Archive

Comment la filière fraise entend renforcer sa compétitivité par AOPN Fraises Framboises de France et FreshPlaza

Comment la filière fraise entend renforcer sa compétitivité

Après une campagne globalement satisfaisante, mais néanmoins marquée par des problèmes de plants, des aléas climatiques et des tensions concurrentielles l’AOPn Fraises Framboises de France explique les grandes lignes de son plan stratégique destiné à renforcer la compétitivité de la filière.

Une campagne globalement positive malgré les aléas climatiques
Pour la fraise, la saison 2025 est globalement positive pour l’AOPn, bien qu’hétérogène selon les périodes. « La dynamique commerciale a répondu aux attentes sur la majeure partie de la saison malgré certaines périodes qui ont mis les producteurs à l’épreuve ». Fin juin, l’arrivée des fruits d’été a intensifié la concurrence entre fruits en magasins, dans un contexte où la qualité des fraises pâtissait des températures élevées. Après le 15 août, un second épisode de tension est survenu : la canicule a engendré un pic de production face à une consommation en déclin. Cette difficulté à écouler les volumes et à remonter les prix a persisté jusqu’en septembre. « Sinon, les cours ont été bons ce qui a permis de maintenir des prix au même niveau que l’année précédente ». Les volumes consolidés par l’AOPn sont en légère progression par rapport à la précédente campagne (environ 30 000 tonnes) avec plus de 31 500 tonnes entre juillet 2024 et juin 2025 (soit 53% de la production nationale). Une progression qui s’explique notamment par l’augmentation des surfaces de production.

La framboise dresse elle aussi un bilan satisfaisant. La production affiche une hausse d’environ 7 % par rapport à 2024 pour atteindre plus de 1 300 tonnes consolidées par l’AOPn (soit 40% de la production nationale). « La campagne a néanmoins souffert d’un manque de mise en avant dans les enseignes lors des pics de production, notamment fin juillet, ce qui a limité ses débouchés et fait pression sur les prix », note l’association. Certaines enseignes ayant également réorienté leurs achats vers l’import pour des raisons de prix.

Des projets pour renforcer la compétitivité
« Nos projets pour l’année à venir autour de l’observation variétale, de la valorisation gustative, ou encore du renforcement des alternatives biologiques, témoignent de notre détermination à préserver l’excellence gustative et l’intégrité des productions de fraises et framboises françaises », indique Emeline Vanespen, Directrice de l’AOPn Fraises Framboises de France. Car en 2026, l’AOPn prévoit plusieurs chantiers structurants pour renforcer la performance et la différenciation des productions françaises. Le premier concerne le lancement de son réseau national d’observation variétale, destiné à mieux comprendre le comportement des variétés dans différentes conditions de culture et à orienter les choix variétaux futurs. 20 variétés à tester ont été sélectionnées. Le maintien de la Gariguette, réintégrée au Catalogue Officiel en mai dernier, commence également à produire ses effets : certains pépiniéristes ont déjà pu se procurer du matériel végétal issu des souches de maintenance de l’AOPn Fraises Framboises de France. Sur le plan gustatif la filière prévoit aussi de poursuivre en 2026 des tests hédoniques sur des variétés initiées cette année. « Ces analyses gustatives menées auprès d’un panel de consommateurs, visent à classer les variétés selon leur goût afin d’orienter les futures productions en fonction des résultats ».

Les travaux pour la protection des cultures se poursuivent également, notamment face à l’arrêt d’un produit pivot dans la lutte contre les pucerons (spirotétramat). L’Association veut ainsi étendre les lâchers de parasitoïdes de pucerons issus de ses élevages à un plus grand nombre de serres. Les tests menés dans le Lot-et-Garonne et en Bretagne ont montré des résultats « très encourageants ».

Concernant la framboise, « une réflexion sera engagée en 2026 afin de définir des critères de différenciation face aux produits importés ».

Pour plus d’informations :
AOPN Fraises Framboises de France
Agropôle – Bâtiment Agrotec – BP 222
47 931 Agen
contact@fraisesdefrance.fr
fraisesdefrance.fr

Photo de la première page: © AOPn Fraises Framboises de France Date de publication: jeu. 20 nov. 2025

Autorisation exceptionnelle pour utiliser de l’extrait d’ail comme nématicide dans les cultures de fraises à Huelva par FreshPlaza

Autorisation exceptionnelle pour utiliser de l’extrait d’ail comme nématicide dans les cultures de fraises à Huelva

Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation a accordé une autorisation exceptionnelle pour la commercialisation et l’utilisation de produits phytopharmaceutiques formulés avec de l’extrait d’ail à 100 % [SC] P/V comme nématicide dans la culture de fraises à Huelva.

Cette mesure répond au besoin de désinfection du sol dans la production de fraises en Andalousie, où la surface disponible est limitée et où les infrastructures ne peuvent pas être facilement déplacées entre les parcelles. Les organismes à combattre sont principalement des nématodes et des champignons, dont la présence rend indispensable l’utilisation de traitements spécifiques pour assurer la viabilité de la culture. La demande a été présentée par la Direction Générale de l’Agriculture et de l’Élevage du Gouvernement Régional d’Andalousie, compte tenu de l’absence d’alternatives efficaces contre ces organismes.

L’autorisation sera valable jusqu’au 11 février 2026 et permet l’utilisation de ces produits phytosanitaires de manière contrôlée et limitée, exclusivement à Huelva. Seuls les agriculteurs et les professionnels formés pourront appliquer les traitements, sous la supervision des autorités régionales.

Selon la résolution ministérielle, jusqu’à six applications par saison sont autorisées, avec un intervalle minimum de dix jours entre les traitements, à raison de quatre litres par hectare, appliqués directement sur le sol par irrigation au goutte-à-goutte, manuellement ou à l’aide d’autres systèmes. Le volume d’eau recommandé varie entre 1 000 et 30 000 litres par hectare, sans période de sécurité spécifique pour cette utilisation.

Actuellement, environ 63 % des parcelles de fraises à Huelva sont infestées par des nématodes phytoparasites, selon les données de Miguel Talavera de l’IFAPA. Malgré l’utilisation généralisée de désinfectants chimiques, on estime que ces nématodes causent une perte annuelle moyenne de 6 % de la récolte.

Parmi les nématodes les plus fréquents figurent Meloidogyne hapla, le principal phytoparasite de la fraise à Huelva ; Pratylenchus penetrans, présent dans 20 % des parcelles et qui peut s’associer à des champignons du sol augmentant la gravité de certaines maladies ; et les espèces Hemicycliophora, qui affectent la culture précocement lorsque les densités d’inoculum sont élevées. La prévalence des nématodes phytoparasites et les pertes qu’ils causent ont augmenté suite aux restrictions d’utilisation des nématicides.

Source : phytoma.com

Photo de la première page: © Viktor Bondar | Dreamstime Date de publication: mar. 18 nov. 2025

« Début précoce de la saison des fraises égyptiennes, marché des fraises néerlandaises et belges sous pression » par FreshPlaza et Frankort & Koning

Sjraar Hulsman, de Frankort&Koning (Pasy-Bas) :

« Début précoce de la saison des fraises égyptiennes, marché des fraises néerlandaises et belges sous pression »

« La récolte d’automne de fraises de serre a été très calme jusqu’à présent, avec des volumes égaux ou inférieurs aux prévisions et des prix satisfaisants. Le temps exceptionnellement chaud de ces derniers jours, avec 18 °C dans le Limbourg, a stimulé l’offre cette semaine. Nous constatons une offre exceptionnellement élevée dans les différents marchés cadrans en Belgique et aux Pays-Bas. Cette situation, combinée à des prix de vente au détail élevés, a entraîné une baisse des prix dans le commerce de jour au cours des derniers jours. Alors que les prix au cadran étaient de 8-9 €/kg la semaine dernière, ils étaient de 4-5 une semaine plus tard », explique Sjraar Hulsman.

« Chez Frankort and Koning, nous avons la chance de disposer d’une large base de clients dans toute l’Europe, que nous pouvons activer sans problème. La qualité est bonne, nous sommes flexibles en matière d’emballage et, même dans ce marché plus difficile, nous pouvons donc faire face à l’offre plus importante de nos propres producteurs, mais aussi aux excédents des enchères. Sur les différents marchés, nous observons une certaine action à court terme, le temps plus frais de la semaine prochaine inhibera à nouveau l’offre et les volumes de cette semaine ont disparu, ce qui devrait rééquilibrer l’offre et la demande, avec de meilleurs prix. »

Saison égyptienne précoce
« La saison des fraises égyptiennes a officiellement commencé aujourd’hui. Plus tôt que l’année dernière, ce qui nous permet d’approvisionner nos clients européens en fraises fraîches, de haute qualité et de bonne teneur Brix pendant encore plus longtemps. En travaillant en étroite collaboration avec des producteurs sélectionnés en Égypte, nous garantissons un approvisionnement stable, une qualité constante et une fraîcheur optimale, adaptés aux besoins des détaillants, des grossistes et des services alimentaires. Les fraises sont cultivées dans la vallée fertile du Nil, dans des conditions climatiques idéales, à l’aide de techniques de culture modernes et de contrôles de qualité stricts. Cela donne des fraises d’une saveur excellente, d’une apparence uniforme et d’une longue durée de conservation. »

« Le fret aérien quotidien en provenance d’Égypte garantit une fraîcheur maximale et une disponibilité rapide au sein de notre réseau de distribution européen. De la récolte à la livraison, chaque étape est soigneusement gérée pour garantir la qualité, l’efficacité et la continuité. Depuis l’année dernière, nous avons commencé à équiper toutes les palettes de couvertures thermiques pour éviter les fluctuations de température pendant le transport de l’Égypte aux Pays-Bas. Pour les détaillants, cela signifie une disponibilité fiable et un produit de qualité supérieure attrayant dans les rayons. Le commerce de détail, de gros et le secteur de la restauration et de services alimentaires bénéficient de volumes flexibles, de spécifications constantes et d’une présentation uniforme des produits. »

Pour plus d’informations :
Sjraar Hulsman
Frankort & Koning
Tél. : + 31 773897328
s.hulsman@frankort.nl
www.frankort.nl

Photo de la première page: © Frankort & Koning Date de publication: mar. 18 nov. 2025

© FreshPlaza.fr / Izak Heijboer

« En 40 ans, je n’ai jamais vu une variété de fraise avec un tel potentiel ! » dixit Jean Michel Bourrousse de Sedima FreshPlaza

Jean-Michel Bourrousse, Sedima :

« En 40 ans, je n’ai jamais vu une variété de fraise avec un tel potentiel ! »

Cela fait 3 ans que la fraise Kara® a fait son entrée sur le marché français, avec une année 2025 qui marque sa première grosse saison de production. Une année importante pour la variété, révélant un intérêt manifeste du marché français pour cette fraise. Cette nouvelle variété club d’origine italienne pleine de promesses fut présentée lors du dernier salon IAD à Bordeaux par Jean-Michel Bourrousse de l’entreprise Sedima (diffuseur de Tray-plants et mini Tray-plants de cette variété).

Une variété club à haut potentiel de production
Produite sous licence, Kara® est réservée aux membres du club Délices Rouges, un réseau de producteurs agréés. Deux entités françaises détiennent actuellement la licence : l’une – à la fois producteur et metteur en marché – dans le sud-est et l’autre, metteur en marché dans le sud-ouest.

« Les producteurs indépendants peuvent toutefois, s’ils le souhaitent, faire une demande au club pour obtenir l’autorisation de la cultiver », précise Jean-Michel Bourrousse.

Variété remontante, la plantation de Kara® s’effectue dans le sud-est en décembre-janvier, pour une récolte dès avril. « Il s’agit d’une variété à haut potentiel de production. Sur le premier jet, à partir d’un tray-plant on approche les 700 à 800 grammes à la récolte par plant et sur le second on peut dépasser les 1,2 kilos (poids cumulé). Sachant que la production peut se poursuivre jusqu’aux premières gelées ».

Une variété résistante dotée d’une longue conservation
Mais si cette variété nourrit beaucoup d’espoirs, c’est parce que Kara® présente d’autres atouts qui la rendent particulièrement compétitive : « Il s’agit d’une variété avec une excellente tolérance à l’oïdium et une moindre sensibilité à la drosophile que la plupart des autres variétés du marché, ce qui permet de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Elle présente des fruits d’un beau calibre et bien rouges. Mais son plus gros atout réside dans sa capacité de conservation, qui peut dépasser les 8 jours. C’est une fraise qui tient et qui garde une bonne fermeté même en été lorsque les températures sont élevées. Un avantage qui engendre moins de perte à la fois pour le producteur, le metteur en marché et le consommateur ».

Mais pour pouvoir amener Kara® à exprimer pleinement son potentiel, un certain savoir-faire est nécessaire. « Kara®, c’est un peu la Ferrari de la fraise. Les résultats peuvent être impressionnants, mais il faut que le pilote soit bon ! Alors une fois que le producteur a compris comment révéler la quintessence de la variété, le résultat est à la hauteur des efforts investis ».

« En quarante ans de carrière dans la fraise, je n’ai jamais vu une variété cumulant autant d’atouts : Rendement, présentation, conservation avec des qualités gustatives variant du correct à très bon ».

Pour plus d’informations :
Jean-Michel Bourrousse
Sedima
100 chemin de Baulac
47320 BOURRAN
Tél. : +33 (0)5 53 88 36 00 Date de publication: lun. 17 nov. 2025

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

Les robots autonomes étendent les opérations culturales aux États-Unis et au Royaume-Uni avec Saga Robotics as Thorvald et par FreshPlaza

Saga Robotics a achevé sa plus grande saison opérationnelle à ce jour aux États-Unis et au Royaume-Uni, marquant une expansion de sa plateforme autonome Thorvald. L’entreprise a fait état d’un déploiement accru, d’un temps de fonctionnement plus élevé et d’une extension des services dans des cultures clés, notamment le raisin et les fraises.

Les robots autonomes étendent les opérations culturales aux États-Unis et au Royaume-Uni

En Californie, les robots Thorvald ont couvert près de 1 300 acres de vignobles au cours de la saison 2025, tandis qu’au Royaume-Uni, ils ont opéré sur environ 20 % du secteur des fraises de table. Au total, plus de 150 robots ont atteint un taux de disponibilité de 97 %, enregistrant plus de 200 000 kilomètres autonomes, soit trois fois plus que la saison précédente.

Selon Saga Robotics, la technologie de la lumière UV-C utilisée dans les systèmes Thorvald est conçue pour cibler les pathogènes fongiques tels que l’oïdium en perturbant l’ADN. Le professeur Pål Johan From, fondateur et directeur général pour les États-Unis, a déclaré que les performances du système reposaient sur une application précise. « Si l’on en applique trop peu, la maladie fongique se rétablit, ce qui peut entraîner une épidémie. Une quantité trop importante appliquée de manière incorrecte risque de réduire les performances de la plante », a-t-il déclaré.

Après la saison 2025, Saga Robotics a confirmé que tous les clients actuels prévoyaient de continuer à utiliser le service, et que plusieurs d’entre eux élargissaient leur zone d’activité. En Californie, l’entreprise a l’intention de tripler la couverture des vignobles et d’introduire un nouveau modèle Thorvald conçu pour la viticulture, doté d’une suspension améliorée, de roues plus grandes et d’une compensation automatique de l’inclinaison pour une utilisation sur des terrains irréguliers.

Saga Robotics lance également un service de collecte de données pour aider les exploitants de vignobles à estimer les récoltes et à planifier les vendanges. Le nouveau système utilise des caméras et des capteurs embarqués pour détecter et compter automatiquement les grappes de raisin, fournissant ainsi des données en temps réel sur la charge de la récolte.

Un service de données similaire a déjà été déployé dans la production de fraises au Royaume-Uni en partenariat avec Chambers Farm et Bitwise. Chaque robot aurait compté plus de trois millions de fruits et de fleurs par nuit, générant des données de production détaillées. Saga Robotics a déclaré qu’il prévoyait d’étendre ce service à une zone plus vaste au cours de la saison 2026.

Les améliorations opérationnelles au Royaume-Uni comprenaient l’utilisation de convois autonomes, une meilleure détection des objets et une surveillance à distance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à partir d’un centre d’opérations. Les producteurs ont désormais accès à des tableaux de bord en direct et à une assistance technique tout au long de la saison. La société a pour objectif d’augmenter sa part du secteur des fraises de table au Royaume-Uni à 30 % l’année prochaine.

Sacha de La Noë, directeur général, a déclaré que la stratégie de l’entreprise restait axée sur l’expansion tout en maintenant la qualité du service et l’efficacité des coûts. Selon Saga Robotics, les opérations UV-C de cette saison ont permis d’éliminer 133 tonnes de fongicides, d’éviter 4 450 tonnes d’émissions de CO₂ et de réduire l’exposition des travailleurs aux produits chimiques d’environ 85 200 heures.

L’entreprise a déclaré que les préparatifs pour la prochaine saison de croissance sont déjà en cours, avec des plans pour continuer à étendre les services de gestion des cultures à la fois robotisés et guidés par les données en 2026.

Pour plus d’informations :
Tale Hagelsteen
Saga Robotics as Thorvald
Tél. : +47 938 05615
thagelsteen@sagarobotics.com
www.sagarobotics.com