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Un lampone che si adatta a diverse zone e condizioni climatiche G-Berries srl FreshPlaza

EasyRose gestita da G-Berries

Un lampone che si adatta a diverse zone e condizioni climatiche

EasyRose (Alel 101), sviluppata da Lucchini Berries e gestita a livello mondiale da G-Berries Srl, è una novità nel mondo dei lamponi, tanto che nell’ultimo anno ha guadagnato grande popolarità.

«Durante il 2025 abbiamo svolto numerosi test in varie zone del mondo – commenta Matteo Molari, managing partner di G-Berries – tutti con ottimi risultati: abbiamo visto la varietà all’opera con test semi-commerciali in diverse zone d’Europa come Italia, Spagna, Portogallo, Polonia e UK».

«Abbiamo svolto i primi test anche in Marocco ed Egitto. La genetica si presenta molto precoce sulla produzione rifiorente, ottima pezzatura del frutto e buona shelf-life. Può essere raccolta a uno stadio precoce di maturazione senza alcuna difficoltà di stacco e vogliamo sottolineare la costanza della pezzatura, che si presenta su tutta la stagione tra i 7 e i 9 grammi».

Alessandro Gualandi, che si occupa dello sviluppo varietale in G-Berries, precisa: «La varietà tende a ramificare molto, ma con un vigore vegetativo molto equilibrato. I frutti sono molto ben esposti sulla pianta e questo è un elemento fondamentale, in quanto rende la raccolta decisamente semplice. EasyRose solitamente presenta i primi fiori molto velocemente, quindi è importante evitare stress nella prima fase e intervenire con un protocollo dedicato per favorire i migliori risultati».

Alessandro Gualandi in visita a impianti in Polonia

«Siamo decisamente soddisfatti dell’interesse che sta riscuotendo EasyRose, spinta da una importante richiesta da parte di svariati supermercati in Euoropa. La qualità è alta, anche in condizioni climatiche particolarmente complicate, come accaduto durante gli ultimi mesi in Portogallo e Marocco. Siamo di fronte a un materiale che ha l’obiettivo di posizionarsi in una fascia premium».

EasyRose, nel 2026, continua il suo percorso di sviluppo, con un focus importante su alcuni paesi: Portogallo, Polonia, Spagna e Regno Unito. «In più, nel 2026 vedremo le prime importanti superfici in Marocco, dove la varietà verrà gestita con un modello controllato, e continueremo lo sviluppo in Egitto, Paese emergente che però vediamo con un ruolo centrale nella strategia di posizionamento».

«Stiamo partendo anche con un nuovo progetto in Messico, che vedrà la luce nei prossimi mesi, con alcune aziende che inizieranno i primi test. La richiesta di piante è alta e per il 2026 siamo vicini al sold-out, nonostante EasyRose sia già gestita a livello vivaistico con un modello diversificato, che va da 2 vivai in Italia, uno nei Paesi Bassi, uno in Marocco e uno in Messico. Ma è alto anche l’interesse per esclusive e per piani commerciali con alcuni tra i retailer più importanti d’Europa», conclude Matteo Molari.

Per maggiori informazioni
G-Berries srl
Via Carlo Cattaneo 617
Cesena (FC) – Italy

info@gberries.it
www.gberries.it

« Nous devons veiller à ce qu’il nous reste suffisamment d’asperges pour servir les supermarchés » par Goertz Asperges BV et FreshPlaza

Franc Goertz, de Groetz Asperges (Pays-Bas) :

« Nous devons veiller à ce qu’il nous reste suffisamment d’asperges pour servir les supermarchés »

Chez Goertz Asperges à Maria Hoop, les préparatifs pour la saison des asperges battent leur plein. « Les deux tiers de notre superficie sont sous un film noir. Nous prévoyons de récolter les premières asperges vers le 20 mars. Le reste de la récolte se fera en avril », explique Franc Goertz, qui cultive des asperges sur les sols sablonneux du Limbourg depuis 1987.

Nouveau site de triage en cours de construction

À contre-courant de la tendance, il a choisi d’étendre la superficie consacrée aux asperges cette année encore. « L’année dernière, nous ne l’avons pas fait, mais nous allons rattraper notre retard. Nous devons veiller à ce qu’il reste suffisamment de produits pour les supermarchés et les autres clients ! » Goertz s’attend à une assez bonne récolte cette saison. « L’année dernière, les productions ont été faibles, mais l’été dernier a été clément. Nous constatons cependant que de nombreuses parcelles ne se sont pas encore remises des inondations d’il y a deux ans. »

« Il n’est pas facile de maintenir une superficie suffisante aux Pays-Bas. De nombreux petits producteurs abandonnent et les plus grands ne se développent plus aussi rapidement, de sorte que la superficie totale continue de diminuer. Une des raisons est qu’un certain nombre de producteurs n’a pas accès à de nouvelles terres. En outre, il n’est pas facile pour tous d’avoir suffisamment de personnel et il y a une catégorie de producteurs plus âgés qui n’ont pas de successeur. »

Patates douces
Cette année de nouveau, Goertz cultive la patate douce. « Nous fournissons actuellement les derniers tubercules de la saison, mais nous aimerions à terme passer à une production tout au long de l’année. La demande des supermarchés, tout comme celle des détaillants et des magasins à la ferme est suffisante. Elle augmente légèrement chaque année. La saison prochaine, nous espérons pouvoir livrer jusqu’en juillet. »

Alors que Goertz cultivait initialement les patates douces en deux rangées sur un lit, les plants sont aujourd’hui cultivés en butte. « Nous pensons que les plantes se réchauffent plus vite et donnent un meilleur rendement. Chaque année, la qualité du produit néerlandais s’améliore. Il le faut, car je veux pouvoir comparer le produit avec les patates douces américaines ; après tout, ce sont les meilleures que l’on trouve sur le marché. »

Franc avec sa famille

Pour les myrtilles, troisième culture de l’exploitation, aucun projet d’expansion n’est prévu : « Nous conservons notre plantation, mais nous ne l’agrandissons pas. L’année dernière, la récolte et le prix des myrtilles ont été bons, mais c’est et cela reste une culture difficile parce qu’elle est très facilement délocalisable. En effet, les myrtilles peuvent être transportées sur de longues distances et à moindre coût depuis l’étranger. Notre produit de base reste donc l’asperge, alors que les patates douces sont porteuses et que les myrtilles restent stables. »

Pour plus d’informations :
Franc Goertz
Goertz Asperges BV
info@goertzasperges.nl
www.goertzasperges.nl

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local » par Olivier Thomas et Françoise Thomas de La Ferme du Pont d’Achelles et FreshPlaza

Olivier Thomas, la Ferme du Pont d’Achelles :

« L’hiver devient un véritable défi pour le maraîchage local »

Le commerce en direct de légumes de saison pour les maraîchers l’hiver n’a jamais représenté la période la plus dynamique. Néanmoins, il semblerait cette année que le constat soit plus marqué encore : la fréquentation ralentit, les habitudes évoluent, et le maraîchage hivernal doit redoubler d’ingéniosité pour maintenir le lien avec le consommateur. Une situation qui contraste de plus en plus avec celle des produits printaniers tant attendus.

Appoline et Olivier

Une gamme complète, mais des consommateurs moins présents
Poireaux, pommes de terre, salades, navets, céleris… La Ferme du Pont d’Achelles a depuis longtemps décidé de proposer la gamme la plus étendue possible de légumes de saison : « Nous proposons une grande diversité de produits, dans les variétés, les couleurs, les références… chaque consommateur peut y trouver son bonheur ! », précise Olivier Thomas, gérant de l’exploitation. Malgré une offre très étendue et abondante, la clientèle se fait plus rare. « Les habitués sont toujours là, de janvier à décembre. Mais ce noyau vieillit et se renouvelle peu. » Le passage sur les marchés baisse également : « En été, les gens se promènent, il y a beaucoup de passage. En hiver, ils viennent moins spontanément. »

Un trio gagnant : fraise/asperge/tomate
Fort est de constater que tous les légumes de saison ne sont pas logés à la même enseigne. Si en plein hiver, malgré la qualité et la fraîcheur des produits locaux, l’élan est plus timide ; la donne change du tout au tout dès l’arrivée des légumes printaniers : « Le trio gagnant, c’est la fraise/asperge/tomate. On sent que les clients attendent ces produits-là avec impatience. Dès que les premières fraises arrivent, les gens accourent. La demande est telle les premières semaines qu’il est même parfois difficile de satisfaire tout le monde ». Ces références printanières et estivales attirent le consommateur, qui complète ensuite son panier avec d’autres légumes. Elles agissent donc comme un véritable moteur de la consommation.

Innover pour maintenir le lien
Pour s’adapter à cette demande fluctuante et capter la plus large clientèle possible, l’exploitation a multiplié les initiatives. « Nous avons été parmi les premiers à installer des distributeurs automatiques il y a quinze ans. Nous proposons également de la vente en ligne afin de diversifier au maximum les canaux de distribution. Nos serres modernes permettent de gagner légèrement en précocité, mais dans la limite du raisonnable. Tout est mis en œuvre pour rester accessible et attractif, mais le rythme des saisons reste une réalité incontournable ». Si l’hiver est devenu un des véritables tests de résilience du maraîchage local, l’enjeu reste de taille : comment susciter un engouement plus fort pour les légumes d’hiver et atténuer ainsi le contraste d’attractivité avec les incontournables du printemps ?

Pour plus d’informations :
Olivier Thomas et Françoise Thomas
La Ferme du Pont d’AchellesTél. : 03 20 48 60 43
Laferme-dupontdachelles@orange.fr
https://www.lafermedupontdachelles.fr Date de publication: ven. 20 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

«Questo clima ci fa disperare, non sappiamo quando avremo fragole a sufficienza»Aelia Berries & FreshPlaza

Giorgos Drakopoulos – Aelia Berries

«Questo clima ci fa disperare, non sappiamo quando avremo fragole a sufficienza»

Il tornado e le forti piogge della scorsa settimana nella principale regione produttrice di fragole della Grecia, Ilia, non hanno causato danni significativi alla produzione complessiva, nonostante alcune serre siano state completamente distrutte. Il problema principale per i coltivatori e i confezionatori locali è la scarsa esposizione al sole.

Come sottolinea Giorgos Drakopoulos, vicepresidente della cooperativa locale Aelia Berries, la produzione non può effettivamente aumentare. «Non ci sono danni significativi alla produzione, né la consegna dei nostri prodotti è stata ritardata o influenzata in alcun modo dai danni alle varie strade. Il vero problema è che non c’è abbastanza sole per incrementare i nostri volumi di raccolta».

«Questo tempo ci fa disperare. La produzione rimane costantemente bassa, anche se in questo periodo dell’anno dovremmo avvicinarci al picco della stagione. Semplicemente non sappiamo quando avremo abbastanza fragole. La produzione effettiva delle tenute migliori è di 100-150 kg ogni 5-7 giorni. L’aspetto delle piantagioni sotto il cielo nuvoloso è deludente, ma cambia immediatamente quando esce il sole. Cerchiamo di garantire la massima produzione possibile durante le due o tre ore di sole che abbiamo», sottolinea Drakopoulos.

Il dirigente della cooperativa greca aggiunge inoltre: «La maggior parte della produzione è costituita dalla varietà Arwen. Anche la varietà Victory sta incrementando i suoi volumi in questi giorni, mentre ci sono alcuni ritardi nella varietà Fortuna a causa di problemi durante la semina. Tuttavia, la produzione complessiva è bassa e, invece di concentrarci semplicemente sulla raccolta, dobbiamo anche dedicarci ad altre attività, come la rimozione delle foglie, lo scarto dei frutti danneggiati e la lotta alla botrite. Queste attività hanno un impatto diretto sull’aumento dei costi di produzione».

«Il prezzo medio al produttore è di circa 4,00-4,50 euro/kg. I centri di confezionamento vendono il loro prodotto da 5,00 a 6,20 euro/kg, a seconda dei costi di selezione e confezionamento per ogni lotto. Nessuno è in grado di soddisfare la domanda e ci sono richieste che rimangono insoddisfatte. I prezzi sono più alti, ma il profitto dipende anche dai chili, che sono insufficienti. Non sappiamo quando questa situazione cambierà; è tutta una questione di condizioni meteorologiche», conclude Drakopoulos.

Per maggiori informazioni:
Giorgos Drakopoulos
Aelia Berries
+30 262 307 2072
info@aeliaberries.com Data di pubblicazione: mer 18 feb 2026

© FreshPlaza.it / Fotis Karabetsos

«Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna» Cooperativa Sole & FreshPlaza

Coop Sole superficie produttiva incrementata del 12%

«Al momento, la domanda estera di fragole supera quella interna»

«La campagna fragole di quest’anno sta procedendo bene, contraddistinta da un mercato molto attivo e una domanda superiore all’offerta». Così afferma Pietro Paolo Ciardiello, direttore di Coop Sole di Parete (Caserta), in riferimento alla stagione 2026 delle fragole, cominciata già dai primi di novembre, con piccoli volumi per ora costanti.

«Nonostante l’offerta ridotta, dovuta a un andamento climatico piovoso e caratterizzato da poche ore di luce, che ha contenuto i volumi disponibili, siamo molto soddisfatti della richiesta, soprattutto di quella estera, che va ben oltre il 50%, risultando maggiore di quella interna».

«Rispetto allo scorso anno, la nostra cooperativa cresce anche in termini di investimenti produttivi – fa sapere Ciardiello – Siamo a un +12% di superfici, superando i 14 milioni di piante di fragole. Il nostro impegno è continuare a migliorare la qualità del prodotto».

Nessuna novità in termini di packaging: per quest’anno Coop Sole continuerà a lavorare con quelli sviluppati nel 2025; dopo il successo della confezione dedicata da 400 grammi di SiBon per San Valentino, l’azienda si prepara per l’8 marzo. Tra gli obiettivi di questa campagna, c’è quello di puntare sulle linee premium.

In merito invece alla questione del ragnetto rosso, sulla quale si sono sollevati recenti allarmi, Ciardiello dice: «Non è il primo anno che questa problematica colpisce le coltivazioni di fragole. Anzi, possiamo tranquillamente affermare che, in questa annata, l’incidenza del ragnetto rosso sia minore rispetto allo scorso anno. L’acaro in questione non è una problematica locale, ma è più generale e interessa i Paesi del bacino mediterraneo (Francia, Spagna, Portogallo e Italia), motivo per il quale, essendo venute meno alcune molecole per poter effettuare una lotta efficace, già lo scorso anno durante il Gruppo di Contatto Fragola e Piccoli Frutti avevamo convenuto circa l’urgenza di armonizzare i principi attivi consentiti in Europa e di semplificarne il processo di registrazione. Tale necessità è stata ribadita anche quest’anno. Infine, sicuramente i cambiamenti climatici e i relativi innalzamenti delle temperature hanno contribuito all’aumento di parassiti e altre criticità fitosanitarie».

Per maggiori informazioni:
Cooperativa Sole
Via della Repubblica, 70
81030 Parete (CE) – Italy
+39 081 5036887
info@coopsole.it
www.coopsole.it

Campos impracticables, frío, tormentas… ¿Qué impacto tendrán en la campaña del espárrago francés? por FreshPlaza

Campos impracticables, frío, tormentas… ¿Qué impacto tendrán en la campaña del espárrago francés?

La madre naturaleza, en todos sus excesos, está dejando poca tregua al mundo agrícola. La borrascas Nils, violentas ráfagas de viento, lluvias abundantes, inundaciones… Muchos productores franceses se han visto afectados por estos problemas. Aunque la magnitud de los daños varía según la región y el sector, una cosa es cierta: el calendario de muchas producciones se ha visto alterado. Entre ellos, el del espárrago, un cultivo especialmente sensible a las condiciones del suelo al principio de la campaña.

A excepción del norte, última región francesa en entrar en producción, la situación es generalizada: los campos están impracticables, lo que imposibilita el aporcado y retrasa el inicio de la campaña de 2 a 3 semanas según los territorios. Esta situación es complicada para los productores que cuentan con la precocidad de su cosecha, y es fuente de preocupación para el resto de la temporada, pues se podría provocar un solapamiento de unas producciones regionales con otras.

Sureste: «No tenemos ninguna producción que ofrecer»
En el sureste, Maxime Gervasoni es uno de los pocos agricultores que ya han aporcado: «Pudimos preparar los caballones en enero gracias a una ventana de oportunidad favorable, pero creo que alrededor de una cuarta parte de los agricultores de la región han podido hacerlo», explica. Por desgracia, el frío y las lluvias que siguieron frenaron la dinámica. «Hoy no tenemos producción que ofrecer, y creo que tendremos un retraso de 10 a 15 días en la producción».

Cada año, la explotación produce unas 200 toneladas de espárragos, por lo que la precocidad es un punto fuerte. Sin embargo, incluso con las superficies listas, el tiempo sigue siendo el factor decisivo. «Todos estamos en la misma situación. Hay clientes, pero por desgracia tendrán que esperar un poco más».

Suroeste: una región afectada por la tormenta
En Gironda y Landas, Thibaut Lebourg consiguió aporcar alrededor del 80% de sus superficies anticipándose al mal tiempo. «Empezamos muy pronto», explica. Sin embargo, la tormenta echó por tierra parte de nuestros esfuerzos. «Cubrimos con lonas lo que aporcamos, pero con las ráfagas de viento que azotaron la región, las lonas no aguantaron y volaron. Perdimos todos los grados que habíamos ganado para calentar el suelo».

Como consecuencia, será «muy complicado tener espárragos antes de finales de mes». Aunque han aparecido algunos volúmenes anecdóticos en el sur de Landas, Thibaut Lebourg estima un retraso de entre dos y tres semanas. Sin embargo, el productor relativiza: «Quizás sea mejor, ya que no hay una gran demanda en el mercado en estos momentos con las vacaciones escolares. Es cierto que los primeros espárragos se siguen vendiendo a buen precio, pero su producción es igual de cara».

Centro: los campos impracticables hacen imposible el aporcado
En la región de Anjou, la situación no es mejor. Frédéric Poupard, cultivador de espárragos en Longué Jumelles, no ha podido empezar a aporcar. «Los campos están impracticables». Aunque la producción todavía no ha empezado, el retraso ya es un hecho. «Normalmente, la cosecha empieza en torno al 1 de marzo al aire libre, pero este año no creo que podamos empezar antes del 15 de marzo. Después, todo depende del tiempo. Se prevén condiciones más secas en los próximos días, y si eso se confirma, el trabajo en las parcelas podrá reanudarse más rápidamente».

Bretaña: los espárragos ya empiezan a llegar, a pesar de que no se ha aporcado
Lo mismo ocurre en Bretaña: «Tenemos que esperar a que la tierra se seque un poco antes de aporcar. El riesgo es que si aporcamos en estas condiciones, la tierra se apelmazará cuando se seque, formando masas duras que impedirán que los espárragos crezcan rectos. Por lo tanto, la calidad de los espárragos se vería afectada, con el resultado de espárragos retorcidos. Por desgracia, para la semana que viene se prevén muchas lluvias, lo que provocará nuevos retrasos. En estas condiciones, no creo que los primeros espárragos lleguen antes del 10 de marzo», informa Karel Kaptein, productor de espárragos de Torche.

Esta situación está obligando al productor a revisar su itinerario técnico: «Lo que molesta es que los primeros espárragos empiecen a salir antes de que hayamos podido aporcar, así que creo que vamos a utilizarlos para espárragos verdes».

Un «invierno como cualquier otro» en el norte
En todas las zonas de producción, parece que el sector afronta a un retraso en el inicio de la temporada. Solo el norte parece haberse librado por el momento: «Estamos acostumbrados a este tipo de clima en la región. Para nosotros, es un invierno como cualquier otro», afirma Olivier Thomas, de Ferme du Pont d’Achelles. «En cualquier caso, nunca vamos a los campos a aporcar antes de finales de marzo/principios de abril. Y creo que a finales de marzo podremos empezar a trabajar. El principal motivo de preocupación es el hecho de que las producciones regionales se están solapando, pero si todo el mundo se retrasa, el impacto será menor. La situación no es ideal, pero tampoco es catastrófica. Todavía no hay nada decidido, así que no perdemos el optimismo».

Foto de portada: © Bernd Juergens | Dreamstime Fecha de publicación: jue. 19 feb. 2026

© FreshPlaza.es / Aurélie Pintat

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée par AOPn Fraises et Framboises de France et FreshPlaza

Tempête Nils : la fraise lot-et-garonnaise impactée

La tempête Nils a touché de nombreuses productions agricoles, dont la fraise dans le Lot-et-Garonne, département le plus impacté. Une semaine après l’épisode climatique, Hugo Chevalon, Responsable technique à l’AOPn Fraises Framboises de France, dresse un premier bilan.


Des dizaines d’hectares sous serres touchés

Leader français de la production de fraises, le Lot-et-Garonne n’aura pas été épargné par la météo. Toujours en vigilance rouge pour crues, le département fait également face à d’importants cumuls de précipitations enregistrés ces derniers jours, sur des sols déjà saturés en eau. « Il y a plusieurs hectares complètement sous l’eau. L’eau est montée à plus d’1,60 mètre et s’est retrouvée à hauteur des sacs, voire même au-dessus », explique Hugo Chevalon.

La situation est d’autant plus délicate qu’une partie des plants cultivés sous abris se retrouve aujourd’hui sans protection. « Avant la crue, il y a eu de fortes rafales de vent, avec des pointes pouvant atteindre 160 km/h, ce qui a arraché pas mal de plastiques. Or, la forte concentration de serres dans la zone, associée au manque de main-d’œuvre, va demander du temps pour remonter les structures », souligne-t-il.

Une forte mobilisation de la filière
« Malgré ces difficultés, les producteurs se mobilisent fortement pour remettre en état leurs outils de production : réparation des structures endommagées, remise en place des plastiques. Les équipes sont à pied d’œuvre afin de sécuriser les installations le plus rapidement possible. L’objectif étant de limiter les pertes et garantir, dès le début de la campagne, des fraises répondant aux standards de qualité ».

Pour plus d’informations :
Hugo Chevalon
AOPn Fraises et Framboises de France
hugo.chevalon@fraisesdefrance.fr Date de publication: jeu. 19 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Marine Inghirami-Benaroch

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ? situation dans le nord, Bretagne, sud-ouest, sud-est, centre de la France par FreshPlaza

Champs impraticables, froid, tempête… Quelle influence sur la campagne d’asperge ?

Dame Nature dans tous ses excès ne laisse que peu de répit au monde agricole. Tempête Nils, rafales violentes, pluies abondantes, inondations… beaucoup de producteurs de l’Hexagone sont touchés par ces intempéries. Si les dégâts sont variables selon les filières et les régions, une chose est certaine : le calendrier cultural de nombreuses productions se retrouve bousculé. Parmi elles, l’asperge, culture particulièrement sensible aux conditions de sol en début de campagne.

Mis à part le Nord, dernière région française à entrer en production, le constat est généralisé : les champs sont impraticables, rendant le buttage impossible et occasionnant un retard dans le début de la campagne allant de 2 à 3 semaines suivant les terroirs. Une situation d’autant plus compliquée pour les producteurs qui misent sur la précocité de leur culture, et source d’inquiétude pour le déroulement de la saison qui pourrait engendrer un télescopage des productions régionales.

Sud-Est : « Nous n’avons pas de production à proposer »
Dans le Sud-Est, Maxime Gervasoni fait partie des rares agriculteurs à avoir déjà butté : « nous avons pu préparer les buttes en janvier grâce à un créneau favorable. Mais je pense que nous sommes environ un quart des producteurs de la région à avoir pu le faire », précise-t-il. Malheureusement, le froid et les pluies qui ont suivi ont freiné la dynamique engagée. « Nous n’avons aujourd’hui pas de production à proposer et je pense que nous aurons un décalage de 10 à 15 jours dans la production. »

Chaque année, l’exploitation produit environ 200 tonnes d’asperges et fait de la précocité une force. Pourtant, même avec des surfaces prêtes, la météo reste décisionnaire. « On est tous logés à la même enseigne. Les clients sont au rendez-vous, mais malheureusement ils devront patienter encore un peu »

Sud-Ouest : Une région touchée par la tempête
En Gironde et dans les Landes, Thibaut Lebourg a réussi à butter environ 80 % de ses surfaces en anticipant les intempéries. « On s’y est pris très tôt », précise-t-il. Mais la tempête a balayé une partie des efforts engagés. « Ce que l’on a butté, nous l’avons bâché. Mais avec les rafales de vents qui se sont abattues dans la région, les bâches n’ont pas tenu et se sont envolées. Tous les degrés que nous avions gagnés pour réchauffer la terre, nous les avons perdus »

Conséquence : il sera « très compliqué d’avoir de l’asperge avant la fin du mois ». Si quelques volumes anecdotiques ont émergé dans le sud des Landes, Thibaut Lebourg estime un retard allant de quinze jours à trois semaines. Pour autant, le producteur relativise : « Peut-être est-ce un mal pour un bien, car le marché actuellement n’est pas particulièrement demandeur avec les vacances scolaires. Il est vrai que les premières asperges se vendent toujours à un prix intéressant, mais elles coûtent aussi cher à produire »

Centre : Des champs impraticables rendant le buttage impossible
Dans la région angevine, le constat n’est pas meilleur. Frédéric Poupard, asparagiculteur à Longué Jumelles, n’a tout simplement pas pu commencer à butter. « Les champs sont impraticables ». Si la production n’a pas encore démarré, le retard est déjà acté. « Habituellement, la récolte débute autour du 1er mars en extérieur. Mais cette année je ne pense pas que l’on puisse commencer avant le 15 mars. Après, tout dépendra de la météo. Des conditions plus sèches sont annoncées dans les prochains jours, si cela se confirme, les travaux sur les parcelles pourront reprendre plus rapidement ».

Bretagne : Les asperges commencent déjà à arriver malgré une absence de buttage
Même constat en Bretagne : « Nous sommes obligés d’attendre que la terre sèche un peu avant de butter. Car le risque si nous buttons dans ces conditions, c’est que la terre s’agglomère lorsqu’elle sèche, formant des masses dures qui empêchent l’asperge de pousser bien droit. La qualité en serait donc impactée avec notamment des asperges tordues. Malheureusement, beaucoup de pluie est annoncée la semaine prochaine, ce qui va encore engendrer du retard. Dans ces conditions, je ne pense pas que les premières asperges puissent arriver avant le 10 mars », rapporte Karel Kaptein, producteur d’asperges à la Torche.

Une situation qui oblige l’asparagiculteur à revoir son itinéraire technique : « Ce qui est embêtant c’est que les premières asperges commencent à sortir avant que nous ayons pu butter. Je pense donc que nous allons les valoriser en asperges vertes ».

Un « hiver comme les autres » dans le Nord
Dans l’ensemble des bassins de production, la filière semble donc confrontée à un démarrage de campagne retardé. Seul le Nord parait pour l’instant épargné : « Nous avons l’habitude de ce genre de météo dans la région. Pour nous, c’est un hiver comme les autres », déclare Olivier Thomas de la Ferme du Pont d’Achelles. « Dans tous les cas, nous ne rentrons jamais dans les champs pour butter avant fin mars/début avril. Et je pense que d’ici fin mars, nous pourrons commencer les travaux. Ce qui peut engendrer de l’inquiétude, c’est surtout le fait que les productions régionales se télescopent. Mais si tout le monde a du retard, l’incidence sera moindre. La situation n’est pas idéale, mais elle n’est pas non plus catastrophique. Rien n’est encore joué donc nous restons positifs ».

Photo de la première page: © Bernd Juergens | Dreamstime Date de publication: mer. 18 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat