« Nous dépasserons cette semaine les 1000T de Gariguette »
Emeline Vanespen, AOPn Fraises et Framboises :
« Nous dépasserons cette semaine les 1000T de Gariguette »
La campagne française de fraises entre dans une phase clé avec un premier pic de production de Gariguette et des volumes en fraises rondes qui s’intensifient dès cette semaine. Après un début de campagne tardif et une montée en puissance de la production mesurée, Emeline Vanespen – directrice de l’AOPn Fraises Framboises de France -, dresse un état des lieux de la campagne fraise en France.
Un basculement rapide du manque au pic de production Après un démarrage tardif lié à un hiver défavorable, la campagne avait été freinée par des températures fraîches et des vents du nord, limitant ainsi les récoltes. « Nous avons même manqué de produits la semaine dernière pour Pâques. Mais la situation a basculé en semaine 15 avec l’arrivée du temps chaud. Cette semaine, nous allons dépasser les 1 000 tonnes de Gariguette. En parallèle, la production de fraises rondes monte en puissance, avec de nouveaux bassins comme la Dordogne puis la Sologne qui entrent en production, tandis que le sud-est est en pic de production ».
Une pression concurrentielle désormais mesurée Dès la semaine 13, la campagne française s’est heurtée à une première difficulté : « Les Espagnols ont eu beaucoup de problèmes en début de campagne, impactant directement la qualité et les volumes de leurs fraises. Des marchés comme l’Allemagne et l’Angleterre vers lesquels l’Espagne envoie de la marchandise habituellement à cette période de l’année n’ont pas été réceptifs. De ce fait, une quantité de fraises espagnoles à très bas prix — autour de 70 centimes la barquette — s’est retrouvée en France et a fortement perturbé le marché. Même si l’origine France se veut différenciante par rapport à l’espagnole, ces niveaux de prix ont impacté les ventes de fraises françaises dont les volumes auront finalement été plus importants que prévu », souligne Emeline Vanespen.
Une pression qui s’est néanmoins moins fait ressentir pour Pâques : « Il s’agit d’une période où le marché tire beaucoup en Europe. L’écoulement des fraises espagnoles a donc été beaucoup plus réparti. Et à partir de maintenant, les volumes devraient continuer de diminuer ».
Des écarts de prix sur la Gariguette à surveiller A ce stade de la campagne, le principal point de vigilance concerne les écarts de prix sur la Gariguette. Entre des promotions agressives à 2,50 € et un prix fond de rayon proche de 5 €, les ventes hors promotion restent limitées. « Il est essentiel de retrouver un certain équilibre pour permettre un écoulement fluide des volumes et garantir une bonne qualité de marchandise », insiste Emeline Vanespen.
Avec une hausse continue des volumes attendue dans les prochaines semaines, la capacité du marché à absorber l’offre sera déterminante. « Les trois prochaines semaines vont être cruciales. Nous avons mis en place un plan de communication important pour soutenir la demande, mais pour que la consommation soit au rendez-vous, il faut également que les prix pratiqués en magasin permettent de maintenir une bonne rotation des produits en rayon, et donc une bonne qualité ».
Pour plus d’informations : Emeline Vanespen AOPn Fraises Framboises de France emeline.vanespen@fraisesdefrance.fr Date de publication: jeu. 9 avr. 2026
« Les myrtilles pour la nouvelle saison : valeurs sûres et nouveautés »
« La saison qui commence de manière particulière : le climat et la situation internationale se ressentent au quotidien. La situation générale ne facilite pas l’organisation des expéditions et des voyages vers l’est du monde, tandis que le temps est de plus en plus incertain. Les fluctuations actuelles sont complexes à gérer au niveau des pépinières et nous placent devant des complexités constantes », déclare Matteo Molari, associé gérant de G-Berries et de Molari Società Agricola.
Cependant, afin de planifier et de gérer efficacement toutes les livraisons, il est déjà temps de se concentrer sur la prochaine saison de myrtilles. « La dernière campagne d’automne et la première de printemps ont eu des résultats exceptionnels pour nous, avec une croissance d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Nous attendons donc avec impatience la prochaine récolte, qui débutera vers la mi-septembre. Nous conseillons donc à tous nos clients de planifier leurs commandes à temps. Cette année sera celle de la poursuite de la croissance, avec un ensemble de variétés comprenant à la fois des nouveautés et des variétés d’une importance et d’une présence absolues sur le marché. »
« En commençant par les variétés Northern Highbush », explique Valeria Girlando, responsable technique des pépinières de Molari Soc.Agr., « nous consoliderons notre engagement dans la distribution de variétés à gros fruits et très fiables pour vos plantes : de la classique Duke à Top Shelf, Valor, Cargo et la regrettée Last Call. La valeur et le positionnement sur le marché de Top Shelf et Valor sont vraiment importants, car ils garantissent la productivité et la qualité des fruits. Cargo, quant à lui, est excellent si vous visez le volume et une longue durée de conservation. Enfin, Blue Ribbon n’a plus besoin d’être présentée : c’est une variété ductile, capable de s’adapter à différents climats, d’une qualité exceptionnelle et d’une présence remarquable en rayon. »
« En ce qui concerne les variétés Highbush, nous ne pouvons que confirmer la croissance continue de ce segment”, précise Molari, « notamment Ventura, qui est toujours une variété de référence dans le sud de l’Italie et dans d’autres zones géographiques telles que l’Espagne. Nous disposons des derniers lots européens de cette variété et invitons les intéressés à se manifester. Ensuite, la gamme s’enrichit de Cupla, qui s’avère apporter une grande précocité et des avantages économiques conséquents aux producteurs du sud de l’Italie. »
« Enfin, le projet du Naike Blueberry Club a pris un excellent départ : les variétés Naike et Tafì donnent d’excellents résultats et nous sommes impatients de voir les premiers fruits de cet excellent travail d’équipe. Il s’agit de deux variétés très précoces, rustiques et vigoureuses qui s’adaptent bien à différentes conditions de culture. Naike a une courbe de production plus longue, tandis que Tafì est plus concentrée. Aujourd’hui, nous les trouvons dans les champs en Sicile et dans la région de Huelva et nous avons des exemples de différentes cultures : en pot, en sac et en terre. »
« Nous avons déjà prévu de nouveaux projets pour la fin de l’année dans les Pouilles, en Calabre et au Maroc, ainsi que de nouvelles transplantations dans la région de Huelva. Ces deux variétés sont gérées par un Club fermé, composé de 6 entreprises en Europe et en Afrique. Nous avons encore un créneau disponible, qe nous sommes en train de négocier. »
« Les myrtilles pour la nouvelle saison : valeurs sûres et nouveautés »
« La saison qui commence de manière particulière : le climat et la situation internationale se ressentent au quotidien. La situation générale ne facilite pas l’organisation des expéditions et des voyages vers l’est du monde, tandis que le temps est de plus en plus incertain. Les fluctuations actuelles sont complexes à gérer au niveau des pépinières et nous placent devant des complexités constantes », déclare Matteo Molari, associé gérant de G-Berries et de Molari Società Agricola.
Cependant, afin de planifier et de gérer efficacement toutes les livraisons, il est déjà temps de se concentrer sur la prochaine saison de myrtilles. « La dernière campagne d’automne et la première de printemps ont eu des résultats exceptionnels pour nous, avec une croissance d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Nous attendons donc avec impatience la prochaine récolte, qui débutera vers la mi-septembre. Nous conseillons donc à tous nos clients de planifier leurs commandes à temps. Cette année sera celle de la poursuite de la croissance, avec un ensemble de variétés comprenant à la fois des nouveautés et des variétés d’une importance et d’une présence absolues sur le marché. »
« En commençant par les variétés Northern Highbush », explique Valeria Girlando, responsable technique des pépinières de Molari Soc.Agr., « nous consoliderons notre engagement dans la distribution de variétés à gros fruits et très fiables pour vos plantes : de la classique Duke à Top Shelf, Valor, Cargo et la regrettée Last Call. La valeur et le positionnement sur le marché de Top Shelf et Valor sont vraiment importants, car ils garantissent la productivité et la qualité des fruits. Cargo, quant à lui, est excellent si vous visez le volume et une longue durée de conservation. Enfin, Blue Ribbon n’a plus besoin d’être présentée : c’est une variété ductile, capable de s’adapter à différents climats, d’une qualité exceptionnelle et d’une présence remarquable en rayon. »
« En ce qui concerne les variétés Highbush, nous ne pouvons que confirmer la croissance continue de ce segment”, précise Molari, « notamment Ventura, qui est toujours une variété de référence dans le sud de l’Italie et dans d’autres zones géographiques telles que l’Espagne. Nous disposons des derniers lots européens de cette variété et invitons les intéressés à se manifester. Ensuite, la gamme s’enrichit de Cupla, qui s’avère apporter une grande précocité et des avantages économiques conséquents aux producteurs du sud de l’Italie. »
« Enfin, le projet du Naike Blueberry Club a pris un excellent départ : les variétés Naike et Tafì donnent d’excellents résultats et nous sommes impatients de voir les premiers fruits de cet excellent travail d’équipe. Il s’agit de deux variétés très précoces, rustiques et vigoureuses qui s’adaptent bien à différentes conditions de culture. Naike a une courbe de production plus longue, tandis que Tafì est plus concentrée. Aujourd’hui, nous les trouvons dans les champs en Sicile et dans la région de Huelva et nous avons des exemples de différentes cultures : en pot, en sac et en terre. »
« Nous avons déjà prévu de nouveaux projets pour la fin de l’année dans les Pouilles, en Calabre et au Maroc, ainsi que de nouvelles transplantations dans la région de Huelva. Ces deux variétés sont gérées par un Club fermé, composé de 6 entreprises en Europe et en Afrique. Nous avons encore un créneau disponible, qe nous sommes en train de négocier. »
André et Alexander Willemsen évoquent le début de la saison des asperges :
« Cette année, nous avons livré pour la première fois des plants d’asperges en Géorgie »
Le 21 mars, les premières asperges blanches de la saison ont déjà pu être récoltées à la ferme Willemsen à Wassenberg. « Plus tôt que jamais », se réjouit Alexander Willemsen, qui dirige l’exploitation avec son frère André. Outre l’approvisionnement des quelque 30 exploitations voisines, de petites quantités ont déjà été mises sur le marché. Selon les deux frères, les asperges régionales devraient être disponibles à l’échelle nationale d’ici Pâques.
Ce démarrage précoce s’explique par des conditions de croissance particulièrement favorables durant l’été et l’automne 2025. La dernière phase de développement avant le début effectif de la récolte a également été optimale, « même si une période de froid davantage marquée aurait été souhaitable », précise André Willemsen. Les précipitations de la semaine 13 ne posent pas de problème majeur pour la culture, mais elles ne favorisent guère la consommation. « Nous le ressentons clairement dans la commercialisation des asperges fraîches. Dans l’ensemble, nous restons toutefois extrêmement satisfaits de ce début de campagne. »
Dans un contexte de nouvelle hausse du salaire minimum, la question des prix est au cœur des discussions en ce début de saison. Willemsen explique : « En vente directe, nous entamons la saison pour la troisième année consécutive avec des prix d’ouverture quasiment inchangés. Nous sommes convaincus qu’il ne faut ni inquiéter ni décourager les consommateurs, surtout en début de campagne. Par ailleurs, l’expérience montre que les hausses de coûts s’équilibrent au fil de la saison. » Outre les coûts salariaux, qui pèsent le plus, la hausse du prix des engrais constitue également un facteur secondaire.
Alexander et André Willemsen présentent les premières asperges précoces de la variété
Précocité croissante des campagnes Dans la région frontalière germano-néerlandaise, la famille Willemsen exploite au total environ 150 hectares d’aspergeraies. André Willemsen précise que la seconde activité de l’entreprise est la production de jeunes plants, sur près de 35 hectares. « Autrefois, les livraisons de plants débutaient vers la mi-mars, mais avec l’avancée progressive des saisons, l’arrachage commence désormais plus tôt, si bien que nous livrons aujourd’hui dès la première semaine de mars. » Comme pour les asperges fraîches, les perspectives sont positives pour les jeunes plants : « Nous nous attendons à une excellente récolte cette année. »
Selon lui, la production de plants n’échappe pas non plus à la hausse des coûts, notamment en raison du renchérissement progressif des semences
Contrairement à la commercialisation des asperges fraîches, dominée par l’ancrage régional, le segment des jeunes plants est devenu au fil du temps une activité à dimension internationale. « Nous fournissons des exploitations dans toute la région DACH, au Benelux, en France, en Hongrie, en Roumanie et en Pologne. Cette année, nous avons même enregistré pour la première fois une demande en provenance de Géorgie. Compte tenu de la distance et de la complexité logistique, nous devons encore évaluer si ce type d’opération est viable à long terme. » Si les asperges blanches représentent indubitablement la majorité des volumes, les asperges vertes gagnent progressivement en importance.
Le marché de l’asperge reste solide, mais également hautement concurrentiel, poursuit Willemsen. « Contrairement à certains concurrents, nous ne disposons pas de représentants à l’étranger. En revanche, notre force réside dans notre expérience de producteurs, qui nous permet d’accompagner et de conseiller nos clients de manière extrêmement concrète. » Les dernières statistiques montrent notamment un recul des surfaces en Allemagne. « Les années de forte expansion sont derrière nous. Néanmoins, la plupart de nos clients souhaitent maintenir leurs surfaces actuelles. C’est indispensable si l’on souhaite continuer à approvisionner le marché en asperges locales à l’avenir. Il ne faut pas oublier que, ces deux dernières années, des pénuries ont été observées en pleine saison. »
Un large éventail de variétés et de clients Le spécialiste estime par ailleurs qu’environ 15 % des surfaces devraient être renouvelées chaque année en Allemagne avec de nouveaux plants. Il accompagne aussi bien de grandes exploitations mécanisées que des structures de taille moyenne. L’assortiment comprend aujourd’hui jusqu’à 25 variétés différentes. « Si le début de saison reste déterminant, le segment tardif regagne en importance depuis quelques années. Les obtenteurs ont ainsi développé de nouvelles variétés performantes, comme Mosalim, Sirius ou Raffaelo, permettant d’assurer un bon approvisionnement du marché jusque tard en mai et en juin », conclut-il.
Pour plus d’informations : Alexander & André Willemsen Zegra Spargelwelt GmbH & Co. KG Ossenbrucher Weg 10 41849 Wassenberg Tél. : 0 24 32 – 89 27 34 info@zegra.de www.zegra.de
« Afin de répondre à une demande croissante, nous avons de nouveau étendu nos surfaces de culture d’asperges »
Dès le 20 mars, les premières asperges blanches locales issues de cultures chauffées ont pu être proposées sur le marché de gros de Zurich. « Nous cultivons désormais des asperges chauffées sur trois hectares et avons ainsi pu démarrer la récolte environ une semaine plus tôt que les années précédentes », explique Fabian Kummer, de l’exploitation Schmitterhof à Diepoldsau. Les premières asperges précoces « classiques » de la variété Prius sont également déjà disponibles, ajoute le producteur.
La commercialisation des asperges s’effectue auprès de la restauration et du commerce spécialisé via Marinello et Caviezel-Giovanettoni, deux partenaires présents sur le marché de gros zurichois. Le commerce de détail ne sera approvisionné qu’après Pâques, via le groupe Forster. Malgré des conditions météorologiques froides et humides ces derniers jours, la demande s’avère déjà encourageante. « Nous espérons toutefois un temps davantage ensoleillé à l’approche de Pâques », précise Kummer. Si la croissance des asperges non chauffées a été quelque peu ralentie, la température sous les buttes n’a que légèrement diminué. « Dès que les températures extérieures remontent, la végétation rattrape généralement très vite son retard. »
En ce début de campagne, les prix se situent à un niveau proche de celui de l’an dernier et sont jugés satisfaisants par le producteur. « Nous prévoyons une légère baisse des prix à partir des semaines 16-17, en fonction de l’augmentation des volumes disponibles. Une baisse plus marquée survient généralement à partir de fin avril ou de début mai. » Les premières opérations promotionnelles dans la grande distribution suisse devraient débuter autour de la semaine 20.
Asperges blanches fraîches : les premières asperges vertes de la variété Ramires devraient être disponibles à partir de la semaine 16
L’asperge verte toujours en vogue L’exploitation continue de se concentrer sur la première moitié de la saison. Kummer précise : « Notre période de pointe s’étend de mi-avril à fin mai. Nous observons également que les asperges suisses gagnent en popularité, notamment auprès des jeunes consommateurs. Les asperges vertes, en particulier, sont très tendances depuis plusieurs années chez les particuliers. En revanche, dans la restauration haut de gamme, les asperges blanches représentent environ deux tiers des volumes écoulés. » Cette tendance se reflète aussi dans les ventes : en semaine, l’asperge verte est particulièrement demandée, notamment en raison de sa facilité de préparation, tandis que l’asperge blanche est davantage privilégiée le week-end.
Outre la culture des asperges, le Schmitterhof produit également des fraises et des framboises sous abri. Là aussi, le début de la saison est imminent (à partir de la semaine 18)
Nouvelles extensions de surface Près des deux tiers des surfaces du Schmitterhof sont consacrés à l’asperge blanche, le reste à l’asperge verte. De petites quantités d’asperges violettes viennent compléter l’offre, sur un créneau de niche. « Afin de pouvoir continuer à répondre à la demande croissante, nous avons récemment agrandi nos surfaces de production. Ces nouvelles plantations entreront progressivement en production au cours des prochaines années », conclut l’exploitation.
« C’est un bon début de campagne pour l’asperge bio »
Après un début de saison marqué par des conditions climatiques défavorables, la campagne d’asperges bio semble aujourd’hui avoir retrouvé son équilibre. Frédéric Poupard, asparagiculteur à Longué-Jumelles dans la région angevine au sein de l’exploitation Langevine, dresse un bilan à la fois lucide et optimiste : malgré un démarrage tardif, les volumes et la qualité sont désormais au rendez-vous, dans un contexte de marché bio qui a repris des couleurs.
Un retard de début de campagne finalement maîtrisé Les intempéries hivernales ont fortement perturbé la préparation des parcelles, retardant les premiers travaux. « Nous avons commencé à buter seulement fin février-début mars, ce qui laissait présager au départ un retard d’au moins quinze jours », explique Frédéric Poupard. Mais grâce à des conditions plus sèches par la suite, ce décalage a pu être réduit à sept à dix jours. « La montée rapide des températures des sols a joué un rôle déterminant dans ce rattrapage. Nous aurons finalement commencé la campagne de blanches aux alentours du 15 mars ».
Des volumes et une qualité au rendez-vous Malgré ce contexte incertain, la dynamique de production s’est révélée favorable. « En termes de volumes, nous avons réussi à rattraper le retard », souligne le producteur. « La montée en puissance a été progressive mais efficace, permettant d’atteindre des niveaux satisfaisants en ce début de campagne ». La qualité constitue également une bonne surprise : « Nous sommes même meilleurs que ce que nous imaginions. Les conditions de sol chaudes ont permis d’obtenir des asperges visuellement attractives. Les aspergeraies n’ayant pas souffert l’an passé, nous avons cette année un bon calibre ». Un constat d’autant plus encourageant que l’optimisme n’était pas de mise quelques semaines auparavant.
Côté vertes, les premières récoltes d’asperges en extérieur, débutées récemment, semblent confirmer cette tendance même si la prudence reste de mise en tout début de campagne.
Une stratégie de précocité payante pour Pâques Sur cette exploitation 100 % bio, les techniques de précocité mises en place ont pleinement joué leur rôle cette année. « Il y a des années où elles sont très efficaces, d’autres moins. Et cette année les conditions ont été idéales pour permettre à ces techniques de fonctionner », explique Frédéric Poupard. Résultat : l’exploitation se trouve aujourd’hui en pleine production à l’approche de Pâques, une période clé pour la consommation d’asperges. « Pour nous, Pâques arrive en plein cœur du pic de production, ce qui est idéal ».
Un marché du bio qui semble reprendre des couleurs Côté commercial, les premiers signaux sont plutôt positifs. « Pour l’instant, nous sommes satisfaits des prix. Le fait que nous ayons été en avance dans la région a permis d’entrer sur un marché relativement porteur », indique le producteur. Notamment grâce à une certaine avance au sein de la région. « La demande liée aux fêtes de Pâques devrait également contribuer à maintenir des niveaux de prix intéressants ». Toutefois, des interrogations subsistent pour l’après-Pâques : « Nous sommes dans l’expectative d’après-Pâques. Car il y a toujours une hypothétique baisse de consommation. Si tout le monde arrive en production en même temps, le marché peut être amené à être saturé et les prix à diminuer ».
Concernant le segment bio, les circuits spécialisés montrent des signes d’amélioration. « Ce n’est pas exceptionnel, mais le marché se tient », observe Frédéric Poupard. Du côté de la grande distribution, la situation reste plus floue : « Je ressens un regain d’intérêt des centrales d’achat, mais sans concrétisation pour l’instant. »
Enfin, le contexte économique et géopolitique demeure une source d’incertitude. Bien que résolument positif pour cette saison, Frédéric Poupard reste vigilant face aux éventuelles répercussions sur la consommation : « En 2022, la guerre en Ukraine avait eu un impact catastrophique sur le marché. Pour l’instant, nous ne ressentons pas d’effet, mais il est encore trop tôt pour se prononcer. »
Pour plus d’informations : Frédéric Poupard Langevine langevine@live.fr Date de publication: jeu. 2 avr. 2026
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