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La Fraise Label Rouge lance sa campagne au SIA et dévoile sa nouvelle identité visuelle par l’Association des producteurs de Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne et FreshPlaza

La Fraise Label Rouge lance sa campagne au SIA et dévoile sa nouvelle identité visuelle

La filière Fraise Label Rouge a profité du SIA lancer sa nouvelle campagne. En raison d’un contexte favorable au marché standard qui a légèrement limité les volumes en Label Rouge, plus de 360 tonnes de fraises Label Rouge ont tout de même été commercialisées en 2025. L’occasion également, pour la célèbre fraise, de dévoiler un tout nouvel univers graphique.

La production de la Fraise Label Rouge repose sur 118 producteurs engagés en Lot-et-Garonne et en Dordogne, répartis sur 200 hectares, principalement en culture hors-sol

En 2025 « la Fraise Label Rouge a su maintenir son attractivité »
Malgré la forte concurrence du marché, plus de 360 tonnes de fraises Label Rouge ont été commercialisées en 2025. Signe que la Fraise Label Rouge a su « maintenir son attractivité » grâce à un positionnement qualitatif clair (gustatif, arômes, sucre) répondant aux attentes consommateurs de plus en plus attentifs à l’origine. « La Fraise Label Rouge incarne un engagement fort en faveur de la souveraineté alimentaire et du savoir-faire agricole français. Dans un marché fortement concurrentiel, le Label Rouge reste un repère de confiance, garantissant une production française exigeante, une qualité gustative reconnue et une traçabilité rigoureuse », explique Sylvie Delaurier-Zanuttigh, présidente de l’AIFLG.

Sur l’ensemble de la saison, le prix moyen s’est établi entre 13,50 € et 14 € le kilo.

Variété historique et emblématique, la Gariguette Label Rouge reste la préférée des Français. Elle concentre 90 % des volumes, en progression de 5 % par rapport à l’année précédente, confirmant son statut de référence

Comment s’annonce la campagne 2026 ?
La campagne 2026 démarre après des épisodes climatiques significatifs dans le Lot-et-Garonne. Malgré ces aléas, « la structuration de la filière permet d’aborder la saison avec des perspectives maîtrisées », indique l’AIFLG. « A date, la filière anticipe une relative stabilité des prix, avec une fourchette estimée entre 12 € et 18 € le kilo, soit environ 3 € à 6 € la barquette de 250 g, selon les variétés et les périodes de production ». Des prix qui permettent de concilier juste rémunération producteurs et accessibilité consommateurs.

Une nouvelle dynamique de marque
Cette année l’AIFLG déploie une nouvelle identité visuelle « pour renforcer la désirabilité de la Fraise Label Rouge mais également la lisibilité du label ». Le choix s’est porté sur univers graphique plus contemporain et plus coloré. La Chef pâtissière Noëmie Honiat a également été reconduite, pour la deuxième année consécutive, ambassadrice de la Fraise Label Rouge.

Pour plus d’informations :
Association des Fruits et Légumes du Lot-et-Garonne
Agropole
Bâtiment Agrotec – BP 222
47931 Agen Cedex 9
Tél. : 05 53 77 22 08
aiflg@aiflg.fr

Photo de la première page: © AIFLG Date de publication: jeu. 26 févr. 2026

Un lampone che si adatta a diverse zone e condizioni climatiche G-Berries srl FreshPlaza

EasyRose gestita da G-Berries

Un lampone che si adatta a diverse zone e condizioni climatiche

EasyRose (Alel 101), sviluppata da Lucchini Berries e gestita a livello mondiale da G-Berries Srl, è una novità nel mondo dei lamponi, tanto che nell’ultimo anno ha guadagnato grande popolarità.

« Durante il 2025 abbiamo svolto numerosi test in varie zone del mondo – commenta Matteo Molari, managing partner di G-Berries – tutti con ottimi risultati: abbiamo visto la varietà all’opera con test semi-commerciali in diverse zone d’Europa come Italia, Spagna, Portogallo, Polonia e UK ».

« Abbiamo svolto i primi test anche in Marocco ed Egitto. La genetica si presenta molto precoce sulla produzione rifiorente, ottima pezzatura del frutto e buona shelf-life. Può essere raccolta a uno stadio precoce di maturazione senza alcuna difficoltà di stacco e vogliamo sottolineare la costanza della pezzatura, che si presenta su tutta la stagione tra i 7 e i 9 grammi ».

Alessandro Gualandi, che si occupa dello sviluppo varietale in G-Berries, precisa: « La varietà tende a ramificare molto, ma con un vigore vegetativo molto equilibrato. I frutti sono molto ben esposti sulla pianta e questo è un elemento fondamentale, in quanto rende la raccolta decisamente semplice. EasyRose solitamente presenta i primi fiori molto velocemente, quindi è importante evitare stress nella prima fase e intervenire con un protocollo dedicato per favorire i migliori risultati ».

Alessandro Gualandi in visita a impianti in Polonia

« Siamo decisamente soddisfatti dell’interesse che sta riscuotendo EasyRose, spinta da una importante richiesta da parte di svariati supermercati in Euoropa. La qualità è alta, anche in condizioni climatiche particolarmente complicate, come accaduto durante gli ultimi mesi in Portogallo e Marocco. Siamo di fronte a un materiale che ha l’obiettivo di posizionarsi in una fascia premium ».

EasyRose, nel 2026, continua il suo percorso di sviluppo, con un focus importante su alcuni paesi: Portogallo, Polonia, Spagna e Regno Unito. « In più, nel 2026 vedremo le prime importanti superfici in Marocco, dove la varietà verrà gestita con un modello controllato, e continueremo lo sviluppo in Egitto, Paese emergente che però vediamo con un ruolo centrale nella strategia di posizionamento ».

« Stiamo partendo anche con un nuovo progetto in Messico, che vedrà la luce nei prossimi mesi, con alcune aziende che inizieranno i primi test. La richiesta di piante è alta e per il 2026 siamo vicini al sold-out, nonostante EasyRose sia già gestita a livello vivaistico con un modello diversificato, che va da 2 vivai in Italia, uno nei Paesi Bassi, uno in Marocco e uno in Messico. Ma è alto anche l’interesse per esclusive e per piani commerciali con alcuni tra i retailer più importanti d’Europa », conclude Matteo Molari.

Per maggiori informazioni
G-Berries srl
Via Carlo Cattaneo 617
Cesena (FC) – Italy

info@gberries.it
www.gberries.it

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local » par Olivier Thomas et Françoise Thomas de La Ferme du Pont d’Achelles et FreshPlaza

Olivier Thomas, la Ferme du Pont d’Achelles :

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local »

Le commerce en direct de légumes de saison pour les maraîchers l’hiver n’a jamais représenté la période la plus dynamique. Néanmoins, il semblerait cette année que le constat soit plus marqué encore : la fréquentation ralentit, les habitudes évoluent, et le maraîchage hivernal doit redoubler d’ingéniosité pour maintenir le lien avec le consommateur. Une situation qui contraste de plus en plus avec celle des produits printaniers tant attendus.

Appoline et Olivier

Une gamme complète, mais des consommateurs moins présents
Poireaux, pommes de terre, salades, navets, céleris… La Ferme du Pont d’Achelles a depuis longtemps décidé de proposer la gamme la plus étendue possible de légumes de saison : « Nous proposons une grande diversité de produits, dans les variétés, les couleurs, les références… chaque consommateur peut y trouver son bonheur ! », précise Olivier Thomas, gérant de l’exploitation. Malgré une offre très étendue et abondante, la clientèle se fait plus rare. « Les habitués sont toujours là, de janvier à décembre. Mais ce noyau vieillit et se renouvelle peu. » Le passage sur les marchés baisse également : « En été, les gens se promènent, il y a beaucoup de passage. En hiver, ils viennent moins spontanément. »

Un trio gagnant : fraise/asperge/tomate
Fort est de constater que tous les légumes de saison ne sont pas logés à la même enseigne. Si en plein hiver, malgré la qualité et la fraîcheur des produits locaux, l’élan est plus timide ; la donne change du tout au tout dès l’arrivée des légumes printaniers : « Le trio gagnant, c’est la fraise/asperge/tomate. On sent que les clients attendent ces produits-là avec impatience. Dès que les premières fraises arrivent, les gens accourent. La demande est telle les premières semaines qu’il est même parfois difficile de satisfaire tout le monde ». Ces références printanières et estivales attirent le consommateur, qui complète ensuite son panier avec d’autres légumes. Elles agissent donc comme un véritable moteur de la consommation.

Innover pour maintenir le lien
Pour s’adapter à cette demande fluctuante et capter la plus large clientèle possible, l’exploitation a multiplié les initiatives. « Nous avons été parmi les premiers à installer des distributeurs automatiques il y a quinze ans. Nous proposons également de la vente en ligne afin de diversifier au maximum les canaux de distribution. Nos serres modernes permettent de gagner légèrement en précocité, mais dans la limite du raisonnable. Tout est mis en œuvre pour rester accessible et attractif, mais le rythme des saisons reste une réalité incontournable ». Si l’hiver est devenu un des véritables tests de résilience du maraîchage local, l’enjeu reste de taille : comment susciter un engouement plus fort pour les légumes d’hiver et atténuer ainsi le contraste d’attractivité avec les incontournables du printemps ?

Pour plus d’informations :
Olivier Thomas et Françoise Thomas
La Ferme du Pont d’AchellesTél. : 03 20 48 60 43
Laferme-dupontdachelles@orange.fr
https://www.lafermedupontdachelles.fr Date de publication: ven. 20 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna » Cooperativa Sole & FreshPlaza

Coop Sole superficie produttiva incrementata del 12%

« Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna »

« La campagna fragole di quest’anno sta procedendo bene, contraddistinta da un mercato molto attivo e una domanda superiore all’offerta ». Così afferma Pietro Paolo Ciardiello, direttore di Coop Sole di Parete (Caserta), in riferimento alla stagione 2026 delle fragole, cominciata già dai primi di novembre, con piccoli volumi per ora costanti.

« Nonostante l’offerta ridotta, dovuta a un andamento climatico piovoso e caratterizzato da poche ore di luce, che ha contenuto i volumi disponibili, siamo molto soddisfatti della richiesta, soprattutto di quella estera, che va ben oltre il 50%, risultando maggiore di quella interna ».

« Rispetto allo scorso anno, la nostra cooperativa cresce anche in termini di investimenti produttivi – fa sapere Ciardiello – Siamo a un +12% di superfici, superando i 14 milioni di piante di fragole. Il nostro impegno è continuare a migliorare la qualità del prodotto ».

Nessuna novità in termini di packaging: per quest’anno Coop Sole continuerà a lavorare con quelli sviluppati nel 2025; dopo il successo della confezione dedicata da 400 grammi di SiBon per San Valentino, l’azienda si prepara per l’8 marzo. Tra gli obiettivi di questa campagna, c’è quello di puntare sulle linee premium.

In merito invece alla questione del ragnetto rosso, sulla quale si sono sollevati recenti allarmi, Ciardiello dice: « Non è il primo anno che questa problematica colpisce le coltivazioni di fragole. Anzi, possiamo tranquillamente affermare che, in questa annata, l’incidenza del ragnetto rosso sia minore rispetto allo scorso anno. L’acaro in questione non è una problematica locale, ma è più generale e interessa i Paesi del bacino mediterraneo (Francia, Spagna, Portogallo e Italia), motivo per il quale, essendo venute meno alcune molecole per poter effettuare una lotta efficace, già lo scorso anno durante il Gruppo di Contatto Fragola e Piccoli Frutti avevamo convenuto circa l’urgenza di armonizzare i principi attivi consentiti in Europa e di semplificarne il processo di registrazione. Tale necessità è stata ribadita anche quest’anno. Infine, sicuramente i cambiamenti climatici e i relativi innalzamenti delle temperature hanno contribuito all’aumento di parassiti e altre criticità fitosanitarie ».

Per maggiori informazioni:
Cooperativa Sole
Via della Repubblica, 70
81030 Parete (CE) – Italy
+39 081 5036887
info@coopsole.it
www.coopsole.it

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée par AOPn Fraises et Framboises de France et FreshPlaza

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée

La tempête Nils a touché de nombreuses productions agricoles, dont la fraise dans le Lot-et-Garonne, département le plus impacté. Une semaine après l’épisode climatique, Hugo Chevalon, Responsable technique à l’AOPn Fraises Framboises de France, dresse un premier bilan.


Des dizaines d’hectares sous serres touchés

Leader français de la production de fraises, le Lot-et-Garonne n’aura pas été épargné par la météo. Toujours en vigilance rouge pour crues, le département fait également face à d’importants cumuls de précipitations enregistrés ces derniers jours, sur des sols déjà saturés en eau. « Il y a plusieurs hectares complètement sous l’eau. L’eau est montée à plus d’1,60 mètre et s’est retrouvée à hauteur des sacs, voire même au-dessus », explique Hugo Chevalon.

La situation est d’autant plus délicate qu’une partie des plants cultivés sous abris se retrouve aujourd’hui sans protection. « Avant la crue, il y a eu de fortes rafales de vent, avec des pointes pouvant atteindre 160 km/h, ce qui a arraché pas mal de plastiques. Or, la forte concentration de serres dans la zone, associée au manque de main-d’œuvre, va demander du temps pour remonter les structures », souligne-t-il.

Une forte mobilisation de la filière
« Malgré ces difficultés, les producteurs se mobilisent fortement pour remettre en état leurs outils de production : réparation des structures endommagées, remise en place des plastiques. Les équipes sont à pied d’œuvre afin de sécuriser les installations le plus rapidement possible. L’objectif étant de limiter les pertes et garantir, dès le début de la campagne, des fraises répondant aux standards de qualité ».

Pour plus d’informations :
Hugo Chevalon
AOPn Fraises et Framboises de France
hugo.chevalon@fraisesdefrance.fr Date de publication: jeu. 19 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Marine Inghirami-Benaroch

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries” by Aelia Berries and FreshPlaza

“This weather causes us despair. We don’t know when we’ll have enough strawberries”

The tornado and heavy rains of last week in the main strawberry-growing region of Greece, Ilia, did not cause significant damage to the overall production, despite some greenhouses being completely destroyed. The main problem for local growers and packers is the very limited sunshine.

As Mr. Giorgos Drakopoulos, vice-president of the local cooperative Aelia Berries, points out, production cannot actually increase. « There is no significant damage to the production, nor has the delivery of our products been delayed or affected in any way by damage to various roadways. The real problem is that there is not enough sunshine to increase our harvest volumes. »

« This weather causes us despair. Production remains consistently low, even though at this time of year we should be approaching the peak of our season.

We simply don’t know when we will have enough strawberries. Actual production from the better estates stands at 100–150 kg every 5 to 7 days. The appearance of the plantations under the cloudy sky is disappointing, but it changes immediately when the sun comes out.

We try to secure as much production as possible during the two or three hours of sunshine we have, » emphasizes Mr. Drakopoulos.

The executive of the Greek cooperative also adds: « The majority of the production consists of the Arwen variety. The Victory variety is also increasing its volumes these days, while there are some delayed quantities of the Fortuna variety due to problems during planting. However, overall production is low, and instead of simply focusing on harvesting, we must also concentrate on different tasks, such as removing leaves, discarding damaged fruits, and combating botrytis. These tasks have a direct impact on increasing production costs. »

« The average grower price is around 4,00–4,50 euros per kg. Packing houses sell their product from 5,00 to 6,20 euros per kg, depending on sorting and packaging costs for each batch. No one can meet the demand, and there are requests that remain unfulfilled. Prices are higher, but profit also depends on the kilos, which are insufficient. We don’t know when this situation will change; it is entirely a matter of the weather, » concludes Mr. Drakopoulos.

For more information:
Giorgos Drakopoulos
Aelia Berries
Tel: +30 262 307 2072
Email: info@aeliaberries.com Publication date: Mon 16 Feb 2026

© FreshPlaza.com / Fotis Karabetsos

Inondations au Maroc : fin de saison brutale pour de nombreux producteurs de fruits rouges par Association marocaine des producteurs de fruits rouges et FreshPlaza

Inondations au Maroc : fin de saison brutale pour de nombreux producteurs de fruits rouges

Après trois semaines d’inondations dans le nord du Maroc, les producteurs de fruits rouges se préparent à retourner dans leurs exploitations pour évaluer les dégâts et effectuer les réparations nécessaires, même si pour beaucoup d’entre eux la saison est déjà terminée. Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, l’impact est le plus grave et le plus direct dans les régions de Kénitra, Sidi Slimane et Larache, où se concentre une grande partie de la production du pays.

Il décrit une situation difficile sur le terrain : « Tous les producteurs de fruits rouges du nord du pays sont touchés à des degrés divers, et plusieurs exploitations sont complètement inondées. Les pertes de production pourraient atteindre jusqu’à 10 % du volume de la saison et concerner tous les produits, y compris les fraises, les framboises et les myrtilles. Cela pourrait même signifier une fin prématurée de la saison des fraises. Les myrtilles pourraient se rétablir après les pluies avec une campagne retardée, mais les producteurs de myrtilles ont subi de lourdes pertes dans leurs serres et leurs usines ».

Les exportations, elles, ont été interrompues au cours des deux dernières semaines. « L’origine Maroc a disparu des rayons européens pour plusieurs raisons. Tout d’abord, d’importantes perturbations logistiques ont affecté tous les produits, y compris les récoltes à Agadir, dans le centre du pays. De nombreux exportateurs ont dû détruire des cargaisons de fruits rouges après avoir attendu trop longtemps dans le port de Tanger sans trouver de moyen d’atteindre leurs clients. Nous avons également connu des récoltes lentes et des problèmes de qualité liés aux conditions météorologiques. Néanmoins, la récolte s’est poursuivie lorsque les producteurs ont pu le faire ».

L’évacuation de la ville de Kser Kebir, qui a été la plus touchée par les inondations, a entraîné une pénurie de main-d’œuvre, selon le représentant des producteurs. « Une grande partie de la main-d’œuvre agricole vient de cette ville. Il était difficile de poursuivre les récoltes ou de réparer les serres pendant l’évacuation ».

Pour plus d’informations :
Amine Bennani
Association marocaine des producteurs de fruits rouges
Tél. : +212 66124 3424
phytoloukkos@gmail.com Date de publication: lun. 16 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Youness Bensaid

D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée » par Marcel Beelen, FineField et FreshPlaza

Marcel Beelen, FineField :

« D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée »

En 2021, après avoir développé plusieurs prototypes, FineField a vendu sa première récolteuse de baies mécanisée pour le marché du frais. Depuis, cette entreprise néerlandaise a vendu des dizaines de ces machines. Marcel Beelen, directeur commercial, estime que l’ensemble du marché des produits frais finira par passer à la récolte mécanique. « Les avis divergent quant à la rapidité avec laquelle cela se produira. Les producteurs disent que l’économie de main-d’œuvre est le seul élément de coût auquel ils peuvent encore s’attaquer ».

La start-up spécialisée dans la fabrication de machines a dû faire un pas en arrière peu après son lancement. « En 2022, la demande a véritablement décollé, en partie à cause de la crise du coronavirus, lorsque les producteurs ont eu du mal à trouver du personnel. Mais cette année-là a également été très difficile pour nous. Nous avons dû faire face à une crise des pièces détachées. Certaines pièces n’étant pas disponibles, nous avons dû procéder à des ajustements sur les machines. Les prix ont également grimpé en flèche. Des pièces que nous payons normalement 100 euros ont soudain coûté 2 000 euros. Nous avons vendu 12 machines cette année-là.

« Mais vous n’êtes payé qu’une fois que vous avez livré la marchandise, alors c’était assez éprouvant, d’autant plus qu’il s’agissait de machines qui n’avaient pas été testées. Nous avons considéré qu’il s’agissait d’un test utile pour ces clients et, sur la base de leurs commentaires, nous avons apporté les modifications nécessaires. En conséquence, nous avons fait une pause d’un an ou deux. Cependant, l’intérêt concret pour la récolte mécanique a commencé à exploser. Nous avons maintenant résolu ces problèmes initiaux et le marché se rend peu à peu compte qu’il faut changer quelque chose », explique Marcel.

Les machines exigent des pratiques commerciales différentesIl note que l’intérêt en Europe est inférieur à celui du marché nord-américain. « Il y a plusieurs raisons à cela. Traditionnellement, l’Europe n’utilise pas la récolte mécanique pour le marché du frais, mais uniquement pour la récolte finale destinée à l’industrie. En outre, les normes de qualité des produits européens sont généralement plus élevées. Les entreprises ont donc du mal à passer à la récolte à la machine, car cela implique un mode de fonctionnement complètement différent. Auparavant, il fallait recruter du personnel, organiser le logement et gérer la récolte. Tout cela est en train de changer. Aux États-Unis, dans l’Oregon et l’État de Washington par exemple, où le marché des baies industrielles est plus important que celui des baies fraîches, les gens sont beaucoup plus familiarisés avec les machines à récolter.

« Nous voulons vraiment nous concentrer sur le marché du frais. Nous voyons des opportunités en particulier sur les côtes Est et Ouest, en Californie, où les coûts de main-d’œuvre sont assez élevés », explique Marcel. Malgré l’augmentation de la production de myrtilles en Amérique latine, il ne prévoit pas encore de marchés en croissance significative dans ces pays. « En termes de superficie, des pays comme le Chili et le Pérou sont certainement intéressants, mais ils devront d’abord investir dans de nouvelles variétés ; ce n’est qu’ensuite que les machines suivront. À l’heure actuelle, par exemple, les variétés péruviennes à basse température ont jusqu’à 20 moments de cueillette. La cueillette mécanique n’est pas adaptée à cette situation. Cependant, avec les nouvelles variétés, la production maximale est plus probable et la récolte mécanique deviendra plus pertinente.

Avec la société américaine Fall Creek comme actionnaire, FineField est étroitement impliquée dans le développement de nouvelles variétés. « Beaucoup de nouvelles variétés sont plus grosses, mais aussi plus tendres que les petites baies, et il s’agit donc de trouver les meilleures variétés pour la cueillette mécanique. Nous nous concentrons particulièrement sur les variétés à refroidissement élevé et moyen. Nous gardons un œil sur le marché des baies à basse température, mais ce n’est pas une priorité pour nous en ce moment. Il y a une demande du marché pour des machines de récolte qui peuvent également fonctionner dans des tunnels, mais nous pensons que des machines spécifiques doivent être développées à cette fin », souligne Marcel.

« Nous sommes souvent en contact avec des investisseurs qui créent de nouveaux champs basés sur la récolte mécanique ou qui souhaitent adapter leurs champs à la récolte mécanique. La cueillette à la machine nécessite toutefois des adaptations de la part des cultivateurs. Par exemple, il faut davantage de connaissances techniques en interne, il faut disposer de suffisamment de pièces de rechange et l’opérateur doit être bien formé. Il faut également bien organiser ses relations avec le fournisseur de la machine. Il y a donc aussi une courbe d’apprentissage pour le cultivateur. Les données jouent également un rôle de plus en plus important. Nos machines collectent une multitude de données que nous pouvons utiliser pour aider nos clients. Et nous mettons activement en œuvre des applications d’intelligence artificielle qui contribuent à optimiser la récolte.

Cueillette mécanique contre cueillette manuelle de qualité
« Certaines personnes sont encore sceptiques quant à la qualité des baies récoltées mécaniquement par rapport à celles qui sont cueillies à la main. Mais certains producteurs affirment que la cueillette mécanique permet d’obtenir une meilleure qualité que lorsqu’ils récoltaient à la main. La fermeté et la durée de conservation des fruits sont généralement comparables à celles des baies cueillies à la main. Les machines ont évidemment un taux de perte plus élevé parce qu’elles ramassent aussi les baies vertes et molles, que les cueilleurs laisseraient de côté. Il faut donc trier les baies par la suite », explique M. Beelen.

« Pourtant, la cueillette manuelle est très irrégulière. Un ouvrier cueille très proprement, tandis qu’un autre jette tout dans la caisse. Bien que la machine que nous fournissons actuellement soit pleinement opérationnelle, nous travaillons en permanence sur trois points : la qualité des baies qui sortent des machines, les pertes pendant la récolte et la fiabilité. C’est un processus continu. C’est pourquoi nous construisons toutes nos machines avec la possibilité de les adapter, de sorte que nous pouvons toujours remplacer les anciennes machines lorsque des modifications sont apportées et ne pas négliger nos premiers acheteurs.

L’un des principaux avantages par rapport à la récolte manuelle est que les machines peuvent être utilisées sans interruption. « En France, par exemple, les producteurs utilisent leurs machines en trois équipes. Le seul moment où elles ne sont pas utilisées, c’est entre 4 heures et 8 heures du matin, à cause de la rosée. Il faut cependant savoir qu’il faut nettoyer les machines à fond. Les baies produisent du jus, et lorsque cette eau sucrée sèche, elle devient très collante », poursuit Marcel, qui ajoute que lors de la deuxième récolte, lorsque les buissons ont suffisamment de baies, les machines FineField ont une capacité de 1 à 1,4 tonne par heure. Si l’on inclut la première et la troisième récolte, la moyenne de la saison est d’environ 800 kg/heure.

Rentabilisé en deux saisons
Marcel estime qu’investir dans une telle machine est donc une évidence. « En termes de retour sur investissement, vous pouvez récupérer le coût de la machine pour une saison en 18 mois. Si vous pouvez l’utiliser pendant deux saisons par an, vous rentrerez dans vos frais en un an. La machine coûte 350 000 à 400 000 euros aux producteurs, qui doivent donc avoir les moyens de l’acheter. Les possibilités de subvention varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Pays-Bas et l’Allemagne, par exemple, n’en ont pratiquement pas. Les pays d’Europe de l’Est en ont souvent, et aux États-Unis, les options varient d’un État à l’autre ».

Selon Marcel, la machine FineField se distingue par le fait qu’elle est la seule à être spécifiquement conçue pour le marché du frais. « De nombreuses autres machines destinées à un usage industriel sont également positionnées sur le marché du frais. Mais cela nécessite une approche différente. Le marché des baies étant suffisamment important, ces acteurs serviront toujours le marché local. Je pense qu’il faudra cinq à quinze ans pour que l’ensemble du marché des myrtilles passe à la récolte mécanique », conclut Marcel. (IH)

Pour plus d’informations :
FineField
Konijnenweg 12
5962 BA Melderslo
Tel : +31(0)77 208 60 54
info@finefield.nl
www.finefield.nl Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Contact

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par Moustafa Shaalan de Green Tiba et FreshPlaza

(Egypte)

« Nous continuerons à exporter des fraises aussi tard que la demande le permettra » par Moustafa Shaalan de Green Tiba et FreshPlaza

(Egypte)

« Nous continuerons à exporter des fraises aussi tard que la demande le permettra »

Les fraises égyptiennes connaissent une saison exceptionnelle, avec une augmentation substantielle de la production qui a conduit à une stabilité des prix des fraises, alors que la concurrence et l’augmentation des coûts de transport ont exacerbé les difficultés des exportateurs. Moustafa Shaalan, directeur des ventes chez Green Tiba, reconnaît que « l’industrie a connu beaucoup de changements cette saison par rapport aux saisons précédentes ».

La saison a commencé plus tôt que d’habitude, les producteurs s’étant précipités pour être les premiers sur le marché, avant de voir les prix chuter lorsque l’offre excédentaire a inondé le marché. Shaalan ajoute : « La production a augmenté de manière significative, ce qui a mis les exportateurs dans une position difficile, d’autant plus que l’augmentation des coûts de transport n’a rien arrangé. Nous avons également dû trier les fraises à de nombreuses reprises cette saison, en particulier pendant les mauvaises conditions météorologiques, afin d’exécuter nos programmes de chargement et de maintenir la marque Green Tiba sur les marchés à tout moment, quelles que soient les conditions météorologiques en Égypte.

« Il y a également eu une concurrence féroce de la part d’autres origines, telles que la Grèce, la Turquie et l’Iran dans certaines destinations. Dans ces conditions, la demande et les volumes d’exportation de fraises égyptiennes sont directement affectés. Mais l’effet n’est pas le même pour tous les exportateurs, et c’est là que la force de la marque fait toute la différence », poursuit M. Shaalan.

L’augmentation de la production et l’arrivée dans le secteur de nombreux nouveaux producteurs qui ne connaissent pas les objectifs de LMR sur les marchés d’exportation ont conduit à un renforcement des contrôles sur les fraises égyptiennes en Europe et au Royaume-Uni. Shaalan commente : « Le respect des LMR, ainsi que la manipulation des fruits, la durée de conservation et le choix du moment critique pour la cueillette des fraises ont fait la différence entre les acteurs égyptiens. Chez Green Tiba, nous sommes heureux d’avoir réussi à préserver la confiance de nos clients, alors que d’autres ont connu des difficultés au cours de cette saison exceptionnelle ».
« Nous avons obtenu de bons résultats malgré tous ces défis, en augmentant notre volume d’exportation de 40 % par rapport à la même période de la saison dernière. Ce résultat prouve que nos fraises et notre façon de travailler répondent aux normes les plus élevées », poursuit l’exportateur.

Shaalan explique la recette de son succès : « Notre premier atout est que nos fraises sont totalement exemptes de pesticides et qu’elles répondent aux normes mondiales de contrôle de la qualité. Cette année, nous avons également adapté notre emballage et notre étiquetage pour répondre aux différents besoins de nos clients. Par exemple, nous avons introduit un emballage spécial sur le thème de la Saint-Valentin et différentes options d’étiquetage pour répondre à des besoins différents, car un grossiste en Malaisie a évidemment des exigences différentes de celles d’un supermarché en Allemagne ou au Royaume-Uni.

« Nous avons également mis en œuvre de nouvelles techniques de tri et de manipulation des fruits afin de garantir leur fraîcheur et leur durée de conservation. Cela nous a permis de conserver la confiance de nos clients, y compris des supermarchés aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni », poursuit l’exportateur.

Alors qu’à ce stade de la saison, la tendance pour les producteurs et les exportateurs est de se tourner vers le secteur des produits congelés, M. Shaalan déclare : « Chez Green Tiba, nous continuerons à exporter des fraises fraîches Festival et Sensation très tard cette saison, aussi tard que la demande le permettra. C’est-à-dire jusqu’à la fin de la saison d’exportation vers l’Europe, puis vers d’autres marchés en Russie, en Asie et dans les pays du CCG. »

Pour plus d’informations :
Moustafa Shaalan
Green Tiba
Tél. : +201023332544
moustafa.shaalan@greentiba.com Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Youness Bensaid

Myrtilles : la génétique à forts besoins en froid s’étoffe pour la mi et fin de saison par Fall Creek® Farm & Nursery and FreshPlaza

Myrtilles : la génétique à forts besoins en froid s’étoffe pour la mi et fin de saison

Fall Creek Farm & Nursery, Inc. prévoit de lancer la variété de myrtille à besoins élevés en froid Sekoya® Nova ‘FC15-173’ à l’occasion de Fruit Logistica 2026. Cette variété est destinée aux zones de production de mi- à fin de saison et permet d’étendre la gamme de myrtilles Sekoya afin de couvrir l’ensemble du calendrier de production.

Aux côtés de Sekoya Nova, Fall Creek présentera une sélection de variétés issues de la Fall Creek Collection, adaptées à différents niveaux de froid hivernal. Cette offre reflète le travail de sélection variétale mené par l’entreprise pour accompagner une diversité de régions de production et de fenêtres de récolte.

Selon Fall Creek, Sekoya Nova ‘FC15-173’ a démontré des performances régulières lors des essais internes, notamment en matière de répartition des calibres et de comportement post-récolte. L’entreprise indique une capacité de conservation supérieure à 60 jours, tout en maintenant une bonne qualité gustative, contre une durée de conservation estimée à environ 45 jours pour de nombreuses variétés récentes à forts besoins en froid. Les données d’essais montrent également qu’environ 80 % des fruits dépassaient 18 millimètres de diamètre, contre 20 à 50 % généralement observés pour des variétés comparables à forts besoins en froid. La variété présente par ailleurs une maturation concentrée, susceptible de faciliter une organisation plus structurée des chantiers de récolte.

Paul Nselel, Chief Commercial Officer chez Fall Creek, explique que les producteurs sont confrontés à des conditions de main-d’œuvre de plus en plus contraignantes et à des exigences accrues en matière de qualité, ce qui renforce le besoin de variétés offrant des rendements commercialisables prévisibles, une bonne fermeté et une durée de vie commerciale prolongée. Il précise que Sekoya Nova a été conçue pour répondre à ces enjeux dans les systèmes de production de mi- à fin de saison.

Mark David, Vice President et General Manager de Sekoya, indique que les évaluations ont mis en évidence la capacité de la variété à maintenir sa qualité sur des durées de stockage prolongées, offrant ainsi aux producteurs une flexibilité accrue dans le calendrier de récolte et dans la gestion post-récolte en aval.

Lors du salon, Fall Creek présentera un stand unifié mettant en avant la gamme Sekoya aux côtés d’autres plateformes de sélection variétale. L’entreprise prévoit également d’organiser une rencontre « Fall Creek & Sekoya Connect » le mercredi 4 février, de 16 h à 18 h, sur son stand.

Outre Sekoya Nova, Fall Creek prévoit de mettre en lumière plusieurs variétés de la Fall Creek Collection, couvrant différents besoins en froid, notamment KeplerBlue® ‘FCM12-038’, AzraBlue® ‘FCM14-031’, ArabellaBlue® ‘FC14-062’, LoretoBlue® ‘FC11-118’, LunaBlue® ‘FC12-205’ et ‘FCM14-057’. La présentation comprendra également du matériel en cours de développement (pipeline), en lien avec les travaux en cours sur l’adaptation régionale et le potentiel de récolte mécanique.

La société sera présente à Fruit Logistica dans le hall 1.2, stand B-50.

Pour plus d’informations :
Pavel Gonzalez
Fall Creek® Farm & Nursery
Courriel : pavelg@fallcreeknursery.com
www.fallcreeknursery.com

Ellen Kim
Tél : +1 541 517 0093
Courriel : ellenk@fallcreeknursery.com