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Fruits rouges : les programmes de sélection à l’honneur lors d’un événement commun en Espagne en mars par FreshPlaza

Fruits rouges : les programmes de sélection à l’honneur lors d’un événement commun en Espagne en mars

L’entreprise Fall Creek Farm and Nursery organisera les 10 et 11 mars son premier événement unifié Field + Forum, consacré aux programmes Fall Creek® Collection et SEKOYA®. L’initiative sera organisée en parallèle du Meet & Greet Field Day de Planasa et d’une session Fresh Forward, afin de proposer un rendez-vous coordonné de deux jours pour les acteurs de la filière des baies en Espagne.

Si chaque entreprise reste propriétaire de son événement, ce rapprochement reflète la volonté de renforcer la collaboration au sein de la chaîne de valeur des baies et d’accroître l’intérêt du rendez-vous pour les détaillants, les responsables marketing et les producteurs dans la région EMEA.

L’initiative combine deux formats déjà bien établis – le Field + Forum de Fall Creek et le Meet & Greet de Planasa – auxquels s’ajoute une session organisée par Fresh Forward. Ensemble, ils forment un programme de deux jours conçu pour offrir aux visiteurs une vision complète des évolutions variétales et du marché.

Trois sessions réparties sur deux jours :

10 mars matin – Field + Forum
Lors de cette première session, Fall Creek invitera les partenaires de l’industrie à découvrir comment l’innovation variétale dans la myrtille répond aux attentes du marché à travers l’ensemble de son portefeuille génétique.

L’événement marquera la première présentation conjointe des programmes Fall Creek Collection et SEKOYA® au sein d’une plateforme unifiée. Au programme : démonstrations au champ, visites des installations de R&D, sessions consacrées au marché, ainsi que des dégustations à l’aveugle et des échanges ouverts avec les participants.

L’objectif est de faire le lien entre les progrès réalisés en sélection variétale et les attentes des distributeurs et des consommateurs, tout en tenant compte des réalités économiques des producteurs.

10 mars après-midi – Meet & Greet de Planasa
L’après-midi, Planasa organisera son événement Meet & Greet, qui mettra en avant les avancées réalisées dans quatre cultures de baies : fraise, myrtille, framboise et mûre.

Cette rencontre réunira producteurs, distributeurs et partenaires de l’ensemble de la chaîne de valeur afin d’échanger sur les tendances du marché, mais aussi sur les programmes de sélection et le développement variétal.

11 mars – Session Fresh Forward (sur invitation)
Le 11 mars, Fresh Forward organisera une session sur invitation à sa finca, suivie d’un programme dans l’après-midi chez son producteur partenaire Agromolinillo.

Cette rencontre sera consacrée au programme de sélection de fraises à basse température développé par Fresh Forward. Les participants pourront découvrir différentes sélections ainsi que des variétés déjà établies, axées sur la qualité gustative, la résistance aux maladies et la performance agronomique.

La durabilité constitue également un axe important du programme, avec des travaux de sélection visant à réduire l’impact du changement climatique et la dépendance aux produits phytosanitaires.

Pour Ellen Kim, directrice du marketing mondial chez Fall Creek, cette initiative vise à rapprocher les avancées de la sélection des besoins du marché. « Field + Forum a toujours eu pour objectif de relier ce que nous développons aux attentes réelles du marché. Le fait de réunir pour la première fois les programmes Fall Creek Collection et SEKOYA® reflète l’évolution de nos priorités en matière de sélection, qui associent excellence génétique et orientation commerciale », explique Ellen Kim.

« En alignant notre événement avec ceux de Planasa et de Fresh Forward la même semaine, nous souhaitons créer davantage de valeur pour l’ensemble de l’industrie et souligner l’importance de la collaboration tout au long de la chaîne de valeur », ajoute Ellen Kim.

Hans Liekens, directeur mondial du marketing et de l’innovation chez Planasa, souligne également la dimension collective de l’initiative.

« Ces journées vont au-delà des programmes individuels des entreprises. Elles visent avant tout à rassembler les acteurs de la filière autour d’une passion commune pour les baies et leur développement », indique Hans Liekens.

« En ouvrant nos portes simultanément, nous créons un espace propice aux échanges d’idées, au développement de relations professionnelles et à une innovation réellement connectée aux besoins du marché. Le Meet & Greet est, par définition, une opportunité majeure de networking pour l’ensemble de la communauté des baies », poursuit Hans Liekens.

Du côté de Fresh Forward, l’accent est mis sur l’innovation génétique au service du marché.

« Chez Fresh Forward, nous investissons fortement dans des techniques de sélection innovantes, car nous sommes convaincus que le véritable progrès commence par l’excellence génétique. Notre programme de sélection à basse température reflète notre engagement à proposer des variétés alliant qualité gustative, résistance et performance durable », explique Teunis Sikma, directeur général de Fresh Forward.

« En travaillant étroitement avec les pépinières Fragaria Holland, propriétaires de Fresh Forward, avec des producteurs comme Agromolinillo et avec nos partenaires commerciaux tels que Special Fruit, Angus Soft Fruits, Keelings et Frutania, nous sommes mieux positionnés pour répondre aux attentes des distributeurs et des consommateurs », conclut Teunis Sikma.

Pour plus d’informations :
Fernando Zaforas
Planasa
Courriel : fzaforas@planasa.com

Elsa Fourie
Ruisseau de l’Automne
Courriel : elsaf@fallcreeknursery.com

Joanna Pabiniak
Fresh Forward
Courriel : Joanna.Pabiniak@fresh-forward.nl

Teunis Sikma
En avant toute
Courriel : teunis.sikma@fresh-forward.nl

« Nous entamons la saison des myrtilles 2026 dans un contexte climatique particulièrement difficile » par Roberto Arnal, producteur de Plus Berries et FreshPlaza

Roberto Arnal, producteur de Plus Berries :

« Nous entamons la saison des myrtilles 2026 dans un contexte climatique particulièrement difficile »

Les précipitations abondantes enregistrées au cours des mois précédents ont conditionné le développement de la culture des baies dans la province de Huelva.

« Nous entamons la saison des myrtilles 2026 dans un contexte climatique particulièrement difficile. Dans notre cas, l’eau ne nous a pas porté préjudice, mais les vents qui ont accompagné les tempêtes ont été plus préoccupants et ont affecté les structures de production. Le temps généralement désagréable a également été un problème pour la pollinisation et le manque de lumière a retardé la maturation des variétés les plus précoces”, explique Roberto Arnal, producteur de myrtilles lié au groupe Plus Berries.

« L’hiver et le début de la saison ont été marqués par des précipitations plus importantes que d’habitude. Dans notre exploitation, nous avons enregistré jusqu’à présent 631 litres par mètre carré, mais heureusement, la pluie est bien tombée. Dans notre exploitation de Gibraleón, les dégâts causés par les vents ont également été modérés. »

« Ce que nous remarquons le plus, c’est la conséquence du manque de lumière de ces derniers mois, qui retarde le début de la saison. Cela nous oblige à surveiller de près la culture, surtout en ce qui concerne le contrôle de l’humidité du sol et la prévention des maladies liées à l’excès d’eau. »

Malgré cette situation, Arnal est positif : « Les plantes ont bien réagi. Avec une gestion technique appropriée et une bonne ventilation dans les serres, nous obtenons des fruits de bonne taille et de bonne saveur. »

Plus Berries a intensifié les contrôles sur le terrain et au niveau central afin de s’assurer que les myrtilles conservent leurs caractéristiques habituelles de fermeté, de floraison naturelle et d’équilibre organoleptique.

La planification variétale permet d’échelonner la production et de minimiser les risques liés à l’humidité. « Cela réaffirme notre engagement en faveur de la régularité de l’approvisionnement et de la qualité constante, même pendant les saisons où les conditions météorologiques sont plus complexes. Le marché ne comprend pas la climatologie, il comprend la qualité et la conformité. C’est pourquoi notre priorité est d’anticiper et de veiller à ce que chaque expédition soit conforme aux spécifications requises. »


Pour plus d’informations :
Plus Berries
www.plusberries.com Date de publication: mar. 10 mars 2026

© FreshPlaza.fr / Joel Pitarch

Club innovation d’Interfel : continuer de valoriser et stimuler en 2026 ! par Vegetable

Club innovation d’Interfel : continuer de valoriser et stimuler en 2026 !

Par

Perrine Fortin-Dorie

5 mars 2026

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À l’occasion du SIA 2026, le Club innovation d’Interfel confirme ses ambitions pour une 3e année consécutive, celle d’accélérer l’innovation en fruits et légumes.

© végétable

Autour d’un café, Pierre Compère, directeur conseil-innovation indépendant, et Olivier Aycaguer, responsable du service économie et compétitivité filière chez Interfel, ont animé un temps d’échanges autour du programme 2026 du Club innovation d’Interfel. Créé en 2024 et coprésidé par George Daniel et Jean-Louis Moulon, celui-ci s’inspire de la pensée de Gaston Bachelard : « Le réel n’est jamais ce qu’on pourrait croire, mais il est toujours ce qu’on aurait dû penser.  »

Sa vocation est donc bien d’accélérer l’innovation au service de la consommation des fruits et légumes, en mobilisant tous les maillons de la filière et son écosystème (comme le CTIFL, l’Aprifel ou les comités régionaux). Les animateurs ont rappelé l’ambition affichée de cette initiative : rendre l’innovation « visible, lisible et désirable dans et au-delà de la filière ». Pour y parvenir, le club s’appuie sur deux piliers complémentaires : le trophée des « Remarquables » pour valoriser et les cahiers d’inspiration « Reflex » pour stimuler.

Trophée « Les Remarquables » : 3e édition pour 2026 !

Avec ce concours, le Club innovation entend mettre en lumière des solutions déjà déployées sur le terrain, mais encore perçues comme nouvelles. L’objectif est double : faire connaître des innovations pertinentes contribuant à développer la consommation de fruits et légumes et accompagner leur diffusion au sein de la filière.

Les projets sont évalués selon trois critères : la création de valeur pour le consommateur, l’impact économique, environnemental et social, et le degré de nouveauté. L’édition 2025 a confirmé l’intérêt de la démarche, avec une bonne représentativité de la filière et de ses débouchés. La session 2026 sera officiellement lancée au Medfel, avec une ouverture des candidatures début mai.

La remise des prix est d’ores et déjà programmée le 19 octobre 2026 à 16 h3 0 au Sial, salon biennal de l’agroalimentaire, offrant une vitrine stratégique aux lauréats.

Prochains numéros des cahiers d’inspiration « Reflex »

Lancés en 2025, les cahiers d’inspiration « Reflex » analysent les grandes tendances de la food en croisant les regards d’experts et de chercheurs issus de tous horizons, puis les traduisent en concepts appliqués aux fruits et légumes. Destinés aux professionnels, ces supports, accessibles en ligne aux cotisants d’Interfel, ambitionnent de nourrir la réflexion stratégique et opérationnelle de la filière, à raison d’un à deux numéros par an.

Le premier, « Les sens de l’expérience : stimuler les sens pour créer le désir », proposait notamment le concept de « la canopée », imaginé par des étudiants en design : un rayon théâtralisé en arche végétale, évoquant la cueillette. Un 2e numéro, « L’expérience des sens : nourrir l’imaginaire et la pratique », est attendu dans l’année, tandis que deux autres éditions sont déjà en préparation. De quoi confirmer, en 2026, la volonté du Club innovation d’inspirer et de renforcer la dynamique de la filière des fruits et légumes.

Club innovation Interfel
© végétable

“Supply still relatively limited, but demand for the first asparagus is always strong” by Aspergebedrijf Nooyens and FreshPlaza

First greenhouse asparagus harvested at Aspergebedrijf Nooyens

“Supply still relatively limited, but demand for the first asparagus is always strong”

Since last week, the first greenhouse asparagus have been available at Aspergebedrijf Nooyens. “Things are looking good at the moment. In the greenhouse, they always do, because you are far less sensitive to weather fluctuations than outdoors. In general, volumes are still relatively limited, but for us, there is already plenty available,” says Fons Nooyens of the cultivation company in Poppel, Flanders.

Jan and Fons Nooyens

The fourth generation is now active on the farm. In the early years, grandfather Jan Nooyens started a horticultural business where he and his wife grew lettuce, gherkins, and strawberries. Later, Fons and his wife took over the business. They decided to continue growing strawberries and also added tomatoes. This expansion required an increase in greenhouse area. “In 2010, together with my son Jan, I decided to switch to growing asparagus. That is how this branch of the business developed, about 16 years ago. We started with 1.5 hectares of greenhouse cultivation and 3 hectares of outdoor cultivation. Since then, the outdoor cultivation area has expanded to about 30 hectares, while the greenhouse area remains at 1.5 hectares.”

All Lidl branches
Supply is therefore still fairly limited, but demand, he notes, always remains high at the start of the season. “When there is virtually nothing on the market, demand is obviously strong, and prices are high. However, that is not really what matters to people in those first weeks. Everyone is simply happy that they are available again. We are not the first with asparagus, but at the moment we are one of the largest suppliers in Belgium.”

In addition to supplying BelOrta, the company also sells asparagus in its own farm shop and delivers directly to retailers. “We have our own sorting and packaging facilities, which allow us to supply everything ourselves in the desired packaging. However, many supermarkets have not yet started purchasing. At the moment, our asparagus is already available in some Delhaize stores, but once the larger volumes arrive, we will mainly supply Lidl. During the season, we supply asparagus to all 315 stores in Belgium.”

Nice volumes at Easter
“It is good to see the asparagus season starting again,” Fons confirms. “Volumes remain relatively limited at the beginning until the outdoor season really gets underway. The first outdoor volumes will become available around 15 March, after which supply increases rapidly, and by Easter it should be at its peak. Because we grow in the greenhouse, we can manage supply to some extent, which works very well. That allows us to ensure optimal volumes are available before Easter to meet demand.”

Whether it will also be a good season is something he does not yet want to predict. “It depends heavily on the weather, of course. The weather is beautiful now, but it could just as easily snow at this time of year. A lot can change in a few weeks. If severe weather arrives tomorrow, everything could turn around. The asparagus season lasts about four months. Every year, you have three weeks when asparagus are very expensive, and then three weeks when they are far too cheap. Small changes in volume can affect the asparagus market very quickly, so we will simply have to wait and see. In any case, our first greenhouse volumes taste very good.”

Watch RTV’s report on Aspergebedrijf Nooyens here.

For more information:
Aspergebedrijf Nooyens
Tulderheyde 6 / 11
2382 Poppel, Belgium
asperges.nooyens@gmail.com
www.aspergebedrijfnooyens.be

« Notre diversité variétale permet de répondre aux besoins de chaque producteur de fraise et d’asperge » par Frédéric Angier, Angier International et FreshPlaza

Frédéric Angier, Angier International :

« Notre diversité variétale permet de répondre aux besoins de chaque producteur de fraise et d’asperge »

Depuis 55 ans, l’entreprise familiale Angier International s’emploie à apporter une réponse adaptée à chaque producteur, à chaque terroir, à chaque marché.

Spécialisée dans la production de plants de fraisiers et de griffes d’asperges, l’entreprise s’est forgé une identité singulière dans le paysage français : celle d’un pépiniériste indépendant, non obtenteur, capable d’offrir une gamme variétale particulièrement large.

« Notre marque de fabrique, c’est cette diversification variétale. Nous sommes aussi bien capables d’apporter une solution adaptée à un producteur niçois qu’à un producteur lillois, et ce à toutes les exploitations quelles que soient leurs tailles.

Chez nous, un producteur est un producteur », résume Frédéric Angier, directeur de la société éponyme.

Une indépendance revendiquée au service du choix variétal
Contrairement à d’autres acteurs intégrés à un programme génétique unique, la société Angier a fait le choix de ne plus être obtenteur. « Nous l’avons été dans le passé, mais nous avons arrêté la création variétale pour travailler aujourd’hui avec différents programmes de sélection, français et étrangers ».

Un positionnement qui lui permet de proposer une diversité génétique issue de programmes français, italiens, anglais et hollandais. « A nous de savoir ensuite développer et proposer les variétés les plus pertinentes en fonction des besoins de nos clients. »

En fraise, cette diversité est particulièrement marquée. Elle permet de répondre à des créneaux commerciaux variés – précocité, rendement, qualité gustative, adaptation au hors-sol – mais aussi à des contextes pédoclimatiques très différents. « Nous mettons à disposition une offre qui peut correspondre à des environnements très contrastés. C’est ce qui fait notre force. »

En asperge, la situation est plus homogène. « En Europe, nous travaillons avec des programmes où la génétique est assez similaire.

La culture d’asperge est une culture qui répond à des cycles beaucoup plus longs que la fraise. Le producteur ne peut pas changer de variété chaque année. Il y a donc moins de diversité qu’en fraise, même si les hybrides ont beaucoup évolué et que la valeur des griffes a fortement augmenté. »

Une entreprise familiale tournée vers l’export
Si l’entreprise reste à taille humaine et très attachée à répondre aux besoins du marché national, son horizon dépasse largement les frontières françaises.

Sur les 50 millions de plants de fraisiers et les 6 millions de griffes d’asperges commercialisés chaque année, 25 % sont destinés à l’export. « C’est une spécificité de notre entreprise. Peu d’acteurs français exportent à ce niveau-là », souligne Frédéric Angier.

L’Europe constitue le principal débouché, mais l’entreprise travaille également avec certains pays d’Afrique centrale, les DOM-TOM ou encore la Corée du Sud, de manière régulière ou ponctuelle selon les opportunités.

La production s’appuie sur 80 hectares dédiés aux fraisiers, en pleine terre et en hors-sol, et 35 hectares pour les griffes d’asperges. Un outil dimensionné pour répondre à des marchés variés, tout en conservant une gestion familiale. « Nous portons notre nom.

Nous ne sommes pas une multinationale et tenons à continuer de faire de la relation avec nos clients un point de différentiation par rapport à d’autres très grosses sociétés qui rayonnent sur le marché mondial ».

L’évolution du fraisier : du plant racines nues au plant à potentiel intégré
Le marché du fraisier a profondément muté en trois décennies. « Il y a 30 ans, nous travaillions principalement pour des cultures de pleine terre avec des plants racines nues. Aujourd’hui, la réduction voire l’abandon des surfaces plein champ et le développement du hors-sol ont complètement changé la donne. » La culture hors-sol exige des plants mottés, avec un potentiel déjà construit en pépinière. « Avant, le producteur finissait en quelque sorte le travail. Aujourd’hui, le potentiel du plant se fait chez nous. L’exigence qualitative est beaucoup plus forte ».

Productivité, homogénéité, qualité sanitaire, respect des calendriers de livraison : les attentes se sont intensifiées. « De la prise de commande à la livraison, tout doit être maîtrisé. Il faut que nous réussissions à proposer des plants qui répondent à la fois à des contraintes phytosanitaires de plus en plus présentes et aux attentes des producteurs en termes de productivité et qualité ».

Parallèlement, le nombre d’acteurs s’est considérablement réduit. « Les capitaux engagés ne sont par ailleurs plus du tout les mêmes qu’il y a 30 ans. Aujourd’hui, il y a un vrai risque à faire notre métier, risque que certains ne sont plus prêts à prendre. En plants de fraisiers, on comptait 25 à 30 entreprises et aujourd’hui, nous sommes moins d’une dizaine. Même tendance en asperge, nous sommes passés de huit à deux acteurs français en 25 ans. »

Un contexte phytosanitaire sous tension
À ces mutations structurelles s’ajoutent les contraintes réglementaires. « La gamme des produits homologués se réduit d’année en année. L’interdiction récente du Movento par exemple pour lutter contre le puceron est un vrai sujet. Si des dérogations pour un autre produit alternatif ont pu être accordées en production de fraises, elles ne concernent pas les pépinières. « Nous n’avons à ce jour pas d’alternative en pépinière, et donc pas de solution. L’État a répondu sur la partie production, mais sans inclure dans sa réflexion l’amont de la filière ».

Frédéric Angier plaide pour une harmonisation européenne. « Un plant produit dans un autre pays d’Europe peut bénéficier de solutions que nous n’avons pas le droit d’utiliser. Il y a une vraie distorsion de concurrence qui met à mal notre filière française. Il y a une véritable nécessité d’adopter une réglementation commune pour l’ensemble des pays européens ».

Il semblerait donc que le métier de pépiniériste s’est profondément transformé ce dernier demi-siècle, confronté à la réduction des solutions phytosanitaires et aux aléas climatiques de plus en plus marqués. Plus technique, plus encadré, plus exposé, il exige encore plus aujourd’hui anticipation et capacité d’adaptation. Un équilibre délicat que des entreprises comme la société Angier International s’efforcent de maintenir pour sécuriser l’amont de toute la filière.

Pour plus d’informations :
Frédéric Angier
Angier International
Email : frederic@angier-international.com