en plus important. Nos machines collectent une multitude de données que nous pouvons utiliser pour aider nos clients. Et nous mettons activement en œuvre des applications d’intelligence artificielle qui contribuent à optimiser la récolte.

Cueillette mécanique contre cueillette manuelle de qualité
« Certaines personnes sont encore sceptiques quant à la qualité des baies récoltées mécaniquement par rapport à celles qui sont cueillies à la main. Mais certains producteurs affirment que la cueillette mécanique permet d’obtenir une meilleure qualité que lorsqu’ils récoltaient à la main. La fermeté et la durée de conservation des fruits sont généralement comparables à celles des baies cueillies à la main. Les machines ont évidemment un taux de perte plus élevé parce qu’elles ramassent aussi les baies vertes et molles, que les cueilleurs laisseraient de côté. Il faut donc trier les baies par la suite », explique M. Beelen.

« Pourtant, la cueillette manuelle est très irrégulière. Un ouvrier cueille très proprement, tandis qu’un autre jette tout dans la caisse. Bien que la machine que nous fournissons actuellement soit pleinement opérationnelle, nous travaillons en permanence sur trois points : la qualité des baies qui sortent des machines, les pertes pendant la récolte et la fiabilité. C’est un processus continu. C’est pourquoi nous construisons toutes nos machines avec la possibilité de les adapter, de sorte que nous pouvons toujours remplacer les anciennes machines lorsque des modifications sont apportées et ne pas négliger nos premiers acheteurs.

L’un des principaux avantages par rapport à la récolte manuelle est que les machines peuvent être utilisées sans interruption. « En France, par exemple, les producteurs utilisent leurs machines en trois équipes. Le seul moment où elles ne sont pas utilisées, c’est entre 4 heures et 8 heures du matin, à cause de la rosée. Il faut cependant savoir qu’il faut nettoyer les machines à fond. Les baies produisent du jus, et lorsque cette eau sucrée sèche, elle devient très collante », poursuit Marcel, qui ajoute que lors de la deuxième récolte, lorsque les buissons ont suffisamment de baies, les machines FineField ont une capacité de 1 à 1,4 tonne par heure. Si l’on inclut la première et la troisième récolte, la moyenne de la saison est d’environ 800 kg/heure.

Rentabilisé en deux saisons
Marcel estime qu’investir dans une telle machine est donc une évidence. « En termes de retour sur investissement, vous pouvez récupérer le coût de la machine pour une saison en 18 mois. Si vous pouvez l’utiliser pendant deux saisons par an, vous rentrerez dans vos frais en un an. La machine coûte 350 000 à 400 000 euros aux producteurs, qui doivent donc avoir les moyens de l’acheter. Les possibilités de subvention varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Pays-Bas et l’Allemagne, par exemple, n’en ont pratiquement pas. Les pays d’Europe de l’Est en ont souvent, et aux États-Unis, les options varient d’un État à l’autre ».

Selon Marcel, la machine FineField se distingue par le fait qu’elle est la seule à être spécifiquement conçue pour le marché du frais. « De nombreuses autres machines destinées à un usage industriel sont également positionnées sur le marché du frais. Mais cela nécessite une approche différente. Le marché des baies étant suffisamment important, ces acteurs serviront toujours le marché local. Je pense qu’il faudra cinq à quinze ans pour que l’ensemble du marché des myrtilles passe à la récolte mécanique », conclut Marcel. (IH)

Pour plus d’informations :
FineField
Konijnenweg 12
5962 BA Melderslo
Tel : +31(0)77 208 60 54
info@finefield.nl
www.finefield.nl Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

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