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Aumentan los volúmenes de fresas de Florida por Bova Fresh y FreshPlaza

Aumentan los volúmenes de fresas de Florida

La oferta de fresas comienza a recuperarse en Florida. «La producción ha bajado un 50% en las dos últimas semanas debido a las heladas, pero con la llegada del buen tiempo, esperamos que empiece a repuntar a finales de semana», explica Robert Wilhelm, de Bova Fresh. «En este momento, estamos cubriendo prácticamente en su totalidad todos nuestros compromisos para San Valentín».

El productor se empleó a fondo para recoger las berries antes de la helada y regó de vez en cuando durante ese tiempo para proteger la fruta. «Fue duro para las fincas, para las plantas, pero parece que se recuperaron bastante bien», dice Wilhelm.

En total, el año pasado por estas fechas había menos fruta. «Hemos alcanzado cifras similares a las del año pasado, excepto en esos tres o cuatro días en los que hubo heladas», indica Wilhelm, que añade que este año se plantó un poco antes, lo que ayudó a poder recoger la fruta antes de que llegaran las heladas.

Mientras tanto, la demanda de fresas ha sido muy fuerte durante las últimas tres semanas, incluso con la fruta mexicana que Bova Fresh está importando para cubrir el mercado en la costa oeste. La fruta de Florida está cubriendo la demanda de la costa este y el Medio Oeste. Se espera que la demanda se mantenga fuerte esta semana, aunque es probable que se suavice durante el fin de semana.

Será entonces cuando la oferta empiece a alcanzar niveles promocionables. Los precios oscilan entre 16,90 $ y 22,90 $ en el mercado spot. «La semana que viene empezaremos a bajar el precio del mercado spot e intentaremos situarlo en torno al precio de nuestras promociones», cuenta Wilhelm, y añade que se están aplicando los mismos precios que el año pasado antes y después de San Valentín. El mercado spot también parece más o menos el mismo.

Aunque Florida suele terminar la producción a finales de marzo, el año pasado la empresa continuó hasta mediados de abril y, en función del tiempo que haga, espera hacer lo mismo este año.

Para más información:
Robert Wilhelm
Bova Fresh
robert@bovafresh.com
https://bovafresh.com/ Fecha de publicación: vie. 13 feb. 2026

© FreshPlaza.es / Astrid van den Broek

D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée » par Marcel Beelen, FineField et FreshPlaza

Marcel Beelen, FineField :

« D’ici 5 à 15 ans, la récolte des myrtilles sera entièrement mécanisée »

En 2021, après avoir développé plusieurs prototypes, FineField a vendu sa première récolteuse de baies mécanisée pour le marché du frais. Depuis, cette entreprise néerlandaise a vendu des dizaines de ces machines. Marcel Beelen, directeur commercial, estime que l’ensemble du marché des produits frais finira par passer à la récolte mécanique. «Les avis divergent quant à la rapidité avec laquelle cela se produira. Les producteurs disent que l’économie de main-d’œuvre est le seul élément de coût auquel ils peuvent encore s’attaquer».

La start-up spécialisée dans la fabrication de machines a dû faire un pas en arrière peu après son lancement. «En 2022, la demande a véritablement décollé, en partie à cause de la crise du coronavirus, lorsque les producteurs ont eu du mal à trouver du personnel. Mais cette année-là a également été très difficile pour nous. Nous avons dû faire face à une crise des pièces détachées. Certaines pièces n’étant pas disponibles, nous avons dû procéder à des ajustements sur les machines. Les prix ont également grimpé en flèche. Des pièces que nous payons normalement 100 euros ont soudain coûté 2 000 euros. Nous avons vendu 12 machines cette année-là.

«Mais vous n’êtes payé qu’une fois que vous avez livré la marchandise, alors c’était assez éprouvant, d’autant plus qu’il s’agissait de machines qui n’avaient pas été testées. Nous avons considéré qu’il s’agissait d’un test utile pour ces clients et, sur la base de leurs commentaires, nous avons apporté les modifications nécessaires. En conséquence, nous avons fait une pause d’un an ou deux. Cependant, l’intérêt concret pour la récolte mécanique a commencé à exploser. Nous avons maintenant résolu ces problèmes initiaux et le marché se rend peu à peu compte qu’il faut changer quelque chose», explique Marcel.

Les machines exigent des pratiques commerciales différentesIl note que l’intérêt en Europe est inférieur à celui du marché nord-américain. «Il y a plusieurs raisons à cela. Traditionnellement, l’Europe n’utilise pas la récolte mécanique pour le marché du frais, mais uniquement pour la récolte finale destinée à l’industrie. En outre, les normes de qualité des produits européens sont généralement plus élevées. Les entreprises ont donc du mal à passer à la récolte à la machine, car cela implique un mode de fonctionnement complètement différent. Auparavant, il fallait recruter du personnel, organiser le logement et gérer la récolte. Tout cela est en train de changer. Aux États-Unis, dans l’Oregon et l’État de Washington par exemple, où le marché des baies industrielles est plus important que celui des baies fraîches, les gens sont beaucoup plus familiarisés avec les machines à récolter.

«Nous voulons vraiment nous concentrer sur le marché du frais. Nous voyons des opportunités en particulier sur les côtes Est et Ouest, en Californie, où les coûts de main-d’œuvre sont assez élevés», explique Marcel. Malgré l’augmentation de la production de myrtilles en Amérique latine, il ne prévoit pas encore de marchés en croissance significative dans ces pays. «En termes de superficie, des pays comme le Chili et le Pérou sont certainement intéressants, mais ils devront d’abord investir dans de nouvelles variétés ; ce n’est qu’ensuite que les machines suivront. À l’heure actuelle, par exemple, les variétés péruviennes à basse température ont jusqu’à 20 moments de cueillette. La cueillette mécanique n’est pas adaptée à cette situation. Cependant, avec les nouvelles variétés, la production maximale est plus probable et la récolte mécanique deviendra plus pertinente.

Avec la société américaine Fall Creek comme actionnaire, FineField est étroitement impliquée dans le développement de nouvelles variétés. «Beaucoup de nouvelles variétés sont plus grosses, mais aussi plus tendres que les petites baies, et il s’agit donc de trouver les meilleures variétés pour la cueillette mécanique. Nous nous concentrons particulièrement sur les variétés à refroidissement élevé et moyen. Nous gardons un œil sur le marché des baies à basse température, mais ce n’est pas une priorité pour nous en ce moment. Il y a une demande du marché pour des machines de récolte qui peuvent également fonctionner dans des tunnels, mais nous pensons que des machines spécifiques doivent être développées à cette fin», souligne Marcel.

«Nous sommes souvent en contact avec des investisseurs qui créent de nouveaux champs basés sur la récolte mécanique ou qui souhaitent adapter leurs champs à la récolte mécanique. La cueillette à la machine nécessite toutefois des adaptations de la part des cultivateurs. Par exemple, il faut davantage de connaissances techniques en interne, il faut disposer de suffisamment de pièces de rechange et l’opérateur doit être bien formé. Il faut également bien organiser ses relations avec le fournisseur de la machine. Il y a donc aussi une courbe d’apprentissage pour le cultivateur. Les données jouent également un rôle de plus en plus important. Nos machines collectent une multitude de données que nous pouvons utiliser pour aider nos clients. Et nous mettons activement en œuvre des applications d’intelligence artificielle qui contribuent à optimiser la récolte.

Cueillette mécanique contre cueillette manuelle de qualité
«Certaines personnes sont encore sceptiques quant à la qualité des baies récoltées mécaniquement par rapport à celles qui sont cueillies à la main. Mais certains producteurs affirment que la cueillette mécanique permet d’obtenir une meilleure qualité que lorsqu’ils récoltaient à la main. La fermeté et la durée de conservation des fruits sont généralement comparables à celles des baies cueillies à la main. Les machines ont évidemment un taux de perte plus élevé parce qu’elles ramassent aussi les baies vertes et molles, que les cueilleurs laisseraient de côté. Il faut donc trier les baies par la suite», explique M. Beelen.

«Pourtant, la cueillette manuelle est très irrégulière. Un ouvrier cueille très proprement, tandis qu’un autre jette tout dans la caisse. Bien que la machine que nous fournissons actuellement soit pleinement opérationnelle, nous travaillons en permanence sur trois points : la qualité des baies qui sortent des machines, les pertes pendant la récolte et la fiabilité. C’est un processus continu. C’est pourquoi nous construisons toutes nos machines avec la possibilité de les adapter, de sorte que nous pouvons toujours remplacer les anciennes machines lorsque des modifications sont apportées et ne pas négliger nos premiers acheteurs.

L’un des principaux avantages par rapport à la récolte manuelle est que les machines peuvent être utilisées sans interruption. «En France, par exemple, les producteurs utilisent leurs machines en trois équipes. Le seul moment où elles ne sont pas utilisées, c’est entre 4 heures et 8 heures du matin, à cause de la rosée. Il faut cependant savoir qu’il faut nettoyer les machines à fond. Les baies produisent du jus, et lorsque cette eau sucrée sèche, elle devient très collante», poursuit Marcel, qui ajoute que lors de la deuxième récolte, lorsque les buissons ont suffisamment de baies, les machines FineField ont une capacité de 1 à 1,4 tonne par heure. Si l’on inclut la première et la troisième récolte, la moyenne de la saison est d’environ 800 kg/heure.

Rentabilisé en deux saisons
Marcel estime qu’investir dans une telle machine est donc une évidence. «En termes de retour sur investissement, vous pouvez récupérer le coût de la machine pour une saison en 18 mois. Si vous pouvez l’utiliser pendant deux saisons par an, vous rentrerez dans vos frais en un an. La machine coûte 350 000 à 400 000 euros aux producteurs, qui doivent donc avoir les moyens de l’acheter. Les possibilités de subvention varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Pays-Bas et l’Allemagne, par exemple, n’en ont pratiquement pas. Les pays d’Europe de l’Est en ont souvent, et aux États-Unis, les options varient d’un État à l’autre».

Selon Marcel, la machine FineField se distingue par le fait qu’elle est la seule à être spécifiquement conçue pour le marché du frais. «De nombreuses autres machines destinées à un usage industriel sont également positionnées sur le marché du frais. Mais cela nécessite une approche différente. Le marché des baies étant suffisamment important, ces acteurs serviront toujours le marché local. Je pense qu’il faudra cinq à quinze ans pour que l’ensemble du marché des myrtilles passe à la récolte mécanique», conclut Marcel. (IH)

Pour plus d’informations :
FineField
Konijnenweg 12
5962 BA Melderslo
Tel : +31(0)77 208 60 54
info@finefield.nl
www.finefield.nl Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Contact

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« Nous estimons les pertes en asperges à 30 %, juste au début de la saison » ) par José Antonio Gómez, de la coopérative Centro Sur (Grenade) :

« Nous estimons les pertes en asperges à 30 %, juste au début de la saison »

Près d’un tiers des cultures d’asperges vertes de la Vega Baja del Genil, principale zone de production de ce légume à Grenade et en Espagne, sont toujours inondées suite aux inondations qui ont particulièrement touché la commune de Huétor Tájar suite au passage de la tempête Marta. Le débordement du ruisseau Vilano et de la rivière Genil a causé d’importants dommages aux champs, aux canaux d’irrigation, aux infrastructures d’irrigation et aux communications, laissant la municipalité isolée par la route.

«Nous estimons qu’entre 25 et 30 % de la récolte d’asperges de Huétor Tájar a été perdue, ce qui représente environ 3 millions de kilos de produits, juste au début de la saison», déclare José Antonio Gómez, membre du conseil d’administration de la coopérative Centro Sur. «Il pleut sur un sol déjà humide dans cette région, car nous avions accumulé beaucoup de pluie avant celles-ci».

Carte des parcelles inondées autour de la municipalité de Huétor Tájar.

«Le démarrage de saison était imminent. En fait, les premiers lots situés dans les zones antérieures avaient déjà été récoltés, tandis que la zone inondée allait commencer à être récoltée dans une dizaine de jours», souligne José Antonio Gómez. «Il s’agit sans aucun doute d’une perte importante qui ralentit la croissance de la superficie et de la production prévue pour cette année. D’un autre côté, d’autres zones de culture bénéficieront de la pluie».

Débordements dans la ville de Huétor Tájar.

L’asperge est une culture clé pour l’économie locale, puisque près de 80 % de la population dépend directement ou indirectement de cette activité, qui compte plus de 2 000 coopératives membres et une appellation d’origine reconnue par l’Union européenne. Les inondations risquent donc d’entraîner la perte de nombreuses journées de travail au cours d’une saison qui s’étend principalement de mars à juin.

Les dégâts affectent particulièrement les zones de culture des asperges, mais les infrastructures hydrauliques historiques ont également été gravement endommagées, car les cours d’eau, détournés au début du XXe siècle, reprennent leur cours initial lors des inondations. Face à cette situation, le conseil municipal a demandé une aide d’urgence, la déclaration d’une zone gravement touchée et un programme spécial d’emploi agricole pour atténuer l’impact économique et social de la catastrophe.


Pour plus d’informations :
Centro Sur, S.C.A
Ctra. de la Estación, s/n.
18360, Huétor Tájar. Espagne.
T : +34 958332020
info@centro-sur.es
centro-sur.es

par Moustafa Shaalan de Green Tiba et FreshPlaza

(Egypte)

« Nous continuerons à exporter des fraises aussi tard que la demande le permettra » par Moustafa Shaalan de Green Tiba et FreshPlaza

(Egypte)

« Nous continuerons à exporter des fraises aussi tard que la demande le permettra »

Les fraises égyptiennes connaissent une saison exceptionnelle, avec une augmentation substantielle de la production qui a conduit à une stabilité des prix des fraises, alors que la concurrence et l’augmentation des coûts de transport ont exacerbé les difficultés des exportateurs. Moustafa Shaalan, directeur des ventes chez Green Tiba, reconnaît que «l’industrie a connu beaucoup de changements cette saison par rapport aux saisons précédentes».

La saison a commencé plus tôt que d’habitude, les producteurs s’étant précipités pour être les premiers sur le marché, avant de voir les prix chuter lorsque l’offre excédentaire a inondé le marché. Shaalan ajoute : «La production a augmenté de manière significative, ce qui a mis les exportateurs dans une position difficile, d’autant plus que l’augmentation des coûts de transport n’a rien arrangé. Nous avons également dû trier les fraises à de nombreuses reprises cette saison, en particulier pendant les mauvaises conditions météorologiques, afin d’exécuter nos programmes de chargement et de maintenir la marque Green Tiba sur les marchés à tout moment, quelles que soient les conditions météorologiques en Égypte.

«Il y a également eu une concurrence féroce de la part d’autres origines, telles que la Grèce, la Turquie et l’Iran dans certaines destinations. Dans ces conditions, la demande et les volumes d’exportation de fraises égyptiennes sont directement affectés. Mais l’effet n’est pas le même pour tous les exportateurs, et c’est là que la force de la marque fait toute la différence», poursuit M. Shaalan.

L’augmentation de la production et l’arrivée dans le secteur de nombreux nouveaux producteurs qui ne connaissent pas les objectifs de LMR sur les marchés d’exportation ont conduit à un renforcement des contrôles sur les fraises égyptiennes en Europe et au Royaume-Uni. Shaalan commente : «Le respect des LMR, ainsi que la manipulation des fruits, la durée de conservation et le choix du moment critique pour la cueillette des fraises ont fait la différence entre les acteurs égyptiens. Chez Green Tiba, nous sommes heureux d’avoir réussi à préserver la confiance de nos clients, alors que d’autres ont connu des difficultés au cours de cette saison exceptionnelle».
«Nous avons obtenu de bons résultats malgré tous ces défis, en augmentant notre volume d’exportation de 40 % par rapport à la même période de la saison dernière. Ce résultat prouve que nos fraises et notre façon de travailler répondent aux normes les plus élevées», poursuit l’exportateur.

Shaalan explique la recette de son succès : «Notre premier atout est que nos fraises sont totalement exemptes de pesticides et qu’elles répondent aux normes mondiales de contrôle de la qualité. Cette année, nous avons également adapté notre emballage et notre étiquetage pour répondre aux différents besoins de nos clients. Par exemple, nous avons introduit un emballage spécial sur le thème de la Saint-Valentin et différentes options d’étiquetage pour répondre à des besoins différents, car un grossiste en Malaisie a évidemment des exigences différentes de celles d’un supermarché en Allemagne ou au Royaume-Uni.

«Nous avons également mis en œuvre de nouvelles techniques de tri et de manipulation des fruits afin de garantir leur fraîcheur et leur durée de conservation. Cela nous a permis de conserver la confiance de nos clients, y compris des supermarchés aux Pays-Bas, en Allemagne et au Royaume-Uni», poursuit l’exportateur.

Alors qu’à ce stade de la saison, la tendance pour les producteurs et les exportateurs est de se tourner vers le secteur des produits congelés, M. Shaalan déclare : «Chez Green Tiba, nous continuerons à exporter des fraises fraîches Festival et Sensation très tard cette saison, aussi tard que la demande le permettra. C’est-à-dire jusqu’à la fin de la saison d’exportation vers l’Europe, puis vers d’autres marchés en Russie, en Asie et dans les pays du CCG.»

Pour plus d’informations :
Moustafa Shaalan
Green Tiba
Tél. : +201023332544
moustafa.shaalan@greentiba.com Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Youness Bensaid

Le nouveau défi relevé par Maf Roda :

Utiliser le calibrage de la datte comme outil de valorisation par FreshPlaza

Le nouveau défi relevé par Maf Roda :

Utiliser le calibrage de la datte comme outil de valorisation

Maf Roda a frappé fort cette année encore à l’occasion de l’édition 2026 de Fruit Logistica, en dévoilant une innovation qui n’est pas passée inaperçue dans les allées du salon. Avec le lancement de sa toute nouvelle solution dédiée au tri et au calibrage des dattes, l’entreprise s’attaque à l’un des produits les plus complexes de la filière fruits. Cette machine marque une avancée technologique majeure, tant par sa capacité à gérer des fruits à très fort taux d’humidité que par son approche globale du nettoyage, du tri optique et de la valorisation des lots. Un développement stratégique pour le groupe, qui confirme une nouvelle fois son rôle de pionnier sur le marché du post-récolte.

Vincent Boulbès au Fruit Logistica 2026

Un défi technologique relevé sur l’un des fruits les plus complexes de la filière
« La datte est sans doute l’un des fruits les plus compliqués à trier et à calibrer », explique Vincent Boulbès, export Sales chez Maf Roda. « Fragile, collante, très variable en calibre, en poids et en humidité, elle impose des contraintes techniques fortes. Fort de notre expertise dans le calibrage de nombreux fruits et légumes, nous avons réussi à développer cette nouvelle machine en seulement deux petites années ». Une prouesse rendue possible par l’adaptation de technologies éprouvées à un produit aux exigences très spécifiques.

Un double contrôle qualité pour une précision inédite
La solution développée par Maf Roda repose sur la combinaison de la calibreuse PLUMONE P50 et des technologies Datescan et Insight. Le contrôle qualité externe détecte avec une grande précision les défauts visibles, tels que les décollements de peau ou les couronnes asséchées. En parallèle, le contrôle qualité interne, via la technologie Insight, analyse la qualité interne des fruits de manière non destructive. « Nous sommes capables de mesurer le taux d’humidité et de détecter la pourriture interne du fruit, notamment des contaminations fongiques », précise Vincent Boulbès.

Trois classes d’humidité pour transformer le tri en outil de valorisation
Grâce à cette analyse interne, les dattes sont réparties en trois catégories : trop humides, prêtes à emballer et trop sèches. « C’est là que la machine devient particulièrement intéressante, car elle permet d’éviter les pertes. Les fruits écartés peuvent être revalorisés en étant réhumidifiés ou séchés afin de revenir dans le bon standard », explique Vincent Boulbès. Cette gestion fine de l’humidité permet aux opérateurs de revaloriser l’ensemble des lots, tout en sécurisant une qualité homogène.

Une pesée physique individuelle, une véritable rupture sur le marché
Autre particularité forte de cette solution : la pesée physique de chaque datte. « Nous sommes aujourd’hui les seuls à proposer un système de pesée mécanique individuelle du fruit », affirme Vincent Boulbès. Cette technologie permet de combiner précisément calibre et poids afin d’obtenir une uniformité parfaite des colis finis. Un critère devenu central pour les opérateurs positionnés sur les marchés premium, où l’homogénéité visuelle et pondérale est déterminante.

Un système de nettoyage conçu pour des fruits collantsMais Maf Roda ne s’est pas contenté de répondre aux seuls enjeux de productivité et de tri. Le groupe a également porté une attention particulière à l’ergonomie et à la facilité d’utilisation de la machine, notamment à travers un système de nettoyage de pointe, spécifiquement pensé pour répondre aux contraintes de traitement d’un produit aussi exigeant que la datte : « Nous travaillons sur un produit collant, avec un taux d’humidité très élevé, ce qui implique un nettoyage extrêmement performant », souligne Vincent Boulbès. La ligne intègre des phases de lavage par buses à eau, suivies d’un séchage par couteaux d’air, afin d’éliminer poussières, sable et noyaux. Entièrement construite en inox, la machine se distingue également par sa robustesse et par une maintenance facilitée.

Une solution clé en main au service des marchés haut de gamme
Du lavage au calibrage optique, de la pesée individuelle à l’emballage, Maf Roda propose avec cette machine un process complet, pensé pour répondre aux exigences croissantes du marché des dattes premium. Les résultats seraient déjà très satisfaisants. « Nous avons obtenu de très bons résultats dès les premières mises en œuvre. Cette calibreuse répond parfaitement aux besoins des clients qui cherchent à proposer des colis haut-de-gamme, où uniformité et régularité sont indispensables pour obtenir une valorisation maximale du produit ».

Pour plus d’informations :
Vincent Boulbès
Maf Roda
Tél. : 05 63 63 27 70
https://www.mafroda.com/fr-fr/fruits-et-legumes/datte/ Date de publication: jeu. 12 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Aurélie Pintat

« La superficie consacrée aux fraises a augmenté, mais le rendement à l’hectare a diminué » par Egyberries en Egypte et FreshPlaza

Egyberries (Egypte)

« La superficie consacrée aux fraises a augmenté, mais le rendement à l’hectare a diminué »

Les fraises égyptiennes ont trouvé leur place sur la scène mondiale, affirme Abdallah Tharwat, directeur de l’exploitation d’Egyberries, un producteur et exportateur égyptien de fraises congelées. « L’Égypte continue de se classer parmi les principaux producteurs de fraises, occupant la troisième place au niveau mondial avec une production annuelle d’environ 688 000 tonnes. Le pays conserve également sa position de premier exportateur mondial de fraises congelées, avec environ 300 000 tonnes expédiées chaque année. »

Selon Tharwat, la saison se poursuit généralement jusqu’en juin. « La culture des fraises en Égypte est concentrée dans les gouvernorats de Qalyubia, Beheira, Ismailia et Sharqia, couvrant environ 9 000 ha. Les rendements moyens se situent entre 44 et 62 t/ha. Outre les produits congelés, l’Égypte exporte chaque année entre 42 000 et 47 000 tonnes de fraises fraîches, la saison allant de décembre à juin. Les exportateurs comme nous opèrent sur les marchés de l’UE et des pays tiers, en suivant de près les évolutions saisonnières et réglementaires. »

Abdallah Tharwat indique que la superficie totale a augmenté, mais que le rendement par hectare n’est pas aussi stable : « L’Égypte a étendu sa superficie de culture de fraises par rapport aux saisons précédentes. Toutefois, le rendement a diminué en raison de l’instabilité des conditions météorologiques et de la fluctuation des températures. Selon les acteurs du secteur, la variabilité du climat est en train de devenir l’un des principaux facteurs affectant la cohérence et la planification des rendements. Si l’augmentation des surfaces cultivées témoigne de la confiance dans la culture, les problèmes de productivité questionne davantage la gestion professionnelle des exploitations et les pratiques agricoles adaptatives. »

À partir de janvier 2026, les fraises égyptiennes seront soumises à des contrôles plus stricts aux frontières de l’UE, 20 % des expéditions devant désormais faire l’objet d’une inspection physique obligatoire. « Ces mesures font suite à une augmentation des notifications RASFF liées aux résidus de pesticides, en particulier les substances non autorisées telles que l’Oxamyl. L’introduction de seuils de tolérance zéro met l’accent sur la conformité, la traçabilité et l’approvisionnement contrôlé plutôt que sur la concurrence par les prix. »

À la suite de ces inspections, la disponibilité des fraises conformes diminue. « Avec un envoi sur cinq inspecté physiquement, le volume de fraises répondant aux exigences de l’UE s’est considérablement réduit. Les exportateurs signalent que les volumes de fraises congelées conformes sont de plus en plus limités, approchant les niveaux de rupture de stock au début de la saison. La dynamique du marché a changé, les acheteurs privilégiant la fiabilité et la conformité réglementaire plutôt que des prix plus bas. »

« L’Égypte transforme des variétés telles que Fortuna, Festival et Sensation en formats congelés. Nos principales destinations d’exportation sont l’Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Chine, le Brésil, la Turquie, la Tchéquie, la Hongrie et la Russie. Pendant la saison 2026, nous nous concentrons sur le renforcement de notre présence en Allemagne, en Pologne, en Chine, en Turquie et au Brésil, tout en nous préparant à pénétrer des marchés tels que la Corée du Sud, le Vietnam et l’Inde. »

Pour plus d’informations :
Abdallah Tharwat
Egyberries
Tél. : +20 1005027256
abdallah@egyberries.com
www.egyberries.com

Près de 90 000 participants à Fruit Logistica 2026 à Berlin par FreshPlaza

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Près de 90 000 participants à Fruit Logistica 2026

Ce matin les organisateurs de Fruit Logistica ont dévoilé les chiffres de l’édition 2026. Près de 90 000 participants venus du monde entier se sont retrouvé dans les allées du Messe Berlin (contre 91 000 en 2025). « Les leaders mondiaux du secteur des produits frais ont bravé l’hiver le plus froid que l’Allemagne ait connu depuis 15 ans, du 4 au 6 février 2026, pour nouer de nouveaux contacts précieux », écrivent les organisateurs dans leur communiqué.

Reportage photo des exposants français

Reportage photo du pavillon néerlandais

Reportage photo des exposants belges

Reportage photo de la région DACH

Reportage photo des exposants italiens

Reportage photo des exposants espagnols

Reportage photo de l’Amérique Latine

Reportage photo des exposants internationaux

Reportage photos des exposants chinois

Reportage photo Hortidaily

Reportage photo du secteur bio

Un « niveau de satisfaction élevé » selon l’enquête menée par les organisateurs
«
Les exposants et les visiteurs professionnels ont attribué d’excellentes notes à FRUIT LOGISTICA 2026. Les résultats de l’enquête représentative menée auprès des visiteurs professionnels confirment un niveau élevé de satisfaction tant en ce qui concerne le succès commercial que le contenu de l’événement. De nombreux contrats commerciaux ont été conclus, ce qui garantit une conclusion positive du salon ».

Selon les premières tendances issues de l’enquête auprès des exposants, 9 exposants sur 10 sont satisfaits de leurs résultats commerciaux. Tout autant prévoient déjà de revenir au salon en 2027. Les objectifs les plus importants, à savoir « la présentation de l’entreprise », « l’acquisition de nouveaux clients » et « le suivi des clients existants », ont tous été largement atteints.

Les résultats préliminaires de l’enquête représentative menée auprès des visiteurs professionnels montrent également un niveau de satisfaction élevé : plus de 90 % des participants ont exprimé une impression générale positive de l’édition 2026 et recommanderaient l’événement à leurs collègues ou partenaires commerciaux. Neuf répondants sur dix prévoient déjà de revenir l’année prochaine. Plus de 95 % des visiteurs professionnels interrogés se sont déclarés satisfaits du succès commercial de leur visite au salon. Neuf sur dix ont salué la large gamme de produits et de services proposés.

Pays-Bas
Concernant les Pays-Bas, très largement représentés dans le hall 3.2, les exposants se projettent déjà vers la saison nationale, portée par les difficultés persistantes en Espagne et au Maroc. Si les légumes de plein champ et les pommes de terre restent sous pression, la demande en poires montre enfin des signes de reprise, dans un contexte logistique et réglementaire toujours plus complexe.

Belgique
Dans le pavillon belge l’ambiance était contrastée mais la tendance principale était à la prudence : l’optimisme domine pour la deuxième partie de la saison des poires, une fois les lots de moindre qualité écoulés. À l’inverse, les pommes, pommes de terre et légumes de plein champ souffrent de volumes élevés et de prix bas, tandis que les légumes de serre bénéficient indirectement des problèmes climatiques en Espagne et au Maroc.

Allemagne, Autriche et Suisse
Concernant l’espace germanophone, Fruit Logistica reste un rendez-vous incontournable malgré un climat de marché morose lié aux excédents, à la hausse des coûts et aux politiques agricoles. Les exposants soulignent plus que jamais le rôle stratégique du salon comme plateforme de dialogue et de réseautage, même si les grands exportateurs multiplient désormais les présences, notamment à Madrid.

Italie
La délégation italienne a affiché une forte présence avec plus de 360 stands couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur. Les technologies intelligentes, la durabilité, l’étiquetage nouvelle génération et les solutions biodégradables ont dominé les échanges, soutenus par une communication et un programme de conférences très structurés.

Espagne
Concernant l’Espagne, le mauvais temps a fortement marqué les discussions, avec des impacts sévères sur les fruits rouges, les légumes de serre, les agrumes et les avocats, même si la demande européenne reste stable. La montée en puissance des pays tiers – Afrique, Turquie, Amérique latine – et le débat autour de l’accord UE-Mercosur nourrissent les inquiétudes, dans un contexte où Fruit Logistica et Fruit Attraction sont désormais perçus comme complémentaires.

Amérique latine
Concernant l’Amérique latine, la région s’est distinguée par une présence très dynamique malgré les conditions hivernales berlinoises (avec la participation de la Colombie, du Pérou, du Mexique, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Guatemala, du Chili, du Brésil, de l’Équateur, du Costa Rica et de la République dominicaine). Les fruits frais, le bio et les offres différenciées ont suscité un fort intérêt des importateurs européens, confirmant le rôle stratégique croissant de la région sur le marché européen.

Royaume-Uni
Les importateurs du Royaume-Uni restent préoccupés par les perturbations climatiques en Espagne, notamment pour les fraises de la Saint-Valentin, même si les volumes ont finalement été sécurisés. La délégation britannique, plus réduite cette année, a néanmoins mis en avant des innovations ciblées en maturation et en prolongation de durée de vie.

Portugal, Turquie, Pologne et Balkans
En ce qui concerne le Portugal, les inondations ont pesé lourdement sur le moral des exposants, avec des dégâts encore difficiles à évaluer sur certaines cultures. À l’inverse, les exposants turcs se projettent vers 2026 après une année 2025 marquée par le gel, tandis que la Pologne pourrait profiter de la reconfiguration du marché européen. Pour les Balkans, la participation est restée limitée, notamment du côté grec, de plus en plus tourné vers Fruit Attraction. Le kiwi a toutefois occupé une place centrale dans les échanges, aux côtés des agrumes, fruits à noyau et légumes de serre, avec une recherche active de débouchés hors UE.

Région MENA et Afrique
Concernant la région MENA et l’Afrique, les halls dédiés ont confirmé une dynamique très positive, portée par les agrumes, les dattes Medjool et les avocats. La montée en puissance de nouveaux pavillons africains et la signature de contrats précoces témoignent d’un marché européen de plus en plus réceptif à une offre africaine structurée, durable et scalable.

Chine
Concernant la Chine, le nouveau positionnement du pavillon a amélioré la visibilité sans compenser totalement l’éloignement, dans un contexte logistique toujours très incertain. Allongement des délais, pression sur les prix et montée en gamme vers les produits transformés, différenciés et technologiques ont dominé les échanges, avec un intérêt croissant pour de nouveaux marchés.

Amérique du Nord
Concernant l’Amérique du Nord, la présence est restée modeste mais stable, avec un accent marqué sur les équipements, technologies et solutions d’emballage. Les patates douces américaines, les myrtilles globalisées et quelques niches fruits frais complètent une offre largement tournée vers l’innovation au service de la filière.

Reportage photo des exposants français

Reportage photo du pavillon néerlandais

Reportage photo des exposants belges

Reportage photo de la région DACH

Reportage photo des exposants italiens

Reportage photo des exposants espagnols

Reportage photo de l’Amérique Latine
Reportage photo des exposants internationaux
Reportage photos des exposants chinois

Reportage photo Hortidaily

Reportage photo secteur bio

La prochaine édition de Fruit Logistica se tiendra du 3 au 5 février 2027 à Berlin

Photo de la première page: © FreshPlaza Date de publication: mar. 10 févr. 2026

© FreshPlaza.fr / Marine Inghirami-Benaroch