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Berryway et Optisort de Maf Roda :

Quand l’automatisation vient soutenir les producteurs de myrtilles et d’asperges avec le groupe Maf-Roda lors des International Asparagus & Berries Days par FreshPlaza

Berryway et Optisort de Maf Roda :

Quand l’automatisation vient soutenir les producteurs de myrtilles et d’asperges

A l’occasion du salon IAD – IBD qui s’est tenu le mois dernier dans la région bordelaise, le Groupe Maf-Roda – sponsor Platinium de l’évènement – est venu présenter ses solutions de tri et calibrage destinées aux fruits rouges et aux asperges. Deux installations qui ne sont pas passées inaperçu.

Berryway et Berryscan : une technologie à la pointe qui permet une grande précision dans le tri tout en respectant le fruit
Ainsi, la calibreuse Berryway a attiré l’attention des visiteurs, puisqu’elle constitue une solution complète pour le post‑récolte des myrtilles, alliant délicatesse dans la manipulation et grande précision dans le tri. « La Berryway est conçue pour traiter les myrtilles avec le maximum de délicatesse. Chaque ligne prend soin des fruits pour limiter les chocs et garantir leur intégrité », explique Fabrice Blanc, directeur général de Maf Roda. Modulable de deux à dix-huit lignes, chacune traitant 160 à 200 kg de myrtilles/heure/ligne pour un poids moyen de 2g par fruit, Berryscan s’adapte aussi bien aux petits producteurs qu’aux structures industrielles.

Le module Berryscan vient renforcer cette performance grâce à un tri optique multispectral particulièrement précis. Photographiant chaque baie sur 360°, il analyse couleur, forme et qualité externe, tout en détectant les défauts comme les fruits mous, déshydratés ou abîmés. « Grâce à la technologie Insight, nous pouvons mesurer le taux de sucre pour garantir un produit constant et savoureux », précise Fabrice Blanc. Basé sur l’intelligence artificielle, le logiciel permet d’ajuster finement les critères de tri (forme, fermeté, taille, Brix) et d’automatiser l’ensemble du processus jusqu’au conditionnement.

Déjà largement déployée à l’international – des États-Unis à l’Afrique du Sud en passant par l’Europe de l’Est – la solution suscite désormais un intérêt marqué en France. « La demande pour des lignes de tri performantes et automatisées progresse fortement », observe Fabrice Blanc. En réduisant la dépendance au tri manuel tout en maximisant la qualité finale, Berryway et Berryscan se positionnent comme des outils indispensables pour les producteurs cherchant à gagner en précision, en productivité et en valeur ajoutée.

Une calibreuse à asperges permettant une grande précision dans l’associativité
Côté asperges, Maf-Roda propose également depuis l’acquisition de la société allemande Strauss, une gamme de solutions complète, allant de l’aide à la récolte au conditionnement en passant par le calibrage et le pesage. Au salon, ce fut la calibreuse pour asperges blanches et vertes qui fut présentée : « Dans cette filière aussi, nous pouvons proposer des solutions clé-en-main qui s’adaptent à tout type de structure », précise Fabrice Blanc.

Des solutions d’autant plus appréciées dans un secteur particulièrement gourmand en main d’œuvre, puisqu’aucune intervention humaine n’est requise, si ce n’est la réception du produit une fois conditionné. « Nous sommes les premiers à faire de l’automatisation en bottes. Notre calibreuse permet d’avoir une grande précision dans l’associativité, à +/- 4g sur la botte. La capacité de nos machines s’étend de 800kg/ 1,2T à 2T/h ». Une autre particularité des calibreuses Strauss – Maf-Roda, réside dans l’efficacité du lavage qui se fait à haute-pression. Un atout certain pour des produits sortant directement du sol tels que les asperges, souillées par le sable qui se glisse dans leurs écailles.

A noter que la calibreuse à asperges présentée à l’occasion du salon peut également être adaptée à la production de poireaux, de courgettes mais aussi de rhubarbe.

Pour plus d’informations :
Christophe Nivet
Maf-Roda
Tél. : +33 5 63 63 27 70

« Nous nous engageons en faveur de l’asperge verte, bien qu’elle nécessite beaucoup de main-d’œuvre » par FreshPlaza

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« Nous nous engageons en faveur de l’asperge verte, bien qu’elle nécessite beaucoup de main-d’œuvre »

Il existe des entreprises qui se distancient de la production de légumes à grande échelle et qui se consacrent à des cultures minoritaires, comme l’asperge verte et l’asperge blanche. Il est encore possible d’aller plus loin et de se différencier davantage si l’on parle de cultures biologiques et biodynamiques, ce qui est plus compliqué compte tenu de la force des parasites et des changements climatiques que nous subissons.

« Nous nous consacrons à la production et à la commercialisation de fruits et légumes biologiques et biodynamiques, notamment les fruits à noyau, les brocolis, les choux-fleurs, les choux, les laitues, les melons et les pastèques, entre autres. Nous sommes spécialisés dans les asperges vertes et blanches. Nous pensons que, parmi les grandes cultures espagnoles, nous devons nous différencier et c’est là notre stratégie. Nous misons sur l’asperge verte, bien qu’elle nécessite beaucoup de main-d’œuvre », souligne Paco García, directeur technique de Biosphera, car « nous n’avons pas recours à la mécanisation. »

« Nous avons environ 100 hectares d’asperges vertes et blanches et nous commencerons en janvier jusqu’à la fin du mois d’avril. Nous sommes les seuls à pratiquer cette culture dans la région », explique M. García, qui ajoute que cela s’explique par le fait que « l’asperge est une culture rustique, même si elle n’est pas très menacée par les parasites, et qu’elle exige beaucoup de technique. »

Au total, « nous travaillons jusqu’à 500 000 kg par an, ce qui est très apprécié en Allemagne et en Suisse. C’est une culture permanente qui demande un investissement assez important, on ne l’arrache pas et on ne la sème pas tous les ans. Elle nécessite un entretien annuel, mais les plantes peuvent germer jusqu’à 8 ou 10 ans. »

En ce qui concerne l’approvisionnement en eau, « ce n’est pas une culture pluviale, mais il est vrai que l’eau doit être juste ce qu’il faut. Elle n’a pas besoin de beaucoup de froid, mais plutôt de lumière et de soleil et de températures relativement élevées pour sa date. »

Entre tout cela, « nous avons 800 hectares de cultures d’été et d’hiver qui sont principalement destinées à l’Allemagne, la Suisse et la France, entre autres. Je dirais que les fruits à noyaux sont notre point fort avec environ 6 millions de kilos par an. »

Comme c’est le cas dans de nombreuses entreprises de culture, « nous travaillons pour les supermarchés et dans le cadre de programmes. C’est bien de servir les marchés, mais pas en tant que client principal, car il y a trop de défis à relever dans l’agriculture pour planter sans savoir où l’on va. »

« Nous ne travaillons qu’avec des produits biologiques et biodynamiques. Si, dans le premier cas, les restrictions sont fortes, dans le second, les limites sont encore plus importantes. Ce ne sont pas des cultures faciles, mais pour l’instant, il est rentable de les maintenir parce qu’il faut se différencier et ajouter de la valeur à ses produits. Les clients apprécient ces techniques de production et reconnaissent leur valeur élevée en termes de prix. »

Pour plus d’informations :
Paco García
Directeur technique
Biosphera
Tél. : +34 667 49 55 95
pgarcia@biosphera.es
www.biosphera.es

Reportage photo : 29ème expoSE / expoDirekt (Allemagne) par FreshPlaza

Reportage photo : 29ème expoSE / expoDirekt (Allemagne)

Cette année encore, l’ensemble du secteur des asperges et des fraises s’est retrouvé à Karlsruhe. Sur deux jours, les deux halls d’exposition ont accueilli 426 exposants venus de 16 pays qui ont présenté leurs nouveautés et leurs produits. La plupart des exposants sont originaires d’Allemagne et des Pays-Bas, mais des Français, des Polonais, des Italiens, des Espagnols et quelques Européens de l’Est ont également participé au salon. Au fil des ans, l’offre de la foire s’est considérablement élargie et aujourd’hui, un fournisseur international peut se trouver à côté d’un magasin à la ferme. « C’est vraiment ce qui fait le charme de cet événement », a déclaré un participant en soulignant le caractère unique de l’expoSE/expoDirekt.

Nouveaux exposants positifs
Bien qu’après presque 30 ans, le salon soit devenu un rendez-vous incontournable pour de nombreux fournisseurs du secteur des asperges et des petits fruits, il y a eu cette année encore plus de 60 nouveaux exposants, dont Looije Agro Technics. « Nous constatons, surtout ici en Allemagne, une vraie tendance à passer de la culture de fraises en plein champ à la culture sous abri. C’est la principale raison de notre participation, car de nombreux producteurs de petits fruits viennent traditionnellement à Karlsruhe. » Parallèlement, certains exposants reviennent après plusieurs années, notamment le fournisseur de machines Top Control du Tyrol du Sud. « Pour nous, cela fait peut-être dix ans que nous n’avons pas eu notre propre stand. À l’époque, nous n’avions qu’un portefeuille limité, ce qui faisait que nous n’avions pas notre place ici. Entre-temps, nous nous sommes développés rapidement et ce salon est la plateforme idéale pour nous. Nous reviendrons donc sans aucun doute l’année prochaine. »

Petits fruits couverts en hausse, asperges en transition
Comme le soulignent certains participants, la culture sous abri est en constante augmentation, en particulier en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays d’Europe occidentale et centrale. En raison de la disparition des cultures traditionnelles en plein air et de l’augmentation des cultures, plus petites mais plus efficaces, sur des gouttières et sous des tunnels, la superficie totale cultivée diminue. Les experts et les fournisseurs prévoient que les producteurs qui ne suivent pas finiront par disparaître. »

Le secteur des asperges connaît une évolution similaire. « Avant, on voyait encore des producteurs laisser fleurir des parcelles plus anciennes, au sens propre comme au sens figuré. Aujourd’hui, ces parcelles sont arrachées plus tôt et replantées, la plupart du temps avec des variétés plus modernes », rapporte un fournisseur de matériel de plantation. En termes d’innovation variétale, cependant, le secteur ne suit pas encore. Limgroup a toutefois profité de l’occasion pour présenter sa nouveauté Ruralim et Enza Zaden travaille sur une nouvelle variété destinée à la culture en Europe du Nord-Ouest. Celle-sera commercialisée à partir de la saison prochaine et n’a pas encore de nom officiel.

Besoin d’alternatives durables en matière d’emballage
Un sujet brûlant dans le secteur en ce moment est la redoutable loi PPWR sur les emballages, qui entrera en vigueur à partir de 2030 dans l’ensemble de l’UE. Les fournisseurs réagissent, après plusieurs années sans vraiment d’innovations en matière d’emballage durable et appellent massivement le secteur à passer à temps à des emballages conformes à la loi PPWR. Cette évolution nécessaire doit se poursuivre dans les années à venir jusqu’à l’introduction officielle, bien que l’urgence ne semble pas encore avoir été perçue par tous les acteurs de la filière.

Cliquez ici pour voir le reportage photo

Pour plus d’informations :
https://www.expo-se.de/ Date de publication: lun. 24 nov. 2025

© FreshPlaza.fr / Hugo Huijbers

Le Pérou prévoit une croissance de 10 % de ses exportations agroalimentaires d’ici 2025 par FreshPlaza

Le Pérou prévoit une croissance de 10 % de ses exportations agroalimentaires d’ici 2025

Au cours des deux dernières décennies, le Pérou s’est imposé comme un acteur majeur sur la scène agricole internationale, se positionnant parmi les principaux exportateurs mondiaux de produits tels que les asperges, les myrtilles, les avocats et les raisins de table. Cette croissance a non seulement fait des exportations agricoles la deuxième source de revenus du pays après l’exploitation minière, mais elle a également contribué de manière significative à l’emploi national, en touchant près d’un quart de la population.

Diversité géographique et climatique : le grand avantage du Pérou
L’un des principaux atouts du Pérou est sa diversité naturelle. Avec jusqu’à 38 types de climats différents sur l’ensemble de son territoire, le pays peut produire des denrées alimentaires tout au long de l’année. Cette capacité lui confère un avantage comparatif par rapport à d’autres pays qui dépendent de saisons plus marquées.

Géographiquement, le Pérou est divisé en trois régions : la Côte, les Hauts Plateaux et la Jungle. La côte péruvienne, bien qu’étant une région essentiellement désertique, concentre environ 60 % de la population – principalement urbaine – et a réussi à développer une agriculture à haute valeur ajoutée grâce à l’utilisation extensive de systèmes d’irrigation technicisés. Cela a permis la production de cultures destinées à l’exportation telles que le raisin de table, l’avocat, la mangue, les myrtilles, l’asperge, l’artichaut, l’oignon et le poivron, en particulier dans les mains de grandes agro-industries. Il convient de mentionner que la côte nord, et dans une moindre mesure la côte centrale, est vulnérable au phénomène côtier El Niño, qui apporte périodiquement des pluies abondantes et parfois dévastatrices.

En revanche, les hautes terres abritent 26 % de la population nationale, avec une prédominance de petits agriculteurs exploitant des parcelles de moins de cinq hectares. Ces producteurs se concentrent sur le marché intérieur et cultivent des produits traditionnels tels que les pommes de terre, le maïs, le quinoa, les choux, les carottes et les tomates. Toutefois, certaines régions andines produisent également des cultures plus commerciales, telles que l’avocat, et des cultures telles que la cerise sont en cours d’expérimentation.

La jungle, qui représente 60 % du territoire national, n’abrite que 14 % de la population. L’agriculture de subsistance y prédomine, bien que la production commerciale de café, de cacao, de bananes, de gingembre et de curcuma ait augmenté ces dernières années.

Structure agricole et défis pour les petits exploitants
La plupart des produits agro-exportés du Pérou – tels que l’avocat, la mangue, la banane, les agrumes, les asperges, les poivrons, les artichauts, les oignons, le gingembre et le curcuma – sont cultivés par de petits producteurs, une configuration en partie favorisée par la réforme agraire des années 1970 et la fragmentation subséquente des terres par voie d’héritage. Les petites exploitations sont nombreuses dans certaines zones de la côte et dans l’ensemble des hauts plateaux et de la jungle.

Cette atomisation des terres crée des obstacles à une commercialisation efficace, en raison d’un manque d’organisation, d’infrastructure, de normalisation et d’accès à la technologie. Pour surmonter ces obstacles, plusieurs entreprises exportatrices misent sur l’intégration des petits producteurs par la formation, la fourniture d’intrants et le regroupement des volumes de production.

En revanche, les cultures telles que les raisins et les myrtilles sont principalement cultivées sur de grandes extensions gérées par des entreprises agro-industrielles, ce qui facilite la standardisation, le respect des normes phytosanitaires internationales et l’accès direct aux marchés mondiaux.

Chiffres de croissance : les exportations agroalimentaires en voie d’atteindre 14 milliards de dollars
Selon les projections de la Ministre du Commerce Extérieur et du Tourisme, Teresa Mera, les agro-exportations péruviennes dépasseront les 14 milliards de dollars en 2025, ce qui représentera une croissance de 10 % par rapport à l’année précédente. Ce dynamisme se concentre principalement dans les régions côtières, Ica, La Libertad, Piura et Lambayeque représentant plus de 80 % des exportations totales.

Top 5 des agro-exportations péruviennes (2024)

1. Myrtilles
Avec plus de 20 000 hectares plantés, le Pérou est le premier exportateur mondial de myrtilles, devant les États-Unis et le Maroc, qui occupent les deuxième et troisième places avec des expéditions 6 fois inférieures à celles du Pérou. En 2024, il a exporté 325 846 tonnes pour une valeur de 2 269 millions de dollars. La Libertad et Lambayeque représentent plus de 75 % de la production. La saison des récoltes commence généralement en juin, atteignant les volumes d’exportation les plus élevés en septembre et octobre et se terminant en mars de l’année suivante. Les États-Unis sont la principale destination, absorbant 57 % des expéditions, suivis par l’Union européenne (22 %), la Chine et Hong Kong.

2. Raisin de table
Le Pérou est également en tête des exportations de raisin, avec 558 063 tonnes expédiées en 2024, pour une valeur de 1 705 millions de dollars, devant le Chili (529 470 t) et la Chine (483 373 t en 2023). La récolte commence en septembre et dure jusqu’en avril de l’année suivante, le plus grand volume d’expéditions à l’étranger se situant en décembre et janvier. Ica et Piura représentent plus de 80 % de la production. Les principaux marchés sont les États-Unis (47 %), l’Union européenne (17 %) et l’Asie (13 %). La superficie cultivée dépasse les 22 000 hectares.

3. Les avocats
Avec environ 35 000 hectares cultivés dans tout le pays, notamment à Lambayeque, La Libertad, Lima et Ica, le Pérou a exporté 570 457 tonnes en 2024, pour une valeur de 1 247 millions de dollars. Il est le deuxième exportateur mondial, après le Mexique (1 1220 918 t) et devant Israël (151 374 t en 2023). Les exportations ont lieu pratiquement toute l’année, mais la plupart des expéditions à l’étranger ont lieu entre mars et septembre. L’UE est le principal acheteur d’avocats péruviens (51,8 %), suivie des États-Unis (13,9 %).

4. Asperges
Le Pérou a la capacité unique de produire des asperges tout au long de l’année. En 2024, il a exporté 96 731 tonnes (406 millions de dollars). Il est le deuxième exportateur mondial, derrière le Mexique (129 837 t) et devant les Etats-Unis (42 873 t en 2023). La Libertad est en tête de la production nationale avec 50 %. La superficie est d’environ 28 000 hectares.

5. Mangues
Principalement concentrées à Piura (65 %), les mangues péruviennes sont exportées entre octobre et avril. En 2024, 177 903 tonnes ont été expédiées pour 317 millions de dollars, faisant du Pérou le quatrième exportateur mondial, derrière le Mexique (461 766 t), la Thaïlande (377 351 t) et le Brésil (266 575 t en 2023). La superficie cultivée est de 42 000 hectares.

En 2024, le Pérou a exporté 195 032 t d’agrumes pour une valeur de 255 millions de dollars, tandis que les exportations de paprika séché ont atteint 34 400 t et généré 130 millions de dollars. Les oignons frais ou réfrigérés ont exporté 308 368 tonnes, avec des revenus de 127 millions de dollars. Les artichauts préparés ou conservés se sont élevés à 43 445 tonnes et ont rapporté 120 millions de dollars, et les bananes, principalement biologiques, ont atteint 150 760 tonnes pour une valeur de 115 millions de dollars. Enfin, le gingembre a atteint 47 793 t exportées, pour une valeur de 104 millions de dollars, malgré la récente baisse des volumes. Ensemble, ces 11 produits représentent 53 % des exportations agroalimentaires péruviennes. Outre ces produits, le café (8,6 %) et le cacao (5,8 %) restent des acteurs importants du panier agro-exportateur.

Destinations internationales et logistique portuaire
Les principales destinations des agro-exportations péruviennes sont les suivantes : États-Unis (34,7 %), Pays-Bas (14,8 %), Espagne (6,4 %), Royaume-Uni (3,7 %), Chili et Mexique (3,5 % chacun), Équateur (3,1 %), Allemagne, Chine et Canada (entre 2,4 % et 2,6 %). Par région : Les États-Unis et le Canada absorbent 37,1 %, l’Europe 33,2 %, l’Amérique latine 17,2 % et l’Asie 10,1 %.

Les principaux ports de départ en 2024 sont Callao (39 %), Paita (Piura ; 19,4 %), Salaverry (La Libertad ; 14,1 %), Pisco (Ica ; 11,6 %) et Chiclayo (Lambayeque ; 4,7 %). Une attention particulière doit être accordée au port de Chancay (0,5 % en 2024), qui se profile comme un point clé pour renforcer la connexion avec le marché asiatique, où la demande de fruits péruviens croît rapidement.

Expansion future : investissements et nouveaux projets agricoles
L’agence publique Proinversión a identifié un grand potentiel d’expansion de l’agriculture moderne dans le pays. Elle estime que, grâce à des partenariats public-privé (PPP), quelque 250 000 nouveaux hectares pourraient être mis en culture, ce qui représenterait un investissement de plus de 4,3 milliards de dollars. Cela permettrait de doubler la zone d’agro-exportation actuelle, qui est actuellement d’environ 250 000 hectares. Le développement des projets agricoles devrait être entre les mains de grandes entreprises agroalimentaires.

Les projets les plus importants sont les suivants Chavimochic III Etapa (La Libertad ; ~111 000 ha), Majes Siguas II Etapa (Arequipa ; ~38 500 ha), Chinecas (Ancash ; ~83 000 ha) et Chancay-Lambayeque (Lambayeque ; ~20 000 ha). De plus, l’inclusion de 168 000 ha supplémentaires est en cours d’évaluation dans le cadre de projets tels que Olmos II (Lambayeque), Pampas Verdes (Ayacucho), Alto Piura et Chira (Piura).

*Les données fournies dans cet article proviennent du Ministère du Développement Agraire et de l’Irrigation (Midagri), du Ministère du Commerce Extérieur et du Tourisme (Mincetur), de la Surintendance Nationale des Douanes et de l’Administration Fiscale (Sunat), de l’Institut National de la Statistique et de l’Informatique (Inei) et de Faostat.

Photo de la première page: © ID 201127994 © Rommel Gonzalez | Dreamstime.com | Dreamstime Date de publication: mar. 18 nov. 2025

© FreshPlaza.fr / Peter De Craemer

Autorisation exceptionnelle pour utiliser de l’extrait d’ail comme nématicide dans les cultures de fraises à Huelva par FreshPlaza

Autorisation exceptionnelle pour utiliser de l’extrait d’ail comme nématicide dans les cultures de fraises à Huelva

Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation a accordé une autorisation exceptionnelle pour la commercialisation et l’utilisation de produits phytopharmaceutiques formulés avec de l’extrait d’ail à 100 % [SC] P/V comme nématicide dans la culture de fraises à Huelva.

Cette mesure répond au besoin de désinfection du sol dans la production de fraises en Andalousie, où la surface disponible est limitée et où les infrastructures ne peuvent pas être facilement déplacées entre les parcelles. Les organismes à combattre sont principalement des nématodes et des champignons, dont la présence rend indispensable l’utilisation de traitements spécifiques pour assurer la viabilité de la culture. La demande a été présentée par la Direction Générale de l’Agriculture et de l’Élevage du Gouvernement Régional d’Andalousie, compte tenu de l’absence d’alternatives efficaces contre ces organismes.

L’autorisation sera valable jusqu’au 11 février 2026 et permet l’utilisation de ces produits phytosanitaires de manière contrôlée et limitée, exclusivement à Huelva. Seuls les agriculteurs et les professionnels formés pourront appliquer les traitements, sous la supervision des autorités régionales.

Selon la résolution ministérielle, jusqu’à six applications par saison sont autorisées, avec un intervalle minimum de dix jours entre les traitements, à raison de quatre litres par hectare, appliqués directement sur le sol par irrigation au goutte-à-goutte, manuellement ou à l’aide d’autres systèmes. Le volume d’eau recommandé varie entre 1 000 et 30 000 litres par hectare, sans période de sécurité spécifique pour cette utilisation.

Actuellement, environ 63 % des parcelles de fraises à Huelva sont infestées par des nématodes phytoparasites, selon les données de Miguel Talavera de l’IFAPA. Malgré l’utilisation généralisée de désinfectants chimiques, on estime que ces nématodes causent une perte annuelle moyenne de 6 % de la récolte.

Parmi les nématodes les plus fréquents figurent Meloidogyne hapla, le principal phytoparasite de la fraise à Huelva ; Pratylenchus penetrans, présent dans 20 % des parcelles et qui peut s’associer à des champignons du sol augmentant la gravité de certaines maladies ; et les espèces Hemicycliophora, qui affectent la culture précocement lorsque les densités d’inoculum sont élevées. La prévalence des nématodes phytoparasites et les pertes qu’ils causent ont augmenté suite aux restrictions d’utilisation des nématicides.

Source : phytoma.com

Photo de la première page: © Viktor Bondar | Dreamstime Date de publication: mar. 18 nov. 2025

Participez à l’aventure de Sylektis qui développe le premier robot français de récolte des asperges blanches et vertes

Sylektis: Transformer la récolte agricole avec le tout premier robot de récolte autonome polyvalent. Pour accentuer notre croissance, nous proposons à notre communauté l’opportunité de devenir actionnaire de Sylektis et de contribuer au changement dans l’agriculture durable. Sylektis a une excellente expérience dans la récolte des asperges blanches et vertes.

Sylektis: Transformer la récolte agricole avec l’AsperCut, le tout premier robot de récolte d’asperges blanches et d’asperges vertes.
Vidéo de l’AsperCut en action:https://youtu.be/jO_I0FiE2Ds?si=bEw4fxVoiMPxpkLy
Pour lancer notre croissance, nous vous proposons l’opportunité de devenir actionnaire de Sylektis et de contribuer au changement dans l’agriculture durable.​
Les défis du marché agricole :Dépendance aux importations pour plus de 50% des fruits et légumes en France, entraînant des conséquences sur la qualité et l’environnement.
Manque chronique de personnel agricole, avec un besoin annuel de 270 000 saisonniers.
Accroissement de l’agriculture robotisée: marché estimé à 27,7 milliards USD d’ici 2029, avec un TCAM de 13,1%. 
La réponse de Sylektis :Sylektis s’attaque à ces problématiques avec un robot de récolte polyvalent novateur, conçu pour les fruits et légumes, qui :
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Pour plus d’informations, contactez directement par email ou téléphone Wilfried Garrigue, président de Sylektis. Notre équipe est prête à discuter avec vous et à répondre à toutes vos questions.​
Avec Sylektis, le futur s’est maintenant, alors n’hésitez pas à nous rejoindre!
PRÉSIDENT & FONDATEUR
SYLEKTIS
Wilfried GARRIGUETel: +33 (0)6 08 99 22 73mail: wilfried.garrigue@sylektis.comwww.sylektis.com

Wilfried GARRIGUE                                  

SYLEKTIS

Président

Mobile: +33 (0)6 08 99 22 73

Email: wilfried.garrigue@sylektis.com

International Berries Days (IBD) et International Asparagus Days (IAD)

International Berries Days (IBD) et International Asparagus Days (IAD) :

Les fruits rouges mis pour la première fois à l’honneur aux côtés de l’asperge

Du 7 au 10 octobre 2025, se tiendra la 5ème édition d’IAD (International Asparagus Days) à Bordeaux. Un rendez-vous incontournable pour les professionnels de la filière du monde entier qui souhaitent se tenir au fait des dernières technologies, techniques de production et informations sur l’évolution du marché. Mais cette année marque le début d’un nouveau chapitre avec le lancement de la première édition d’IAB – International Berries Days. La reine du printemps partagera donc l’affiche avec les douceurs de l’été. Une mise en avant conjointe de deux familles de produits à première vue très différents et pourtant complémentaires à bien des égards.

Asperges et fruits rouges : des cultures techniques qui s’adressent au même marché
« En termes de production, ce sont deux cultures qui requièrent une certaine précision et une technicité importante », précise Christian Befve, fondateur des deux journées internationales, partenaire de Macfrut et Interco Nouvelle Aquitaine. « Beaucoup de producteurs d’asperges cultivent d’ailleurs également des fruits rouges. Au niveau du calendrier, la complémentarité est aussi intéressante puisque la récolte de l’asperge intervient avant celle des fruits rouges, (excepté pour la fraise qui fait la jonction entre les deux cultures). Que ce soit en pleine terre ou en hors-sol, tous les asparagiculteurs peuvent se lancer dans la culture de fruits rouges. Il n’y a pas de prérequis en termes de composition du sol. Ce qui est aussi vrai à l’inverse, les producteurs de fruits rouges peuvent se diversifier dans l’asperge s’ils le souhaitent »

Même dans des conditions de terre lourde et de terrain jonchés de pierres, il est possible de produire de l’asperge grâce à une technique qui consiste à ‘faire du hors-sol dans le sol’. « Il suffit de préparer le sol sur 1,5m de largeur et 80 cm de profondeur, ce qui permet de le corriger complètement. Avec le paillage, on peut ensuite protéger la butte et conserver la structure que nous avons créée ». Une technique imaginée par Christian Befve et qui s’avèrerait très efficace, ayant également l’avantage de présenter des coûts relatifs à la culture en pleine terre.

Autre similitude intéressante, le marché auquel s’adresse les deux familles de produits : « L’asperge comme les fruits rouges sont des produits de luxe. Les clients qui consomment de l’asperge ont le même pouvoir d’achat que ceux qui consomme des fruits rouges. Plus de 50 % des fournisseurs et metteurs en marché travaillent à la fois l’asperge et les baies. Ce sont deux marchés très rémunérateurs (qui génèrent ensemble 96 milliards de $US dans le monde), avec une consommation essentiellement pour la myrtille qui monte en flèche dans beaucoup de pays et une demande en bio – surtout en Europe – en forte augmentation.

Fruits rouges : une filière riche en opportunités
Si aujourd’hui, la culture de fruits rouges s’étend déjà sur 600 000 hectares à travers le monde, les surfaces de production continuent d’augmenter : « Bien que le développement de la consommation soit un moteur évident de cette progression, celle-ci est également portée par l’innovation variétale et des producteurs qui investissent dans de nouvelles variétés plus résistantes et adaptées aux changements climatiques. Il est également particulièrement intéressant de développer la production dans les pays consommateurs étant donné que les fruits rouges sont très fragiles et supportent difficilement le transport, sans compter que la tendance est également à la consommation de produits locaux. J’ai coutume de dire qu’il ne faut rien s’interdire à partir du moment où il y a un marché ».

Asperge : un marché en pleine reprise
Même réflexion pour les producteurs de baies qui aimeraient se lancer dans la culture de l’asperge : « Le marché est actuellement en pleine reprise, nous manquons même de plants d’asperges. L’histoire nous a montré que l’équilibre entre l’offre et la demande était atteint à 250 000 hectares. Aujourd’hui, nous sommes environ à 190 000 hectares de plantés, il manque donc 60 000 hectares pour atteindre cet équilibre. Face au manque d’asperges, la crise est désormais derrière nous et Il faut planter maintenant car nous avons l’assurance d’avoir un marché raisonnable pour les 10 prochaines années. Il y a là une belle opportunité pour les producteurs de baies de se diversifier dans une autre culture rémunératrice. IAD est typiquement le genre d’évènement qui peut répondre aux besoins et questionnements des producteurs qui souhaitent se lancer. Pour preuve, j’ai récemment fait une conférence sur l’asperge en Espagne auprès de producteurs qui avaient mis en avant des difficultés à étendre leurs cultures face à la restriction d’eau et les problèmes de main d’œuvre. Or, il existe des techniques qui permettent d’économiser l’eau si on sait l’apporter au bon moment. En établissant une distance plus importante entre les rangs, on peut aussi diviser par deux ou trois les besoins en main d’œuvre. A l’issue de la conférence, c’est un total de 400 hectares que les producteurs ambitionnaient de planter d’ici deux ans. Quand on répond au besoin des producteurs en apportant des solutions concrètes et un bon suivi technique, les pensées limitantes laissent place à l’envie de se lancer plus sereinement dans la production. C’est également un des objectifs de ces deux journées internationales ».

Au programme, des visites techniques autour de l’asperge et des fruits rouges seront organisées ainsi que des conférences, ateliers, démonstrations et salon rythmeront ces 4 journées :

Mardi 7 octobre – Tour Asperge (Gironde) : La matinée, les participants se rendront aux Vignobles Bouillac, exploitation s’étendant sur 100 ha de vignobles et 20 ha de pépinières viticoles et qui commercialise 15 ha d’asperges sous l’appellation IGP Asperges du Blayais. Une visite qui se fera en présence de l’exploitant Jean-Pierre Bouillac et Danielle Chambaraud, Présidente de l’Association de Producteurs d’Asperges du Blayais. Un déjeuner avec dégustation de vins se tiendra sur place. L’après-midi, les participants se rendront à l’exploitation Lebourg qui s’étend sur 900 ha, dont 80 ha de gazons en plaque et 49 ha d’asperges blanches ainsi que des cultures de maïs grain, maïs pop-corn, carottes et pommes de terre.

Mardi 7 octobre – Tour Fruits Rouges (Lot-et-Garonne) : Le tour commencera par une visite en matinée des Pépinières Saint-Armand et des Fruits Rouges du Confluent, qui cultivent 12 ha de fraises sous serre (pour une production de 900/1000 T de fraises par an), 20 ha de pépinières de fraises pour 7 millions de tray-plants) et 40 ha de kiwis. La matinée se clôturera par un déjeuner, avant de partir pour Aquisol, exploitation qui détient 60 ha de serres, dont 13 ha de fraises (800T/an), 8 ha de framboises (230T/an) et 8 ha de myrtilles (160T/an). Différents itinéraires techniques seront alors présentés : la culture conventionnelle, biologique, hors sol et de plein champ. Aux côtés des fruits rouges, l’exploitation produit également des légumes tels que les aubergines, concombres, poivrons, salade, chou-rave, cèleri branche, épinards et kiwis.

Mercredi 8 octobre et jeudi 9 octobre : un salon se tiendra sur ces deux jours autour de stands de matériel végétal, d’équipements, de pépinières, de services, de metteurs en marché, de recherche et de formation. Des visites techniques et démonstrations en extérieur (équipements de préparation, de plantation, d’entretien et de récolte, etc.) seront organisées pendant le salon sur lequel il sera possible de se restaurer sur place. Des sessions de pitchs et d’ateliers techniques seront également animées par les exposants et sponsors dans une agora centrale. La cérémonie d’ouverture aura lieu à 11h le mercredi, journée qui se clôturera par une soirée Cocktail et Spectacle au Cabaret Music-Hall « Le Grain d’Folie » à 19h à Artigues-près-Bordeaux.

Durant ces deux jours, les participants pourront se rendre chez Planasa : à 10h, une intervention sur la recherche en fraise est prévue, en parallèle d’une présentation sur les différentes variétés d’asperges. A 15h, les participants auront la possibilité de visiter des champs de myrtilles et à 16h, ils découvriront une « replantation d’asperges sur asperges ».

De 15h à 17h le jeudi, une conférence : « Fruits rouges : quelles innovations pour les marchés de demain ? » (technique/génétique/…) aura lieu.

Vendredi 10 octobre – Tour Fruits Rouge (Dordogne) : Le matin, une visite du Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes situé à Lanxade sera organisée. A cette occasion, les participants découvriront la halle technologique de 190 ha de surface d’expérimentation autour de 52 espèces de fruits et légumes. Les participants auront aussi l’occasion de visiter la station expérimentale Invenio du secteur des fruits et légumes à Douville. Invenio est une association de producteurs de fruits et légumes qui souhaitent unir leurs efforts en matière d’expérimentation, de recherche variétale et d’innovation technologique. Une visite du site de Douville permettra d’avoir un aperçu des dernières recherches françaises sur le matériel végétal et la culture des fraises et des framboises.

L’après-midi sera dédiée à la visite de l’exploitation de la famille Teychenné, membre de la coopérative Socave. L’occasion de découvrir la production traditionnelle en terre labellisée « IGP Fraise du Périgord » et la production hydroponique non chauffée de fraises remontantes.

Des innovations seront présentées à l’occasion d’IAD et d’IBD comme l’Aspercut, premier robot de récolte français. Au total, on dénombre une dizaine de robots de récolte dans le monde, qui auraient « beaucoup gagné en performance et en efficacité ces dernières années ». Des robots qui « tendent à être rentables », ce qui aura inéluctablement une incidence sur le marché dans les prochaines années.

4 journées de partage, de visites, de conférences et de rencontres avec un objectif commun aux deux évènements : Se positionner comme véritable carrefour entre la recherche, la production, la technologie et la mise en marché. Une date stratégiquement définie puisqu’elle suit celle du Fruit Attraction qui se sera tenu la semaine précédente à Madrid. « Cela permettra aux professionnels venus de loin de se déplacer plus facilement à Bordeaux », précise Christian Befve. « C’est une occasion unique de mettre en relation les producteurs avec les metteurs en marchés et les fournisseurs, et de découvrir les dernières technologies (bio-contrôle, intelligence artificielle, robotisation etc) qui réorganisent peu à peu la filière. Participer à IAD et IBD, c’est aussi l’opportunité de comprendre comment adapter les techniques culturales correspondantes aux conditions pédoclimatiques de chaque lieu de production sans distorsion. Le respect des règles sanitaires et sociales, de l’environnement et l’anticipation des changements climatiques sont également des questions centrales qui seront abordées au cours de ces 4 jours de rencontres. Il s’agit vraiment d’un évènement phare à ne pas manquer pour tout professionnel qui s’intéresse à la culture de l’asperge ou des fruits rouges ».

Pour s’inscrire :
En anglais : https://iad-ibd.teamresa.net/?perslangue=en
En espagnol : https://iad-ibd.teamresa.net/?perslangue=es
En français : https://iad-ibd.teamresa.net/?&_p=A01&perslangue=fr

Pour plus d’informations :
Christian Befve
Befve&Co
christian@befve.com

 

AsperCut : l’innovation de rupture qui redonnera de l’autonomie au producteur d’asperge? par FreshPlaza

Wilfried Garrigue, Sylektis : « Un outil fiable, robuste et accessible basé sur une approche low-tech »

AsperCut : l’innovation de rupture qui redonnera de l’autonomie au producteur d’asperge?

Il se pourrait bien que la filière asperge soit à un tournant majeur de son évolution avec l’arrivée sur le marché dès la saison prochaine de l’AsperCut, premier robot de récolte d’asperges français. A l’origine de cette aventure, une prise de conscience : le manque de main-d’œuvre représente une des principales menaces de la filière agricole française, voir européenne. Un constat d’autant plus mis en avant pendant les années Covid, où la récolte de l’asperge en France a clairement été compromise. De cette observation, est née Sylektis, une entreprise créée par Wilfried Garrigue et Stéphane Abraham.

Une approche low-tech pour plus de fiabilité
« Nous ne sommes pas issus du milieu agricole mais de l’industrie et nous sommes convaincus que les solutions de robotique déjà existantes dans le secteur industriel peuvent servir le secteur agricole. Nous avons donc lancé le projet en 2020 et en sommes aujourd’hui à la troisième version du prototype AsperCut. Nous commençons désormais à aboutir sur quelque chose de très opérationnel et productif », précise Wilfried Guarrigue.

Si AsperCut n’est pas le premier robot sur le marché à avoir été conçu dans l’objectif de récolter les asperges mécaniquement, il incarne une véritable rupture technologique avec les différents modèles déjà existants. « Plutôt que de tout inventer, nous avons souhaité utiliser au maximum les technologies largement déployées dans le secteur industriel et agricole et qui ont déjà fait leurs preuves. La machine est donc constituée de trois parties : l’enjambeur porte-outil, que nous avons nous-même mis au point, le robot qui récolte et la partie IA qui permet de détecter les asperges. Cette approche « low-tech » et pragmatique a l’avantage de proposer une machine à des coûts beaucoup plus abordables pour les producteurs. Elle permet également de s’appuyer sur une technologie fiable et beaucoup plus simple ».

Une ambition de ne pas récolter vite, mais bien
C’est sur cette simplicité d’utilisation et cette robustesse que les deux fondateurs ont souhaité miser pour convaincre les producteurs. « Il y a un certain scepticisme de la part des agriculteurs envers la robotique qui peut leur paraître parfois trop sophistiquée, peu fiable, difficile à manipuler et à entretenir.

Plutôt que de « robot », nous préférons parler de « machine de récolte ». Contrairement aux machines qui sont déjà sorties sur le marché, nous avons souhaité proposer un outil plus petit qui soit donc moins cher et privilégiant la qualité à la vitesse. Notre machine fait 4m de long, 2,5m de large, 2,5m de haut et pèse 3,5T. On assume pleinement cette volonté de préférer s’arrêter pour récolter l’asperge, car le cas contraire nécessite une robotique beaucoup plus complexe et donc forcément moins fiable. C’est aussi une façon de garantir une récolte de qualité. En s’arrêtant, l’outil est capable de récolter les asperges en un seul coup, ce qui n’est généralement pas possible à la main. Il permet également de récolter l’asperge sans la pincer ni toucher le turion, ce qui permet là encore de garantir la qualité du produit récolté. Par ailleurs, nous avons développé et breveté un outil qui est capable de récolter toutes les asperges, même celles qui sont un peu tordues. Ce qui engendre beaucoup moins d’écart de production à la récolte ».

La machine est adaptée à des surfaces de production plus modérées allant de 2 à 4ha. Nous préférons par ailleurs vendre plusieurs petites machines plutôt qu’une seule, ce qui a l’avantage de s’adapter à toutes les surfaces de production et au producteur de ne pas se retrouver coincé si l’une des machines tombe en panne ».

Un outil autonome basé sur une détection précise grâce à l’IA
L’AsperCut, autonome sur la butte d’asperges à récolter, repère les asperges grâce à un système de détection en 3D basé sur l’intelligence artificielle et qui permet un positionnement de précision de l’outil : « Nous sommes à un croisement où les techniques ont beaucoup évolué. Avant, les caméras et ordinateurs étaient inaccessibles, les tarifs aujourd’hui ont beaucoup diminué ce qui nous a permis d’intégrer cette technologie à notre machine. Pour ce qui est de son autonomie, le tout électrique aurait représenté une trop grosse rupture. Or, nous ne voulons pas être trop disruptifs et apporter en priorité une solution pour la récolte. La machine avance toute seule, elle détecte les asperges, s’arrête pour les récolter et les met en caisse. Lorsqu’elle a fini un rang, elle s’arrête pour qu’un opérateur prenne les caisses et la positionne sur un nouveau rang d’asperge pour relancer le cycle de récolte, ce qui permet de ne pas laisser les asperges trop longtemps dans les caisses une fois récoltées. Il s’agit d’une machine hybride basée sur une alimentation électrique à laquelle nous avons ajouté un groupe électrogène qui permet de garantir son autonomie à 100 % ».

Un outil qui s’adapte à la récolte d’asperges blanches et de vertes
Si Sylektis s’est d’abord attelé à développer une machine de récolte d’asperges blanches, l’entreprise a souhaité aller plus loin encore avec la création d’un robot de récolte d’asperge verte : « L’idée est d’avoir une plateforme de récolte robotique sur laquelle on peut positionner jusqu’à deux robots de récolte. Un robot d’asperges blanches à l’avant de la machine et un de vertes à l’arrière, ou même deux de blanches ou deux de vertes pour ceux qui souhaitent augmenter la capacité de récolte. Concernant la mise au point du robot de récolte d’asperges vertes, nous nous travaillons avec notre partenaire japonais Fanuc, leader mondial des robots industriels ».

Apporter une solution compétitive à la pénurie de main d’œuvre
« Aujourd’hui, la vraie problématique que rencontre le monde agricole est celle de la main d’œuvre. La récolte est le seul acte dans les champs qui se fait encore manuellement, contrairement au désherbage et au travail du sol par exemple. Mais le problème, c’est que nous n’avons plus de bras. Ce sont des métiers difficiles et ingrats, dont les gens se détournent de plus en plus. La récolte étant aussi l’étape qui apporte le plus de valeur ajoutée, l’AsperCut a un argument solide en termes de retour sur investissement. En termes de prix de vente, la machine permet de récolter à 1 euro/kilo. Avec Maxime Pallin, agriculteur dans le Médoc en France chez qui nous testons notre prototype depuis 3 ans, nous avons défini les objectifs à atteindre pour avoir une solution répondant aux enjeux techniques et économiques. Cette saison 2025 nous permet de valider l’atteinte de ces objectifs et le démarrage de la commercialisation de l’AsperCut ».

Une solution autonome pour augmenter la capacité de production locale et limiter les importations
Bien que le coût de la récolte soit un sujet important, il n’en demeure pas pour autant le sujet principal : « L’objectif premier n’est pas de proposer une solution moins onéreuse qu’en faisant appel à des saisonniers. Mais d’être compétitif et d’apporter une solution à la pénurie de main d’œuvre, de fournir aux agriculteurs la possibilité de récolter. Avec 50 % d’asperges importées beaucoup nous disent qu’ils veulent récolter plus et augmenter les capacités de production, mais qu’ils n’ont pas les moyens humains de le faire. Avec l’AsperCut, nous voulons offrir aux producteurs la capacité d’être autonome sur une production locale. Une démarche en somme plus vertueuse en termes d’autonomie, qui minimise les importations, aboutit à un meilleur impact environnemental et donne une visibilité pérenne de l’investissement sur la culture. Avec l’AsperCut, on ne se posera plus la question de savoir si on arrivera à trouver de la main-d’œuvre sur 10 ans, longévité d’une aspergeraie. C’est aussi en ce sens que nous voyons à travers l’AsperCut une innovation de rupture ».

L’ambition d’accompagner les agriculteurs français et au-delà des frontières dans cette transition
A l’aube de l’industrialisation de l’AsperCut, Wilfried Garrigue et Stéphane Abraham abordent la suite de l’aventure avec confiance et beaucoup d’ambition : « Nous sommes les premiers à avoir développé une machine de récolte conçue et fabriquée en France et nous en sommes fiers. Nous bénéficions de France Relance 2030 qui nous aide depuis le début du projet et sommes dans une phase de levée de fonds pour avoir les ressources suffisantes pour se lancer dans l’industrialisation des machines, que nous aimerions commencer à vendre cette année afin d’être en mesure de livrer la première présérie en 2026. Nos machines seront vendues par des distributeurs de tracteurs locaux pour faciliter leur maintenance et assurer leur longévité. Les problématiques de main d’œuvre ne concernant pas uniquement la France, nous avons l’ambition de proposer notre machine en Europe et même au-delà de ses frontières. Nous pensons même à l’adapter à d’autres filières qui font face aux mêmes problématiques comme la récolte de raisins. La filière agricole est en danger, si on ne peut plus récolter, on va tuer notre agriculture au profit d’importation de produits étrangers. Nous sommes convaincus que l’AsperCut est une réponse pertinente au problème et sommes très déterminés à accompagner les agriculteurs dans cette transition ».

Pour plus d’informations :
Wilfried Garrigue
Sylektis
wilfried.garrigue@sylektis.com